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Copies d'élèves 2010/2011 - Commentaires 2nde 10
Voici le poème que la classe de 2nde 10 devait commenter sous forme de DS en 3 heures, après l'étude du Romantisme en poésie et de la méthodologie du commentaire :

Invocation (in Méditations poétiques (1820)), d’Alphonse de LAMARTINE.
 
Ô toi qui m’apparus dans ce désert du monde,
Habitante du ciel, passagère en ces lieux,
Ô toi qui fis briller dans cette nuit profonde
Un rayon d’amour à mes yeux ;
À mes yeux étonnés montre-toi tout entière ;
Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin :
Ton berceau fut-il sur la terre,
Ou n’es-tu qu’un souffle divin ?
Vas-tu revoir demain l’éternelle lumière ?
Ou dans ce lieu d’exil, de deuil et de misère,
Dois-tu poursuivre encor ton pénible chemin ?
Ah ! quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie,
Ô fille de la terre ou du divin séjour,
Ah ! laisse-moi toute ma vie
T’offrir mon culte ou mon amour.
Si tu dois comme nous achever ta carrière,
Sois mon appui, mon guide, et souffre qu’en tous lieux
De tes pas adorés je baise la poussière.
Mais si tu prends ton vol, et si, loin de nos yeux,
Soeur des anges, bientôt tu remontes près d’eux,
Après m’avoir aimé quelques jours sur la terre,
Souviens-toi de moi dans les cieux !


Devoir de Léa P. :

        Le Romantisme est un courant littéraire qui apparut au début du XIX ème siècle en France. Alphonse de Lamartine, un des plus grands poètes Romantiques de son temps est l' auteur d' "Invocations" in Méditations Poétiques, écrites en 1820. Ce poème parle de l' amour et de la mort. Il relate particulièrement un amour infini pour une femme proche de la mort avec tous les regrets du poète.



        Tout d' abord, l' auteur porte un amour inaltérable à une jeune fille, personnage principal de ce poème. Elle est d' ailleurs dépeinte, dès le début du poème comme une allégorie de la beauté apparaissant avec "m'apparus dans ce désert" (v.1). Ce vers est de plus renforcé par l'allitération en [d], "dans ce désert du monde", mettant en évidence le fait que le poète se sentait seul avant l' appartition de la jeune femme, et qu' elle fut en quelques sorte sa sauveuse. L' anaphore "Ô toi" (v.1 et 3), suivie de l' antithèse "briller dans cette nuit" marquent l' amour passionnel de l' auteur pour la femme, comme si celle-ci était son étoile. Par ailleurs, le champ lexical de l' amour est présent dans "Invocation" avec les expressions "rayon d' amour" (v.4), "souffle divin" (v.8), "mon amour" (v.15), "tes pas adorés" (v.18), "m' avoir aimé" (v.21). Le poète idolâtre la jeune femme et désire lui "offrir son culte" (v.15), une expression hyperbolique.
        De plus, l' auteur projette ses sentiments sur les lieux alentours en faisant allusions à la vie et à la terre. Au vers 1, il parle de "désert du monde" qui est un oxymore. Cela souligne qu' il ne vit plus dans la solitude depuis l' arrivée de la jeune femme. Le mot "terre" est répété à plusieurs reprises aux vers 7, 13 et 21, une anaphore qui a pour but d' insister sur le fait qu' il redécouvre le monde grâce à la jeune fille. Il parle d' ailleurs du "ciel" (v.2), du "berceau" (v.7) tel une renaissance, et les expressions comme "fille de la terre" et "divin séjour" (v.13) symbolisent la vie, sur un ton appréciatif, grâce à ce sentiment amoureux.



        Cependant, "Invocation" relate aussi la fin de vie de cette jeune fille, ainsi que le mort en général. Dès le second vers, le poète la qualifie d' "habitante du ciel" comme si elle était au paradis, et "passagère en ces lieux" comme si elle ne faisait que "passer" un court instant de sa vie. Le rythme ternaire "ton nom, ton pays, ton destin" (v.6) fini par le destin de la femme, qui se révèlera tragique. Les vers 7 et 8 sont présentés sous forme de questions, l' auteur se demandait si elle était vivante ou morte. Le vers 9 est aussi une question. on parle normalement de "lumière éternelle" lors de la naissance d' un individu, mais elle peut être interprétée ici lors de la mort de la jeune femme. Cette interprétation est renforcée par les mots suivants, "d' éxil, de deuil et de misère", rythme ternaire et allitération en [d] représentant la mort avec ces sonorités dures. Le ton est dépréciatif notament vers la fin du poème avec "pénible chemin" (v.11) et "achever ta carrière" (v.16), un euphémisme afin de minimiser la notion brutale de la mort.
        En outre, la jeune fille va mourir et le poète nous montre sa douleur, sa peine et ses regrets. Lorsqu' il dit "si tu prends ton vol, et si loin de nos yeux" (v.19) démontre bien sa tristesse de perdre l' être aimé. Le début de ce même vers laisse supposer qu' il espère encore qu' elle ne prendra pas "son vol". L' auteur ferait tout pour combler la jeune femme, jusqu' à sa mort avec "je baise la poussière" (v.18). Il utilise de nombreus euphémismes afin d' atténuer la mort de la jeune fille avec "tu remontes près d' eux" (v.20). Les deux derniers vers relatent en quelques sorte la vie de ces amants. Après l' avoir aimé, lorsqu' elle était sur terre, encore vivante; le poète désire qu' elle se souvienne de lui lorsqu' elle sera aux cieux, morte. Cette interprétation est renforcée par les cesures à l'hémistiches telles que "de tes pas adorés / je baise la poussière" (v.18), qui imposent un rythme lent et doux, comme si on accompagnait la jeune femme vers la mort. L' auteur utilise, tout au long du poème des verbes à l' impératif tel que "vas-tu" (v.9), "dois-tu" (v.11), "sois" (v.17), "souviens-toi" (v.22), comme s' il la supplait de rester encore un peu, de ne pas mourir.



        Le poème "Invocation" reprend les grands thèmes du mouvement littéraire Romantique, c' est-à-dire le lyrisme amoureux et la mort. Ce poème expose l'extrème tristesse de l' auteur à perdre sa bien-aimée dans un registre lyrique. De nombreux auteurs tels que Victor Hugo ou Théophile Gaultier, suivront Alphonse de Lamartine dans sa quête du Romantisme.

 

Léa P., 2nde section internationale, avril 2011.



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Devoir de Maureen K. :

 

Le XIXème siècle est marqué par le Romantisme en art et en littérature. Le mouvement littéraire utilise souvent pour thème le lyrisme avec l’expression des sentiments, la nature et l’exotisme. Alphonse de Lamartine, grand poète de ce siècle, rédigea Méditations poétiques en 1820, recueil dont est extrait le poème « Invocation » en s’inspirant de son grand amour perdu, Julie Charles. « Invocation » retrace l’amour partagé entre le poète et une belle jeune femme. Cependant le poème est axé sur un lyrisme obscur mais également sur l’expression des sentiments forts exprimés par l’écrivain pour cette femme.
 
 
 
            Tout d’abord, les écrits d’Alphonse de Lamartine étant influencés par sa propre vie sentimentale, l’auteur utilise un lyrisme obscur, presque morbide, illustré par un ton dépréciatif et le champ lexical de la peine et de la mort avec des expressions telles que « désert » (v1), « nuit profonde » (v3), « exil » (v10), « deuil » (v10), « misère » (v10), « pénible chemin » (v11), « achever ta carrière » (v16) et « souffre » (v17). Au vers 10, le rythme ternaire « d’exil, de deuil et de misère » accentue la difficulté du passage de la mort de l’être aimé auquel il doit faire fasse, et la longévité d’un deuil certain, ce qui explique cette obscurité du poète.
            De plus, l’auteur doute et reste dans l’incertitude. Il se pose de nombreuses questions illustrées par une ponctuation interrogative aux vers 8, 9 et 11, et l’anaphore de la conjonction de coordination « ou » aux vers 8, 10, 13 et 15. Une autre ponctuation forte, le point d’exclamation, est utilisé à trois reprises : dans l’anaphore de l’interjection « Ah ! » (v12 et 14) qui montre encore une fois la pénibilité du sujet, et au dernier vers, « Souviens-toi de moi dans les cieux ! », ce qui lui donne une place très significative et accentue la pensée d’une mort inévitable qui va lui prendre sa bien-aimée. Lamartine n’a pas d’autre choix que de faire face à cette idée noire pour soutenir celle qu’il aime.
            Enfin, sachant qu’il ne reste plus beaucoup de temps à vivre à son âme-sœur, le poète accélère le rythme avec deux utilisations d’énumération ternaire aux vers 6 et 12 (« ton nom, ton pays, ton destin », « ton nom, ton destin, ta patrie ») qui utilise des termes semblables tels que « pays » et « patrie », et répète les mots « nom » et « destin ». Il ne veut p         as perdre ce temps précieux et veut profiter des jours qu’il reste à la mourante pour apprendre à la connaitre. C’est l’utilisation de la doctrine épicurienne face aux temps qui s’enfuit.
 
 
 
            Malgré les idées sombres qu’apporte la mort à Lamartine, ce dernier n’en reste pas moins amoureux et idolâtre la femme qu’il aime.
            Il décide tout d’abord de se consacrer entièrement à elle et lui est complètement dévoué. Il nous le montre avec les termes « T’offrir mon culte » (v15) et « mon amour » (v15), « un rayon d’amour à mes yeux » (v4) et enfin « de tes pas adorés je baise la poussière » (v18). Il lui dédie son temps et son amour au vu des jours qu’il lui reste à vivre .
            Puis, le poète fait un éloge au sujet de cette femme qu’il considère comme son idole. Il met en avant un champ lexical de la divinité au ton appréciatif comme le prouvent les expressions hyperboliques « Habitante du ciel » (v2), « Briller » (v3), « souffle divin » (v8), « éternelle lumière » (v9), « divin séjour » (v13), « pas adorés » (v18), « Sœur des anges » (v20) et « les cieux » (v22). Il l’a définit comme une allégorie sur terre des anges que l’on trouve au paradis.
            Enfin, ce personnage angélique que nous décrit Lamartine, est à elle seule une contradiction, retranscrite dans le poème par l’antithèse « toi qui fis briller dans cette nuit profonde » (v3), l’utilisation d’un ton appréciatif opposé à un ton dépréciatif et renforcés par des champs lexicaux eux aussi opposés tel que ceux de la peine et la mort et celui de la divinité. Lamartine pense que cette Terre est terrifiante, ténébreuse, où la simple idée que la mort puisse exister ne convient pas à cette être supérieur, qui, dans un monde juste, aurait droit à la pérennité. Cette idole vivante n’aurait jamais dû souffrir car elle est trop importante pour ce monde destructeur. Il oppose également une allitération douce en [l] (« souffle » (v8), « l’éternelle lumière » (v9), « lieu » (v10), « exil » (v10), « deuil » (v10)) qui exprime sa délicatesse, à une allitération dure en [t] (« étonnés » (v5), « montre-toi tout entière » (v5), « ton » répété trois fois (v6), « ton » (v7), « fut-il » (v7), « terre » (v7)) qui traduit un martellement obsessionnel exercé par une mort arrachant des vies sur terre et détruisant celle des proches de ses victimes. L’opposition est donc très marquée dans ce poème tout comme la mort d’un être cher .
 
 
 
              Les sentiments de Lamartine à l’égard de cette femme divine sont interrompus par une mort inévitable de l’être chéri, ce qui nous explique un lyrisme obscur quoique amoureux. Les différents auteurs Romantiques tel que Victor Hugo ou Gérard de Nerval font souvent paraître les tragédies et les drames qu’ils vécurent dans leurs écrits comme un thème récurrent dont ils s’inspirent.


 

Maureen K., 2nde section internationale, mai 2011.



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Devoir de Léa K. : 



           Au XIXème siècle, un nouveau mouvement littéraire s'impose en France, ainsi que dans d'autres pays, le Romantisme. Il s'oppose aux idées strictes du Classicisme et prône de laisser place à l'expression des sentiments et des sensations. Les thèmes principalement abordés sont le Moi du poète, l'exotisme, le goût du passé et la nature. Alphonse de LAMARTINE, qui est né en 1790 et mort en 1869, est l'un des plus grands écrivains romantiques. Il a notamment écrit le recueil de poèmes Méditations poétiques en 1820, dont est extrait le texte à commenter. Le poème «Invocation» évoque les sentiments de l'auteur envers une femme, qu'il a rencontrée et qui est sur le point de mourir. Le poème est axé sur un lyrisme heureux grâce à l'aspect exceptionnel de cette femme, qui est mis en parallèle avec un lyrisme tragique et mélancolique.


 


 


 

           Tout d'abord, Alphonse de LAMARTINE fait part au lecteur du bonheur que cette femme au caractère extraordinaire lui apporte.L'auteur, qui est également le narrateur, exprime directement à cette femme ses sentiments. Il utilise la première personne du singulier « je » (v18) ainsi que « m '»(V1), « mes »(v4,5), « moi »(v6,14,22) et « mon »(v17) ,et s'adresse directement à cette femme : « Dis-moi »(v6), « ton »(v6,7,12), « tu »(v8), « Dois-tu »(v11), « tes »(v18), « sois »(v17), « toi »(v22) puis également l'anaphore de « O toi »(v1,3) qui montre qu'elle est exceptionnelle. La ponctuation forte, tel que les points d'interrogation « ? »(v8,9,11) et d'exclamation « ! »(v14,22) montre les sentiments forts que l'auteur éprouve et donc un lyrisme heureux et intense.
           De plus, ce poème est composé d'alexandrins, des vers amples qui expriment le temps qui passe paisiblement, en alternance avec des octosyllabes, des vers courts. Ce poème n'est donc pas un poème ordinaire, mais il suit la logique de cette femme mystérieuse. L'allitération en [s], qui est une sonorité douce , exprime également le temps qui passe tranquillement: « ciel »(v2), « passagère »(v2), « ces »(v2), « cette »(v3), « ce »(v10), « poursuivre »(v11), « soit »(v12), « destin »(v12), « séjour »(v13), « laisse »(v14), « poussière »(v18), « si »(v19), souviens-toi »(v22) et « cieux »(v22). Cette notion du temps qui s'écoule paisiblement rappelle le lyrisme heureux. 
          Cependant, l'auteur se pose beaucoup de questions sur cette femme et l'on ne sait pas vraiment qui elle est. Il essaie de comprendre: « montre-toi tout entière »(v5),  « Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin »(v6) et utilise la conjonction de coordination « ou » dans : « Ton berceau fut-il sur la terre? »/Ou n'es-tu qu'un souffle divin? »(v7,8); « Vas-tu revoir demain l'éternelle lumière? »/Ou dans ce lieu d'exil... »(v9,10). C'est ce caractère mystérieux qui rend l'auteur joyeux.
        Grâce à cette femme, le lyrisme est heureux. On trouve ainsi un champ lexical sur un ton appréciatif ainsi que des hyperboles: « toi qui fit briller »(v3), « rayon d'amour »(v4), « souffle divin »(v8), « éternelle lumière »(v9), « mon culte ou mon amour »(v15), « pas adorés »(v18), « sœur des anges »(20), qui sont renforcés par une césure à l'hémistiche « Habitante du ciel,passagère en ces lieux »(v2), qui nous montre l'harmonie, l'équilibre. L'antithèse de « nuit profonde »(v9) et « rayon d'amour »(v4) souligne que cette femme pourrait changer et améliorer le monde, notamment celui de l'auteur, afin de le rendre heureux.
 

               
 

        Cependant, malgré le caractère exceptionnel de cette femme et le lyrisme heureux, c'est un lyrisme tragique et mélancolique qui couvre le reste du texte. En effet, le rythme ternaire est omniprésent dans le poème: «  ton nom, ton pays, ton destin »(v6), « ce lieu d'exil, de deuil et de misère ». Il peut symboliser les trois grandes étapes de la vie: la naissance, la vie puis la mort. C'est donc un lyrisme tragique, qui est présent dans ce texte. 
        De plus, les octosyllabes, qui sont des vers courts, montrent que la fuite du temps s'accélère et que la fin est proche, le bonheur est passé. Cela est renforcé par une allitération en[t]: « toi »(v1), « montre-toi tout entière »(v5), « ton »(v6), « destin »(v6), « fut-il »(v7), « T' »(v15), « ta »(v16), « tu »(v19), « remontes »(v20) et « terre »(v21), ainsi qu'une allitération en[k]: « quel que »(v12), « quelques »(v21), qui sont toutes les deux des sonorités dures, qui miment la mort prochaine.
        Le lyrisme tragique est également décrit par le champ lexical de la mort: « exil », « deuil », « misère »(v10), « pénible chemin », « poussière »(v18) et par des euphémismes de la mort tels que: « achever ta carrière »(v16), « tu prends ton vol »(v19), « remontes près d'eux »(v20). L'utilisation de ces mots forts revête un caractère tragique.
       A cause de cette mort prochaine, le poète est triste et se sent seul, comme nous le montre l'antithèse: « ce désert du monde ». Elle met en évidence la solitude de l'auteur. Il regrette ces moments passés, qui seront bientôt terminés: « bientôt »(v20) et « Après m'avoir aimé »(v21). Ce thème de mélancolie et de tragédie est donc omniprésent dans tout le texte.


 


 


 

        Dans ce poème « Invocation » d'Alphonse de LAMARTINE, l'auteur fait part au lecteur du bonheur et de la joie que cette femme exceptionnelle et mystérieuse lui a apportée, mais il les rattache à un lyrisme tragique et mélancolique, dû au décès de cette femme tant aimée. Il nous prouve ainsi que le bonheur n'est pas éternel, que la tristesse, la misère, la mort nous rattrape bien assez tôt. C'est d'ailleurs ce qui créera par la suite un nouveau mouvement littéraire, le Réalisme, s'inspirant de la réalité telle qu'elle est.


 

Léa K., 2nde section internationale, mai 2011.




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Devoir d'Ivana B. : 

          Le romantisme est le mouvement principal de la première moitié du XIXème siècle. Ses principaux thèmes sont l'expression des sentiments (le lyrisme), la nature, le temps et le mystère. Alphonse de Lamartine (1790-1869), un très grand auteur romantique, a écrit les Méditations, recueil d'où est extrait ce poème, après la mort de Julie Charles son amour rencontré à l'été 1816. « Invocation » narre le passage de Julie dans la vie de l'auteur et sa mort. Ce poème est axé sur un lyrisme amoureux et mystérieux et une mort euphémisée qui se concrétise avec le temps.


 


 

          Dans ce poème l'auteur nous fait part de ses sentiments amoureux envers la jeune femme plutôt mystérieuse. En effet, de nombreuses références à ses sentiments sont notées, notamment avec l'utilisation de plusieurs déterminants possessifs, «mes» (v4); «ma» (V14); «mon» (v15) , et l'utilisation de pronoms personnels comme «m'» (v1) et «Dis-moi» (v6); ce qui traduit l'expression du Moi du poète. De plus le champ lexical de l'amour est présent: «un rayon d'amour» (v4); «mon amour» (v15); «aimé» (v21); ainsi que plusieurs hyperboles comme: «mon culte» (v5); «souffle divin» (v8); «tes pas adorées» (v18) et «je baise la poussière» (v18). Nous remarquons également la réciprocité amoureuse de la jeune fille envers le poète avec de nouveau des déterminants, à la deuxième personne du singulier comme «ton»(v7); «tes»(v18)et les pronoms personnels «tu»(v9) et «toi» (v3), ainsi que le verbe «m'avoir aimé» (v21) qui confirme cette réciprocité. 
          Cet amour est très mystérieux et divin comme l'est la jeune; avec de nombreuses références à la divinité. Premièrement, le titre du poème «Invocation» fait penser à une entité divine, ce qui est confirmé au vers 1 avec «Ô toi qui m'apparus» qui renvoie à l'apparition d'une divinité. L'anaphore de l'invocation «Ô» aux vers 1,3 et 13 montre la vénération du poète vis-à-vis de la jeune femme. D'autres expressions rappellent ce monde mystérieux et divin comme «habitante du ciel» (v2) , la comparaison de la jeune femme avec un souffle divin au vers 8 «n'es tu qu'un souffle divin», et «fille de la Terre» (v13); «sœur des anges» (v20), renforçent ce lyrisme amoureux et mystérieux.
          Cette aura de mystère autour de la jeune fille est accentué avec les questions du poète au sujet de cette dernière, notamment avec les vers 6 et 12 «Quel est ton nom, ton pays, ton destin?» et «Quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie», vers très similaires de par leur structure et leur rythme ternaire mettant en avant l'aspect mystérieux du personnage. L'identité de la jeune fille aimée reste un mystère.


 


 


 

          En contradiction avec ce lyrisme amoureux, le poète révèle la triste fin de l'être aimé se concrétisant avec le temps. En effet, la jeune femme est sur le point de quitter le monde dans lequel elle vit. Cette mort n'est pas concrètement explicitée ni détaillée au début puisqu'elle est atténuée par de nombreux euphémismes tels que «vas-tu revoir demain l'éternelle lumière»(v9); «achever ta carrière» (v16); «tu remontes près d'eux» (v20); «prends ton vol» (v19) qui illustrent en fait la mort de la femme. D'autres expressions montrent la fin de la vie pour Julie, notamment le champs lexical de la mort avec «deuil»(v10); «poussière» (v18) pouvant faire référence aux cendres de Julie; et «loin de nos yeux» (v19); «cieux» (v22).
            L'utilisation de verbes au passé composé renforce cette mort et la concrétise comme «qui m'apparus» (v1); «qui fit» (v3); «fut»(v7); «m'avoir aimé» (v21). Les adverbes «demain»(v9); «bientôt»(v20) et «quelques jours»(v19) ainsi que le verbe «poursuivre»(L11) montre la mort prochaine. Il y a également l'allitération en [m] qui peut évoquer la mort ou la continuité de l'amour: «monde»(v1); «amour»(v4); «mes»(v4,5); «montre-moi»(v5); «moi»(v16,22); «demain»(v5); «lumière»(v9); «chemin»(v11); «comme»(v16); «remontes» (v20)... Contrairement à l'amour de poète envers Julie qui lui est infini: «laisse moi toute ma vie t'offrir mon culte ou mon amour» (v15); la vie de la jeune femme quand à elle doit prendre fin, plutôt lentement et donc douloureusement, prouver par le vers 11 «Dois-tu poursuivre encor ton pénible chemin?» et par la longueur des alexandrins.

 


 

           «Invocation» reprend donc les grands thèmes du Romantisme c'est-à-dire un lyrisme amoureux et mystérieux et une mort euphémisée se concrétisant avec le temps. Ce poème fait donc honneur à Julie Charles au travers des sentiments de Lamartine. De nombreux auteurs romantiques tels que Victor Hugo, Gerard de Nerval écriront des poèmes semblables à celui-ci, avec pour thème récurrent la rencontre amoureuse qu'elle soit personnelle ou non.


 

Ivana B., 2nde section internationale, mai 2011.



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Devoir de Théo R. : 


 

Le Romantisme fut le principal mouvement littéraire du XIXe siècle. Les thèmes récurrents de ce courant sont le lyrisme exprimé à travers les sentiments du poète ainsi que sa projection sur la nature. Alphonse de Lamartine est connu comme étant l’un des plus grands représentants du Romantisme. Méditations Poétiques, parut en 1820, est le recueil qui lui valu son succès et dont est extrait le poème proposé. « Invocation » expose les pensées du poète quant à la femme qu’il aime. Ses thèmes majeurs sont le lyrisme amoureux ainsi que la divinité atemporelle de la femme.
 
           
 
            Tout d’abord, le lyrisme amoureux occupe une place importante, comme dans la plupart des poèmes romantiques. D’une part, il est repérable grâce au désir du poète de posséder la femme dont il est amoureux. En effet, l’usage de l’impératif à plusieurs reprises, comme au vers 5, « montre-toi » et au vers 6, « Dis-moi » mais aussi au vers 14, « laisse-moi » et au vers 22, « Souviens-toi », nous montre que le poète veut avoir cette femme pour toujours. D’autre part, il désire savoir d’où elle vient et qui elle est réellement. La ponctuation forte notamment des points d’interrogation aux vers 7, 8 et 9 prouve que le poète est fasciné et qu’il veut en savoir davantage sur elle, phénomène propice au développement du lyrisme amoureux.
            De plus, tout au long du poème, le poète ne va cesser d’exprimer ses sentiments en utilisant différentes techniques. La présence du mot « amour » aux vers 4 et 15 montre que le poète est véritablement amoureux. De même, la femme a des sentiments envers le poète : « après m’avoir aimé », en parlant de la femme, le prouve. Pour aller plus loin que le sentiment amoureux, le poète va jusqu’à idolâtrer la jeune femme. En effet, le vers 18 « De tes pas adorés je baise la poussière », avec l’hyperbole des pas avec « adorés », montre que le poète est plus que fasciné, mais véritablement subjugué. Par ailleurs, après avoir interrogé la femme sur ces origines dans le vers 6 : «  ton nom, ton pays, ton destin », le poète perd le contrôle et ne pense plus qu’à son amour. Au vers 12, le rythme ternaire est répété, mais cependant modifié en « ton nom, ton destin, ta patrie », comme pour témoigner de l’empressement et du désir que ressent le poète. Il va également très souvent utiliser la première personne du singulier en rapport avec ses sentiments intimes (« mes » (v4) ;  « ma » (v14) ; « mon » (v15)) ce qui est une grande thématique du lyrisme amoureux dans le romantisme.
 
 
            Comme pour accentuer cette vénération, le poète présente la femme qu’il aime comme étant une divinité atemporelle. Premièrement, au fur et à mesure de la lecture, la femme prend une dimension mystérieuse. Dès le premier vers, elle est décrite comme étant une apparition « dans ce désert du monde ». De même qu’il ne nous est jamais mentionné de nom, le titre du poème « Invocation » rajoute une aura du mystère autour d’elle, une invocation étant un appel à un être divin dans un contexte religieux ou spirituel. La dernière partie du poème montre que le poète ne sait pas si elle est mortelle non, puisqu’il ne sait pas si elle soit aussi « achever sa carrière «  (v16) ou s’envoler vers « les cieux » (v22). Le doute du poète est représenté par « si » aux vers 16 et 19 comme pour prouver que les origines d’une divinité seront toujours floues.
            Cependant, le reste du poème montre que la divinité de la femme est incontestable. En effet, le champ lexical de la divinité est bel et bien présent : « souffle divin » (v8) ; « éternelle lumière » (v9) ; « divin » (v13) ; « sœur des anges » (v20) ; « cieux » (v22). En outre, la forme du poème, sans structure concrète des strophes et composé d’alexandrins et d’octosyllabes, peut faire penser au caractère atemporelle et aléatoire du monde des divinités. Le « culte » (v15) que voue le poète à cette femme est renforcé par l’anaphore des « Ô », généralement utilisé pour parler d’une divinité, qui renvoie en écho au titre « Invocation ». L’antithèse du vers 3, formée des mots « briller » et « nuit » nous montre que cette femme possède des caractéristiques divines, puisqu’elle a le pouvoir d’illuminer un environnement pourtant sombre et obscure qu’est la nuit. La présence de l’allitération en (s) dans les quatre derniers vers (« si » (v19) ; « si » (v19) ; « sœur » (v20) ; « souviens » (v22) ; « cieux » (v22)) a pour but de représenter la légèreté du monde divin que le poète décrit, rappelant que c’est à ce monde que la femme appartient.
 
 
 
            Dans ce poème « Invocation », Alphonse de Lamartine nous décrit une aventure amoureuse entre le poète et une femme d’origine divine. Comme dans la plupart des textes romantiques, ce poème se caractérise par un lyrisme puissant mis en évidence par plusieurs outils littéraires ; mais aussi par son une apparence divine. Beaucoup d’autres auteurs romantiques tel que Victor Hugo ou Gérard de Nerval, reprendront ces thématiques pour leurs propres poèmes, comme « Soleil Couchant » ou encore « El Desdichado ».


 Théo R., 2nde section internationale, mai 2011.



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Devoir d'Aurore G. : 


 

            Le Romantisme est un courant littéraire du début du XIXème siècle. Il s’oppose au classicisme et au rationalisme. Il fait prévaloir l’imagination et l’exaltation des sentiments sur la raison. Ses principaux thèmes sont l’onirisme, la nature, le temps qui passe et le lyrisme. Alphonse de Lamartine est un homme politique, romancier et poète du XIXème siècle, appartenant au mouvement romantique. »Invocation » est un poème paru en 1820, il appartient au recueil d’élégies Méditations poétiques. Il narre la tristesse du poète suite à la mort de son amante. Pour l’écrire, Lamartine s’est inspiré d’évènements survenus dans sa vie : la mort de son amante Julie Charles rencontrée à Aix les Bains. Dans ce poème, la perte de l’amour entraîne un lyrisme triste et mélancolique ; la peur du temps qui passe et de la mort est aussi un élément important de cette élégie.
 
 
           
            Tout d’abord, la perte de l’amour, véritable et partagé, entraîne chez le poète de nombreuses souffrances.
            Le poète est visiblement en adoration devant sa bien-aimée qu’il considère comme une divinité.  Le champ lexical du divin est présent tout au long du poème : « divin »au vers 8, « l’éternelle lumière » (faisant référence au paradis) au vers 9. Le poète décide « d’offrir un culte » vers 15 à la disparue qu’il définit comme étant «  la sœur des anges » vers 21. De plus l’anaphore de « O toi » vers 1 et 3 peut être ressentie comme une prière prononcée pour la morte. L’allitération en phonème m : chemin vers 11, monde vers 1 ; nous rappelle la sonorité de certaines prières orientales. La divinisation de la disparue nous prouve le profond amour qu’a pour elle le poète.
            Cet amour était, en outre, partagé comme nous l’indique les rimes croisées « monde/lieux/profonde/yeux) strophe 1 ; symboles de l’harmonie et de l’amour entre le poète et la disparue. Les césures à l’hémistiche : « Ou fille de la terre, ou du divin séjour, » vers 13, « De tes pas adorés/ je baise la poussière. » vers 18, «  t’offrir mon culte/ ou mon amour » vers 15, indiquent aussi la réciprocité d cet amour sans failles ni problèmes. Cet amour étant profond et partagé, on peut se douter que la perte de l’être cher est sans doute cruelle pour le poète.
            Enfin, la mort de son amour provoque chez le poète un sentiment d’angoisse, de bouleversement ainsi que de tristesse. Pour le poète, il n’y avait rien avant sa rencontre avec son amante et il n’y aura rien ensuite ; cela nous est montré par l’oxymore de « briller », »nuit », « rayon »aux vers 3 et 4. En effet, avant que la jeune femme ne soit là, son ami était dans l’obscurité, le noir, le vide « dans cette nuit profonde » vers 4 ; puis elle arriva et son amour fit rayonner le poète, le fit voir, aimé, découvrir. La mort tragique renvoi le poète dans le néant. Sa vie n’ayant d’importance que quand elle était là, sa mort tragique indique aussi la «  fin de vie » spirituelle du poète. Le champ lexical de la tristesse est présent dans « Invocations » : «  souffrir au vers 17 et « pénible «  au vers 11 de la même manière que l’anaphore de l’interjection « Ah » prouve la souffrance du poète ainsi que l’hyperbole « qu’en tout lieux je baise la poussière » vers 17 et 18. Les nombreux points d’interrogation aux vers 8 et 9 indiquent l’agitation, le trouble du poète. Le fort lyrisme de ce poème est donc dû au bouleversement causé par la perte du véritable amour.
 
 
            Le lyrisme du poème est causé par la perte de l’amour cher mais aussi par la peur face à la fuite du temps.
            D’une part, le champ lexical du temps tient une place primordiale dans le poème : « encor »au vers 11, « demain » au vers 9, « toute ma vie » au vers 14 ; cette place illustre l’obsession du poète devant le passage du temps.
            D’autre part, le poème possède un rythme marqué, composé d’alexandrins et d’octosyllabes. Les alexandrins, les vers nobles, dénotent une certaine tranquillité mais les octosyllabes montrent la volonté du poète à profiter de ses jours. Cette anxiété est aussi indiquée par le rythme ternaire : «  ton nom, ton pays, ton destin », rythme très soutenu, indiquant une précipitation et montrant l’avidité du poète à connaître le maximum son amante avant qu’elle ne trépasse.
            En outre, la mort est omniprésente dans le poème. Le champ lexical de la mort : « deuil » vers 10, « achever ta carrière »vers16 ainsi que de nombreux euphémismes »prends ton vol » vers 19, « l’éternelle lumière »vers9 prouvent qu’elle est un sujet persistant dans l’esprit du poète. Les antithèses entre la terre et les cieux comme : « quelques jours sur la terre »vers 22 et « dans les cieux »au vers 23 délimitent l’espace entre la vie et la mort et indiquent clairement que l’amante ne pourra jamais revenir. Les temps verbaux délimitent eux aussi le poème, le découpant en 2 temps : la rencontre et la vie du poète avec sin amour où le temps dominant est le passé simple : »apparus »vers1, »fis »au vers 3 ; et la mort de l’aimée où le présent est utilisé : »vas » au vers 9, « dois » au vers 11. Le temps prépondérant, le présent, marque l’envie du poète de profiter du reste de sa vie ou plutôt de « Toute (sa) vie/ T’offrir mon culte ou mon amour » au vers 14 et 15. Le poème est donc axé sur la fuite du temps entraînant la mort.
 
 
            La perte de l’amour donne un poème au lyrisme sombre, langoureux suivi d’une peur causée par la fuite du temps et de la mort. D’autres romantiques comme Victor Hugo et Alfred de Musset écriront des poèmes avec un lyrisme plus joyeux que « Invocations » (comme « elle était déchaussée, elle était décoiffée » de Victor Hugo et « La nuit d’août » de Musset.)
 
 

Aurore G., 2nde section internationale, mai 2011.



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 Devoir de Jean-Marc V. :

 

 
 
 
            Le poème Invocation d’Alphonse De Lamartine appartient au mouvement Romantique. Ce mouvement, à son apogée durant la première moitié du XIXe siècle, prône de laisser libre cours aux sentiments, au lyrisme, et met en scène les oppositions tel que le beau et le laid, la Terre et le monde Céleste. Alphonse De Lamartine est un grand poète adepte de ce mouvement et a publié le recueil « Méditations Poétiques » en 1820. Ce poème raconte la rencontre entre l’auteur et Julie Charles, une femme qu’il a rencontré en 1816 au bord d’un lac, et la peur de l’auteur de la perdre. Ce poème est principalement axé sur l’idéal féminin et la comparaison entre la Terre et le monde Céleste.
 
 
 
            Le personnage féminin du texte, dont on ne connaît rien, est apparu au poète, qui s’interroge alors sur son identité. En effet, Lamartine ne sait strictement rien d’elle, il ne connaît même pas sa vraie nature, si elle est divine ou terrestre, même s’il suppose qu’elle vient du ciel, car il la nomme « habitante du ciel » (v.2). Il tombe amoureux d’elle d’un simple regard, et lui voue une véritable adoration. En effet, l’anaphore des mots : «Ô toi !» (v. 1 et 3) indique une invocation, d’où le titre du poème, de la femme qui grâce à l’amour, arrive à percer le noir de la nuit (« Ô toi qui fit briller dans cette nuit profonde » (v.3)). Ainsi Lamartine est tellement absorbé par cette femme qu’il veut tout connaître d’elle (« montre-toi tout entière » (v.5)) et qu’il pose plusieurs questions dans la première moitié du poème. On note un rythme ternaire (« quel est ton nom, ton pays, ton destin » (v.6)) avec à chaque mot une graduation ainsi il veut vraiment tout connaître de sa vie, et ce rythme ternaire marque la profusion de questions, pour ainsi connaître sa vraie nature (« Ton berceau fut-il sur la Terre/Ou n’es-tu qu’un souffle divin ? » (v.7 et 8)). Il ne sait pas non plus si elle va rester longtemps sur terre ou non (« Vas-tu revoir demain l’éternelle lumière ? »(v.9)) Ainsi Lamartine semble avoir rencontrer l’idéal féminin en la personne de Julie Charles.
            Dans la seconde moitié du poème, Lamartine s’arrête soudainement de poser des questions (v.12) et il se fiche apparemment de connaître les réponses. En effet il y a la répétition presque exacte du vers 6 (« Quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie » (v.12)) mais en mélangeant l’ordre, pour ainsi montrer que cela l’importe peu de savoir d’où elle vient mais qu’il veut juste qu’elle reste auprès de lui, et puisqu’il ne sait si c’est une déesse ou une mortelle, il lui propose soit de l’adorer soit de l’aimer (« t’offrir mon culte ou mon amour » (v.15)). Il lui demande aussi de le soutenir durant toute sa vie, et puisqu’il ne connaît pas le lieu d’où elle vient, il lui demande si elle doit, comme nous (au vers 16, Lamartine désigne avec lui le commun des mortels) mourir, mais en le remplaçant par un euphémisme (« achever ta carrière » (v.16)), qui pourrait signifier que l’amour peut être touché par la brutalité de la mort. Lamartine écrit aussi que tout ce que cette femme approche est sublime, comme la poussière remué par ses pieds qu’il veut embrasser (« De tes pas adorés le baise la poussière »(v.18)).
 
 
 
            Puisque Lamartine pense avoir rencontré l’idéal féminin évoqué précédemment, il ne sait quelle est son origine. Il met donc en opposition les deux mondes qui peuvent être le lieu de naissance de Julie Charles : la Terre et le monde Céleste. Néanmoins, Lamartine pense que Julie Charles est un ange venue du ciel (« Passagère en ces lieux » (v.2)), mais puisqu’il n’est sûr de rien, Lamartine émet les deux hypothèses et les compare. Ainsi il oppose « La nuit profonde » (v.3) de la Terre à « L’éternelle lumière » (v.9). il montre aussi la Terre sous un mauvais jour qu’il décrit au vers 10 comme « Un lieu d’exil, de deuil et de misère » (v.10 ) avec une anaphore renforçant ses impressions qui sont que la Terre, contrairement au Paradis, n’est qu’un lieu de souffrance, où règnent la maladie et la mort. Il comparera les deux lieux ainsi tout au long du poème.
            Lamartine décrira en fait toujours la Terre de manière péjorative comme avec l’expression »Ton pénible chemin » (v.11), comme si la vie sur terre se résumait par un simple cheminement plus ou moins dur qui mènerait soit en Enfer soit au Paradis. Ainsi, au vers 16, il reprend cette notion de la vie dans l’expression « achever sa carrière » qui permettrait aux gens d’accéder après la mort au Paradis ou non, suivant leurs actions durant toute leur vie. Au vers 19, « loin de nos yeux », Lamartine décrit le monde céleste comme trop parfait pour l’œil humain et donc inaccessible (« mais si tu prends ton vol, et si, loin de nos yeux » (v.19)) en se référant comme au vers 16 au commun des mortels il fait aussi son choix quant à la nature de sa bien-aimée, qu’il surnomme « sœur des anges » au vers 20. Il prévoit aussi que son idole mourra bientôt (« Bientôt tu remontes près d’eux »(v.20)). Enfin, Lamartine demande à la femme qu’il à rencontrée de se souvenir des quelques instants qu’ils ont partagés sur Terre lorsqu’elle sera au Paradis (« Souviens toi de moi dans les cieux » (v.22)). Il n’admet aucune hypothèse pour elle, comme si une place lui était depuis toujours réservée au Paradis. Il demande cela comme une dernière faveur, qui pourrait nous faire penser que selon Lamartine, il n’est pas digne de partager des souvenirs avec elle et que pour celle-ci, il ne signifie rien. Toutes ces remarques montrent clairement que Lamartine hésite entre deux mondes très distincts quant à la provenance de Julie Charles et qu’ainsi il compare ces deux lieux tout au long du poème.
 
 
 
            Durant tout le poème, Lamartine hésite sur la vraie nature de la femme qu’il a rencontrée et dont il ne connaît absolument rien. En effet, il ne sait si elle est divine ou terrestre. A la fin cependant, il suppose qu’elle est divine et qu’elle n’est que de passage sur Terre. Cette idylle que Lamartine vivra se brisera soudainement l’année suivante après la mort de Julie Charles, atteinte d’une maladie mortelle, la tuberculose en 1817. Cette histoire lui inspirera nombre de poème, tel que Le Lac, qu’il regroupera dans son célèbre recueil Méditations Poétiques. A la même époque, plusieurs poètes connus appartiennent au même mouvement, tel que Victor Hugo ou Gérard de Nerval, qui laissera plus tard place au mouvement Réaliste, puis Naturaliste qui préféreront décrire dans toute sa médiocrité la société humaine, avec par exemple Honoré de Balzac ou Guy de Maupassant.


 

Jean-Marc V., 2nde section internationale, mai 2011.



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Devoir d'Emmanuel V. : 


 

 
       Le romantisme est l’un des deux courants essentiels du XIX ème siècle, il prône de laisser place à l’expression des sentiments et préconise le contraste du beau et du laid, du sublime et du grotesque. Alphonse de Lamartine, contemporain de Victor Hugo (grand auteur romantique) a écrit le recueil de poésies Méditations Poétiques alors qu’il était amoureux de Julie Charles, une femme rencontrée lors d’un été et atteinte de la tuberculose, qui mourra peu après, et, bien que rien ne le prouve, on peut supposer que c’est à elle qu’il dédie ces poèmes, dont « Innovation » (extrait de ce recueil). Deux thèmes récurrents du Romantisme sont présents dans ce poème, le bonheur déclinant et le passage du temps.



 
       Dans l’intégralité de ce poème, il est question d’amour, mais le bonheur, lié principalement à cet amour, est déclinant, car l’inévitable et proche fin, est la mort de Julie Charles. Cependant, Alphonse de Lamartine n’a pas tout le temps conscience de cette triste issue, en effet, dans la première moitié du texte, du vers 1 au vers 11, le bonheur est total, et le décès de Julie Charles n’est évoqué que dans les vers 9 à 11, bien que la métaphore « Où n’est-tu qu’un souffle divin ? » (vers 8) nous fasse penser à une présence éphémère de cette personne, pareille à un vent qui ne dure pas. Julie Charles est comparée à une déesse tout au long du poème, comme le montre le champ lexical du divin et les multiples hyperboles présentes dans le texte, « ciel » (vers 2) ; « rayon » (vers 4) ; « divin » (vers 8) ; « éternelle lumière » (vers 9), ainsi que l’anaphore de « Ô toi, » (vers 1 et 3), qui montre la vénération que voue Lamartine à Julie Charles.
       De plus, l’assonance en [i] présente dans les trois premiers vers (« qui », « habitante », « ciel », « lieux », « qui », « fis », « nuit ») est un son plutôt harmonieux à entendre, et cela renforce le côté agréable, positif, donné à Julie. Effectivement, bien qu’elle soit présentée très positivement, beaucoup de mystère rôde autour de cette fameuse Julie Charles, Alphonse de Lamartine ne sait plus si elle est une déesse ou si elle est humaine, comme le montrent les divers interrogations qu’il se pose à son sujet : « Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin » (vers 6) et « ton berceau fut-il sur la terre, / Où n’es-tu qu’un souffle divin ? » (vers 8-9). Alors qu’il est insouciant de la mort prochaine de sa bien-aimée, il veut tout savoir d’elle (« A mes yeux étonnés montre-toi tout entière ; » (vers 5)). Au moment de sa grande interrogation (Julie Charles va-t-elle vivre ou mourir ?) aux vers 9 à 11, Alphonse de Lamartine crée un grand contraste entre la vie et la mort, mais complètement antithétique de celui ordinaire. Dans le poème, la mort est représentée comme magnifique et divine (« éternelle lumière » (vers 9)) alors que la vie est qualifiée de « lieux d’exil, de deuil, et de misère » (vers 10), ce qui montrent que Lamartine ne sait plus ce qui est bon pour Julie, il sait qu’elle a beaucoup souffert : « ton pénible chemin » (vers 11).
       En dernier lieu, on remarque que le bonheur décline encore dans la seconde partie du poème, du vers 12 au vers 22, et qu’il est rapidement remplacé par de l’empressement, comme le prouve le vers 12 : «Ah ! Quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie, », car alors que Lamartine interroge Julie sur ses origines au vers 5, il veut dorénavant l’idolâtrer et l’aimer durant toute sa vie : « Ah ! Laisse moi toute ma vie / T’offrir mon culte ou mon amour » (vers 14 et 15). De plus l’anaphore de l’interjection « ah ! » aux vers 12 et 14 accentue cet empressement. Le poème se termine par une plus forte interrogation que dans les vers 9 à 11 car Alphonse de Lamartine envisage sérieusement la possibilité de la mort de Julie Charles, et prévoit un avenir dans les deux cas. Ainsi nous remarquons que le bonheur décline tout au long du texte, et qu’il finit par être remplacé, presque oublié à cause de l’empressement de Lamartine à aimer cette fille qu’il a rencontrée.
 
 
 
        Le bonheur décroît au fil du temps, et l’empressement de Lamartine s’explique par le fait que le temps avant la mort de Julie Charles diminue grandement, ce qui accentue le fait que cet amour soit un amour malheureux. En effet, le temps est étroitement lié à leur amour, et le temps est tout simplement la cause de cet amour malheureux.
       Le lien qui existe entre le bonheur et le temps est très visible, effectivement, comme le bonheur, le temps évolue grandement au cours du poème. La situation d’Alphonse de Lamartine et de Julie Charles a beaucoup évolué entre le début et la fin étant donné qu’au début du poème le bonheur est presque omniprésent, il n’y a presque aucun mot négatif dans les deux premières strophe, uniquement des mots positifs comme : « ciel » (vers 2), « briller » (vers 3), « amour » (vers 4), « divin » (vers 8), alors qu’à partir de la troisième strophe, un champ lexical pessimiste apparaît : « exil » (vers 10), « deuil » (vers 10), « misère » (vers 10), « pénible » (vers 11). Malheureusement pour les deux amants, cet amour ne peut être durable, car la mort de Julie Charles arrive à grands pas et leur bonheur ne peut rester inchangé. Le temps est très présent dans le texte, comme le prouve le champ lexical du temps : « passagère » (vers 2), « demain » (vers 9), « poursuivre » (vers 11), « séjour » (vers 13), « vie » (vers 14), « achever » (vers 16), « bientôt » (vers 20) et « quelques jours » (vers 21). L’allitération en [t] présente dans la seconde partie du poème (« ton nom, ton destin, ta patrie, » (vers 12), « terre » (vers 13), « toute » (vers 14), « t’offrir mon culte » (vers 15)) accentue encore plus l’empressement provoqué par la mort prochaine de l’amour de Lamartine car cela peut évoquer le « tic-tac » infini et incessant d’une pendule.
       De plus, le fait de la mort prochaine de Julie Charles renforce une autre thématique liée au temps, et différente de celle étudiée précédemment : le thématique épicurienne, qui consiste à profiter du moment présent. Alphonse de Lamartine ne prends par vraiment en compte cette thématique et préfère prévoir toutes les possibilités. Effectivement, les vers 16 à 18 (« Si tu dois, comme nous, achever ta carrière, / Sois mon appui, mon guide, et souffre qu'en tous lieux, / De tes pas adorés je baise la poussière. ») annoncent le futur dans le cas où Julie Charles survivrait à sa maladie, au contraire des vers 19 à 22 (« Mais si tu prends ton vol, et si, loin de nos yeux, / Soeur des anges, bientôt tu remontes près d'eux, / Après m'avoir aimé quelques jours sur la terre, / Souviens-toi de moi dans les cieux. ») qui l’annoncent dans l’éventualité où elle mourrait.
       Un certain rythme ternaire est présent dans le poème, comme le montrent les vers 6, 10, 12 et 17 : « Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin » ; « Ou dans ce lieu d’exil, de deuil, et de misère » ; « Ah ! Quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie » ; «Sois mon appui, mon guide et souffre qu’en tous lieux ». Ce rythme ternaire peut illustrer la passage du temps, avec la passé, le présent, et le futur. Le poème peut d’ailleurs être divisé en trois parties (passé, présent, futur) comme ceci : la première partie correspondant au passé serait du vers 1 au vers 4 car cela narre la rencontre et l’effet produit sur Alphonse de Lamartine par Julie Charles, dans la deuxième partie le présent serait représentée du vers 5 au vers 11 car cela représente l’interrogation de Lamartine sur l’avenir de Julie Charles (va-t-elle vivre ou mourir ?) et enfin, la troisième et dernière partie, le futur, serait représentée du vers 12 au vers 22 car c’est ici que Lamartine prévoit son futur selon Julie Charles et son avenir. Nous remarquons donc que, comme le bonheur déclinant, le temps est extrêmement présent dans le texte, ce qui n’est pas très étonnant étant donné que c’est une thématique récurrente du Romantisme.
 
 
 
       Les thèmes du bonheur déclinant (ou l’amour malheureux) et celui du passage du temps, sont des thèmes souvent présent dans les textes des auteurs romantiques, et ils sont également très présents dans celui de Lamartine, « Innovation » que nous avons étudié jusqu’ici. En effet, l’un ne peut aller sans l’autre car le bonheur déclinant est tout simplement la conséquence du passage du temps. Le désespoir de Lamartine est bien réel et visible, car il voue toute sa vie à Julie Charles, et l’idolâtre telle une déesse. Dorénavant, nous pouvons nous demander comment évoluent les textes de Lamartine, car nous savons que Julie finira par mourir de sa maladie.


 

Emmanuel V., 2nde section internationale, mai 2011.

 

 

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Devoir de Thomas G. :  

 

Le romantisme est un courant littéraire du XIXème siècle qui a pour principales thématiques : le lyrisme douloureux, amoureux ou bien malheureux, l’amour de la nature, la fuite du temps et l’exotisme. Alphonse de Lamartine est l’un des chefs de file du mouvement Romantique. Il est mort misérable en 1869. Il a écrit le recueil « Méditations poétiques » en 1820. Le poème « Invocation » est extrait de cet ouvrage. On y retrouve les thèmes récurrents du Romantisme : le lyrisme amoureux accompagné du lyrisme douloureux et la fuite du temps.
 
 
 
            Tout d‘abord, l’auteur amoureux trouve cet être surnaturel, splendide « un rayon d’amour à mes yeux » (v4). Pour l’auteur cette femme est parfaite, sublime, elle n’a aucun défaut. Il utilise pour cela les hyperboles « ô fille de la terre » (v13), « habitante du ciel » (v2), « sœur des anges » (v20). Dans les trois premiers vers, il y a une allitération en [s] : « ce » (v1), « ciel » (v2), « passagère » (v2), « ces » (v2), « cette » (v2). Cette sonorité très douce montre le souffle divin et la présence divine de l’être. L’auteur est triste et amoureux.
            De plus, les mots « habitantes » (v2), « étonnés » (v5), « montre-toi » (v5), « tout » (v5), « entière » (v5), « ton » (v6, 6, 6, 7), « fut-il » (v7), « terre » (v7) forment une allitération en [t], ce qui montre la tendresse de l’auteur vis-à-vis de cette divinité. On retrouve cette allitération en [t] tout au long du poème : « éternelle » (v9), « terre » (v7), « patrie » (v12), mais nous la retrouvons plus précisément avec les pronoms qui caractérisent la fille : « toi » (v8), « ton » (v6, 7), « tu » (v8), « ta » (v12), « tu » (v16), « tes » (v18), cela montre l’insistance et la passion qu’a l’auteur vis-à-vis de cet être exceptionnel. Les termes représentant la lumière : « briller » (v3), « rayon » (v4), « lumière » (v9) caractérisent la femme telle une apparition divine sur terre. La femme idéale.
            De même, la ponctuation joue un rôle important dans le poème. L’auteur pose des questions qui n’aboutissent à aucune réponse : « Ton berceau fut-il sur la terre, ou n’es-tu qu’un souffle divin ? » (v7-8), « Vas-tu revoir demain l’éternelle lumière ? » (v9), « Dois-tu poursuivre encor ton pénible chemin ? » (v11). Nous retrouvons encore le thème de l’insistance et du désir de l’auteur pour cet être. L’envie de mieux la connaître. L’anaphore de l’interjection « Ah ! » (v12) et (v14) est un cri de soulagement pour l’auteur. Il paraît rassuré et serein « Laisse moi, toute ma vie, t’offrir mon culte ou mon amour » (v14-15).
 
 
 
            En second lieu, l’auteur voit cette divinité comme un don de la nature. L’auteur n’a pas envie que cet être parte. Tout au long du poème, il y a une anaphore du mot « yeux » (V4, 5, 19). Cela montre que l’auteur est ébloui par l’apparence physique de cette beauté. Le vers 5, « a mes yeux étonnés, montre-toi tout entière » renforce cette idée. Il est étonné par cette vision et lui demande de se « montrer tout entière » pour tout analyser d’elle. Mais ce vers a une autre signification, c’est-à-dire que le fragment de phrase « montre-toi tout entière » a un aspect visuel mais aussi psychologique, car l’auteur veut découvrir cette rarissime beauté. Il ne veut pas la voir partir. Il veut la garder prés de lui.
            Ensuite, tout au long du poème, il y a une comparaison entre le monde réel sur terre et le monde surnaturel : la paradis. Le monde dans lequel nous vivons est décrit comme « un lieu d’exil, de deuil, et de misère » (v10) tandis que le paradis est caractérisé comme l’endroit parfait, magnifique, magique comme cela est illustré avec les hyperboles « habitante du ciel » (v1), « passagère en ces lieux » (v2), « l’éternelle lumière » (v9), « divin séjour » (v13), « cieux » (v22). Les vers 17 et 18 « Sois mon appui, mon guide, et souffre qu’en ces lieux de tes pas adorés je baise la poussière » démontre que l’auteur a besoin d’aide. Il est perdu, malheureux et demande à cet être surhumain de l’aider. 
            Pour finir, la thématique de la fuite du temps en rapport avec la divinité fait aussi partie du poème « passagère » (v2), «  demain » (v9), «  poursuivre encor ton pénible chemin » (v11), « destin » (v6 et 12), « séjour » (v13), « bientôt «  (v20), « quelques jours » (v21). Ces termes et fragments de vers démontrent la présence du temps dans le poème. Le temps passe et l’auteur ne peut retenir son amour. Elle partira rejoindre les anges après l’avoir aimé mais il veut qu’elle se souvienne de leur amour.
            Enfin, il y a une anaphore de l’invocation « ô » (v1, 3 13). Cette invocation est utilisée dans les églises, dans les prières lorsque l’on s’adresse à Dieu. L’utilisation de cette invocation dans le poème et le titre du poème montre le respect immense de l’auteur vis-à-vis de l’être aimé. Elle est comparée à une déesse que l’on respecte, que l’on admire, que l’on aime, que l’on prie pour qu’elle nous aide et se souvienne de nous après la mort.
 
 
 
            « Invocations » reprend les thèmes principaux du Romantisme comme le lyrisme amoureux, puis douloureux, la peur de la mort et la fuite du temps. D’autres auteurs romantiques tels que Gérard de Nerval ou Victor Hugo ont aussi écrits des poèmes semblables à celui de Lamartine respectant les grandes thématiques du Romantisme. 


 Thoma G., 2nde section internationale, juin 2011. 


Date de création : 26/04/2011 @ 18:12
Dernière modification : 18/06/2011 @ 13:10
Catégorie : Copies d'élèves 2010/2011
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