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Copies d'élèves 2009/2010 - Parcours 2nde 3
Les parcours proposés ci-dessous ont été rédigés lors d'un devoir surveillé d'une durée de deux heures, à l'issue d'une séquence consacrée à l'étude de Pierre et Jean de Maupassant. Les élèves avaient revu les différentes lectures analytiques qui animaient cette séquence, et disposaient du livre durant leur devoir.



Parcours de Lorna L. : la thématique du double dans Pierre et Jean.



I)   La thématique du double à travers les personnages.

a) Pierre et Jean.
                                                                                                                                              
La thématique du double est omniprésente dans le roman, notamment à travers les personnages éponymes, Pierre et Jean ;


  • Doubles identiques 

                                                                                                                                      
Dans l’incipit (Chapitre 1) aucun personnage n’est décrit mis à part Pierre et Jean ce qui renforce directement l’accent mit sur ces deux personnages. De plus, Maupassant utilise un parallélisme grammatical pour insister sur l’idée du double identique : Tandis que Pierre a péché « trois ou quatre » poissons, Jean en a péché « quatre ou cinq » ces derniers sont également mit en parallèle dans l’espace ; « l’un [se trouve] à bâbord » et «  l’autre a tribord ».

Pierre et Jean semblent être des doubles identiques, notamment grâce à la fratrie, cependant de nombreux éléments au cours de l’histoire les révèlent être des doubles opposés.


  • Doubles opposés                                                                                                                                           
De même dans l’incipit on trouve des procédés qui mettent en évidence l’opposition des deux personnages. Tout d’abord leur description est contraire ; tandis que Pierre est « un homme de trente ans à favoris noirs coupés comme ceux des magistrats, moustache et menton rasés », Jean lui est « un grand garçon blond très barbu »  L’âge est également un facteur d’opposition car Jean est « beaucoup plus jeune que son frère » De plus, tandis que Pierre a péché »trois ou quatre » poissons, Jean en a péché « quatre ou cinq » ce qui montre qu’il a l’avantage sur son frère. Cela est annonciateur de la suite de l’histoire car Jean va recevoir l’héritage de Maréchal, un autre exemple de double opposé. L’intégralité du roman se fonde sur la rivalité de Pierre et de Jean, des personnages doubles mais opposés, un fils légitime l’autre illégitime.

b) Le déchirement, la dualité intérieure de Pierre

La thématique du double s’exprime également à travers le déchirement intérieur de Pierre présent notamment dans le chapitre 4. En effet Pierre tente de trouver pourquoi Maréchal aurait laissé sa fortune à Jean seulement et émet l’hypothèse que sa mère aurait trompé son mari. La souffrance de Pierre commence alors ; il est déchiré entre l’amour qu’il a pour sa mère et les preuves qui mènent à la terrible vérité.  Pierre est double en lui-même, il parle de lui à la 3ème personne ainsi qu’à la 1ère. On remarque une polyphonie: il perd contrôle et joue entre le personnage de Pierre fils de Mme Roland et le juge. Il admet devenir « fou » et se demande même si « quand on parlerait d’un fils Roland on dirait ‘lequel, le vrai ou le faux ?’ »

C’est un dédoublement cruel psychologique qui exprime à la fois thématique du double et le naturalisme.

c) M. et Mme Roland/ Jean et Mlle Rosémilly

Il existe également le thème du double entre ces deux couples car des éléments les rapprochent ;                                                                                                                                                                      La platitude de leurs expressions telles que « comme vous êtes jolie ! » ainsi que des remarques enfantines comme « sauvons- nous avant qu’on nous rejoigne » témoignent de la médiocrité de leur relation. Cette médiocrité peut être mise en parallèle au couple des Roland et former un autre élément dans le thème du double. De plus l’amour entre Jean et Mlle Rosémilly n’est autre que du désir et une question d’argent. Jean en effet « se sentait envahi par l’amour soulevé de désirs » (Chapitre 6) ce qui rappelle une fois de plus le couple des Roland. Si le double va jusqu’au bout, le lecteur se demande si Mme Rosémilly va tromper Jean comme Mme Roland l’a fait.

d) Des couples

Tout au long de l’œuvre, les personnages sont réunis par couples. Il y a en effet un nombre pair de personnages qui se mettent par deux. Par exemple dans le chapitre 6, lors de la déclaration d’amour de Jean à Mme Rosémilly, les autres personnages vont par deux : « « Beausire et Mme Roland ainsi que Pierre et M. Roland. La présence constante des couples renforce l’importance de la thématique du double dans le roman.

II) La thématique du double à travers les lieux et les scènes

a) Les lieux

Des lieux expriment l’idée du double à travers les différentes perceptions et selon les personnages. Par exemple, dans le chapitre 6, il y a le double opposé des dimensions. En effet, à travers les personnages médiocres, les « rochers énormes » deviennent des « galets »  et le grand « océan » une « flaque d’eau ».                                                                                  

Le rétrécissement des dimensions crée un effet de double opposé. Le double opposé est également montré à travers les lieux et le métier de Mr Roland avant et après ; il passe de bijoutier à Paris à un passionné de pêche en Province.

b) Incipit et excipit

L’incipit et l’excipit se ressemblent énormément. Premièrement le lieu est le même : ils se situent en mer sur La Perle en présence des mêmes personnages mis à part Pierre.

De plus, la thématique du double est renforcée car les personnages n’ont pas évolués entre ces deux scènes ; Roland est toujours aussi familier : « Christi ! » est retrouvé au Chapitre 1 comme au Chapitre 9 et il ne s’est toujours pas rendu compte qu’il se soit fait tromper, comme montre l’expression « notre Jean ».                                                                                                                               
Jean n’en veut pas à sa mère car « il lui prit la main.» Les deux expressions « tu as vu ? » et « oui j’ai vu » sont un parallélisme grammatical et symbolique au thème du double.

Le roman se finit mais des questions restent sans réponses. On ne sait pas comment va se terminer le couple de Jean et Mlle Rosémilly et ce que va devenir Pierre. L’excipit est un deuxième incipit grâce à sa fin ouverte, d’où le thème du double entre ces deux scènes.


Lorna L., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.






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Parcours de Laura S. : la thématique du double dans Pierre et Jean.

 

Maupassant, victime de syphilis, fut atteint de troubles mentaux comme des hallucinations ou de la schizophrénie. Ces troubles entraînent souvent une présence de doubles dans ses romans. C’est le cas dans Pierre et Jean où le double est présent dès le titre de l’œuvre.

 

I.                   Des personnages qui vont par deux.

 

a.       Des doubles opposés

 

 - Pierre et Jean

 

Pierre et Jean sont les deux personnages éponymes du roman. Dès l’incipit, ils sont présentés par deux en les regroupant sous le nom « les fils ». Tout au long du roman les actions se ces deux personnages iront de paire. Ainsi dès leur description physique il y a un parallélisme entre « Pierre, un homme de trente ans à favoris noirs, coupés comme ceux des magistrats et menton rasé» et « Jean, un grand garçon blond, très barbu, beaucoup plus jeune que son frère ». Cependant ce sont des doubles opposés, on nous apprend e effet que « Jean [est] aussi blond que son frère était noir, aussi calme que son frère était emporté, aussi doux que son frère était rancunier ».

Ils sont donc frères, de physique et caractère opposés mais restent doubles avec des défis communs ; Effectivement, « les deux fils, [] trouvant cette jolie veuve installée dans la maison, avaient aussitôt commencé à la courtiser, moins par désir de lui plaire que par envie de se supplanter »

 

- M. Roland et M. Maréchal

 

M. Roland et M. Maréchal sont deux personnages que nous découvrons au fur et à mesure du roman. Ils sont les deux hommes dont Mme Roland est tombée plus ou moins amoureuse, cependant nous pouvons voir qu’il existe de grandes différences entre les deux personnages. Mme Roland dit en effet que « son mari, sans être méchant, la rudoyait » et n’avait aucune marque de tendresse pour elle. Alors, elle n’a pas honte d’avouer à son fils sa relation avec M. Maréchal car elle pense que si elle ne l’avait pas rencontré elle n’aurait rien eu d’agréable «  pas une tendresse, pas une douceur, pas une de ces heures qui nous font tant regretter de vieillir, rien ! ». On peut donc affirmer que ces deux personnages sont, pour elle, le contraire l’un de l’autre. Le romantisme de l’un et la médiocrité réaliste de l’autre…

 

 

b.      Les futurs doubles

 

Dans ce roman il y a un couple établi, celui des Roland et un couple qui se crée.

Le mariage des Roland n’était pas un mariage d’amour mais d’argent comme nous le montre la citation suivante : «  elle avait épousé, comme les fillettes épousent le garçon doté []. Et la jeune femme [] animé par l’esprit du foyer nouveau, par ce sens subtil et sacré de l’intérêt commun qui remplace l’amour et même l’affection dans la plupart des ménages commerçants de Paris ». Il était donc voué à l’échec dès la fin de cet « intérêt commun ».

Le couple de Jean et Mme Rosémilly semble à première vue être un mariage d’amour, cependant dès les premières séductions Mme Rosémilly «  sembla prendre parti, se résigner à parler d’affaires et à renoncer aux plaisirs ». Ici aussi, l’amour semble bien vite envolé et le mariage redevient un mariage d’argent. Ils seront sûrement plus tard, le reflet du couple Roland avec Jean déçu par cet amour, tout comme l’avait été sa mère des années au paravant.

 

 

II.                Un roman miroir.

 

a.       L’incipit et l’excipit

 

L’incipit et l’excipit de ce roman nous offre un parallélisme comme si la fin était un nouveau départ. Dans les deux scènes, la famille est sur « La perle », leur barque, réunis. Roland, toujours hermétique à ce qui se passe entre les membres de sa famille, s’émerveille de sa passion, la mer, les bateaux, les poissons.

Mme Roland, elle, est enfermé dans son monde, son cauchemar, lors de l’incipit elle dors (symbole du manque d’action dans sa vie) et lors de l’excipit  elle pleure le départ de son fils tout en étant soulagée, elle se referme dans son malheur.

Jean, lui, toujours calme essaye d’apaiser l’atmosphère, soit en rassurant son père sur sa pêche soit en consolant sa mère.

Mme Rosémilly est comme transparente, son avis n’est ni demandé, ni utilisé, un peu comme celui du père Roland… Elle n’est pas au courant de toute la problématique.

Le seul détail qui change lors de l’excipit, c’est Pierre, celui qui a découvert la vérité doit s’en aller, il disparaît, il fuit, comme si la fin du cauchemar était arrivée pour lui aussi, il s’évapore en même temps que la mer. Il prend un nouveau départ et se crée une nouvelle vie.

Tous les autres reprennent cependant leurs vies, tranquilles, comme lors de l’incipit.

 

 

b.      Des éléments doubles

 

Dans ce roman, de nombreux détails vont par deux. Des personnages, des scènes mais aussi des objets :

-                       Le roman s’ouvre un mardi (deuxième jour de la semaine) pour se terminer deux mois plus tard

-                       Mme Rosémilly est veuve depuis deux ans

-                       Dans l’appartement de Mme Rosémilly (situé au deuxième étage), il y a deux séries de deux cadres.

-                       L’appartement de Jean contient deux salons et donne sur deux rues.

-                       La maison des Roland est composée de deux étages.

-                       Pierre fait appel à deux amis pour trouver la vérité.

Il y a donc de nombreux détails qui, au fil du roman, révèlent le thème du double.

 

 

En conclusion, on peut dire que le thème du double est présent dans chaque détail, chaque objet, chaque personnage, chaque scène de ce roman de Maupassant.

 

 

 Laura S., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.




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Parcours de Matthieu Z. : Le Réalisme et le Naturalisme dans Pierre et Jean.

 

Dans Pierre et Jean, œuvre du XIXème siècle de Maupassant (Réalisme + Naturalisme), on voit que les personnages sont bien caractéristiques du Réalisme. D’une part, il y a l’opposition, la dualité entre Pierre et Jean et d’autre part, on remarque des personnages médiocres et banal.

 

I) Opposition Pierre/Jean

 

a) Portrait physique et moral

 

Dès le début, Pierre et Jean sont opposés par leur apparence. Alors que Pierre est « un homme de trente ans, à favoris noirs coupés […], moustaches et menton rasés », on voit Jean sous un autre angle : il est « un grand garçon, blond, très barbu, beaucoup plus jeune que son frère » (Ch. I).

De plus, Jean est avocat alors que Pierre est médecin, ils n’ont pas la même vocation et font des m étiers très différents.

D’autre part, en apprenant l’adultère qu’a commis leur mère, Pierre la fait souffrir comme elle le dit : « tu me regarderas comme me regarde Pierre » (Ch. VII), alors que Jean lui pardonne et lui « jure » de ne pas la faire souffrir. Pierre est donc beaucoup moins tolérant avec les erreurs de sa mère que Jean, qui est en quelque sorte son complice.

De plus, bien qu’il soit frères, Pierre est un fils légitime alors que Jean est un fils illégitime.

 

b) Biens acquis au cours du roman

 

D’un autre coté, alors que Pierre n’acquiert rien au cours du roman, Jean a tout.

Jean hérite de l’argent de Maréchal et rien ne va à Pierre et sa réflexion sur ce sujet (« il se disait : « Pourquoi ce Maréchal a-t-il laissé toute sa fortune à Jean ? » » Ch. IV) va lui permettre de comprendre le premier l’adultère de sa mère.

Jean achète aussi l’appartement que Pierre convoitait juste avant qu’il ne l’achète, ce qui exaspère tellement Pierre « qu’il [a] envie de crier : « C’est trop fort a la fin ! Il n’y en a donc que pour lui ! » ».

Jean, à la fin, va aussi se marier à Mme Rosémilly qui, depuis le début du roman, est un objet de rivalité entre Pierre et Jean. Par exemple, lors de la première partie de pêche, ils essayent de ramer plus fort que l’autre pour l’impressionner.

 

II) Des personnages médiocres, caractéristiques du Réalisme

 

M. Roland est le plus médiocre de tous et est le personnage même, représentatif du Réalisme. Dès le début, il utilise un langage familier avec ses « Zut ! » et « Cristi » (Ch. I), lors de la partie de pêche. Il est aussi un petit bourgeois, venant de Paris pour s’installer au Havre, en province, et c’était un ancien bijoutier parisien » (Ch. I). Il est médiocre par ses activités, par son « amour immodéré de la navigation et de la pêche » ; mais aussi par la façon dont il pense : il est le seul à ne pas apprendre l’adultère de sa femme dans sa famille car il dit toujours « Notre Jean » (Ch. IX) à la fin du roman, il pense que c’est son vrai fils ; et il est toujours le dernier à apprendre les choses importantes, tel que le mariage de Jean : « Ah bah ! Comment ? Il va épouser Mme Rosémilly » (Ch. IX). De plus, il ne pense même pas à la mort de son ami lorsque Jean reçoit l’héritage.

Mme Roland aussi est médiocre. Elle a trompé son mari, ne se trouvant pas heureuse avec lui. Elle essaye aussi d’éviter les ennuis, dès l’incipit (« Vous avez cependant fait une belle pêche »), et surtout lorsqu’elle essayera de cacher son adultère afin d’éviter les problèmes familiaux. Elle ne peut, non plus, s’empêcher d’aimer Pierre comme une mère lorsqu’il part et qu’elle pleure (dans l’excipit), malgré tout ce qu’il lui a fait endurer.

Lors de la partie de pêche des salicoques, on voit bien la médiocrité de Jean et de Mme Rosémilly. Ils ont un comportement enfantin et parlent de façon ridicule. Jean a un air bêta et comme un enfant, il lui dit « Comme vous êtes jolie » puis Mme Rosémilly le gronde ensuite comme un enfant : « Voulez-vous bien vous taire » (Ch. VI).

Les personnages secondaires aussi sont médiocres. Beausire ne comprend pas ce qui se passe chez les Roland bien qu’il soit un ami très proche et qu’il les voit souvent. Le narrateur en fait aussi une description péjorative : « Beausire, se raidissant sur ses courtes jambes » (Ch. VI) et il répète aussi « Hardi ! Les enfants » (Ch. IX) lorsqu’il parte en mer pour voir la Lorraine.

Marowsko aussi est un personnage réaliste. Lorsque Pierre lui annonce qu’il part sur la Lorraine, il ne pense qu’à son malheur et pas à la chance de Pierre, ni aux raisons de son départ. Il lui dit que Pierre « ne [tient] pas [ses] promesse » et qu’il « abandonne un pauvre vieux qui est venu pour [le] suivre » (Ch. IX).

La serveuse du bar, qui en fait une prostituée parce qu’elle a « cette familiarité facile des filles dont la caresse est à vendre » (Ch. III) s’inscrit aussi dans une perspective réaliste et naturaliste. Son statut même de prostituée est une preuve de médiocrité et met en avant le pessimisme des auteurs réalistes et naturalistes.

 

La plupart des personnages n’évoluent pas au cours du roman, tous les personnages restent médiocres comme au début de l’histoire. Tout est redevenu comme au début du roman, dans l’incipit. De plus, le mariage entre Jean et Mme Rosémilly est en quelque sorte un mariage de convenance et on peut prévoir que leur couple va peut-être faire les mêmes erreurs que celles de M. et Mme Roland.

 

 

 Matthieu Z., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.




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Parcours de Giulia C. : les personnages dans Pierre et Jean.


 

Maupassant est un auteur du XIXème siècle, du courant littéraire du Naturilsme et du Réalisme. Dans son oeuvre Pierre et Jean, noun rencontrons différents personnages, qui ont un rôle plus ou moins important.

 

1-Les personnages principaux

 

a)      Pierre et Jean

 

Pierre et Jean sont les deux personnages principaux, et ils sont des personnages éponymes, c’est-à-dire qu’ils donnent leur nom à l’ œuvre. Au début de l’œuvre, le lecteur suppose qu’ils sont frères, mais il découvre par la suite qu’ils ne le sont qu’à moitié.

Au début du roman, on a une description symétrique des deux frères, ce qui donne une impression de double : ‘l’un à babord, l’autre à tribord’.

Ce sont les seuls personnages décrits, et on comprend que malgré leur symétrie, leur même façon de parler (‘pas grand chose, trois ou quatres. [...] A peu près comme Pierre, quatre ou cinq’ (chapitre 1)), ils sont néansmoins très différents : ‘favoris noir coupés comme ceux des magistrats, moustaches et menton rasés’ (chapitre 1), ‘grand garçon blond, très barbu’ (chapitre 1). De plus, Maupassant intensifie leur différence ; ils ont seulement cinq ans de différence, mais le narrateur considère Jean comme ‘beaucoup plus jeune que son frère’ (chapitre 1).
Leur différence devient plus nette lors du testament. Jean est unique héritier, et on comprend que quelque chose de plus important sépare Pierre et Jean. On le confirme par la citation : ‘Cet héritage est a Jean, rien qu’a Jean.
Pierre se trouve donc très désavantage.’ (chapitre 1).

 

b)      Père Roland

 

Père Roland est le père de famille, et est caractérisé par sa médiocrité. On le comprend dès le début du roman, in medias res, par son langage : ‘Zut!’ (chapitre 1), ‘Cristi’ (chapitre 1). Il est impoli et ne montre pas de signe de galanterie : ‘jamais pêcher qu’entre hommes’ (chapitre 1). C’est un personnage colérique (‘furieux’ (chapitre 1)), et très naïf. Dès le premier chapitre, on le comprend par : ‘le même mensonge qui ravissait le Père Roland’. Sa naïveté se confirme dans la suite du roman. Malgré l’état de sa femme et de son fils, il ne comprend pas que les choses vont mal, et il ne s’imagine pas qu’il ait été cocufié : ‘notre Jean’ (chapitre 9). De plus, il fut le dernier à être averti du mariage entre Jean et Mme. Rosémilly, son avis contant peu pour la famille. Il n’assume donc pas entièrement son rôle de père de famille, et perd aussi son rôle de mari, lors de la promenade où Beausire du aider Mme. Roland. Il est un bourgeois, et supporte mal la hauteur (‘troublé par le vertige (chapitre 6)), ce qui signifie qu’il n’ira jamais plus haut, il ne s’améliorera jamais. Pour finir, c’est un personnage cupide, car il se console immédiatement de la mort de son meilleur et seul ami quand il apprend à propos du testament.

Roland est donc un personnage caractéristique du réalisme.

 

c)      Mme. Roland

 

Mme. Roland est la femme du Père Roland, et la mère de Pierre et Jean. Au début du roman, elle est ‘assoupie à l’arrière du bateau’, ce qui est un signe d’ennui, d’indifférence. C’est donc un personnage mineur en première partie.

Ce personnage acquiert un rôle important dès que l’on apprend de sa relation avec Maréchal. Néansmoins, elle préfère garder cette relation secrète, pour éviter tout conflit, comme au chapitre 1, où elle apaise son mari pour éviter tout conflit : ‘Vous avez cependant fait belle pêche’.

 

d)     Mme. Rosémilly

 

Mme. Rosémilly est un personnage secondaire au début du roman : elle est une simple amie de famille. Son rôle s’affermit lors de sa relation avec Jean. Malgré cela, elle reste comme les autres : un personnage médiocre. Son mariage est avant tout un mariage d’argent, et il arrive qu’elle fasse des remarques naïves : ‘Ça, c’est beau’ (chapitre 6).

 

II- Les personnages secondaires

 

Dans ce roman, on rencontre des personnages secondaires, qui sont malgré tout indispensable au déroulement de l’histoire.

Le premier est Maréchal, le père de Jean et le donateur de l’héritage.

Marowsko et la serveuse aident tous les deux à résoudre le mystère du testament. La serveuse est en fait une prostituée, et son statut social s’inscrit dans une perspective réaliste.


Giulia C., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.



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Parcours de Rudy O. : les personnages dans Pierre et Jean.

 

 

            Pierre et Jean est un roman Réaliste et Naturaliste du XIXème siècle écrit par Guy de Maupassant. On y retrouve donc des personnages caractéristiques de ces genres         littéraires.

 

I.       Les personnages principaux:

1.      Les hommes:

                  a. Le père Roland:

 

            C'est un personnages médiocre qui trouve parfaitement sa place dans le Réalisme, il est naïf, crédule et bienheureux. Personnage très démonstratif de ses émotions, lesquelles s'apparentent plutôt à celles d'un enfant («Cristi! Ça va vite!» ch.9), il s'étonne pour un rien, émet des commentaires sans intérêt ou parfois déplacés ne prenant            jamais en compte de quelle manière ils vont influer sur son entourage, parce qu'il n'en est pas capable. Ainsi pour lui ce qui «crève les yeux» (ch.6) et lui fait dire à son fils qu'«on pourrait crever [et que] ce médecin-là ne s'en douterait pas» (ch.6) en parlant de l'état de sa femme qui est juste déconcertée par la situation nous montre une fois de plus qu'il va se focaliser uniquement sur les détails minimes et sans importance et c'est en           partie pour cela qu'il ignore que sa femme le trompait.

 

                  b. Pierre et Jean:

 

            Pierre et Jean sont dès le début décrits comme très différents l'un de l'autre, «Jean          aussi blond que son frère était noir, [...]» (ch.1) et même s'ils n'ont que cinq ans de différence le narrateur insiste sur le fait qu'il est «beaucoup plus jeune que son frère»             (ch.1) mais réalité ils ne sont pas si différents, actuant de même manière parfois, servant le même mensonge qui ravissait à chaque fois leur père. Ainsi de part leur fraternité,      s'installe entre eux une rivalité, ils sont des doubles opposés.

 

            2. Les femmes:

                  a. Mme Roland:

 

            C'est est personnage qui, si on analyse qu'un simple extrait du texte, pourrait sembler être de moindre importance, car elle ne se démarque pas et surtout parait rester       rester calme en toute circonstance mais qui en réalité se trouve être le centre de       l'histoire, la cause des ennuis qui s'installent, elle qui est pourtant pour la paix des      ménages essayant  de flatter son mari, le manipulant par sa crédulité comme lorsque        qu'ils vivaient à Paris, citant à l'appui le premier chapitre, «mais vous avez pourtant fait une belle pêche». C'est là que l'on se rend compte, dans le livre lui-même que le           Réalisme découle du Romantisme, avec ici cette histoire qui est le résultat de la passion entre Mme Roland  et Maréchal.

 

    

 

                  b. Mme Rosémilly:

 

            C'est un personnage plutôt creux, un peu comme le père Roland, sans grand intérêt,        mais qui saura tout de même susciter celui de Jean causant un nouveau point de désaccord fraternel.

 

            Suivant la perspective Réaliste et Naturaliste du roman, chacun de ces             personnages est quelque part médiocre, même si le plus évidemment représentatif de cette réalité absente de passion est le père Roland. Durant toute la lecture de l'œuvre on assiste à des scènes sans particularité aucune et souvent ridicules.

 

 

     II. Des personnages ridicules:

            1. Leur médiocrité:

                  a. La grossièreté:

 

            Dans l'ouvrage, on est témoins de comportements peu représentatifs d'une quelconque haute société, les personnages qui nous le démontre le plus souvent son le père Roland, de part la trivialité de son langage, «zut» étant le premier mot du roman mais aussi lorsqu'il dit qu'«il ne faudrait jamais pêcher qu'entre hommes», il est également victime d'emportements excessifs. Il y a aussi Beausire, dont les manières sont à peu près similaire à celles de Roland. C'est aussi un personnage dont le prénom découle de l'onomastique et qui le met en évidence, «Beau» et «sire» qui sont deux termes qui s'opposent complétement au personnage et introduisent ainsi un procédé ironique.

 

                  b. La banalité:

 

            Caractéristique du Réalisme, aucun des personnages de l'histoire ne s'apparente à un héros, une allégorie qui dénoncerait la misère ou l'injustice, ni ne possède un destin hors du commun. Si ce n'est Jean, dont le sort ressemble plus à celui d'un garçon un peu          plus chanceux que son frère, et qui aurait été arrêté par les actes de ses parents et non le résultat d'une destiné d'exception. Mais sans ces conditions il existe tout de même des histoires qui peuvent réunir humour, bon sens et même les deux à la fois sans toutefois être d'une telle médiocrité. Or ici chaque chose, acte et parole se trouve être d'un banal très marqué. Qui laisse à croire que le schéma du roman aurait pu, et a surement dû se dérouler plusieurs fois. Les histoires d'adultère fréquentes à cette époque et surtout Jean           qui s'apprête à suivre le modèle de ses parents pour sa vie future. Ainsi ne se démarquant en rien, le ridicule manifesté par l'ensemble des personnages s'en trouve renforcer et l'on            sombre dans la banalité, et l'ennui.

 

            2. Leur évolution:

                  a. Une fin ouverte ?

 

            A la fin du roman on assise au départ de Pierre qui va entrainer sa réconciliation avec sa mère et lui offrir d'autres horizons. Il y a aussi les fiançailles de Jean et Mme Rosémilly qui sont annoncées au père Roland leur offrant peut-être un avenir un peu     moins ridicule.

                  b. Mais pour qui ?

 

            Le thème du double très présent dans l'histoire et dans l'œuvre de Maupassant en            général, on peut imaginer que le mariage de Jean et de Mme Rosémilly reproduira le          parcours suivi par les Roland et donc exclue peut-être cette idée d'ouverture puisqu'ils vont s'emprisonner dans un quotidien répétitif et sans amour. Ici entre en action le pessimisme de Maupassant. On peut donc conclure en disant que cette «fin ouverte» ne      s'applique qu'à Pierre, lui qui part laissant ses proches mais permettant à sa mère de lui accorder son pardon et pouvant le mener vers un destin meilleur.

Rudy O., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.




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Parcours de Louise D. : Réalisme et Naturalisme dans Pierre et Jean.


 

Réalisme et Naturalisme dans l'ensemble du roman (lieux, personnages, évènements etc).


 

Introduction


 

La mouvement Realiste s'est étendu du milieu jusqu'à la fin du XIX ème siècle. Il consiste à décrire la réalité telle qu'elle est, sans l'idéaliser (c'est à dire tout le contraire du Romantisme). Le Naturalisme est semblable au Réalisme, sauf qu'il inclut aussi une description très détaillée dans le domaine scientifique, médical...(comme par exemple la descritpion de cadavres). Il succède au Réalisme.


 

I – Les personnages


 

a) Le père Roland


 

Le père Roland est un personnage médiocre, typique du mouvement Réaliste. Premièrement il utilise un langage familier, il jure sans arrets : le premier « mot » qu'il prononce est «  Zut ! ». Ensuite il est grossier et impoli envers son entourae (« On ne devrait jamais pêcher qu'entre hommes ! » (chap. 1). Il a des intérêts plus que grotesques, comme on peut s'en apercevoir losqu'il dit «  J'invite les dames [...] et puis [...] je ne pense plus qu'aux poissons » (chap. 1) : il préfère les poissons aux femmes. Il est ridiculisé par Maupassant quand on apprend qu'il est gros, et losqu'on sait qu'il s'est fait cocufier par sa femme : cela indique qu'il n'est pas capable de rendre sa femme heureuse. Pour finir il n'a aucune ambition : c'est un « ancien bijoutier de Paris » (chap.1) qui s'est retiré en Province. Toutes ces caractéristiques font du père Roland un personnage qui nage en plein Réalisme.


 

b) Mme Rosémilly


 

C'est surtout un personnage réaliste par ses remarques plates et vides, comme par exemple dans le chapitre 6, losqu'elle dit «  Ça, c'est beau. ». Il n'y a aucune expressivité dans ses paroles, on a du mal à croire que le paysage est vraiment beau.


 

c) Beausire


 

Beausire est un peu au même statut que Roland : il est vieux, seul, et n'a qu'un seul intérêt : la pêche.


 

d) Jean


 

Jean est ramené quelques fois au simple statut de personnage Réaliste, en partie lors de la sortie de pêche : on peut le comparer à un enfant alors qu'il est censé être adulte. On peut le voir dans le chapitre 6 lorsque Jean dit «  En avant ! » et qu'il « saut[e] avec résolution dans la première mare rencontrée , tel un enfant qui joue au pirate.

Aussi juste avant, Mme Rosémilly lui « répon[d] sur le ton qu'on prend pour gronder un endant ».

Jean est donc lui aussi un personnage réaliste par son attitude.

e) Personnage secondaire : la serveuse/prostituée


 

Au début du livre il ya un autre personnage réaliste : Pierre se confie à une serveues, qui est en fait une prosituée, ce qui fait d'elle un personne complètement réaliste rien que par son statut social.


 

II – Lieux et évènements


 

a) Le bateau


 

Tout au début du roman, l'histoire commence lors d'une après midi de pêche, sur le bateau de Roland, avec tous les personnages. Tout d'abord, le cadre paraît magnifique, décrit avec un «  large horizon de falaises et de mer » (incipit).

Mais nous sommes tout de suite replongés dans un univers Réaliste suite à l'apparition de détails, notamment sur les poissons, comme le confirme la citation : «  [...] où le poisson capturé par les trois hommes palpitait encore, avec un bruit d'écailles gluantes et de nageoires soulevées, d'efforts impuissants et mous, et de baîllements dans l'air mortel » (chap.1), ou encore des adjectifs utilisés par la suite, péjoratifs, comme «  palpitation d'agonie », « odeur forte », «  une saine puanteur de marée ». Nous avons donc un décor pleinement réaliste.


 

b) Partie de pêche à la mer


 

La partie de pêche est semblable au a) : la plage paraît d'abord merveilleuse, mais est décrite négativement au fur et à mesure : «  surprenant chaos de rochers énormes, écroulés, renversés [jusqu'à] gazon secouée ». La descritpion de « cette plaine gluante de varechs » est aussi purement réaliste.


 

III – Conclusion


 

On peut donc conclure que le roman est au coeur du Réalisme, premièrement avec les personnages : ils sont pratiquement tous médiocres, et caricaturés par Maupassant. Mais aussi par les lieux, car ils ne sont pas paradisiaques comme le voudrait un roman Romantique, ils sont décrits avec des adjectifs péjoratifs, et sans arrets rabaissés.


Louise D., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.



 

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Parcours de Justine L. : les personnages.

 


Introduction:

Nés pendant la deuxième moitié de XIXème siècle, le Réalisme et la Naturalisme succèdent au Romantisme, auquel ils sont opposés.

En effet, le Romantisme est fondée sur les hyperboles, l'exagération de la beauté du personnage décrit comme de celle du paysage, et l'exagération des sentiments des sensations. Le Réalisme et le Naturalisme sont au contraire fondés sur la réalité. Les personnages ne sont pas des héros, ce sont des gens normaux qui ont une vie normale, voire banale.

 

I.   Paysages et événements.

Dans le réalisme, les descriptions sont très précises et n’omettent aucun détail, la scène est décrite telle qu’elle est réellement comme le montre la situation suivante : «le père Roland saisit la manne entre ses genoux, la pencha, fit couler jusqu’au bord le flot d’argent des bêtes pour voir celles du fond, et leur palpitation d’agonie s’accentua, et l’odeur forte de leurs corps, une saine puanteur de marrée, monta du ventre de la corbeille» (chap.1)

Pierre et Jean inclut plusieurs scènes comme celle-ci.

Dans le chapitre six, lors de la partie de pêche aux salicoques, se déroule une scène presque romantique. Celle-ci commence par :

" - Voyez-vous quelque chose?

- Oui, je vois votre visage qui se reflète dans l’eau".

Et se termine par «vous êtes méchante».

Ce passage démontre la médiocrité de Jean car un enfant pourrait dire une phrase comme celle-la. C’est encore une manifestation du Réalisme.

 

 

 

II.  Les personnages.

a)   La médiocrité du père Roland

Dès le début de roman, on remarque la médiocrité du père Roland puisque son premier mot est «zut !».

Puis au fil du roman, on apprend que c’est un personnage vulgaire («sacristi !», «cristi») et peu attirant physiquement, il boit trop et il mange trop.

Ce personnage n’a aucune galanterie ni aucune tenue en société et l’admet lui-même : «j’invite les dames parce que j’aime me trouver avec elles, et puis, des que je sens de l’eau sous moi, je ne pense plus qu’au poisson» (chap. 1).

Le monde du père Roland ne tourne qu’autour de la pêche.

La médiocrité de ce personnage dure jusqu'à la fin du roman car lors du départ de Pierre, il ne comprend pas la tristesse de sa femme, comme le montre la phrase : «pourquoi pleures-tu [...] puisqu’il sera de retour avant un mois ?», et ne s’est toujours pas rendu compte du fait que Jean n’est pas son fils car il dit a sa femme, tandis que jean s'éloigne avec Mme Rosémilly, «il a belle tournure [...] notre Jean».

Un autre preuve de sa médiocrité est son bateau. En effet, le père Roland à appelé son bateau la Perle, mais celui-ci n’est qu’une simple barque. Le père Roland est assez médiocre pour donner un nom de bijou à sa «coque de noix».

 

b) La «non-évolution» des personnages

On remarque aussi tout le long du roman qu’aucun personnage n'évolue vraiment :

- le père Roland est toujours «heureux et cocu», comme le dit l’expression : il ne s’est pas rendu compte de la supercherie ;

- Mme Roland a dévoile son secret, poussée par Pierre qui la torturait mentalement, mais cela n’a rien change à l’amour maternel qu’elle lui porte ;

 - Jean va épouser Mme Rosémilly, mais ce mariage est plus un mariage d’argent et de désir que d’amour, et rien ne dit qu’il ne va pas se reproduire avec Mme Rosémilly le même schéma qu’avec le père Roland et sa mère;

 - Pierre, enfin, est peut-être le seul personnage à avoir un peu évolué car il s’en va, mais malgré ce qu’il a découvert sur sa mère et ce qu’il lui a fait subir, il lui jetait «à deux mains des baisers d’adieu» (chap. 9) en s'éloignant sur la Lorraine.

 

Justine L., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.


 

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Parcours de Jeanne D. :


Le réalisme dans Pierre & Jean de Maupassant

 

      Le Réalisme est un mouvement littéraire datant de la fin du XIXème sièvle. Ce mouvement littéraire succède et s’oppose complètement au Romantisme. Le réalisme a pour but de décrire la réalité telle qu’elle est, la vie telle qu’elle est sans chercher à l’embellir et à faire rêver. 

   Le Naturalisme est un mouvement littéraire datant de la même époque qui va dans le même sens que le Réalisme, et qui implique la science et la médecine dans le roman.

   

     Nous trouvons dans ce roman de Pierre et Jean de Maupassant encore quelques traces de Romantisme, mais le Réalisme et le Naturalisme prennent rapidement le dessus grâce à des personnages tout à fait médiocres et qui « déteignent » sur les paysages, souvent grandioses.

 

     I/ des personnages médiocres typiques du Réalisme

 

a) Roland, le comble du personnage réaliste

     Dans ce roman, Roland est montré comme un personnage très médiocre par plusieurs aspects :

Il a un langage très relâché et un vocabulaire très familier comme le montre ces expressions qu’il utilise à plusieurs reprises dès le début du roman, « zut » (ch.1), « cristi » (ch.1 et 9).

Il n’a aucune ambition et vient d’une petite bourgeoisie. En effet il est « ancien bijoutier » et s’est installé au Havre pou prendre sa retraite.

Il n’est intéressé que par la pêche qui est son occupation préféré et qui peut paraître comme une occupation relativement médiocre. Il s’émerveille de choses banales voire franchement médiocres comme dans l’extrait suivant, « le vieux pêcheur la huma vivement [l’odeur des poissons] comme on sent des roses ».

Il est naïf et n’est au courant de rien. Par exemple, il est le dernier pour le mariage de son fils,  « Ah bah ! Comment ? Il va épouser madame Rosémilly ? », alors que son rôle père de famille devrait être de décider entièrement et d’être le premier au courant. Mais il ne semble même pas prendre cette décision au sérieux en tant que responsable de son fils, « Très bien, très bien. C’est parfait. Moi je l’approuve absolument. ».

De plus ,il ne se doute de rien au sujet de l’amant de sa femme bien qu’il le connusse très bien et qu’il eût des indices pour s’en douter.

Il ne semble pas dominer la famille, mais au contraire, il semble être dominé. Il ne semble pas remplir son rôle de père de famille.

Enfin, si sa femme l’a cocufié, c’est bien qu’il n’a pas su la rendre heureuse, il est donc médiocre. Pierre le définit au chapitre 5 de « mari vulgaire ».

En conclusion, Roland a donc tout ce qu’il faut pour être un personnage médiocre et typique du Réalisme.

 

b) Des personnages qui n’évoluent pas

     Il y a dans ce roman beaucoup de personnages qui ne semblent pas évoluer et qui restent aussi médiocres du début à la fin du roman.

M. Roland, lui, ne change absolument pas entre le début et la fin du roman. Il est toujours aussi naïf, ignorant, vulgaire et médiocre. En effet, la première image qu’il donne au tout début du roman est celle d’un homme passionné par une activité médiocre, au langage relâché, « cristi », « zut » et au comportement vulgaire. La dernière image qu’il donne est celle décrite dans le a), celle d’un père ignorant qui n’a rien compris à ce qu’il se passe autour de lui. Il ne s’est jamais douté de rien, il n’a pas vraiment vécu « d’histoire » dans ce roman, c’est un personnage plat.

Jean et Mme. Roland ne semblent pas non plus avoir évoluer. Ils sont complices tout au long du roman. Cela est compréhensible au début du roman mais peu le paraître un peu moins à la fin. Jean pourrait en vouloir à sa mère pour ce qu’elle a fait mais pourtant cela ne semble pas vraiment le décevoir. En effet un signe de complicité semble apparaître dans l’excipit au moment du départ de Pierre : « -Tu as vu? dit-il. / -oui j’ai vu ». 

Le nouveau couple se formant à la fin du roman entre Mme Rosémilly et Jean ne semble pas non plus être une évolution dans ce roman, car cela semble être du déjà vu, peut-être le renouvellement du couple entre M. et Mme. Roland, un mariage sans amour mais seulement par intérêt, où il pourrait y avoir plus tard des problèmes comme celui rencontré par le couple des Roland.

Pierre est le seul personnage qui semble avoir dans un sens évolué car il s’en va, il part vers de nouveaux horizons, il a découvert une histoire bouleversante, celle de sa propre mère, celle qu’il croyait parfaite. Sa vision a changé, ses envies ont changées, tout a changé chez lui. Et pourtant, il semble tout à la fin du roman pardonner quelque part à sa mère ce qu’elle a fait en lui envoyant des « baisers d’adieux », cela remettant peut-être en cause ce changement et cette évolution radicale dont on le croyait victime.

Le fait que tous ces personnages ne semblent pas évoluer est également une caractéristique du Réalisme.

 

Dans ce roman, certains lieux et paysages décrits semblent être grandioses, et pourtant, les personnages réalistes, si médiocres, semblent malgré tout déteindre sur ces paysages issus du Romantisme.

 

II/ Des lieux romantiques dominés par des personnages réalistes.

    

    Il y a dans ce roman un passage où la famille Roland accompagnée de Mme. Rosémilly et de Beausire vont se promener au bord de mer.

 

a) Des paysages grandioses

 Au début de ce passage, le paysage est décrit comme magnifique, grandiose, grâce à des hyperboles comme «surprenant chaos de rochers énormes », « falaise », « entre la mer et le pied de la montagne », « grande cité », « muraille blanche sans fin». Toutes ces hyperboles et exagérations que l’on trouve dans ce passage pour décrire ces paysages sont issus du Romantisme, et décrivent ainsi un cadre grandiose.

 

b) Des personnages ridicules

     Puis apparaît les personnages médiocres et réalistes dont il est question dans ce roman. Ceux-ci sont décrits comme ridicules, voir pitoyables comme le montrent les citations suivantes, « le docteur dû traîner son père », « se laisser glisser sur son derrière », « calé sur son fond de culotte ». Et la magnificence du paysage est alors immédiatement brisé par la médiocrité et la niaiseur de l’admiration des personnages : « ça c’est beau ».

 

c) Des personnages qui finissent par déteindre sur le paysage

     La médiocrité des personnages, de leur admiration, de leur comportement, est si grande, qu’elle finit par déteindre sur le paysage. Et c’est à ce moment que l’on observe un net retour au réalisme. Les « falaises » deviennent des « galets », l’  « océan » devient une « flaque », il est question de « cascade de deux pieds »,d’ « étroit bassin », de « ronces »…

Il y a un net rétrécissement du paysage qui devient banale et médiocre lui-même, tout comme les personnages qui s’y trouvent.

 

Ce passage montre donc parfaitement la médiocrité des personnages, si forte qu ‘elle en vient même à déteindre sur les quelques traces de romantisme qui demeuraient dans ce roman. Le retour au Réalisme est flagrant, et le Romantisme est vite mis de côté.

 

 

    En conclusion, nous avons dans ce roman, plusieurs facteurs, plusieurs caractéristiques du Réalisme, dont la plus grande étant de façon générale la médiocrité en générale, celle des personnages, des paysages, et même de l’histoire en général.  


Jeanne D., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.


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Parcours d'Agnès D. :


OI1: Pierre et Jean (Maupassant)

PARCOURS:

Le thème du double

 

Dans Pierre et Jean de Maupassant, on retrouve plusieurs fois le thème du double. Tout d’abord, entre les deux personnages éponymes Pierre et Jean, ensuite entre les deux couples (celui de Jean et Mme Rosémilly et celui de M. et Mme Roland), puis entre les deux personnes en Pierre et finalement entre l’incipit et l’excipit.

I.       Pierre et Jean

 

a)      Des traits physiques opposés

Lors de la description de Pierre et de Jean dans le premier chapitre, on se rend compte que Pierre et Jean ont des traits physiques très opposés. Tout d'abord, l’un est blond et l’autre est brun. Ensuite, Pierre a « moustache et menton rasé » alors que son frère est « très barbu ». Dans le bateau, l’un est situé à bâbord et l’autre à tribord. De plus, Pierre est un « homme de trente ans » et Jean est décrit comme : « beaucoup plus jeune que son frère »

 

b)      Des personnages en compétition

Lors de la première sortie de pêche en famille décrite dans le roman, le père Roland demande à ses fils combien ils ont pêchés de poisson. Pierre répond : « trois ou quatre » et Jean dit : « à peu près comme Pierre » mais il ne dit pas trois ou quatre, il dit : « quatre ou cinq ».

Plus tard dans le roman, dans le chapitre quatre, Jean annonce qu’il va emménager dans son nouvel appartement et Pierre se rend compte que son frère vient d’acheter l’appartement qu’il avait visité la veille et qu’il comptait acheter lui.

Une autre rivalité est créée lorsque Jean reçoit en héritage la fortune de M. Marechal pour lui seul. Pierre ne reçoit rien. A partir de ce moment, Pierre réalise que Jean est peut-être né d’un adultère de la part de Mme Roland et il décide d’enquêter sur le sujet. Il finit par faire avouer sa mère que Jean n’est pas le fils de M. Roland (qui lui n’est au courant de rien) et pense avoir gagné l’attention de sa mère envers lui et le conflit face à son frère. En revanche, Jean, de son coté essaie de faire la même chose en épousant Mme Rosémilly. Finalement on ne sait pas lequel des deux a gagné le conflit car Pierre a réussi à faire avouer l’adultère de sa mère et même si il part il réussi à faire pleurer sa mère et Jean à épousé Mme Rosémilly et il reste avec ses parents.

 

II.     Les couples

 

Transition : Jean est en compétition avec son frère mais, son père, il ne fait que l’imiter

 

a)      Un homme médiocre

Que ce soit Jean avec Mme Rosémilly ou M. Roland avec Mme Roland les deux hommes ont une attitude médiocre envers leur femme.

Dans le chapitre six, Jean parle avec des mots simples comme un enfant ce qui montre sa médiocrité. Par exemple, il dit : « Comme vous êtes jolie » et « Vous êtes méchante » a Mme Rosémilly.

Le père Roland, lui aussi est un mari médiocre. Le premier mot du roman est de lui. C’est : « Zut ! ». Plus loin dans le premier chapitre, il dit aussi « Cristi ». Sa médiocrité est donc montrée par son langage. De plus, il n’agit pas d’une façon galante envers les femmes. Son fils Jean lui fait remarquer en lui disant : « Tu n’es pas galant pour notre invitée, papa » lors d’une promenade en mer en présence de Mme Rosémilly. Lors d’une autre promenade il est décrit en train de « glisser, de marche en marche sur son derrière » (ch.6). Dans cette scène, un rétrécissement du décor renforce cette médiocrité et laisse apparaître un autre double. « Un rocher » devient « des galets » et « l’Océan » devient « la mare ».

 

b)      L’adultère de Mme Roland

L’adultère de Mme Roland est le résultat du fait que son mari soit médiocre. Comme Jean est aussi médiocre que son père même avec Mme Rosémilly, il est possible qu’il se fasse trompé. Ceci est accentué par le fait que leur mariage est davantage  un mariage d’argent que d’amour.

 

III.  Le dédoublement de Pierre

 

Transition : Alors que jean fonde son avenir sur l’imitation de son père, Pierre, se forge sa propre personnalité. Dans ses réflexions, ses deux personnalités s’affrontent.

 

Dans le chapitre quatre, Pierre réfléchi au sujet de l’adultère de sa mère. Un dédoublement de fait en lui. D’une part il pense à la fois que sa mère à trompé M. Roland mais d’autre part, il aime sa mère et n’ose pas la dénoncer. Il y a deux voix qui parlent en lui. Par exemple il dit : « s’était elle donnée ? … Mais oui ». On retrouve ses deux personnalités partout dans le chapitre. Celle qui aime sa mère dit : « Pourquoi serait-elle différente d’une autre ? ». L’autre partie prend le dessus à la fin du chapitre lorsqu’il est dit : « Son bras tendu […] avait envi de frapper, de meurtrir, de broyer, d’étrangler ! ».

 

IV.  Un parallélisme entre incipit et excipit

 

Transition : Pendant le roman, Pierre se dédouble mais à la fin, il s’est forgé un avenir étant le seul à avoir évolué, il décide de partir seul en Amérique

 

La scène de l’excipit ressemble beaucoup à celle de l’incipit. Elles se passent toutes les deux à bord de « La Perle » avec les mêmes personnages. On remarque que les personnages qui sont à bord de « La Perle » n’ont pas évolués alors que Pierre qui part pour l’Amérique à évolué. M. Roland est toujours aussi  médiocre qu’au début. Il commence l’histoire avec « Zut » et la termine avec « Cristi ». Mme Roland a un peu évolué puisqu’elle a avoué l’adultère à Pierre mais pas autant que Pierre car elle ne l’a pas avoué à son mari. Jean et Mme Rosémilly n’ont pas évolués puisqu’ils sont toujours médiocres. Pierre est donc le seul à avoir évolué (et c’est pour cela qu’il n’est pas avec les autres sur « La Perle » mais qu’il part en Amérique).Il a prouvé l’adultère de sa mère et va devenir médecin en Amérique. Il y a donc un parallélisme entre l’incipit et l’excipit avec une seule chose qui diffère, l’évolution de Pierre.



Agnès D., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.




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Parcours de Charlotte M. :


Parcours sur Pierre et Jean

 

Sujet n°2 : Les personnages

 

Plan :

I) Les personnages principaux :

          a) Pierre

          b) Jean

          c) Mme Roland

          d) M. Roland

          e) Mme Rosémilly

 

II) Personnages secondaires :

a)      Le notaire (M. Lecanu)

b)      Maréchal

c)      Beausire

d)     Marowsko

e)      La femme du bistrot

 

 

 

I) Les personnages principaux :

 

a)      Pierre

Pierre est un jeune homme « de trente ans, à favoris noirs […], moustaches et menton rasés » (Chapitre 1). Il est le frère « aîné » de Jean (« cinq ans plus âgé ») et fils de M. et Mme Roland. Il vient juste « d’être reçu docteur » et cherche un cabinet où il pourrait bien s’installer, mais a besoin de plus d’argent.

Pierre est un homme  « intelligent, changeant et tenace, plein d’utopies, et d’idées philosophiques. »

Lorsque le notaire annonce que Maréchal est décédé et qu’il donne sa grande fortune à Jean, Pierre commence à douter de sa mère et devient jaloux de Jean car c’est à lui que toute l’attention est portée. L’idée que sa mère ait trompé son père avec Maréchal, et que tous les deux aient eux un fils, Jean ne fait que le hanter. Lorsque ses suspicions seront avérées, il décidera seulement de s’en aller car cette vérité lui est insoutenable.

 

b)     Jean

Jean est un grand garçon  «  blond, très barbu, beaucoup plus jeune que son frère ». Il est « calme » et « doux ». Il vient d’obtenir « son diplôme de licencié » (Chapitre 1). Malgré le lien de parenté entre Pierre et Jean, ils sont très différents l’un de l’autre.

Jean va demander la main de Mme Rosémilly. (« qu’il épouse Mme Rosémilly » Chapitre IX) Il dit à Mme Rosémilly « qu’il désirait l’épouser » (Chapitre VI).                                                  Grâce à l’héritage de Maréchal, son père biologique, Jean achète une maison. On remarque que Mme Roland fait très attention à lui car « elle avait passé la journée à visiter des boutiques de tapissiers et des magasins d’ameublement » (Chapitre V) pour que la nouvelle demeure de son fils soit parfaite.

 

 

c)      Mme Roland

Mme Roland est une femme calme et discrète, comme le montrent les citations : (Chapitre I) « assoupie à l’arrière du bateau », « se réveilla », « Mme Roland s’était tout à fait réveillée et regardait d’un attendri le large horizon de falaises… » Cela montre que Mme Roland n’est pas très enthousiaste, et qu’elle ne prend pas goût à sa vie. Lorsque le notaire vient pour annoncer que l’héritage de Maréchal est pour Jean, c’est pour elle le début de ses ennuis. Elle s’aperçoit rapidement que Pierre a des soupçons et qu’il y fait parfois allusion en parlant à sa mère. Par exemple : «  Je pleure quelqu’un, dit Pierre […], quelqu’un que tu n’a pas connu, et que j’aimais trop. » (Chapitre VI)  « … Où est passé ce cadre avec la photo de Maréchal ? » A chaque allusion de Pierre à Maréchal, Mme Roland tente d’esquiver la question. « Elle ne répondait pas et semblait déchirée par un chagrin horrible et profond. » (Chapitre VI)

Lorsque Pierre décide de partir à bord du navire, elle pleure beaucoup « parce que [elle a] mal » (chapitre IX). Même si Pierre lui a causé des tourments, elle l’aime quand même autant que l’on aime un fils.

 

d)     M. Roland

 

M. Roland est un « ancien bijoutier » et vit le restant de ses jours au Havre. Tout au long du livre, M. Roland est un homme naïf et grossier. Au tout début, sa première parole est « Zut ! » et à la fin du livre il est très naïf car il dit « notre Jean », ce qui montre qu’il n’a toujours pas compris que sa femme l’avait trompé et que Jean n’est pas son fils biologique. Il n’est même pas au courant que Jean doit épouser Mme Rosémilly, car il l’apprend à la fin, en dernier, lorsque Mme Roland troublée laisse échapper « Je suis bien heureuse qu’il épouse Mme Rosémilly ». (dernier chapitre) M. Roland est un personnage sans importance car lui-même n’évolue pas et il n’a aucune opinion ce qui ne crée aucun tourment.

 

e)      Mme Rosémilly

 

Mme Rosémilly est la « veuve d’un capitaine mort à la mer deux ans auparavant »        (chapitre I). Elle a « vingt-trois ans ». C’est une femme « libre ». Elle est habituée à aller « chez ses voisins qui lui offraient une tasse de thé », les Roland. Pierre et Jean avaient commencé « à la courtiser » (chapitre I).

C’est une femme discrète et élégante qui est assez riche. Peut-être est-ce la cause qui pousse les deux frères à lui faire la court ?

Mme Rosémilly est une des causes de jalousie entre les deux frères. Elle finira par se marier avec Jean.

 

II) Personnages secondaires :

 

a)      Le notaire (M. Lecanu)

 

Le notaire qui vient sonner à la porte des Roland s’appelle M. Lecanu. Il fait seulement sont travail est n’a pas l’air de vouloir s’attarder car il dit «  Non, merci, je sors de table. » (chapitre I)

Il ignore aussi «  parfaitement » comment Maréchal est mort. En revanche, il est enthousiaste et joyeux « d’apporter aux gens une bonne nouvelle ». Après quelques minutes passées avec les Roland, il les trouvent sympathiques et s’attarde en acceptant du « thé ».

 

 

 

b)     Maréchal

 

Maréchal est un homme qui « est décédé sans héritiers directs » (chapitre I). Il a écrit dans son testament qu’il léguait toute sa fortune, « une vingtaine de mille francs de rentes » à Jean. Pourquoi avoir choisit Jean plutôt que Pierre ? C’est à partir de ce moment là que Pierre va commencer à s’interroger. Maréchal était un grand ami de la famille Roland, mais l’annonce de sa mort est une « bonne nouvelle » (chapitre I) pour le père Roland, attiré par le gain, comme le montre cette citation : « la fortune est bien claire ? » (chapitre I).  « Mme Roland et ses fils gardaient une physionomie triste ». Mme Roland est la personne la plus touchée par la perte de cet être cher, car on apprend par la suite que Maréchal était son amant lorsque le couple Roland habitait encore Paris. Tous les deux avaient eu un fils, Jean, et avait gardé le secret, à tel point que M. Roland et Jean ne furent jamais mis au courant de la réalité des faits.

Maréchal n’est pas présent physiquement dans l’histoire, mais il est souvent présent dans les esprits des personnages.

 

c)      Beausire

 

Beausire est un ami de la famille Roland. C’est un homme cultivé et très aimable. Lorsqu’il va se promener avec la famille Roland et Mme Rosémilly au bord de mer, il dit à M. Roland qui aime la pêche que c’est «  l’endroit où on [pêche le plus de salicoques] de toute la cote. »

Plus tard dans la journée, il fait preuve d’une grande galanterie car il aide Mme Roland à descendre les escaliers pentus le long de la falaise, M. Roland devant être aidé par Pierre. C’est un homme discret et simple qui intervient très peut dans le récit.

 

d)     Marowsko

Marowsko est « un vieux Polonais, réfugié politique » (chapitre II). Il a rencontré Pierre « dans les hôpitaux à Paris », et est maintenant « pharmacien ». Il a une «  réputation de conspirateur redoutable ». Personne ne connaît son « passé ». Marowsko a attiré l’attention de Pierre Roland, car il éveillait en Pierre son « imagination aventureuse et vive ».

Le pharmacien s’était installé au Havre car il comptait sur Pierre « pour une belle clientèle que le nouveau docteur lui fournirait. » C’est un homme pauvre et discret avec qui Pierre aime discuter de temps en temps. C’est cet homme qui fait que Pierre sent  qu’il y a quelque chose de louche sous cet héritage, car Marowsko lui dit « Ca ne fera pas un bon effet ».

 

e)      La femme du bistrot

La femme du bistrot est une « petite bonne de brasserie » (chapitre III). C’est une prostituée  que Pierre connaît et avec qui elle boit un verre et discute de temps en temps. Elle n’est présente dans l’histoire que durant deux pages, mais c’est elle qui fait que Pierre est certain que sa mère ou Maréchal lui cache quelque chose, car elle lui dit « Rien qu’un ami ? Pas possible ! Et il ne t’a rien laissé à toi ? »

 

Charlotte M., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.



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Parcours de Meghane M. : la mer.



Œuvre Intégrale 1 :

Pierre et Jean, Maupassant.

PARCOURS : La Mer


 


 


 

Introduction


 

Dans le roman Pierre et Jean de Maupassant, la mer est un des thèmes majeurs. On peut observer qu'elle est présente du début jusqu'à la fin se qui suggère qu'elle est très significative comme pour le roman que pour les personnages. En effet, elle joue des rôles très importants comme dans l'incipit et l'excipit.


 


 

1. L'importance de la mer dans l'incipit

a. L'amour de Roland pour la pêche

Dès le début du roman, on découvre le personnage Roland, sa passion pour la pêche. En effet, il porte un grand intérêt pour la mer, il a même un bateau de pêche qui se nomme « La Perle ». Dès que Roland sent l'eau sous lui, il ne « pense plus qu'au poisson ». C'est à en croire qu'il aime plus la pêche que sa propre famille car on découvre par la suite du roman qu'il ne se soucie d'aucun problème familiale. De plus, Roland se sent important en regardant la mer « avec un air de propriétaire ». C'est comme si la mer toute entière lui appartenait. Tout ceci met en évidence l'amour de Roland pour la mer mais aussi sa médiocrité.

b. Le paysage marin

Le paysage marin est beaucoup décrit, en particulier les poissons pêchés par les Rolands. On peut citer : « un bruit doux d'écailles gluantes » ; « nageoires soulevées » ; « impuissants et moux » ; « bâillements dans l'air mortel ». L'odeur des poissons est aussi décrite mais de façon négative : « l'odeur forte de leur corps, une saine puanteur des marées ». Maupassant veut accentuer l'importance de la mer et du paysage marin en apportant beaucoup de description car toute l'histoire de Pierre et Jean est basée autour de la mer. C'est un élément et décor essentiel. En effet, on observe même dans l'incipit qu'il y a beaucoup plus de description du paysage que de description des personnages. C'est pour que le lecteur prenne conscience que la mer occupe un grande place dans le roman. Il y a aussi beaucoup d'autres passages dans le roman décrivant le paysage marin.


 


 

2. L'importance de la mer dans l'excipit

a. Le départ de Pierre

A la fin du roman, la mer est une fois de plus présente. Pierre part sur le bateau « La Lorraine » en laissant derrière lui toute sa famille. Pierre laisse Jean, le fils illégitime, prendre sa place au sein de la famille et se marier à Mlle Rosémilly. Il laisse aussi sa mère avec la souffrance et culpabilité d'avoir trahi son fils. Tout le monde assiste à son départ depuis « La Perle ». En effet, tout le monde est réunis sur le bateau de pêche des Rolands, à l'exception d'un, comme dans la toute première scène du roman. Le roman va finir comme il a commencer, sur la mer.


 


 

b. Une fin et un début

Quand Mme Roland pose un « dernier regard sur la haute mer », Pierre est déjà loin « comme s'il eût fondu dans l'océan ». Il dépasse l'horizon et pour elle cela symbolise sa mort. La mer l'a emporter avec elle. De plus aucun personnage n'a évolué depuis le début du roman à l'exception de Pierre et c'est le mensonge qui a triompher (le fils légitime est expulsé et la famille se recompose autour du couple formé par le fils illégitime).On pourrait donc croire que cette fin est tragique mais peut-être que c'est un nouveau départ pour Pierre, une manière de pouvoir recommencer ailleurs. L'ouverture sur la mer est mise en parallèle avec le fait que cette fin est très ouverte et laisse le lecteur avec beaucoup de questions.


 


 

Conclusion

On constate que la mer est témoin du bonheur (pêche entre famille), comme elle est témoin de l'amour (rencontre entre Jean et Mlle Rosémilly), comme elle est témoin de la tristesse (souffrance de Mme Roland au départ de son fils), comme elle est témoin de la liberté (le nouveau départ de Pierre).

John Donne a dit : « La mer est aussi profonde dans le calme que dans la tempête », se qui veut dire qu'elle sera toujours là pour témoigner de la vie humaine, dans les moments de joie comme dans les moments de peine. Et c'est exactement comme cela que la mer est perçue dans Pierre et Jean. Elle est présente tout le long de l'histoire et en est témoin.


Meghane M., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, février 2010.



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Parcours de Felix K. : Réalisme et naturalisme dans Pierre et Jean.


Pierre et Jean, roman de Guy de Maupassant, est écrit à la fin du XIXème siècle lorsque le Réalisme et le Naturalisme (deux mouvements littéraires) sont en plein essor. Leurs  idées et thématiques nouvelles influencent les romanciers de cette période dans leur style d’écriture et dans leur manière de penser. 

Puisque le Réalisme succède et s’oppose au Romantisme, ce mouvement refuse d’embellir les paysages et la vie. Les auteurs de cette époque décrivent le monde d’une façon réelle dans ses moindres détails et d’une façon médiocre. Les personnages et les lieux n’ont donc plus rien d’extraordinaire, comme dans Pierre et Jean.

Nous pouvons aussi remarquer une présence du mouvement Naturaliste dans le roman puisque Maupassant explore le milieu social de la médiocrité en dévoilant la misère humaine par des analyses psychologiques des personnages et de l’amour inexistant. Il introduit aussi dans son roman des scènes qui s’appuient sur les sciences de l’homme et de la nature typiques du mouvement Naturaliste.

 

I- Médiocrité des personnages

1)     Roland, un personnage typique du Réalisme 

Roland est un personnage naïf : durant tout le roman, il est méprisé et n’est au courant de rien : tout se fait derrière son dos. C’est un personnage très crédule. Cela est prouvé par le fait qu’il ne se doute même pas un moment de l’adultère  de sa femme tandis que tous les autres personnages le savent. La citation de l’incipit « ils lui faisaient chaque fois le même mensonge » et celle de l’excipit «Ah  bah ! Comment ?  Il va épouser Mme Rosémilly ? » montrent que cette naïveté persiste tout au long de l’histoire et que ce personnage ne connaît pas d’évolution. Roland est donc un personnage est donc facilement dupé par son entourage et est donc un personnage très médiocre.

Roland est aussi directement caractérisé par une certaine vulgarité et trivialité. L’auteur nous montre cela grâce à son langage familier : « Zut ! », « Christi » et « Ca crève les yeux nom d’un chien » qu’il introduit tout au début du roman, dans un incipit In Medias Re (qui renforce cette idée de médiocrité).

Un peu plus loin dans l’incipit, l’ignorance de ce personnage nous est montrée et Maupassant en profite pour le qualifier sans émotions, avare et radin avec la phrase : « mais Roland songeait moins à la tristesse de cette perte qu’à l’espérance annoncée » (chapitre 2) lorsqu’il apprend la mort de son meilleur ami et de l’argent qu’il va verser à la famille.

Roland est donc un personnage typiquement réaliste : médiocre, naïf, vulgaire, sans but dans la vie et présenté en situation d’échec.

2)     Les autres personnages médiocres

Maupassant profite pour rajouter dans son roman des personnages médiocres dont leurs noms onomastiques soulèvent l’ironie de la situation comme Beausire qui a un nom majestueux mais en vérité est un homme tout a fait ordinaire.

Mme Roland est présentée dans Pierre et Jean comme toujours assoupie, passive et contemplative. Cela est prouvé par les citations suivantes : « toujours assoupie », « répondit avec tranquillité » et « sa pâleur ». Cela fait d’elle un personnage faible, souffrante et adynamique.

Mme Rosémilly est aussi typique du Réalisme : elle est toujours présente mais reste toujours inerte, statique et ne joue jamais de rôle important dans le déroulement de l’histoire. Mme Rosémilly symbolise pour Pierre et Jean un objet, une proie. C’est un personnage creux, inaccessible.

 

II- Des vies médiocres dans un monde médiocre

 

Ces personnages sont donc typiques du mouvement Réaliste et s’enferment dans un monde médiocre et sans but de leur propre création.

 

1)     Un désenchantement du  paysage

Les Roland vivent donc dans la médiocrité : ils sont une famille de petite bourgeoisie qui sont venus s’installer au Havre, ville de pêcheurs silencieuse et sans dynamisme, comme en témoigne « Il se retira donc au Havre, acheta une barque et devint matelot amateur ». Les personnages s’enterrent dans une  vie provinciale. Maupassant fait donc un portrait d’une vie sans but, sans défis : une vie médiocre.

De plus, le roman est empli de passages dévalorisants, soutenus par un large vocabulaire Naturaliste et d’une disqualification de l’illusion romantique, comme le justifie la citation : « saine puanteur de marée » et les expressions dévalorisantes : « plantes visqueuses », « rochers gras », « plaine gluante de varechs »…

Ainsi, chaque fois qu’il ya un cadre grandiose, il est rabaissé et brisé par le ridicule des personnages ou du vocabulaire dépréciatif, comme le prouve l’antithèse entre l’immensité de la mer (qui joue un rôle très important dans le roman) et la médiocrité de la vie des personnages.

2)     Un amour inexistant

Il y a dans Pierre et Jean une désillusion concernant l’amour, puisque l’auteur Guy de Maupassant est influencé par les idées de Shopenhauer, un philosophe allemand, qui prétend que l’amour n’existe pas. Il soutient le fait que l’amour n’est qu’une illusion de la nature pour permettre la reproduction de la race donc que l’amour n’est que du désir.

Cette idée est illustrée par l’aspect ridicule de l’amour entre Jean et Mme Rosémilly qui semble n’être qu’une chasse entre Jean qui symbolise le prédateur et Mme Rosémilly la proie, ainsi que l’adultère de Mme Roland qui renforce l’idée de cet amour inexistant et la banalisation du mariage. La chasse entre Jean et Mme Rosémilly peut aussi être interprétée comme une pêche puisque le thème de la pêche est omniprésente tout au long de l’histoire. 

 

 

 Felix K., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2010.


Date de création : 18/02/2010 @ 12:22
Dernière modification : 10/03/2010 @ 15:04
Catégorie : Copies d'élèves 2009/2010
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