Texte à méditer :  

LE SITE DE LETTRES DU CIV

 

    c


A savoir...

Fermer EAF 2017

Fermer Ecrire pour la planète

Fermer FLE

Fermer FLS

Fermer Lectures conseillées

Fermer Les parcours d'oeuvres intégrales

Fermer Petite bibliothèque personnelle (hors grands classiques)

Fermer Remerciements

Fermer Ressources numériques

Productions d'élèves

Fermer Aventures fabuleuses de la Méditerranée

Fermer Chevaliers dans la bataille

Fermer Chevaliers et dragons

Fermer Contes de la rue Mistral

Fermer Contes à dormir debout

Fermer Copies d'élèves (2005/2006)

Fermer Copies d'élèves (2006/2007)

Fermer Copies d'élèves (2007/2008)

Fermer Copies d'élèves 2008/2009

Fermer Copies d'élèves 2009/2010

Fermer Copies d'élèves 2010/2011

Fermer Copies d'élèves 2011/2012

Fermer Copies d'élèves 2012/2013

Fermer Copies d'élèves 2013/2014

Fermer Copies d'élèves 2014/2015

Fermer Copies d'élèves 2015/2016

Fermer Copies d'élèves 2016/2017

Fermer Copies d'élèves 2017/2018

Fermer Histoires d'Ulysse

Fermer Incipit (classe de 3ème)

Fermer Préparation (2006/2007)

Fermer Préparations (2007/2008)

Fermer Préparations 2008/2009

Fermer Préparations 2009/2010.

Fermer Préparations 2010/2011

Fermer Préparations 2011/2012

Fermer Préparations 2012/2013

Webmaster - Infos
Recherche



Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Connexion

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre mot de passe :


 Nombre de membres 2 membres


Connectés :

( personne )

Webmaster - Infos
Retour

retour.gif

Copies d'élèves 2010/2011 - Ecritures d'invention 2nde 10

    Devoir à rendre le jeudi 04 novembre 2010 

 

Vers l'écriture d'invention (sujet de type III du bac).
 
Sujet (à coller sur votre feuille double) : après l'étude du GT1 (Les débuts de romans), vous rédigerez à votre tour un incipit régi par les consignes suivantes :
 
·        votre production sera de registre réaliste.
·        Elle mêlera types narratif et descriptif (vous veillerez à utiliser les outils stylistiques propres à ces deux types de texte).
·        Votre incipit respectera les codes romanesques traditionnels (fonctions informative et « apéritive »).
·        Vous expliciterez la focalisation que vous aurez choisie :
1.     focalisation zéro ;
2.     focalisation interne ;
3.     alternance des deux : dans ce cas, vous signalerez le(s) changement(s) de focalisation à l'aide d'une croix rouge dans la marge, au niveau de ces changements.      
·          Toute référence culturelle pertinente est valorisée.


balzac.jpg


Devoir de Léa P. : focalisation zéro.

Octobre 1834, mademoiselle Astrid de Saint-Aulaire tenait d' une main une besace élimée et de l' autre ses jupons de dentelles blanches qu' elle avait retroussé jusqu' au genou. Paris était noyé sous un ciel déchainé, qui n' avait aucune pitié pour cette femme qui peinait à courir sous cette pluie torrentielle, et glissait sur la rue pavée. Elle alla se réfugier sous un auvent, attendant que le temps se calme, les gouttes résonnant lourdement sur ses tempes. Bien qu'elle n' ait jamais eu beaucoup d' allure, son cas ne s' était guère arrangé avec cette pluie qui s' était abattue sans prévenir. La veille au soir, elle avait pourtant tenté de se faire belle, afin de célébrer l' anniversaire d' un cousin éloigné. Ce matin cependant, le résultat n' en fut que plus déplorable. Ce qu 'il restait de son chapeau à plumes s' agglutinait le long de son visage grossier, ses yeux globuleux étaient encadrés par un vulgaire trait de maquillage, dégoulinant jusqu' à l' arrête de son nez. Son cou épais portait une quantité incroyable de bijoux entremêlés, auxquels manquaient parfois quelques perles,qui de toutes façon étaient fausses. Elle était vêtue d' une robe bleue pâle délavée, qui jurait horriblement avec une large ceinture vermillon, trop serrée, et que l' on ne distinguait presque plus sous l' amas de gras que formait ses hanches. Ses jupons, maladroitement replacés, bouffaient sur son côté gauche, laissant apparaitre une paire banale de souliers à laquelle manquait un talon. Astrid appartenait à la bourgeoisie moyenne, sur la voie de la décadence.
      Elle était adossée au mur d' une maison délabrée, dont le crépis grisâtre se détachait, formant un infâme tas de moisissure humide le long du trottoir. Elle s' évertuait à secouer son sac afin qu' il s' égoutte lorqu' elle vit un homme en costume sombre, au coin la ruelle des Hébrard. Un rictus mauvais aux lèvres, Astrid se releva lentement, et tenta vainement de défroisser sa robe. Bien qu' à la fin des guerres Napoléoniennes, Paris accueillît un plus grand nombre d'habitants, la rue était quasiment déserte. Hormis un mendiant ravagé, affaissé le long du caniveau pestilentiel, personne ne s' était risqué dehors par un temps pareil. Lorsque l' homme la vit, il se hâta de la rejoindre sous cet auvent dissimulé sous un tas de verdure qui formait un véritable mur végétal, chose très rare à Paris. Astrid ouvrit nerveusement son sac et en sortit une enveloppe cartonnée blanc-cassé. Elle lui tendit d' une main tremblante, l' homme s' en empara vivement et s' apprêtait à repartir lorqu' Astrid parla. Elle ne dit que deux mots, mais l' homme sembla comprendre. Ce fût avec un visage horrifié, déformé par une peur indissible, que l' homme fit brusquement demi-tour et s' enfonça dans la pénombre...

Léa P., 2nde section internationale, novembre 2010.


flaubert.jpg


 
Devoir d'Aurore G. : focalisation zéro.


Dans sa chambre du XIVème arrondissement de Paris, où un pauvre soleil d’hiver, pâle et froid tentait vainement d’éclairer la pièce, Emma lisait le journal de ce jeudi 28 décembre 1944.
Dehors, le monde était en liesse : la guerre était finie, les soldats rentrés, la paix revenue. Mais on avait aussi découvert les camps de concentration. Des photos avaient été publiées : l’extrême maigreur des survivants entassés dans de petites baraques, les milliers de morts, dont les cadavres brulés ne seraient jamais retrouvés. Les familles divisées, les veuves en deuil, l’attente, les récits des survivants les journaux ne titraient que sur cela. Bientôt, la joie de l après-guerre serait remplacée, par la consternation, la haine, et le désir de vengeance.
Ce jeudi là, un gros titre, en majuscules noires, coupait le journal en deux : « A mort les collabos ! Toutes les femmes ayant fréquenté les allemands seront tondues ! ». Emma pleurait doucement, emmitouflée dans son châle bleu dans lequel elle retrouvait l’odeur réconfortante de Normandy, son parfum favori. Hier au café, au coin de la rue Auguste Mile, elle avait entendu le récit d’une tondaison : une femme, tête rasée,  marchait, tenant un bébé dans ses bras. Autour d’elle la foule la huait, la conspuait et lui lançait ses crachats au visage.
             Emma imaginait les cris assourdissants de la foule, la texture visqueuse et gluante des crachats sur son visage. Elle ressentait l amertume, la peur, le déchirement et la solitude de cette misérable femme. Elle était partie, effrayée, rasant les murs pour ne pas voir les visages menaçant des gens. Ces mêmes visages qu’elles voyaient dans ses cauchemars. Emma n’arrivait plus à dormir la nuit, elle se remémorait les évènements passés et elle voyait son futur. Ce futur atroce auquel elle voulait absolument échapper par tous les moyens imaginables.
            De ses longues mains fines et bien manucurées, Emma déchira rageusement le journal. Elle se leva et alla s’installer au piano, ce bel instrument en laque noire, dont elle avait jadis longuement rêvé. La jeune femme commença à jouer le Nocturne numéro deux en mi bémol majeur de Chopin. Cette musique sombre et mélancolique s’accordait bien avec la tristesse qui sourdait en elle. Des larmes coulaient doucement sur sa peau trop blanche, creusant des sillons sur son visage inquiet. Un spasme secoua son corps : elle avait été si heureuse. Si seulement, si seulement, se répétait-elle, elle pouvait ne jamais l’avoir connu.
 
 
Aurore G., 2nde section internationale, novembre 2010.


E. Zola.jpg


 
Devoir de Léa K. : focalisation zéro.

Les rayons du soleil pénétrèrent à travers les voilages de la chambre à coucher, annonçant le début de cette journée du 10 mai 1920.

Madame DUPRET ouvrit doucement les yeux, réveillée par la lueur printanière. Comme chaque matin, elle contempla sa nouvelle demeure avec contentement.

Elle habitait un somptueux appartement parisien, situé sur la place des Vosges. Grâce à la récente fortune de son époux, elle avait pris plaisir à décorer et mettre en valeur son intérieur.

  Dans la pièce principale, également sa préférée, se trouvait un canapé en tissu fleuri dans des tons clairs, sur lequel étaient disposés quelques coussins en velours blanc. Trois tableaux rapportés d'Italie, ainsi que sa dernière folie, Les Coquelicots, de Monet, habillaient les murs, recouverts d'une tapisserie bordeaux. Un buffet en chêne clair permettait le rangement de toute la vaisselle en porcelaine de Limoges. A proximité se dressait une longue table rectangulaire, capable d'accueillir les nombreux invités de Madame DUPRET, lors des réceptions qu'elle appréciait de donner afin de les impressionner.

Madame DUPRET sortit doucement de ses draps, et enfila par dessus sa nuisette couleur caramel, un peignoir en soie beige.

Elle tira les voilages et ouvrit la fenêtre de sa chambre, afin d'admirer les arbres en fleurs et d'observer les passants. Son regard se posa sur un homme assis sur un banc, qui semblait la fixer étrangement. Ce visage lui était familier, sans toutefois qu'elle puisse lui attribuer un nom.

Elle l'observa quelques instants puis se dirigea dans la pièce principale, d'un air pensif. Elle s'assit à la grande table du salon pour y prendre son petit-déjeuner. Le visage de cette homme la rendit nerveuse. Elle renversa sa tisane sur la table. Une fois celle-ci nettoyée et son petit-déjeuner terminé, elle alla se préparer pour se rendre ensuite dans le célèbre grand magasin,boulevard Haussman,la «Samaritaine». Elle s'installa devant sa coiffeuse en marbre. Son visage se reflétait dans le miroir.

Cette femme d'une trentaine d'années avait les cheveux bruns, légèrement ondulés, qu'elle attacha en un chignon bien tiré. De son petit nez retroussé et de ses yeux verts se dégageait un sentiment de satisfaction. Elle avait le visage pâle et ovale, sur lequel la richesse nouvellement acquise, avait apporté un air insouciant.

Une fois maquillée, elle se leva et alla s'habiller, d'une démarche assurée. Elle choisit d'enfiler une longue robe rose clair, s'orna de quelques bijoux et prit son ombrelle pour se protéger du soleil.

Madame DUPRET referma la fenêtre de sa chambre et fut surprise par l'absence de l'homme, qu'elle avait aperçu quelques instants auparavant, sur le banc.

 

Au moment de sortir, elle tomba nez à nez avec cet inconnu, pourtant familier.


 Lea K., 2nde section internationale, décembre 2010.


Aragon.jpg

 
Devoir de Maureen K. : dans le texte suivant, le narrateur est omniscient, c’est-à-dire que j’utilise une focalisation zéro.
 


 
Madame de Ruinensceau était assise dans un fauteuil, autrefois rouge vif, dont la couleur avait terni avec le temps. Elle se trouvait dans la salle de séjour de sa demeure de campagne, située au bord de Seine, entre Rouen et la capitale. La pièce était richement décorée ; les dorures du mobilier s’accordaient avec la tapisserie, le tapis et le fauteuil, tous de même couleur. Un Manet surplombait la grande cheminée allumée qui réchauffait toute la pièce. En face de celle-ci se trouvait une majestueuse bibliothèque en bois de merisier d’un marron profond. Les étagères, soigneusement rangées, étaient remplies d’ouvrages littéraires. Une fenêtre fermée dont les rideaux ocres étaient eux grand ouverts, laissait apercevoir le paysage anormalement hivernal du jardin. Nous étions au mois de Mars de l’année 1858, et le froid semblait s’amplifier et perdurait depuis que régnait Napoléon III et la terreur de son Empire.
            Madame de Ruinensceau était une jeune femme de petite taille dont la beauté n’était pas un atout majeur. Ses cheveux bruns coupés aux épaules soulignaient les traits de son visage crayeux. Elle avait une petite bouche, un nez légèrement en trompette et des yeux d’une noirceur semblable à celle des profondeurs des ténèbres. Quelques rides se dessinaient déjà sur son visage d’enfant, autour des yeux et sur le front. Elle lisait une œuvre d’un certain Gustave Flaubert s’intitulant Madame Bovary.
            C’était une après-midi ordinaire pour Madame de Ruinensceau, communément appelé Charlène. Seule, à son habitude, elle allait bientôt prendre son thé car dix-sept heures approchaient. Soudain la cloche, annonçant un visiteur, retentit, interrompant Madame dans sa lecture. Elle entendit la porte s’ouvrir et se refermer, alors que dans la pièce voisine la domestique accueillait l’étranger. Quelques minutes plus tard, l’employée du même prénom que la protagoniste de l’œuvre de Balzac, Honorine, franchit le seuil de la salle de séjour où se trouvait sa maitresse, porteuse d’une lettre qu’elle lui donna :
       « Une lette pour vous vient d’arriver, Madame. »
       La domestique commença à se retirer et Charlène lui fit un signe de tête pour la remercier et lui demanda de préparer le thé.
            Une fois seule, Madame de Ruinensceau examina l’enveloppe qu’elle avait dans la main. Elle était épaisse mais souple, couleur blanc cassé et le nom de Charlène était inscrit avec une calligraphie superbe. L’étonnement de Charlène était visible sur son petit visage. Elle ouvrit l’enveloppe et en sortit une feuille de papier blanc, déchirée et froissée, qui jurait avec le grain raffiné de l’enveloppe. Les traits de Charlène se durcirent et son visage fut transformé par l’angoisse lorsqu’elle lut la lettre, cette fois rédigée avec une écriture presque illisible, car sur celle-ci étaient inscrits les mots suivants :
        « N’écoute pas ce que disent les autres, tu es la seule responsable »…
 

  Maureen K., 2nde section internationale, décembre 2010.

balzac.jpg

 
 
 Devoir de Théo R. :
 
 
Focalisation zéro : j’ai choisi celle-ci car je trouve que c’est celle qui est la plus intéressante et agréable à lire des trois. Le narrateur sait tout : la personnalité d’Arthur, ses ressemblances avec sa famille, que quelqu’un se trouve dans le canapé ou encore les faits divers de l’époque (manifestations).



 
La pluie s'abattait violemment sur la capitale quand il entra dans le funérarium, l'âme en peine. Un homme en uniforme noir lui indiqua où se trouvait le corps de sa mère. Le jeune homme entra dans la pièce avec lenteur. Au milieu de la salle reposait le cercueil en bois de chêne, des bouquets de fleurs avaient déjà été déposés de chaque côté. Un drap de soie recouvrait dans sa largeur la construction de bois massif. Une croix en or recouverte de pierres précieuses s'élevait derrière le cercueil, et la lueur du soleil rentrant par une petite fenêtre faisait miroiter les petits bijoux. Arthur s'approcha lentement du cercueil de sa mère, qu'il venait de perdre quelques jours plus tôt. Il le toucha du doigt, comme pour lui dire « au revoir ». La beauté de la pièce contrastait avec la douleur et la peine que ressent un homme qui a perdu un être cher. Autour du cercueil étaient disposées des chaises de bureau, banales et sans goût aux yeux d'Arthur. Curieusement, il lui sembla reconnaître l’odeur de la chambre de sa mère: une douce saveur flottant dans l'air.   Un écriteau était posé sur le cercueil, sur lequel était écrite la date du décès, le 8 mai 1968, ainsi que son nom, Marie Beauval.
            Bouleversé, Arthur sortit de la pièce. Dans le hall d’entrée du funérarium, il s’arrêta un instant devant un miroir. Son père lui avait souvent répété qu’il ressemblait à sa mère : les mêmes yeux bleus clairs ainsi que ses lèvres reproduites à l’identique. Arthur mesurait 1 mètre 75, comme la plupart des hommes de sa famille. Il était brun et possédait cet air mystérieux que les filles adorent généralement. Son attitude innocente ne laissait pas penser que c’était un jeune homme ambitieux, mais souvent trop sentimental.
            Arthur s’esquissa du funérarium et s’en éloigna rapidement. Il savait que sa mère n'avait jamais été fière de lui et qu'il ne l'avait jamais intéressée, cependant sa mort l'avait terriblement attristé. Il errait dans Paris, contemplant vaguement les rues, du moins ce qu'il en restait. Certaines avaient été dévastées par les récentes révoltes qui avaient frappé le pays. Les vitrines de magasin cassées et brisées n'étaient pas rares. D'énormes tas de pavés et de briques barraient les routes, ainsi que de nombreux troncs d'arbres, déracinés par les étudiants et les ouvriers. La pluie se faisait si puissante qu'elle frappait le visage d'Arthur. Les voitures retournées gisaient encore sur la chaussée. Le Quartier Latin avait été ravagé par les manifestations.
            Arthur se hâta de rentrer à son appartement, marchant rapidement. Il se créait un chemin entre les branches d'arbres et les voitures. La dévastation de Paris n'avait pour conséquence que de l'attrister encore plus. Il s'arrêta au premier supermarché qu'il aperçut, et acheta de quoi manger pour le repas du soir. Arthur allait encore passer la soirée seul. Sa vie lui semblait triste et injuste, il aurait aimé vivre loin de tous ses problèmes.
            Après une heure de marche, il arriva à son appartement, prit l'ascenseur et s'arrêta au quatrième étage. Il ouvrit la porte et le referma derrière lui. Il ne se rendit pas compte que quelqu'un était assis dans son canapé.
 

Théo R., 2nde section internationale, décembre 2010.


flaubert.jpg


 

Devoir de Manon B. :


 

Focalisation interne
 
Annie se promenait dans le vieux Nice, c’était l’heure du déjeuner et elle décida de s’arrêter manger une part de socca sur le cours Saleya. Elle traversa les rues en marchant lentement, en regardant les vieilles palissades et le ciel d’un bleu pur. Elle s’engagea enfin sur le cours et le traversa pour aller manger chez Theresa. 
Elle avait toujours adoré venir ici, et flâner sur le marché pour admirer les mille et une variétés de fleurs aux couleurs extravagantes. Les odeurs qui en émanaient lui rappelaient son enfance, quand elle habitait rue Alexandre Mari dans le vieil appartement de ses parents. Les maisons basses aux couleurs chaudes qui longeaient le cours, l’agréable chaleur du mois de juin la faisaient se sentir à l’aise. Le brouhaha constant du marché la réconfortait, elle était très souvent restée seule ces deux dernières années, trop occupée à travailler pour réussir sa prépa. Le seul qui n’avait pas hésité à lui sortir la tête de l’eau, c’était Jérémy. Lui seul réussissait à l’emmener boire un verre, et penser à autre chose qu’aux maths.  
Annie secoua la tête comme pour chasser ses pensées, Jérémy était parti maintenant, probablement à l’autre bout du monde, en Amazonie, en Mongolie ou aux Philippines… Elle avait fini sa prépa, elle voulait prendre des vacances, aller au cinéma, sortir plus souvent. Et surtout recommencer à lire, Fred Vargas par exemple, qu’elle avait dû abandonner pour les manuels de physique.
Au bout du cours Saleya, elle prit à droite puis à gauche en sortant sur la promenade des Anglais et contempla longuement la mer calme. Elle marchait vite et se retrouva rapidement sur le port. Il était presque une heure, elle devait se dépêcher, on l’attendait.

Manon B., 2nde section internationale, décembre 2010.



E. Zola.jpg

 

Devoir de Florian G. :

 

La Fuite
 
Focalisation interne / Focalisation Zéro
 
Cela faisait à présent dix ans. Dix ans que la caresse de la mort lui avait parcouru l’échine. Dix ans qu’il vivait dans l’ombre tel un juif ayant fuie Sobibor. Dix ans que cet événement tragique avait eu lieu ; à présent une décennie, que le souffle de sa femme et de sa fille s’était estompé. Il ne voulait plus y penser mais d’une manière ou d’une autre son subconscient agissait. Il se leva de son lit, ses cheveux grisés par l’âge lui arrivait à présent jusqu’au épaules. Il avait malgré cela une stature imposante, plutôt musclé et une petite moustache qu’il laissait frisée. Il avait bonne allure pour ses cinquante quatre ans.
 Il chancela jusqu'à la fenêtre donnant sur l’Avenue Daumesnil, celle qui commence à proximité de la Place de la Bastille et finit au niveau du château de Vincennes dans le bois du même nom. Alors qu’elle était longue de six mille deux cents soixante-dix mètres, c’est d’ailleurs la plus longue voie de Paris, il avait fallu que ce soit son appartement qui soit choisi. Il demeura longtemps, là, le regard errant sur la petite ruelle emmenant à son appartement. C’était par là qu’ils étaient arrivés. Tels des fantômes, il n’avait rien entendu et portant ils étaient repartis avec l’essence du meurtre imprégnée en eux. Il détourna le regard, la seule idée d’y penser le répugnait, le faisait vomir. Il ne mangea pas ce matin-là, ce n’était pas dans son habitude mais il n’en avait pas le cœur. Il fit les cent pas, se demanda à nouveau pourquoi le destin avait choisi sa famille ou pourquoi dans ce cas il avait été épargné. Qu’avait-il fait ?
Soudain il entendit un bruit dehors, il se leva et regarda par la fenêtre. Quelqu’un approchait, il ne se souvenait plus. IL se raidit, pâlit. Si, il se souvenait. Ce 1er  juillet 1999 n’était pas si différent de ce jour maudit, dix ans auparavant. A nouveau il était apeuré.


Florian G., 2nde section internationale, décembre 2010.


Aragon.jpg


Devoir de Vincent N. :

 

Sur la butte Montmartre, à quelques pas du Sacré-Cœur, se dressait une vieille bâtisse. Elle était construite avec de très vieilles pierres. Des herbes folles grimpaient sur ses façades. La maison était certes vieille mais belle et solide. Un riche jardin l’entourait, lui-même bordé d’une haie et d’un petit portail blanc. Dans le jardin, des fleurs de différentes espèces poussaient. Jonquilles, tulipes roses et autres marguerites ornaient la pelouse verte fraîchement tondue. Des dalles de pierre étaient posées, elles dessinaient un chemin jusqu’à la porte d’entrée. Elle avait été taillée dans de l’if massif. Une poignée en bronze y était fixée.
 
            La maison possédait de nombreuses pièces. Dans l’une d’entre elles seulement le calme se ressentait car la pièce était sombre, petite et paraissait vide à première vue. Mais une forme se distinguait au fond de la pièce, tapie dans l’ombre. L’homme était endormi sur une chaise. Il semblait vieux, petit mais plutôt bien portant. Il avait un visage ridé et joufflu. Il avait un cou quasiment inexistant. Ses épaules servaient à porter sa tête ronde. Le vieil homme portait un manteau de fourrure, mais continuait à être parcouru de frissons. L’hiver était présent et rude à Paris, surtout en ce début d’année 1914. L’homme endormi laissa échapper un ronflement et bougea sur sa chaise puis redevint immobile. Un livre tomba alors de ses genoux, s’ouvrant à la première page, la page de l’incipit comme il l’aurait appelé. Cet homme avait été professeur de littérature à la Sorbonne. Il avait quitté la profession sans que l’on ne sache les raisons et il avait tracé un trait sur cette partie de sa vie. Aujourd’hui il était patron d’une entreprise. Mais s’il était venu s’isoler dans cette pièce, ce n’était pas pour cela.
 
Soudain, le vieil homme se réveilla. Une obscure pensée l’avait extirpé de son sommeil. Il se leva, se frotta le visage avec ses mains, resta immobile pendant quelques secondes puis alla se chercher un verre d’eau posé sur une commode galbée de type Louis XVI dans un coi de la pièce. Enfin, il vint de nouveau s’asseoir lourdement sur sa chaise. La douloureuse pensée lui revint à l’esprit, la même qui l’avait réveillé maintenant et empêché de dormir auparavant. Cette pensée revenait, le hantait, l’obsédait. Il souhaitait la chasser, mais il n’y parvenait pas. Il devait l’affronter, il ne pouvait plus reculer. Cette pensée était une décision à prendre qu’il ne pouvait plus repousser. Il devait se décider vite car dix jours plus tard, il serait à la retraite et il devrait choisir son successeur à la direction de son entreprise. Pour ne pas agir sur un coup de tête, il souhaitait décider auparavant. Devait-il choisir quelqu’un de compétent, de jeune ou quelqu’un qui avait de l’expérience ? Ou alors, devait-il choisir son fils unique ? Mais il se refusait de donner à son fils une fortune toute faite et de risquer de tout perdre car son fils n’était pas qualifié. Il voulait que comme lui, il apprenne que rien n’est gagné d’avance et jamais sans sueur que soit, la sienne ou celle des autres. Il avait des raisons de vouloir cela pour son fils. Il repoussait cette décision sans savoir que dans quelques mois la France entrerait en guerre. Il devait faire un choix. Mais lequel ?


Vincent N., 2nde section internationale, décembre 2010.


balzac.jpg

 

Devoir d'Emmanuel V. :

 

L’aube pointait, une lueur rosée apparaissant à l’horizon, lorsque de violents coups sourds retentirent dans un appartement du dernier étage d’un imposant immeuble, récemment construit rue de la Fédération, à Paris. Des rayons de soleil encore fébriles parvenaient sans mal a se faufiler dans la pièce, par la lucarne du toit : seule source de lumière à l’intérieur du logement ; faisant virevolter des centaines de grains de poussière dans leur trajectoire lumineuse. Un silence de mort régnait, presque étouffant, interrompu a de rares reprises par de bruyants chocs qui faisaient vaciller les charnières de la solide porte en bois de chêne sombre, puis il reprenait son droit, toujours plus imposant. Un désordre sans nom régnait dans cette minuscule chambre de jeune étudiant. Les tiroirs des commodes jonchaient le carrelage de couleur ocre, leur faible contenu renversé à plusieurs endroits, comme après une intense inspection. Les papiers étaient éparpillés sur toute la surface du logement. Chaque recoin, chaque chose de la pièce avait été minutieusement examiné, et rien n’avait été oublié. Les tableaux qui auparavant ornaient les murs jaunâtres, étaient maintenant déchirés et étalés négligemment sur le sol. De nouveaux coups ébranlèrent toutes les cloisons de l’étage, la porte était sur le point de céder, et les gendarmes parisiens ne tarderaient pas à pénétrer dans le lieu. Un homme était allongé sur le lit, immobile, recouvert par les couvertures. Ses yeux étaient ouverts, comme surpris. Une plaie béante lui barrait le cou et sa peau commençait déjà à prendre une teinte bleu pâle.
   La porte céda enfin et un groupe de gendarmes apparut dans la chambre, la repoussant sur le côté avant que celle-ci ne tombe et ne les gêne dans leur mouvement. Les forces de l’ordre se déployèrent en arc de cercle, laissant le passage à leur adjudant pour qu’il puisse observer la scène. C’était la cinquième ce mois-ci et Gérard Landreu commençait à s’y habituer, ce qui l’étonna car la vue du sang le répugnait. Il se détourna de cette vue d’horreur pour se concentrer sur la construction de la tour Eiffel par la fenêtre, tandis qu’un médecin légiste recouvrait le corps de la victime. C’était un projet fou mené par un certain Gustave, qui avait donnait son nom à son œuvre. Si le chantier aboutissait un jour, ce qui instaurait le doute chez de nombreuses personnes (dont le gendarme assermenté) étant donné la taille de la construction, ce serait la plus haute tour du monde. Les gendarmes commencèrent à examiner avec beaucoup d’attention les lieux, farfouillant dans tous les sens pour trouver quoique ce soit qui pourrait intéresser leur supérieur. Depuis deux mois, un assassin sévissait dans le quartier et pour l’instant, les gendarmes n’avaient aucune piste. Le tueur choisissait ses victimes au hasard et aucun indice n’était laissé sur les lieux des crimes. Une seule chose pouvait assurer aux enquêteurs que c’était lui l’auteur des atrocités. C’est cette chose que Gérard vérifia en soulevant le drap qui recouvrait le mort. Une goutte de sueur apparut sur sa tempe, et elle n’était pas due à la température : un froid glaciale régnait dans l’appartement lorsqu’un gendarmes s’empressa d’aller fermer la fenêtre. L’officier s’attendait déjà à la vision d’horreur qui se cachait sous le drap, mais ne put s’empêcher d’avoir des frissons de dégoût. Ses mains moites soulevèrent le tissu mortuaire et il observa le bras droit de la victime, ou plutôt ce qui restait de sa main écarlate ou du sang suintait, commençant déjà à tacher le drap immaculé. Les cinq doigts étaient tranchés net au niveau des phalanges, comme toutes les précédentes personnes assassinées par celui qu’on appelait déjà le « tueur de la Seine ».

Emmanuel V., 2nde section internationale, décembre 2010.



flaubert.jpg


 

Devoir de Jean-Marc V. :


 

Cet incipit de registre réaliste est rédigé en focalisation zéro et interne.
 
 
*Il y avait déjà eu deux morts durant les manifestations. En cette année de troubles, le gouvernement du président Charles de gaulle était énormément controversé et son référendum n’avait fait que précipiter les événements.* Pourtant René Lacroix n’était pas tranquille. Ce troisième mort était différent des précédents: il était « propre ». Ni piétiné par la foule en délire, ni couvert de débris d’habitations en ruines. On l’avait retrouvé le matin même, rue des Rosiers, une balle en plein cœur, avec à ses cotés, parmi les pavés délogés des rue et les tracts de propagande, trois pièces d’un franc et le dessin d’une rose blanche.
Il n’avait pas encore découvert l’identité du cadavre, ni ce qu’il faisait à cet endroit la nuit,  mais ses effectifs étaient limités. Tous les policiers étaient mobilisés pour contenir les étudiants révoltés, et son supérieur l’avait prévenu qu’il ne lui affréterait pas d’homme supplémentaire seulement parce que le commissaire avait des doutes quant au décès de la victime.
René se leva péniblement de sa chaise et se dirigea lentement en traînant des pieds jusqu’à sa petite fenêtre. Le ciel brumeux de Paris se découpait devant ses yeux. Au loin se dessinait la silhouette majestueuse de la célèbre tour Eiffel, imprécise à travers les nappes de brouillard épais et terne qui étouffait quotidiennement la capitale par cet après-midi pluvieux du 24 mai 1968.
Le visage fatigué du commissaire apparaissait sur le verre de la petite fenêtre de son vieux local.* Beau autrefois, ses cheveux poivre et sel trahissait son âge avancé. Ses yeux qui il y a longtemps faisait rougir les jeunes filles étaient fatigués et la lumière qui, il y a peu de temps flamboyait encore fièrement dans ses iris semblait dorénavant éteinte à tout jamais. Des cernes marquaient désormais le visage de l’officier, sûrement dues à ces trois nuits passées dans son bureau à remplir les formulaires que son supérieur lui avait demandé de terminer depuis plusieurs jours. Enfin, le corps tout entier du policier était maigre à en faire peur sous l’effet évident du manque de repas décent.
*Le commissaire fouilla ses poches à la recherche de ses cigarettes et de son briquet, que son médecin lui avait fortement déconseillé et dons sa femme ne supportait plus l’odeur qui lui paraissait pourtant agréable. Au moment d’en allumer une, son nouveau zippo glissa de ses mains lui brûla la paume et tomba sur sa moquette décrépie, au milieu des taches grasses et des cendres des mégots. René tapa fortement du pied sur le sol afin d’empêcher à la flamme de se répandre, soulevant un nuage de poussières, éclairé par un infime rayon de soleil, tout en tenant sa main brûlée et brûlante contre sa poitrine. Juste avant de s’éteindre, la flamme sur le sol souleva une bouffée de chaleur dérangeante qui monta jusqu’au visage terne de l’officier. « Mauvaise journée » se dit-il intérieurement tout en avalant une bouffée chaude de nicotine qui lui brûla la gorge et lui procura un violent effet de vertige tout en lui arrachant une quinte de toux. Au même instant, le stagiaire qu’on lui avait attribué pour résoudre avec lui l’enquête entra en trombe dans son minuscule bureau, le visage rouge et le souffle court, bouscula une étagère dont les livres tremblèrent sous le choc, faisant frissonner le commissaire:
« -j’ai découvert quelque chose, chef ! »


Jean-Marc V., 2nde section internationale, décembre 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sujet d'écriture d'invention n°2




Séquence n°3 : La poésie romantique.
 
Objets d'étude :
 
·         Un mouvement littéraire et culturel du XIXème siècle
·         Le travail de l'écriture
 
Perspective dominante : histoire littéraire et culturelle
Perspective complémentaire : genres et registres
 
Problématique : quels sont les différents modes d'expression du Moi dans la poésie romantique?
 
Vers l’écriture d’invention (sujet de type III du bac)
 
Relisez attentivement Ondine, d’Aloysius Bertrand (GT2) (voir poème ci-dessous). Composez à votre tour un poème en prose, traitant de la thématique de votre choix (dans les limites des convenances scolaires, naturellement), et obéissant aux contraintes suivantes :
 
1.      Votre texte devra être de registre lyrique.
2.      Votre production sera composée, comme Ondine, de cinq strophes ou paragraphes, à peu près d’égale longueur, et terminé(e)s par une ponctuation forte.
3.      Le poème se décomposera en deux parties typographiquement distinctes, séparées par une étoile. (Les trois premières strophes et les deux dernières séparées d’une étoile.)
4.      Les trois premiers paragraphes seront rédigés entre guillemets, au discours direct : un personnage s’adresse à un autre, en le tutoyant.
5.      Les deux dernières strophes seront au discours indirect : ce n’est plus le même personnage qui parle, c’est le poète (vous, ou votre « narrateur-poète ») qui commente ce qui vient d’être dit, et qui parle du personnage à la troisième personne du singulier (comme dans Ondine).
6.      Vous utiliserez l’anaphore d’un verbe à l’impératif dans au moins deux paragraphes, comme dans le poème initial.
7.      Votre texte comportera deux allitérations et deux rythmes ternaires (au moins), à chaque fois signalés d’un signe + dans la marge. Ces deux sonorités devront pouvoir être interprétées dans la perspective du contenu de votre production.
8.      Toute référence culturelle pertinente est valorisée.
 

 

Ondine

 

 

... Je croyais entendre
Une vague harmonie enchanter mon sommeil,
Et près de moi s'épandre un murmure pareil
Aux chants entrecoupés d'une voix triste et tendre.

Ch. Brugnot. - Les deux Génies.

« Ecoute ! - Ecoute ! - C'est moi, c'est Ondine qui frôle de ces gouttes d'eau les losanges sonores de ta fenêtre illuminée par les mornes rayons de la lune; et voici, en robe de moire, la dame châtelaine qui contemple à son balcon la belle nuit étoilée et le beau lac endormi.

» Chaque flot est un ondin qui nage dans le courant, chaque courant est un sentier qui serpente vers mon palais, et mon palais est bâti fluide, au fond du lac, dans le triangle du feu, de la terre et de l'air.

» Ecoute ! - Ecoute ! - Mon père bat l'eau coassante d'une branche d'aulne verte, et mes sueurs caressent de leurs bras d'écume les fraîches îles d'herbes, de nénuphars et de glaïeuls, ou se moquent du saule caduc et barbu qui pêche à la ligne ! "

*

Sa chanson murmurée, elle me supplia de recevoir son anneau à mon doigt pour être l'époux d'une Ondine, et de visiter avec elle son palais pour être le roi des lacs.

Et comme je lui répondais que j'aimais une mortelle, boudeuse et dépitée, elle pleura quelques larmes, poussa un éclat de rire, et s'évanouit en giboulées qui ruisselèrent blanches le long de mes vitraux bleus.

Aloysius BERTRAND, Ondine (in Gaspard de la nuit).

Devoir de Léa P. :
Rythme ternaire
Allitération
 
-« Regarde ! – Regarde – C’est moi, Victoire, qui t’ éblouis de mes sombres couleurs, rocher extraordinaire, aux pieds duquel s’ étale, par petites touches une vie heureuse et calme ; et voici en toutes saisons, tu viens me contempler, m’ admirer et m’ aimer, peignant mes lueurs aux grès de tes envies.
« Chaque fois différente et pourtant je reste la même, dominant la campagne et la ville, mon sommet te paraît lointain ; je porte tes espoirs les plus fous et je suis prête à recevoir tes audaces lorsque tu me révèleras, tantôt rageuse, tantôt heureuse aux yeux du monde.
« Regarde ! – Regarde ! – Plus je te suis connue, plus tu t’éloignes de moi, tu as longtemps cherché à percer mon secret ; et de mon sommet, minuscule poussière soufflée, tu as vu fasciné, le sol et ses richesses exhibées à nos yeux ! »
 
 ***


 

                Je la voyais sans la voir, bloc imposant, sans prestige ni conséquence, puis au fil du temps, ses rondeurs exigeantes, ses couleurs renversantes, son sommet infini, tout m attira à elle.
                Et comme je ressentais le désir qu’elle soit mienne, je me l’appropriais toute entière, je buvais ses couleurs et l’ étrange lumière de sa terre nourricière. Elle était ma montagne, ma sainte, ma Victoire.
 

 Léa P., 2nde section internationale, mai 2011.


bertrand.jpg

 
Devoir de Thomas G. : 

Histoire du Taj Mahal


 

(Mumtaz Mahal et le prince Shah Jahan)


 


 


 

"Souviens-toi! Souviens-toi ! Ô toi mon prince, mon amour, ma vie. Et même si mon chemin demain me mènera loin de toi, ce mausolée magnifique, harmonieux, merveilleux construit en ma mémoire représentera à jamais notre amour parfait !


 

"Souviens-toi! Souviens-toi ! Des moments passées ensembles, de notre complicité, de la naissance de nos enfants. C'était la joie et l'allégresse dans notre éblouissant palais. Ne sois pas triste ! Je serai toujours là avec toi, sens-tu ma présence prés de toi ?


 

"Vis, vis pour moi, pour nous. Continue ce que nous avons commencé ensembles. Depuis mon admirable et élégant tombeau je vous vois, vous surveille, vous protège


 

***

Ses mots précieux et mélodieux sont encore en moi. Son souvenir me remplit de douleurs et de tristesse. Pourquoi est-elle partie ? Je suis seul et desespéré. Je n'ai plus gôut à la vie.


 

Pour elle, j'ai construit un merveilleux palais de marbre, symbole de notre Union et de notre Amour. Maintenant, mon Amour y repose pour l'éternité. Je sens sa présence. J'attend à mon tour le sommeil éternel pour me retrouver enfin prés d'elle.


 


 


 


 

Rythmes ternaires

Anaphore du verbe au passé simple

allitération en m représente l'amour et la mort de la princesse.

allitération en s représente le souvenir du temps passé

allitération en v représente la vie pour les personnes qu'elle aime


 

 Thomas G., 2nde section internationale, mai 2011.




bertrand.jpg




Devoir d'Ivana B. : 

« Illusions »


« Reviens ! Reviens ! Toi que j'ai aimé, que j'aime et que j'aimerai ! Je me souviens encore de notre dernier baiser, tes lèvres me chuchotant que l'on se reverrait. Le temps passe et la souffrance ne cesse de persister.


« Ta beauté, était semblable à celle d'Apollon, ta sagesse à celle d'Athéna et ta générosité ne pouvait être comparée ! Ta voix si douce résonne dans ma tête, mes pensées se mélangent et ton visage apparaît ; il semble que tu es là, je suis enivré par ton doux parfum !


« Reviens ! Reviens ! La solitude me hante et ta présence me manque ! Mélancolie, tristesse et colère se mêlent dans mon cœur, les larmes coulent encore ; j'approche de ton visage pour un dernier aurevoir et comme à chaque fois, sans prévenir, tu disparais ! »


*

Ses pleurs calmés, elle se releva et d'un pas las sortit ; c'était une belle nuit, les étoiles brillaient mais la plus belle lueur demeurait dans ses yeux, cet espoir qu'un jour elle puisse le revoir.


Elle avait cette flamme encore présente dans l'âme, malgré les nombreuses larmes d'un être aimé perdu. L'amour régnait toujours dans son cœur déchiré et le meilleur moyen d'apaiser ses souffrances était de le rejoindre.



Anaphore d'un verbe 

Rythme ternaire 

Allitération en [s] : montre la souffrance de la jeune fille.

Allitération en [r] : montre les regrets, la tristesse et la colère qu'éprouvre la jeune fille .

Référence culturelle

 Ivana B., 2nde section internationale, mai 2011.




bertrand.jpg



 
Devoir de Jean-Marc V. :


Regarde-moi ! Le vois-tu je suis omniprésente,tout m’appartiens,les animaux, les fleurs, les arbres, tout ce qui est végétal est animal. Je suis partout à la fois, et même toi, petit homme prétentieux et arrogant, tu fais partie de moi, bien que tu ne t’en soucies guère. Je suis le maître en ces lieux et tu oses m’ignorer.
 
J’ai vu tous les Hommes, du plus courageux au plus pitoyable de l’homme de Neandertal comme vous aimez les appeler, à ceux de ton époque qui n’est guère plus évolué. Je vous connais, et vous observe, depuis la nuit des temps. Avant vous me dédiiez des poésies, des odes, des chants, vous étiez respectueux envers moi.
 
Regarde-moi ! Vous avez changé en mal, vous êtes devenu égocentriques et vous reniez les forces supérieures qui vous dépassent. A cause de vous je souffre, et je faiblis, vous me torturez, me brûlez, m’arrachez, et je disparaîtrai bientôt si vous continuez ainsi. Donne- moi une bonne explication.
 
 
 
Mais lorsque je lui expliquai sur de moi que nous avions besoin d’espace pour habiter, se déplacer, vivre, et que nous étions obligés de couper des arbres pour préserver notre race, la Nature, mécontente et insatisfaite grogna et disparu en un éclair aveuglant et agressif, ne laissant qu’à sa place un tas de feuilles de chênes mortes.
 
Et le vent, au loin, d’un souffle violent les dispersa puis, sifflant à travers les arbres centenaires, il me semblait entendre un dernier cri de souffrance déchirer l’atmosphère. La mort dans l’âme, je sortis donc de la forêt du Morbihan, et décidé à limiter les dégâts sur la nature je ramassai au passage les déchets qui jonchaient les abords du bois.
 
 
 
Rythme ternaire
Allitération

 

 Jean-Marc V., 2nde section internationale, mai 2011.




bertrand.jpg
 
 
 
Devoir d'Aurore G. :

Aides à la lecture :
Le mythe de Didon et Enée a été écrit par Virgile dans l’Enéide. Après la chute de Troie, Enée d’enfuit avec son fils et son père. Il échoue sur l’île de Carthage où la reine l’accueille (Didon). Un jour pendant une partie de chasse, l’orage les surprend, ils prendront refuge dans une grotte. Pendant plusieurs années, Enée restera à Carthage étant considéré comme le roi et l’époux de Didon. Un jour, les dieux rappelèrent à Enée qu’il ne devrait pas rester à Carthage. Son but était de fonder une nouvelle Troie. Enée décide de partir sans en faire part à Didon. Celle-ci arrive quand le bateau est en train de lever les voiles. Désespérée, elle le supplie de rester et fabrique un bucher. Comme Enée part, elle se tue avec l’épée qu’il lui a donnée et le maudit. Plus tard, aux Enfers, elle refusera de lui pardonner.
 
 
« Souviens-toi, souviens-toi, de nos jours heureux ! Euterpe, sous la treille, chantait, les bacchantes, enivrées, dansaient, les dieux, indulgents, nous souriaient ! De Troie massacrée tu t’en étais allé, à Carthage échoué je t avais recueilli. Du fils d’Aphrodite, je m’étais enflammée, de la reine de Carthage, tu t’étais attaché. »
 
« Entends-tu, entends tu du fond des cieux, le tonnerre gronder à nouveau ? Zeus, en fureur, abat ses foudres, Poséidon, du fond des flots, libère les tempêtes. La chasse est finie, le calme désormais règne et mon cœur brule encore de cette chaleur incandescente que jamais de mon âme je ne pourrai effacer. »
 
 « Reste, reste ! Carthage, la radieuse, la rayonnante, la resplendissante, est à nos pieds le phénix renait, et toi tu disparais. Mon ami, mon aimé, mon époux pourquoi jeter sur moi, un si violent courroux ! »
                                                                  *
 
 Ainsi se lamentait Didon, ma douce, ma belle, ma maîtresse, ma reine de Carthage. Rappelé par les dieux à un destin glorieux, je m’en devais partir. Une nouvelle Troie devait être fondée. Me remémorant les jours passés, les jours heureux, je levais les voiles. Déjà les vents cléments faisaient gonfler les voiles et me poussaient bien loin de mes beaux souvenirs.
 
Et comme je partais, et ne retournais point, au profond de son sein, Didon planta sa lame.  Et ce cadeau qu’un jour je lui avais porté, aujourd’hui lentement l’éloignait de la vie. En son dernier soupir, partant vers l’Elysée, en invoquant Hadès, la reine me maudit et jura qu’à jamais entre Rome et Carthage, ces puissantes cités, la paix ne pourrait subsister. Et je resterai seul sans être pardonné.
 
Alliération en ®, (t)  sonorité forte montrant la rage, la douleur de Didon se lamentant de la perte de son amant.
 
Petite allitération en F rappelant le bruit du vent dans les voiles du bateau.
 
 Aurore G., 2nde section internationale, mai 2011. 


bertrand.jpg



Devoir de Florian G. :

« - Ferme ! -Ferme les yeux pour pouvoir écouter mon murmure. Mon cœur mon âme et mon esprit se sont épris de toi. Mon amour envers toi, déesse des cieux, est éternel. La flamme qui me pousse vers toi à jamais brûlera, même si tu te dois de repartir d’où tu viens.
« - L’appel de Zeus résonne dans ton corps, si fort que je peux le percevoir moi simple mortel. Bientôt tu t’évanouiras telle une goutte d’eau succombant à la chaleur. Bientôt tu rejoindras ton trône sur l’Olympe me laissant seul avec le désir de t’aimer pour toujours !
«- Ferme ! – Ferme les yeux et écoute mon cœur. Ô toi habitante du ciel, passagère en ce monde, tu ne peux rester ici car tel n’est pas ton destin, mais sache que tu as fait ce feu qui embrase mon cœur et inonde mes jours d’une pluie de bonheur. Tu es le phénix de ce monde qui n’est tien ! »
 
*
 
Dès ses paroles prononcées, je commence à disparaître. Telle une malédiction je fus aspirée par Zeus. Ma peine fut immense, même pour un simple mortel. Le déchirement, terrible ! Mes pensées, mon cœur et mon corps, chaotiques !
Mais s’il pouvait encore ressentir mon amour, je n’éprouvais plus rien. Mon corps, telle une coquille vide, récupérait ses dons célestes. Les souvenirs s’évaporaient jusqu’à ressentir l’impression de se réveiller. Adieu Amour, dans peu de temps je ne te connaîtrais plus.
Florian G., 2nde section internationale, mai 2011.  




 
bertrand.jpg

 


Devoir de Vincent N. :

L’ELDORADO
 
Deux adolescents des pays d’Afrique du Nord se décident à partir pour la France, et ses richesses. Un voyage vers l’Eldorado.
 
            « J’aime la douceur du temps le regard vers le large, j’aime la douceur du vent qui me caresse le visage, j’aime m’évader le regard vers l’horizon, cette mer est un immense mur de prison. Toi, tu aimes ce pays qui t’as vu naître, ces paysages qui passent du désert à la verdure, tu aimes cet air pur celui de notre village au beau milieu de la nature avec nos coutumes, nos traditions, notre culture.
 
            « Tu es atteint d’une maladie grave, redoutable et incurable tant de soins, de médecins impuissants ne disant ne pouvoir rien faire ne disposant pas de moyens nécessaires. Écoutes ! Écoutes ! On m’a parlé de l’Occident, de sa science, de ce joli continent et de l’argent qu’il procurait en abondance. Là-bas, je pourrais travailler et toi, on pourra te soigner. Je sais tu ne veux pas partir, abandonner notre terre, abandonner la famille, laisser derrre mère et père. Petit frère, partons, partons ! Il le faut pour toi et pour eux te voir mourir ici ne les rendra pas plus heureux.
 
            « Donc nous partons des larmes plein les yeux, on a la drôle d’impression que cet au-revoir est un adieu. Mais si le Dieu le veut nous reviendrons. Nous voilà partis le cœur lourd de peine et de tristesse, mais la tête pleine de rêve. On m’a présenté un passeur, qui nous fera passer la frontière et qui ne nous prendra pas trop cher. On a marché de nuit puis de jour, dans le froid puis la chaleur. Une barque arrive dans la nuit, nous voilà plusieurs entassés sur un radeau à destination de l’Eldorado. »
 
 ***
 

            J’ai les yeux fermés, les poings serrés, j’essaie de tenir bon, le silence est pesant, le temps me paraît long. Je fais remarquer à mon grand frère que les gens sont tous apeurés, le vent déchaîné, la mer agitée. On en a plus pour très longtemps. Je ne veux que voir la terre se dessiner à l’horizon de cette étendue bleutée en finir avec ce mur de prison. On aperçoit de la lumière au loin, tout le monde est ravie. Nous allons enfin goûter à notre nouvelle vie.
 
            Mais cette lumière ne vient pas de la terre. Ce sont le gardes-côtes ! Soudain va trop vite, les marins se mettent à crier, prient de panique, ils nous nous demandent de sauter dans une eau noire et glacée. J’en ai le souffle coupé mon frère n’est plus à mes côtés. Je sens encore ma main dans la sienne. J’essaye de luter, je ne peux plus. Ma vision s’estompe, je ne perçois plus aucun son. La bouche ouverte l’eau envahit mes poumons. Ma dernière pensée fut pour mon frère. Je veux qu’il reste fort, reste fier, et qu’il aille au bout de son rêve. J’espère qu’il dira à la famille que je les aime fort. Un dernier effort, dernier souffle, dernier soupir, je n’ai plus de force, je me sens partir.
 
* : L’Eldorado fut le nom de la région où des citées d’or indiennes furent bâties mais jamais trouvées (el dorado= le doré en espagnol). Puis le terme est devenu plus général, il est utilisés par les Africains du Nord pour définir l’Europe plus particulièrement la France car ce sont des pays qui attirent par leurs richesses
 
 
Allitération en « u » : Démontre l’attachement du poète à son pays et à sa culture.
Allitération en « r » : Démontre la difficulté que le poète a à quitter sa terre + Apporte de l’empathie au raisons car elles sonnent plus rudes, plus dures.
Allitération en « é » : Démontre la peur et l’empressement d’arriver du poète et de son frère.
Allitération en « on » : Cette sonorité douce représente la mort du poète mais elle est atténué grace à cette soorité, qui peut nous faire rappeler qu’il était atteint par une maladie grave.
Rythmes ternaires

Vincent N., 2nde section internationale, mai 2011.

bertrand.jpg


Devoir de Léa K. : 

 Aide moi, aide-moi, toi Hadès, le maitre des Enfers, délivre ma bien-aimée Eurydice de ce terrible supplice qui la fit prisonnière des ténèbres en ce jour de mariage.


 

« Sauve-la! Sauve-moi! Le plus beau jour de mon existence s'est transformé en mon pire cauchemar. Ce tragique et cruel sort m'a poignardé, mon monde s'est écroulé, et je ferme les yeux dans l'espoir de la revoir!


 

« Nos vies étaient comblées de bonheur, de joie et de gaieté; notre amour était fait pour durer! Elle est ma vie, ma raison d'être, ma raison de jouer. Et je jouerai encore et encore s'il le faut, pour espérer à nouveau échanger quelques mots avec elle. »


 

*


 

Charmé par le son de sa lyre, attristé par son désespoir, ému par ses paroles, je n'avais d'autres choix que d'exaucer son souhait le plus cher et de récompenser la bravoure d'Orphée!


 

Je vis les deux amants l'un derrière l'autre, silencieux mais radieux, se rapprocher chaque marche un peu plus près de la lumière. Mais soucieux, Orphée ne put s'empêcher de se retourner, et voyant Eurydice le quitter à jamais, il s'effondra.


 


 

Interprétation des allitérations:


 

Allitération en [r]: représente la mort et la douleur qu'elle apporte à Orphée.

Allitération en [m]: représente l'amour qui unit les deux amants.

Allitération en [j]: représente la joie qu'apporte cet amour.


 

Léa K., 2nde section internationale, mai 2011.






 

bertrand.jpg
 

 

Devoir de Maureen K. :
« Viens ! Viens ! Approche, toi qui navigue sur ces eaux siciliennes et laisse toi bercer par ce festival de sons harmonieux. Glisse sur les flots de cette mer animée, vive et tumultueuse afin de me rejoindre là où je t’attends paisiblement depuis le commencement de ton incroyable périple.
 
« Ecoute moi, cherche moi et trouve moi, toi qui avec témérité et courage as déjà bravé d’innombrables intempéries et est à présent sur ces eaux en ma compagnie ; toi qui du nom d’Ulysse peut faire trembler les dieux et aujourd’hui as su me retrouver.
 
« Viens ! Viens ! Et emmène avec toi tes compagnons marins dans les profondeurs abyssales de cette mer enchantée ; au-delà des récifs quitte le navire et sombre dans mes bras ! Suis le son de ma voix qui te guidera jusqu’à mon antre.»
 
*
 
Ne me voyant avancer vers le pavois pour la rejoindre dans la mer,  elle reprit ses chants de plus belle. Je succombai au désir d’aller la retrouver, à l’écoute de cette voix angélique, de ce son envoutant, de cette musique séduisante, mais ne pouvait bouger…
 
Grace à ma bien-aimée Circée, j’ai passé ces reliefs monstrueux sous le regard rageur de ces sirènes enchanteresses et pu assouvir ma grande curiosité d’entendre leur berceuse ensorceleuse.

Maureen K., 2nde section internationale, mai 2011.

bertrand.jpg



Devoir d'Emmanuel V. : 
 

Allitération en [s] : représente le vent qui siffle pendant la description de la forêt.

Rythme ternaire : renforce l’importance de l’entourage naturel.
 
 
 
 
 
 
 
 
Allitération en [t] : renforce l’empressement du au manque de temps.
Rythme ternaire : prouve et accentue le malheur du narrateur - poète
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Antithèse : montre le réel changement du narrateur - poète entre ce qu’il ressent et ce qu’il laisse paraître.
 
 

 


« Viens ! – Viens ! – Suis-moi et observe ! Vois-tu ces animaux qui bondissent joyeusement, ces fleurs colorées qui s’ouvrent sur ton passage, ces oiseaux qui chantent pour toi ? Même le vent, sifflant dans les branches des arbres, les accompagne dans leur éternelle joie.

                           «  Tu me reconnais, je suis une licorne, la dernière de Brocéliande la fameuse forêt enchantée, mais je me perds. La mélancolie devrait m’habiter, et pourtant c’est le contraire car tout comme la légendaire boîte de Pandore, je préserve en moi ce sentiment unique et indispensable : l’espérance.
 
« Viens ! – Viens ! – J’accomplirai bientôt mon dernier voyage le cœur léger, et je voudrais t’aider à laisser partir toutes tes peines, tout tes regrets, tout tes malheurs. Apaisé je veux que tu me quittes, pour que jamais tu ne puisses m’oublier. »
 
 
 
 
 
 
 

Ses paroles douces et agréables résonnaient à mes oreilles comme une cascade d’eau limpide. Elles me pénétraient et venaient se loger dans mon cœur où elles prenaient tous leur sens. Sans s’en être rendus compte, nous étions arrivés à la Fontaine de Barenton dont l’eau formait un magnifique arc-en-ciel, renforçant le côté mystique des lieux.
 
Mon amie me dit qu’il était temps pour elle de s’en aller, elle s’approcha de la fontaine et disparut, emportée par une brume dont les gouttelettes s’envolèrent une à une avec le vent, laissant place à un buisson d’aubépine, synonyme d’espoir. Désormais j’étais seul, perdu, immobile, mais je me savais entouré, retrouvé, agité au fond de moi-même.

Emmanuel V., 2nde section internationale, mai 2011.
 


 

 

+


Date de création : 21/11/2010 @ 17:30
Dernière modification : 22/06/2011 @ 17:37
Catégorie : Copies d'élèves 2010/2011
Page lue 858 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^