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Copies d'élèves 2010/2011 - Parcours de lecture : "Une vie", Maupassant (2nde 4 ; DS)
 Devoir de Léa D. :

Parcours de lecture n°1 sur Une Vie, de Maupassant


 

Parcours de lecture n°1: La structure du récit


 

Guy de Maupassant est l'auteur d'Une Vie. C'est un écrivain, nouvelliste, dramaturge et romancier du XIXème siècle. Il a vécu à l'époque du Réalisme et du Naturalisme, qui sont des mouvements littéraires qui expriment le plus fidèlement possible la réalité.


 

  1. Ordre, désordre, retour à l'ordre


 

La première partie de ce roman, de l'incipit à la fin du chapitre V, représente l'ordre. En effet, Jeanne, une jeune femme de dix-sept, sort du couvent. Elle est impatiente de voir le monde extérieur. Peu après son arrivée aux Peuples, la propriété familiale de Normandie où elle a passé sa jeune enfance, elle rencontre Julien, le vicomte de Lamare et tombe aussitôt amoureuse: « On se sépara avec beaucoup de compliments » (chapitre III), « il possédait une de ces figures heureuses dont rêvent toutes les femmes ». Quelque temps plus tard, le couple se marie et ils organisent un voyage en Corse qui se déroule à merveille.

Cette première partie du récit représente les rêves de Jeanne, qui sont accomplis aussitôt: « L'homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines » (chapitre VI). Cette phrase représente un rêve accéléré qui résume sa jeune vie.


 

La deuxième partie du roman, du chapitre VI au chapitre X, représente le désordre et les désillusions de Jeanne.


 

En effet, Jeanne s'ennuie profondément car elle ne voit presque plus Julien, qui la trompe avec sa servante, Rosalie. Lorsque Jeanne s'aperçoit que Julien a eu un enfant avec la servante: « C'est... c'est Rosalie qui... » (chapitre VII), « Vous (le baron dit à Julien) l'avez trompée avec votre servante ; cela est doublement indigne » (chapitre VII). Alors, elle tente de se suicider en sautant de la falaise: « Oh! sa vie était cassée, toute joie finie, toute attente impossible ; et l'épouvantable avenir plein de tortures, de trahisons et de désespoirs lui apparut ». Cette citation représente vraiment le désordre, car Jeanne ne sait plus quoi faire. Elle est perdue et le lecteur est tenu en haleine.


 

Ensuite, Jeanne tombe enceinte sans en avoir envie. Elle est dans une période de désespoir: « sensation intolérable dans le ventre » (chapitre X).


 

Au chapitre X, Julien trompe de nouveau Jeanne mais cette fois-ci avec Gilberte de Fourville, la femme du comte de Fourville, qui sont tous les deux issus de la noblesse locale. Guy de Maupassant nous révèle donc que Julien n'aime pas particulièrement Jeanne.

Enfin, Julien et Gilberte de Fourville meurent tragiquement, surpris par un abbé fanatique, l'abbé Tolbiac qui les voient en train de faire l'amour et les pousse dans le vide.


 

La troisième partie du roman représente le retour à l'ordre, mais aussi l'angoisse d'une mère.


 

Paul, le fils de Jeanne, la harcèle de lettre dans lesquelles il demande de l'argent. En effet, il a fugué à Londres où il a rencontré la femme de sa vie.

Jeanne, elle, se retrouve seule et demande de l'aide à Rosalie, qui se trouve finalement dans une meilleure position qu'elle.

Toutes deux déménagent à Batteville dans une maison de campagne et c'est là que Jeanne finira le reste de sa vie. Elle vivra vie paisible et prendra soin du fils de Paul.

Cette troisième partie représente le retour au calme car la vie de Jeanne n'est ni mouvementée, ni passionnante.


 

  1. Annonce à l'avance d'événements majeurs


 

Dans ce roman, à plusieurs reprises, nous pouvons observer un annonce à l'anvance d'événements majeurs, qui vont indiquer ou faire supposer aux lecteurs la suite de l'histoire.


 

Le premier exemple se situe au chapitre III. En effet, quand Jeanne rencontre le vicomte de Lamare, Jeanne laisse deviner le lecteur qu'il va se passer quelque chose entre eux deux: « On se sépara avec beaucoup de compliments ». Cette citation annonce leur mariage.


 

Le deuxième exemple se trouve dans l'incipit. En effet, les forces climatiques défavorables, la pluie, peut affaisser la perspective de bonheur qui menace sur le voyage. Voici quelques exemples: « mais la plus ne cessait pas », « bas », « chargé », pleines », « lourde ». Ces citations représentent l'étouffement de la perspective de bonheur et la préfiguration de la suite. En effet, Jeanne, dans le reste du roman, face aux malheurs, n'agira pas et restera passive.

 

Un autre exemple se trouve dans le chapitre VII. Il représente les désillusions de Jeanne et annonce sa mélancolie jusqu'à la fin du roman: « affaissement de ses rêves», « fermait la porte aux espoirs », « alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain, ni jamais ». Toutes ces citations amplifient le fait que Jeanne sera malheureuse toute sa vie. Aucun espoir n'est attendu par le lecteur.


 

De plus, un autre passage se trouve dans le chapitre VII: « et l'épouvantable avenir plein de tortures, de trahisons et de désespoirs lui apparut ». Cela montre que la suite du roman sera remplie de malheurs pour Jeanne.


 


 

En conclusion, le roman Une Vie est découpé en trois parties importantes. Ces trois parties représentent l'ordre (les rêves de Jeanne), puis le désordre (les désillusions) et enfin le retour à l'ordre (la vieille vie de Jeanne).

De plus, certaines citations sont des clés pour la suite du roman et entre autres les parties à venir.


 

On peut donc en conclure que ce roman est très structuré et organisé.

Léa D., 2nde section internationale, janvier 2011.

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Devoir d'Audrey D. (parcours n°2) : L'espace, les lieux et ce qu'ils symbolisent.


Plan :
Introduction
I ) La Normandie
a)      Les Peuples
b)      La mer
c)       La lande
II ) Autres lieux moins importants
a)      Le couvent
b)      La Corse
c)       Paris
d)      Batteville
Conclusion
 
Introduction :
Guy de Maupassant a marqué la littérature française de ses six romans réalistes et naturalistes. Il a longtemps vécu en Normandie, qui est un thème récurrent dans l’ensemble de ses œuvres.
Dans Une Vie, il dépeint la vie de Jeanne, jeune femme de la petite bourgeoisie, dont l’existence est jalonnée de misères et de désillusions. De ses dix-sept à ses quarante-neuf ans, l’héroïne a traversé différent lieux symboliques dans son existence.
I ) La Normandie
a)      La maison des Peuples
C’est le château où Jeanne a passé son enfance. Au début du roman, elle retrouve avec joie la propriété familiale et une vie pleine d’insouciance et de liberté commence pour elle, comme le montre la citation suivante : « une vie charmante et libre commença pour elle ». (Chap. II). Le château est un symbole de nouveau départ, après avoir passé cinq ans au couvent.
Mais plus tard, après son mariage avec Julien et son voyage de noce, sa vie deviendra monotone et le château un espace ennuyeux, puisqu’elle y vit désormais seule avec Julien : « la grande maison avait l’air de sonner le creux ». Cette vie triste et ennuyeuse continue jusqu’à la naissance de son fils Paul. Par la suite, elle a des problèmes financiers et se voit dans l’obligation de vendre la maison, en emportant seulement que quelques souvenirs. Elle y revient quelques temps plus tard, folle de joie, et goûte « avec délices les souvenirs qui lui reviennent » (Chap. XIV). Le château est l’objet de sa nostalgie, du bonheur passé de son enfance.
b)      La mer
 
·         A son arrivée aux Peuples après le couvent, la mer est un symbole de liberté et d’insouciance pour Jeanne, puisqu’elle y passe la plupart de son temps libre à rêver, à nager «  et où au bruit lointain des vagues, une plage, une houle berçait son esprit. » (Chap. II).
·         Par la suite, Jeanne et Julien font un promenade en mer jusqu’à Etretat, et pour la première fois, Jeanne et le vicomte échangent des propos intimes. Ils assistent ensuite au baptême d’un voilier nommé « Jeanne » et en sont le parrain et la marraine. La mer est en quelque sorte « témoin » de leur amour naissant.
·         Plus tard, lorsqu’elle déménage à Batteville, elle veut revoir la mer qui lui manque. La mer est même personnifiée : « qu’elle s’était mise à aimer comme une personne ». (Chap. XIII).
 
c)       La lande
Au moment où Jeanne découvre l’adultère de son mari, elle a envie de se suicider et traverse la lande à toute vitesse pour se jeter dans la falaise. Elle regrette le passé, elle est nostalgique, ce qui déteint sur la lande, décrite comme morte, déserte. En effet, « blanche comme la terre », « d’une blancheur terne, d’une immobilité figée, d’un silence infini .» sont autant d’expressions qui le prouvent.
 
II ) Autres lieux moins importants
a)      Le couvent
Dans l’incipit, Jeanne vient à peine de sortir du couvent, où elle a passé cinq années de sa vie. C’est un lieu clos, fermé, qui symbolise pour elle l’espoir et la rêverie. « Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps. » (Chap. I). Elle passe son temps à y rêver du prince charmant et d’une vie idéale.
 
b)      La Corse
La traversée de la Corse représente pour Jeanne un grand moment de bonheur. Elle est excitée par le voyage de noce et son amour avec Julien est à son apogée. Néanmoins, c’est le début des désillusions pour elle et d’une vie monotone. Elle découvre la sensualité de manière brutale, et Julien commence à laisser voir son caractère avare. Elle est désenchantée.
c)       Paris
Après une vie pleine de désillusions, Jeanne reporte toute son attention sur son unique fils Paul, au point de l’étouffer tellement que celui décide de fuguer. Il part à Londres, puis à Paris, ne donnant que des nouvelles brèves. Jeanne éplorée, décide de le revoir et se rend brièvement à Paris pour le retrouver. Elle s’attend à lors à retrouver son fils adoré, mais lorsqu’elle apprend qu’il n’y vit plus, elle sombre dans un profond chagrin. Paris est encore une fois un symbole de désillusions et de tristesse pour Jeanne.
d)      Batteville
A la fin du roman, Jeanne ayant tout perdu (ses parents, son mari, son fils, sa maison…), c’est sa servante et sœur de lait Rosalie qui va la reprendre en main. Elle l’accueil dans sa maison à Batteville, s’occupe d’elle et c’est désormais là que vit Jeanne. Son fils Paul, lui envoie une lettre lui promettant de revenir, et lui confie sa fille. Ce lieu est symbolique d’un nouveau départ dans l’existence de Jeanne, peut-être meilleure dans les années qui vont suivre…
Conclusion 
Pour conclure, on peut dire que l’héroïne du roman a traversé de nombreux lieux qui ont tous un symbole dans sa vie. La Normandie est en effet un thème récurrent dans l’œuvre de Maupassant.
 
Audrey D., 2nde section internationale, février 2011.



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Devoir de Manon D. (parcours n°2 : L'espace, les lieux et ce qu'ils symbolisent).

Guy de Maupassant, écrivain français, est né en 1850 et mort en 1893, à cause d’une maladie qui le rendait fou : la syphilis. Gustave Flaubert
 
l’a beaucoup aidé durant sa carrière littéraire. Le mouvement « dominant » de cette époque est le Réalisme, suivi du Naturalisme. Tout deux

sont des
mouvements artistiques modernes et littéraires qui réagissent contre le sentimentalisme romantique. Maupassant cherche à imposer la réalité telle qu’elle est  dans Une Vie, publié en 1883. Plusieurs lieux symboliques sont évoqués, qui enrichissent le thème de la réalité que Maupassant cherche à diffuser, comme la Corse, le couvent, les Peuples…

 
Axe de Lecture 1 : Départ du Couvent, Arrivée aux Peuples

a)      L’espoir de liberté
Jeanne quitte le couvent où elle a passée plusieurs années. Attendant le grand départ, elle regarde par la fenêtre, une frontière entre cet espace clos et l’espace ouvert, une action symbolique du fait qu’elle quitte le couvent, lieu clos, pour tenter de vivre sa vie : « Jeanne […] s’approcha de la fenêtre ».
Jeanne est pleine d’espérance pour la suite de sa vie. C’est une jeune fille romantique qui rêve du bonheur de la vie et qui cherche la liberté : « Jeanne […] libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps » (Ch.1). Elle est incapable de s’adapter à la réalité de la vie.

 
b)      L’annonce de futurs problèmes
Malgré l’espérance optimiste de Jeanne d’un futur libre et joyeux, on perçoit des ombres sur cette perspective de bonheur. Il y a des forces climatiques défavorables sur lesquelles Jeanne ne peur agir, ce qui laisse à constater une préfiguration des malheurs qui auront lieu dans la suite de sa vie : « la pluie ne cessait pas » et « pour la centième fois, elle interrogea l’horizon ». Dans les citations « les maisons buvaient l’humidité » et « faisait suer les murs », une thématique de menace semble peser sur son bonheur, puisque les verbes « buvaient » et « faisait suer » paraissent être des actions « forcer », ce qui annonce des souffrances futurs.
Mais la pluie n’a finalement pas empêchée le voyage à avoir lieu. Jeanne a quittée le couvent et est arrivée à son manoir, les Peuples, sans aucuns problèmes. 

 
c)       L’arrivée aux Peuples
La vie libre que Jeanne avait tant attendue est enfin arrivée : « Une vie charmante et libre commença enfin pour Jeanne » (Ch.2). La moindre petite chose la rend heureuse, et elle vit agréablement sa vie passionnante : « Elle lisait, rêvait et vagabondait […] Elle semait partout des souvenirs […] Elle se mit à prendre des bains avec passions… » (Ch.2).
Plus tard, elle rencontre Julien de Lamare dont elle tombe amoureuse, et avec qui elle se marie, bien que ça c’est passé affreusement vite. Elle n’a pas eu le temps de vraiment connaître Julien, ce qui lui amènera de nombreux autres problèmes plus tard, mais pour le moment, elle est ravie de tous ce qui lui arrive.
 
 
Axe de Lecture 2 : La Corse et le Retour
Bien que la vie de Jeanne paraisse être pour le mieux, elle ne fait que s’améliorer à la rencontre de Julien. En l’espace du quelques semaines, elle a quittée le couvent, s’est senti mieux que jamais entourées de ses souvenirs d’enfances aux Peuples, est tombée amoureuse, et s’est mariée. Cela semble précipité, et en effet, cette précipitation lui apportera du malheur plus tard.
 
a)      La Corse
Jeanne et Julien passe leurs voyages de noce en Corse. Ce lieu est très symbolique car c’est en Corse que Jeanne va découvrir l’amour, ses plaisirs, et la sensualité. Elle découvre Julien sous un nouveau point de vue, qui au début lui déplaisait et la rendait mal-alaise, mais auquel elle s’est vite attachée : « Le reste de son voyage ne fut qu’un songe, un enlacement sans fin, une griserie de caresses .Elle ne vit rien […] Elle ne regardait plus que Julien » (Ch.5).  
Jeanne ne veut pas retourner aux Peuples ; elle adore ce nouveau style de vie en Corse : « Elle retarda de quatre jours encore le voyage de rentrée. Il lui semblait qu’elle venait d’accomplir le tour du bonheur ». Mais ils s’en allèrent enfin.
 
b)      Le Retour aux Peuples
Dès le retour de Jeanne et Julien, Jeanne perçoit un changement de personnalité chez Julien. L’Homme doux et attentif qu’elle avait connue en Corse ne lui adressait presque plus la parole, comme si leur voyage n’avait jamais eu lieu. Elle tombe donc dans une légère dépression ; légère car pour l’instant, tout ne va pas au plus mal : ce n’est que plus tard que les vrais drames commencent. « Alors elle s’aperçut qu’elle n’avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire » (Ch.6). D’un coup, sa vie devient monotone et ennuyeuse.
En plus de ce changement de comportement de Julien, et changement de vie pour Jeanne, d’autres éléments tragiques ont lieu. Jeanne découvre que Rosalie, sa servante, et Julien ont des relations sexuelles, et que Rosalie est enceinte de lui. Julien entretient aussi des rapports sexuels avec la comtesse de Fourville. La mère de Jeanne meurt, et son fils, Paul, s’enfuit. Ces événements l’a pousse à s’enfuir dans la lande, la campagne. Ce lieu peut aussi être considéré comme symbolique, puisque c’est en ce lieu ci que Jeanne décide de mourir : « Autant mourir, ce serait fini tout de suite ».
 
c)       Un nouvel espoir
Après avoir été sauvée et être tombé gravement malade, Jeanne a perdue tout espoir.  Quand sa maison, les Peuples, est vendue, et qu’elle ne sait plus comment elle va s’en sortie, où elle va habitée, vivre, Rosalie « réapparaît ».  Elle décide de « prendre Jeanne en main » et l’héberge chez elle. On voit apparaître une petite touche d’espoir à la fin du dernier chapitre, comme si tout pourrait enfin s’arranger.
 
 
Manon D., 2nde section internationale, février 2011.


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Devoir de Lorna C. : 

Parcours de lecture sur OI 1 : Une vie, de Maupassant
Parcours 3: La dimension réaliste et naturaliste du roman
 
              I.Réalisme et Naturalisme
Dans Une vie, roman écrit au XIXème siècle par Maupassant, l’appartenance de l’auteur aux mouvements naturaliste et réaliste est évidente à de nombreuses reprises. On peut s’en rendre compte lorsqu’on rencontre les différents personnages, mais aussi lors de la description de certaines situations.
 
1)Les personnages
Dans Une vie, il y a de nombreux personnages qui illustrent les thématiques du Réalisme et du Naturalisme, qui sont en opposition avec le mouvement précédent, le Romantisme.
Voici les quatre plus révélateurs :
 
a)Julien: Le vicomte de Lamare est un personnage purement réaliste, contrairement à sa femme, Jeanne. La description de ses actes est fidèle aux vœux du Réalisme, qui se veut le plus vrai possible. En effet, lors de leur première nuit ensemble, Julien possède Jeanne « violement » (ch.4). Julien est décrit réellement, comme sont les hommes à cette époque. Il est mesquin et avare, comme le montre le passage où Jeanne demande de l’argent à son mari, qui s’en trouve « mécontent » (ch.5). Julien est donc, de par son aspect médiocre, un personnage réaliste, alors que l’abbé Tolbiac est un personnage d’une dimension plus naturaliste, dont le fanatisme religieux entraine des actions décrites avec un naturalisme étonnant.
 
b)L’abbé Tolbiac: L’abbé Tolbiac est le remplaçant de l’abbé Picot, un homme tolérant et sympathique. Tolbiac est tout le contraire de Picot, dépeint comme « emphatique » et « violent » (ch.10). Le meilleur exemple de sa violence est le meurtre de la chienne qui mettait bas. En effet, l’abbé était contre toute reproduction, et donc s’est enragé à la vue de la chienne : « Il commença à l’assommer », « il monta dessus, la piétinant » (ch.10). Le naturalisme de cette scène et le fait que la réalité d’une psychologie dérangée (celle de l’abbé Tolbiac) ne soit pas euphémisée démontre la  dimension naturaliste et réaliste du roman, elles même illustrées par la personne de Rosalie.
 
c)Rosalie: Rosalie est la servante et sœur de lait de Jeanne. Elle peut être considérée comme la représentante du sous-titre du roman « L’humble vérité » car elle est d’origine modeste (« humble ») et s’adapte très bien à la réalité de la vie (« vérité »), contrairement à Jeanne. Sa dernière intervention, la dernière du roman, est une définition du Réalisme et du Naturalisme, ce qui en fait évidement une égérie de ces deux mouvements : « La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit. » (ch.14). Cette réplique est adressée à Jeanne, qui elle a une version beaucoup plus romantique de la vie.
 
d)Jeanne: Jeanne est l’héroïne de cette histoire. Elle est aussi une antithèse à tout ce roman, étant donné qu’elle est un personnage romantique (projection de ses sentiments tristes sur la nature : « Le ciel était chargé d’eau » (ch.1) ; mais aussi heureux : « Le soleil […] inondant de clarté » (ch.14)). Le fait que le personnage principal d’un roman naturaliste et réaliste soit romantique, et donc une antithèse à toute l’histoire et à sa vie en elle-même, renforce la dimension réaliste et naturaliste de ce roman.
 
2)Une situation réaliste et naturaliste
 
Dans le chapitre VII, Jeanne se rend compte que son mari la trompe avec sa servante, Rosalie. Survient alors une des situations les plus réaliste et naturaliste du roman, exposée de manière « quasi-scientifique » (preuve de la présence des deux mouvements)
Jeanne, choquée par cette révélation, s’enfuit dans la lande normande enneigée, en pleine nuit, vêtue seulement de sa robe de chambre.
Sa réaction au froid et au choc émotionnel est alors décrite de façon médicale.
Est d’abord décrite l’anesthésie causée par le froid : « elle ne sentait plus rien. », « inerte d’esprit comme de corps ».
Puis on assiste à une torpeur de la part de Jeanne : « s’accroupit », « palpitant », « sursauts précipités » (expressions qui appartiennent à un registre du haut degré, ces réactions étant surprenantes mais réelles).
 
En conclusion, la dimension réaliste et naturaliste de ce roman est illustrée par les personnages et une situation qui sont décrits de manière réaliste et naturaliste.
 
 Lorna C., 2nde section internationale, mars 2011.


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Devoir de Julie D. :

        
 
Introduction
 
Le réalisme est un mouvement littéraire du XIX siècle qui cherche à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans artifice et sans idéalisation, choisissant ses sujets dans les classes moyennes ou populaires, en s’inspirant de faits scientifiques.
Il s'oppose ainsi au romantisme, qui a dominé la première moitié du siècle, et au classicisme.
Guy de Maupassant est l’un des grands auteurs du XIX siècle né en 1850 et décédé en 1893, c’était un homme de nature pessimiste influencé par Flaubert. Une Vie est le tout premier roman de Maupassant, publié en 1883, il présente un tableau de la condition féminine au XIX siècle. Cet œuvre rapporte les événements affectant le destin de Jeanne, une vie sans espoirs. Cette vision pessimiste du monde et d’une société est marquée par le code civil et l‘Inégalité des sexes.
 
I / Les lieux étrangers à Jeanne que le lecteur  découvre avec elle
 
         A)   La Corse
 
         C’est la destination que Jeanne a choisie pour son voyage de noces. Avant de s’y rendre, ils passent par Marseille,  c’est le premier lieu où Jeanne et Julien se retrouvent seuls, ce voyage leur permettra de se rapprocher intimement .A l’Arrivée sur la côte en Paquebot, Jeanne s’exclame aussitôt «  La Corse ! Les maquis ! les bandits ! les montagnes ! la patrie de Napoléon » cet enthousiasme est suivi de sa pensée :«  Il semblait à Jeanne qu’elle sortait de la réalité pour entrer,  toute éveillée dans un rêve. » (Chap. V). En effet, Maupassant montre que Jeanne idéalise cette découverte par le biais du réalisme subjectif, en l’introduisant par  des hyperboles « sortait de la réalité »  , « un rêve » qui qualifient l’entrée dans un nouveau monde : la Corse. Cet idéalisme exacerbé dévoile la grandeur de l’excitation et de l’émerveillement de Jeanne face au paysage : « Le premier arbre qu’elle vit fut un palmier ». L’auteur cherche à faire ressentir ce rayon de bonheur et de joie qui la traverse momentanément, il vit les choses à côté d’elle et nous les transmet de manière enfantine pour donner plus de gaieté. Malgré la découverte de la dureté et la violence de son nouveau mari, elle paraît heureuse sur cette île. On semble la voir revivre. Cependant elle est angoissée et soumise à son propre mari « elle ne disait plus rien, les yeux baissés.» .Face à Julien, elle se fait toute petite, elle n’ose pas le contredire, l’argent que sa mère lui avait donné pour profiter de  son voyage est conservé par Julien, qui se révèle avare.
 
 
             B)   La maison de Batteville
 
 
        «  Une petite maison de briques bâtie au milieu d’un verger planté de poiriers, quenouilles, sur le bord de la grande route «  (Chap. XIII) . Jeanne s’y plut dans les premiers temps.
      A l’arrivée elle se sent heureuse, comme si une nouvelle vie pleine d’espoirs commençait pour elle, tout en rêvant de revoir son fils à ses côtés. Mais ces désirs s’estompent rapidement car Rosalie la persuade de regarder en face la piètre réalité qu’elle doit surmonter.
      Elle tombe dans le regret, la mélancolie s’installe. «  Jeanne ne s’accoutumait guère à Batteville », elle se rend compte que  tout lui manque, elle ne se sent plus chez elle, la maison lui semble étrangère, même elle se sent étrangère à elle même. C’est de la qu’elle repart de désillusions en désillusions …
 
 
           II / Ses repères
    
 
           A)   Les peuples
 
          La maison de la famille Le Perthuis des Vauds, est le lieu le plus chère de Jeanne, où elle grandit jusqu’à douze ans et est de retour à l’âge de dix sept ans. 
      C’est le seul endroit où elle se sent chez elle, malgré la direction de Julien lorsqu’il prend en main la maison. C’est sa résidence principale, quand Rosalie lui ordonne de la vendre elle est contre, « elle se promena toute seule (…) apportant une distraction triste dans sa vie more et sans attentes » (Chap. XII) La maison des peuples est son véritable logis, une protection et un abris. La description des Peuples change en fonction de l’humeur de Jeanne. Les alentours sont personnifiés ainsi que le temps et l’atmosphère. Ils semblent s’égayer quand Jeanne est pleine de projets, mais dépérissent quand elle se retrouve sans espoirs. Parfois même ils préfigurent la malédiction qui s’abat sur Jeanne. Par exemple au début du roman Jeanne, sortie du couvent, projette son bel avenir, mais le mauvais temps nous indique que ses espoirs ne tiendront pas longtemps.
     Les peuples reflète les sentiments et les pensées de Jeanne qui sont la plus part du temps mélancoliques et nostalgiques, l’auteur fait référence au Réalisme subjectif de Jeanne qui voit le monde la détruire alors qu’elle pourrait réagir.
      Lorsqu’elle quitte les peuples (excipit de l’œuvre), le lecteur se pose certaines questions : Réussira-t-elle à tenir et à rester heureuse ?
      En effet c’était sa seule attache solide.
 
 
          B)   La Mer
 
     L’une de ses plus grandes amies, Jeanne lui parle, elle la personnifie .Elle ne trouve personne à qui se confiait, la Mer sera sa seule amie.
      Quand elle la quitte, elle ressent un immense manque.
       « Ce qui lui manquait si fort c’était la mer, sa grande voisine depuis vingt-cinq ans, la mer avec son air salé, ses colères ». En effet la mer est dédoublée, lors de son voyage en Corse , elle se répand tout autour d’elle comme si elle tentait de la protéger, lors de son possible suicide sur la lande elle se trouve juste en bas , prête à la rattraper.
       Elle est presque omniprésente, si ce n’est lorsqu’elle déménage à Batteville, pendant quelques jours, elle cherche « un besoin », et enfin elle trouve la cause de ce manque c’est la disparition de la mer, sa propre mer.
      Elle s’y attache tout au long du récit. Peut être l’a-t-elle remplacée par sa propre mère qui la déçut de par ces réactions.
 
 
            C)   La lande
           La lande se trouve à quelques pas de la maison des Peuples. Elle est peu évoquée mais elle représente un des seuls moments d’action dans la vie monotone de Jeanne.
     Quand elle découvre Rosalie dans le lit de Julien, elle fuit dans la lande normande désespérée et horrifiée par la liaison entre Julien et Rosalie.
      «elle suivit la grande allée, traversa le bosquet, franchit le fossé et partit à travers la lande » Elle se précipite jusqu’au bord de la falaise. Arrivée là, elle s’arrête et s’accroupit. « Le trou sombre devant elle la mer invisible et muette exhalait l’odeur salée de  ses varech à marée basse », la mort est donc projetée, vue d’une façon obscure et noir. Elle est donc envisagée, mais pas encore déterminée, le lecteur tangue entre la vie et la mort définitive de Jeanne.
       Elle est prête à « s’élancer » mais la pensée de ses chers parents l’envahit et elle « retombât mollement dans la neige ».  (Chap. VII)
      Cette fuite en direction de la lande et l’arrêt face au précipice crée un certain suspense chez le lecteur qui pense directement à la mort.
 
       III / Le couvent
     
     Le père Simon envoit  sa fille Jeanne cinq ans au couvent Sacré-Cœur à Rouen, il croit bien faire mais il la prive de toute liberté. Elle est triste et malheureuse mais  à sa sortie elle se sent « libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps», pleine de projets et d’espoirs. Pourtant elle n’a encore eu aucune éducation, elle est sans connaissances, « ignorée et ignorante des choses humaines ». Ce vide de savoirs est la cause de certaines réactions et inactions.
      En effet elle gardera toute sa vie un raisonnement d’enfant et même certaines réactions semblables à un enfant, c’est une femme fataliste. Sa vie ne peut que être malheureuse face à un mari violent, avare et infidèle.
 
 
        Conclusion
      Tous ces lieux sont plus ou moins évoqués dans le roman mais chacun joue un rôle  important dans la vie monotone de Jeanne.

Julie D., 2nde section internationale, mars 2011.

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Devoir d'Emma L. :

 
 
Parcours 4 : La temporalité et la représentation de la société de l'époque.
Guy de Maupassant est un écrivain français né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques et mort le 6 juillet 1893 à Paris. Il a marqué la littérature française par ses six romans dont Une Vie, son premier roman qui est paru en 1883 et qu'il a mit six ans à écrire. Guy de Maupassant appartient au mouvement littéraire du Réalisme. Il s'agit d'un mouvement littéraire qui décrit le réel à différents degrés et qui s'intéresse particulièrement à la bourgeoisie.
I) Organisation dans le temps.
Ordre chronologique : Tout au long du roman, les évènements sont racontés de manière chronologique et de façon structurée. En effet, dans l'incipit, Jeanne apparaît telle une jeune fille de dix-sept ans prête à quitter le couvent de Rouen où elle est rentrée à l'âge de douze ans. L'auteur nous informe sur la date précise de son départ comme le montre "Elle cueillit sur le mur le petit carton divisé par mois [...] la date courante 1819 [...] rayant chaque nom de saint jusqu'au 2 mai, jour de sa sortie du couvent" (Chap.1)
De même, le roman présente une datation précise lorsque le mariage de Jeanne et Julien est fixé au 15 août avec "Il fut convenu que la cérémonie aurait lieu dans six semaines, au 15 août" (Chap.2) Ici, le lecteur peut se rendre compte de la notion de temps restant avant le jour de la cérémonie. Le texte présente de nombreuses indications temporelles qui aident le lecteur à se situer dans l'histoire et le temps, telles que les expressions "Le printemps était venu", "Le baptême eut lieu vers la fin août"et "Dans les premiers jours de septembre" le montrent. Plus le lecteur avance dans sa lecture, plus Jeanne gagne en âge et vieillit. A la fin de l'histoire, dans l'excipit, elle n'est plus qu'une femme âgée, meurtrie par le temps et perdue dans ses souvenirs douloureux "Et parfois encore elle oubliait un moment qu'elle était vieille [...] elle bâtissait, comme jadis, à seize ans" (Chap.4)
Toute sa vie, Jeanne vivra dans le passé et dans la mélancolie du souvenir du bonheur qu'elle aura brièvement effleuré lors de son voyage en Corse. "Elle revivait dans le passé" (Chap.14) "Puis elle songeait aux douces années de l'enfance de Paul" (Chap.14) A maintes reprises aussi, elle se projette dans le future, notamment dans l'incipit "rêvait" (Chap.1)
Ellipses narratives : Certains passages et moments vécus de Jeanne sont tus ou ne sont que mentionnés. Cela permet une accélération dans le temps et évite au lecteur d'éprouver un certain ennui. Certains le font bien ressentir, tels que : "Quand ils redescendirent, une heure plus tard, elle n'osait plus passer devant les gens" (Chap.4), "Ils repartirent et commencèrent à descendre, en contournant le golfe de Sagone. Vers le soir, il traversèrent [...]" (Chap.4)
II) Les différentes classes sociales.
Le roman présente trois classe sociales : La Noblesse, Le tiers-état et le Clergé, de manière très réaliste au XIXème siècle.
.La Noblesse : Guy de Maupassant critique fortement cette classe sociale qui est en déclin. Il montre l'existence de contrastes dans cette même classe sociale en dégradation. La famille le Perthuis des Vauds représente des personnages qui ne parviennent guère à s'intégrer dans la nouvelle société. Le baron Simon-Jacques est naïf et est un homme de bon fond. En opposition, Julien de Lamare est un homme opportuniste qui profite de la richesse des parents de Jeanne et qui se montre avare, perfide et vaniteux. Il trompe Jeanne à maintes reprises avec Rosalie, la soeur de lait et servante, et la comtesse de Fourville, soit disant "amie" de Jeanne.
Le Clergé : Il existe de nombreuses tensions entre l'Etat et l'Eglise qui aboutiront à leur séparation en 1905. Les élections de 1881 sont un succès pour les républicains de gouvernement et la IIIe République est mise en place.  Les républicains convertissent la jeunesse aux idées républicaines par la « séparation de l'Eglise et de l'école » et par le développement de l'instruction. Maupassant présente deux hommes d'Eglise que tout oppose.
L'abbé Picot, ami de la famille le Perthuis des Vauds. C'est un homme charitable, apprécié de tous.
Contrairement à l'abbé Picot, l'abbé Tolbiac est un homme froid, jeune mystique intransigeant qui ne tarde pas à se faire détester de tout le monde.
 Le Tiers-état : Bien que n'étant pas dominant, il apparait à plusieurs reprises dans le roman. Notamment à la mort de Gilberte et de Julien. Le peuple a tendance à beaucoup critiquer Jeanne. Mais le tiers-état est aussi évoqué par les personnages que représentent les Couillards, les Martin et Désiré Lecoq.
La société est présentée de manière réaliste. Guy de Maupassant est honnête quant au mode de vie et classes sociales du XIXème siècle. Il ne fait évoluer qu'un seul personnage, Rosalie, qui connaît une ascension sociale importante. Après avoir été contrainte de quitter les peuples due à la naissance de son enfant, dont le père était
Julien, elle revient aider Jeanne, devenue plus forte qu'elle, après plus de vingt ans d'absence.
 
 
  Emma L., 2nde section internationale, mars 2011.


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  Devoir de Fantine B. : 

 
Parcours de lecture n°3, devoir surveillé
OI : Une vie de Maupassant (1883)
 
Maupassant, est un écrivain français du XIX ème siècle, il s’adonna en 1883 à l’écriture de son premier roman : Une vie, résulte de ce livre un chef d’œuvre réaliste. E n effet, le réalisme et le naturalisme sont tous deux, deux mouvements très importants de l’époque qui font partis intégrante de roman Une vie . Ces mouvements, visant à dépeindre la réalité telle qu’elle est , sans artifices et sans idéalisations,  se situent en réaction au romantisme extrêmement sentimental. Le naturalisme , lui, est une forme encore plus poussée de réalisme, qui vise a évoquer des descriptions casi scientifiques . De cela en découle alors deux parties :      I) Jeanne, victime de son époque, ainsi que
II) Le réalisme du cadre spatio temporel
 
I)                    Jeanne, victime de son époque
a)      Ses rêves en début de vie
 
Jeanne, a l’âge de dix-sept ans sort du couvent où elle est rentrée à l’âge de douze ans. Son « exil » fut jalonné de rêve, plein d’imagination sur un futur heureux et paisible, de plaisir et d’amour. Ces plaisir et ces désirs furent intenses lors de son retour au peuple où elle passa une nuit entière rêvant à un futur mariage plein de joie. Elle rencontre alors Julien sur qui elle fonde tous ses rêves et ses attentes, mais suite à ce mariage trop longtemps attendu et beaucoup trop idéalisé elle se rend compte bien vite de la triste réalité que lui apportera son mariage avec Julien.
 
b)      Un mariage idéalisé et bien vite la réalité la rattrape
 
Lorsque , Jeanne se rend compte de la réel personnalité de Julien, à savoir qu’il est hypocrite , avare , égoïste et infidèle, tous ses rêvés s’effondres et la réalité du mariage qu’elle devra désormais subir lui fait face. Jeanne dans sa tête est romantique, elle est en décalage par rapport à la réalité. On pourrait la comparer au mouvement littéraire romantique contré par l’arrivée du réalisme, Jeanne pleine d’espoir vivant dans ses rêves comme lorsque le narrateur omniscient au chapitre IX nous informe : «  Il se regardèrent d’un de ces regard fixes, aigus, pénétrants où deux âmes croient se mêler ». Le verbe « croire » nous montre que jeanne est dans une illusion amoureuse. Mais la réalité de l’œuvre la rattrape bien vite lorsque Jeanne, découvrant les adultères de Julien ne supporte plus cette sensation, et pense à se tuer en haut de la falaise. C’est la chute de beaucoup de ses illusions et le naturalisme d’écrivant son état au chapitre VII : « inerte d’esprit et de corps ; puis tout à coup, elle se mit à trembler, mais a trembler follement » les faits médicaux qui en démorde comme la prostration ou les convulsions nous démontre le naturalisme de la scène. Il y a ici une présence de naturalisme comme pour accentuer le choc de Jeanne. Le réalisme est une forme moins poussée que le naturalisme. L’application ici de la plus intense de ces mouvements témoigne également de la volonté de l’auteur de contrer le romantisme de Jeanne, de la désillusionner.
 
c)       Les valeurs de la famille, une nouvelle fois blessées
 
Jeanne, se sentant seule et trompé, décide de se pencher entièrement sur les valeurs de la famille.                  Elle a demande a se retrouver dans un cocon a nouveau, refusant la réalité. Elle donne tous son amour à son fils qui, sûrement également par la volonté de l’auteur, la déçoit, ici encore elle pert ses illusions de bonheur, il y a une volonté de la faire ouvrir les yeux sur le monde réaliste et non plus romantique. Le fils, représente la jeunesse, la modernité, c’est lui qui vit avec son temps, dans la réalité, la dure vie et lui aussi par ses nombreux problème relationnel avec sa mère tente de changer les choses. A cela s’ajoute les parents de Jeanne. En effet, à la mort de sa mère Jeanne relit plusieurs lettres qui lui était destinées suite a cette lecture Jeanne découvre que sa mère elle aussi avait connu l’adultère. Jeanne se sent alors seul au monde dans cet univers romantique qu’elle c’était construit et qui maintenant la détruit de jour en jour . Ces nombreux coups durs lui font alors perdre la foi en sa religion.
 
d)      La dure réalité rattrape une foi de fer
 
Jeanne a toujours était très croyante mais le remplacement de l’abbé picot par l’abbé Tolbiac, hypothétiquement le remplacement du romantisme par le réalisme , la dégoûte et elle pert alors sa foi religieuse et se replie sur elle-même.
Jeanne est alors vidée de tout substance, ces illusions et ses rêves sont tous perdus et la laissent vide. Elle retrouve du réconfort auprès de Rosalie la seule qui avait les pieds sur terre, vivant avec son époque et n’attendant rien de sa vie, elle n’a pu que allez de satisfaction en satisfaction , a l’inverse de Jeanne qui avait tous imaginé en avance et tous enjolivé , celle-ci ne pouvait que ce trouver déçue de la réalité des événements.
 
II)                  Le réalisme du cadre spatio-temporel
 
Précédemment nous avons pu voir à quel point le personnage principal est victime du réalisme et de son époque anti romantique, mais il n’y a pas seulement les personnages qui sont réaliste et sans artifices. Le cadre, les paysages mais également le temps étaient également décrits de manières très réaliste et naturaliste.
 
a)      Les conditions atmosphériques et chronologiques
 
Les dates dans le roman d’ une vie sont extrêmement précises et rationnels, tous est daté , comme par exemple : « le 2 mai 1819, jeanne sort du couvent » « 15 aout 1819 » date du mariage, « juillet 1820 » jeanne accouche de Paul. Les dates précises permettent de nous repérer dans le temps mais également de constater, ici, la rapidité des événements et d’émettre un jugement. Cela permet de nous démontrer de manière chronologique a quel point les événements sont rapides pour Jeanne et à quel point il s’enchaine , mettant en exergue la difficulté que Jeanne peut alors éprouve à vivre tous cela aussi rapidement.
Les conditions atmosphériques sont également très précises et peu embellies, les rapports ou les différences de temps sont décrits et nous permet d’analyser avec précision chaque événements. Le temps a beaucoup d’impact sur les sentiments de jeanne, les conditions atmospheriques varies et sont précises ce qui permet de faire de rapprochements avec d’autres moments du livre ou sur la vie de Jeanne, comme au chapitre 14 : « le soleil baissait vers l’horizon » il y a un parallélisme entre la fin de l’histoire de la vie de Jeanne. Il y a également des oppositions entre les conditions atmosphériques de l’incipit et de l’excipit : « pluie violente » pour l’incipit, « le beau temps domine » pour l’excipit. Mais quelques similarités quant à l’antithèse de l’excipit : «  le soleil […] inondant » ce qui est similaire a la pluie de l’incipit.
 
 
Le réalisme étonnant et la précision des dates et du temps nous permet de beaucoup mieux visualiser et se sentir dans l’histoire. Le réalisme et le naturalisme dans l’œuvre Une vie de Maupassant évidement frappant. En découle dans l’œuvre une volonté presque évidente de l’auteur de vouloir opposer romantisme et réalisme. Le personnage de Jeanne représente ce romantisme, il lui arrive de terribles épreuves toutes ayant pour but de la remettre dans le droit chemin qui est celui de la réalité. Les événements difficiles de ce roman témoigne également de la dure réalité de l’époque. La lecture de cette œuvre est bouleversante, tant sur le plan émotionnel que sur l’imagination des difficultés de l’époque. Les différences de sentiments rencontrés par le lecteur sont en grande partie liées au réalisme et au naturalisme présents dans Une vie .

Fantine B., 2nde section internationale, mars 2011.


 

 



 
 

Date de création : 29/01/2011 @ 13:42
Dernière modification : 13/03/2011 @ 13:01
Catégorie : Copies d'élèves 2010/2011
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