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Les parcours d'oeuvres intégrales - Internet et les exposés d'élèves.

Comment utiliser Internet dans la perspective de l'enseignement des Lettres ?

 

C'est à cette question de base, que nous nous sommes tous posée un jour, soit en discutant entre collègues, soit, précisément, en n'osant en parler à personne, par honte ou par peur  de  « ne pas être dans le coup », que nous allons tenter de répondre.

Il serait finalement possible de proposer une réflexion selon 3 axes, qui pourraient être les suivants :

· L'élève seul et internet (chez lui, ou au CDI).

· Le professeur seul et internet (dans les mêmes conditions que l'élève).

· Le professeur et l'élève utilisent internet pendant un cours.

 

1°) L'élève et internet.

 

Depuis la réforme de l'EAF (épreuve anticipée de français), l'étude d'une oeuvre intégrale propose, outre les lectures analytiques, de traiter les parcours relatifs à cette oeuvre, c'est-à-dire ses thématiques transversales. L'importance de ces parcours est telle, que le nombre de parcours proposés aux élèves peut être supérieur au nombre de lectures analytiques concernant une oeuvre intégrale. Ils apparaissent sur le descriptif des lectures et activités des élèves qui passent l'EAF, et peuvent constituer un support à l'entretien qui succède à la lecture analytique, lors de l'oral du bac.

Plusieurs possibilités s'offrent à l'enseignant pour traiter ces questions, mais celle qui revient assez régulièrement est celle de l'exposé oral réalisé par des élèves, par exemple en binômes.

Pour rechercher les informations nécessaires à l'élaboration de leur travail, les élèves utilisent majoritairement internet. Mais de quelle manière? Bien souvent, malgré les mises en garde du professeur, les adolescents se jettent à corps perdus sur des sites proposant des réponses toutes faites, au crédit scientifique aléatoire.

Quel est le risque pour eux? Essentiellement celui d'un exposé dont ils ne seraient pas les vrais auteurs. Aucune appropriation réelle des notions, aucune autonomie dans la réflexion (pourtant si indispensable depuis la mise en oeuvre de la nouvelle EAF), ne peut émaner d'un exposé ainsi conçu ; le copier/coller intégral, ou celui qu'on essaie de masquer en faisant une sorte de « patchwork » de copier/coller émanant de plusieurs sites, pas tous recommandables, répétons-le, ne saurait constituer une recherche satisfaisante. Autre écueil : l'élève qui évite le copier/coller, mais se contente de reformuler ce qu'il a trouve in extenso sur l'un de ces sites : il s'agit d'un travail de reformulation, de paraphrase (éventuellement respectable par ailleurs), mais pas d'un travail de recherche et de synthèse. Là encore, l'appropriation des notions, des problématiques ou les éventuelles questions d'intertextualité leur échappe.

Mais alors, que faire? Comment repérer les « fraudes », et quelle remédiation proposer? La question se pose d'ailleurs aussi bien en ce qui concerne les parcours d'une oeuvre intégrale au lycée, que pour une fiche bio-et bibliographique à faire sur un auteur, ou encore dans le cadre des TPE (travaux personnels encadrés). Y aurait-il une méthodologie de l'utilisation d'internet, dans l'optique de la didactique du français?

 

2°) Le professeur et internet.

 

L'outil peut d'abord se révéler efficace dans la détection de travaux qui se limiterait au « copier/coller » ou à la simple reformulation. Taper l'une des phrases contenues dans un exposé « suspect » (il convient alors, outre la présentation orale, de demander aux élèves une souche écrite, contenant les différentes sources de la recherche) sur la barre d'outil d'un moteur de recherche efficace peut permettre de révéler le « pot-aux-roses », par exemple.

La consultation des sites mentionnés comme références « bibliographiques » permet en outre au professeur de vérifier s'il s'agit d'une simple reformulation, ou au contraire d'un véritable travail de synthèse de la part de l'élève.

Enfin, toujours dans l'optique de l'EAF, la « capture » de textes ou d'images (rappelons que l'EAF propose régulièrement un document iconographique en sus des textes, dans les corpus de bac) permet à l'enseignant de créer son propre corpus, dans le cadre d'un devoir donné à faire à la maison, et permet par là même au professeur de sortir des sentiers battus des annales, régulièrement pillées par les élèves, en quête d'un corrigé clé en main. La création d'un corpus « sur mesure » permet en outre de s'adapter de façon plus nuancée au profil de la classe, dans le cadre des évaluations encore formatives du cours de l'année.

 

3°) Le professeur et l'élève utilisent Internet en cours.

 

Pour éviter les déconvenues précédemment décrites, les cours d'aide individualisée (et, à un degré moindre, de module), en classe de 2nde, peuvent constituer une approche intéressante, du fait de l'effectif plus réduit qui les caractérise. Dans une salle équipée, avec un groupe d'environ 8 élèves, l'enseignant visualise avec les adolescents les différents sites susceptibles de servir de supports à la recherche que les élèves doivent mener à bien. La lecture des différents articles permettra de valider ou non les informations proposées, et de justifier cette validation ou cet abandon de tel ou tel site. Des critères simples, définis conjointement par l'enseignant et les jeunes gens dont il a la charge, peuvent servir de base de travail.

A partir des différents sites finalement retenus, après ce filtrage, un travail de synthèse de documents pourra être proposé, de telle sorte que l'appropriation à laquelle les élèves n'avaient pas accès (cf 1°)) soit cette fois-ci effective. Le travail de recherche est lancé sur des bases saines, par les élèves accompagnés de leur professeur. La suite de la recherche se fait sans ce dernier : les élèves sont amenés à une forme d'autonomie, qui les entraîne alors vers une véritable appropriation de leur recherche.

Le résultat peut prendre diverses formes, soit celle d'un exposé oral de forme assez « traditionnelle », dans l'optique de l'oral de l'EAF, soit une présentation du parcours de l'oeuvre intégrale sous « power-point », à l'aide d'un vidéo-projecteur, qui peut se révéler plus « apéritive » vis-à-vis du public constitué des autres élèves de la classe.

 

Finalement, les réticences que nous pouvions ressentir vis-à-vis d'Internet ou de l'utilisation d'objets numériques dans la didactique des Lettres pouvaient nous amener au raisonnement suivant : laissons la technique aux techniciens, et restons des professeurs de Lettres, dans l'acception la plus « pure » du terme.

 Peut-être commettions-nous tout simplement l'erreur de ceux qui séparent le fond de la forme, le support du sens (souvenons-nous, c'est ce que nous expliquons à nos élèves, à propos de la lecture analytique et du commentaire!). Bien souvent, de nouveaux supports vont de pair avec de nouvelles perspectives d'enseignement, et les nouvelles technologies, internet ou objets numériques divers, peuvent précisément nous permettrent d'accéder à des réflexions de fond sur l'orientation de nos pratiques pédagogiques, et sur le sens que nous donnons (à nos élèves et à nous- mêmes) à la perception des textes, des images, de l'art et de la beauté.

 

Jean-François Bouché et Dominique Dufayard.

 

                                .


Date de création : 12/11/2006 @ 20:50
Dernière modification : 11/01/2009 @ 11:44
Catégorie : Les parcours d'oeuvres intégrales
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