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Copies d'élèves 2010/2011 - Dissertation 2nde 10
 

Dissertation


 


 

Sujet : Un roman ou une pièce de théâtre, doivent-ils chercher à faire oublier aux lecteurs et aux spectateurs que leur personnages sont fictifs ? Vous fonderez votre réflexion sur les textes étudiés en classe ainsi que sur vos lectures personnelles.


 

Phrase d'appel

Repérage de la problématique

Reformulation de la problématique

Annonce des thèses


 

Annonce des thèses

Annonce de l'argument

Rappel de la thèse


 

Transition

Rappel des thèses

Ouverture


 

Connecteurs logiques


 


 

Devoir D' Ivana B. :


 


 


 

          La littérature a toujours décris les personnages de ses œuvres de façon à penser qu'ils soient réels ou fictifs. Un roman ou une pièce de théâtre doivent-ils chercher à faire oublier aux lecteurs ou spectateurs que les personnages sont fictifs ? En d'autres termes, la lecture de roman ou de pièce de théâtre doit-elle nous faire oublier que les personnages sont imaginaires ? Nous verrons dans un premier temps qu'en effet, certaines œuvres, doivent nous pousser à croire que les personnages sont réels afin de nous projeter dans la réalité et dans un second temps, qu'au contraire, ces œuvres poussent le lecteur dans l'imaginaire, voire parfois vers le rêve.


 


 

          Premièrement, certaines œuvres, romans ou pièces de théâtre, nous poussent à oublier que les personnages sont fictifs, afin de nous projeter dans la réalité et parfois même de dénoncer les mœurs de l'époque. Tout d'abord, les mouvements réaliste et même naturaliste sont fondés sur la réalité, c'est-à-dire qu'ils dépeignent la vie telle qu'elle est . Dans Pierre et Jean de Guy de Maupassant, l'auteur nous poussent à croire que l'histoire est réelle ; il décrit donc les personnages tels qu'ils seraient en réalité. M. Roland est décrit comme quelqu'un de médiocre, pas capable de remarquer que Jean n'est pas son fils. Certes cette description est poussée à l'extrême mais peur être avérée dans la vie de tous les jours. Également dans Pierre et Jean, à un moment, Pierre doute, il est ancré ans un profond désespoir et se demande si sa mère , « elle, sa mère », a pu commettre l'adultère. Ce moment de doute est présent chez tout être humain, ce qui fait oublier aux lecteurs que les personnages sont fictifs et le pousse à croire qu'ils sont réels.

          Enfin, le roman ou la pièce de théâtre cherchent parfois à dénoncer les mœurs de la société. En effet, dans L'École des Femmes , Molière cherche à dénoncer l'éducation des femmes, qui n'existe pas à l'époque. Il décrit Agnès comme une enfant sotte, sans éducation et très naïve, elle se fait donc manipuler par Arnolphe, manipulation prouvée par la parole de ce dernier « tel un morceau de cire elle est entre mes doigts ». Dans Le Mariage de Figaro , Beaumarchais cherche également à dénoncer les privilèges des nobles, dans le fameux monologue de Figaro, il dit « vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus » . Figaro veut se marier mais le conte veut profiter de sa future femme Suzanne avant ce dernier. Ici encore le spectateur est poussé à oublier que les personnages sont fictifs, car les mœurs de la société sont dénoncer, c'est une projection dans la réalité.


 


 


 

          Après avoir étudié pourquoi certaines œuvres doivent pousser le lecteur ou le spectateur à oublier que les personnages sont fictifs, il serait intéressant de voir au contraire en quoi certains ouvrages ne cherchent pas forcément à faire oublier au lecteur que les personnages sont imaginaires mais plutôt à faire appel à notre imagination et parfois nous transporter vers le rêve. Avant tout, le surréalisme, mouvement littéraire du XX ème siècle pousse le lecteur à faire appel à son imagination. Dans l'incipit d'Aurélien d'Aragon, la remise en cause des codes romanesques habituels plonge le lecteur dans l'incompréhension. En effet, la description de Bérénice est très légère, le lecteur ne comprend même pas comment cette rencontre peut être le début d'un grand amour . L'auteur fait donc appel à notre imagination, notamment pour visualiser Bérénice. Dans La Bête Humaine, Zola peint la part sauvage de l'homme ; Nantier, conducteur de locomotive, surnomme la sienne La Lison, il la traite comme une femme, comme sa maîtresse. L'homme maîtrise la machine mais pas lui même. Ici encore, le lecteur est obligé de faire place à son imagination et ne peut que penser que les personnages sont fictifs.

          Par ailleurs, certaines œuvres sont simplement faites pour permettre au lecteur de s'échapper vers un autre monde, parfois irréel, quelque soit le registre. C'est le cas avec Shakespeare dans Songe d'une nuit d'été ( A Midsummer night's dream ), où les fées, les créatures hors du commun sont représentées, le lecteur est donc plongé dans un univers magique. Harry Potter, roman beaucoup plus moderne de J.K Rowling, nous donne le même effet, les sorciers jetant des sors, les balais magiques, le basilic (serpent immense) . Tout cela immerge l'auteur dans un monde fantastique ou les personnages sont et restent fictifs.

          Enfin, en se penchant dans l'irréel, le lecteur peut ensuite mieux percevoir la réalité. Nous en avons l'exemple avec Macbeth de Shakespeare. En effet, Macbeth au début très loyal à son roi va se plonger dans la folie et plus précisément quand les sorcières, personnages imaginaires, vont lui prédire qu'il sera roi de Scotland. A partir de ce moment, Macbeth sombre, il ne pense qu'au pouvoir, tue son entourage ; les sœurs du destin, les sorcières, continuent leurs prédictions et les apparitions de Macbeth s'enchaînent. Cette soif de pouvoir dans un monde surnaturel ne cherche pas à faire oublier que les personnages sont fictifs, au contraire, le lecteur est pris dans son imagination mais prendra du recul dans la vie réelle.


 


 

          En conclusion, le roman ou la pièce de théâtre doivent dans certains cas chercher à faire oublier que les personnages sont fictifs, cependant, ils peuvent aussi pousser le lecteur dans l'imaginaire ou le rêve. Pourtant, n'y a t-il pas des œuvres regroupant personnages fictifs et réels, qui laissent donc au lecteur libre arbitre d'oublier que les personnages sont imaginaires ou non ?


 


 

Ivana B., 2nde section internationale, juin 2011.






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Devoir d'Aurore G. :


Sujet : Un roman ou une pièce de théâtre doivent ils chercher à faire oublier aux lecteurs et spectateurs que leurs personnages sont fictifs ?
 
 
 
 
            Les personnages sont l’essence même du roman, il en existe une multitude, tous différents , possédant tous leurs propres caractères, qualités et défauts. On se demandera si un roman ou une pièce de théâtre doivent chercher à faire oublier aux lecteurs et spectateurs que les personnages sont fictifs. En d autres termes, dans un roman ou une pièce de théâtre, les personnages doivent ils être tellement vivants et ressemblants que le lecteur en  oubliera que ce ne sont que des œuvres de fiction ? Dans un premier temps, on montrera que quelquefois il existe des cas où l’on peut considérer le personnage comme un être humain puis qu’au contraire, dans certaines œuvres, les personnages sont déshumanisés.
 
 
 
            En premier lieu, il est fréquent que les écrivains inventent des personnages « humains » dans un but précis.
Tout d’abord, il existe un mouvement appelé le Réalisme apparu au XIX ème siècle ayant pour cible de transcrire la réalité telle qu’elle est sans l’enjoliver ou la déformer. Zola en dira que « le roman est devenu une enquête générale sur l’Homme et sur le Monde ». Les personnages sont dépeints à la manière des impressionnistes avec leurs qualités et leurs défauts. En effet, dans la Cousine Bette de Balzac, le personnage principal est décrit comme possédant un physique grossier, médiocre et prétentieux alors que ce n’est « qu’un ancien adjoint de son arrondissement ». Dans Pierre et Jean de Maupassant, M Roland est représenté avec toute sa médiocrité physique et psychologique « on ne devrait jamais pêcher qu’entre homme ». Tansdique Pierre, son fils, apparaît comme un personnage calme et réfléchi et véritablement humain avec ses doutes, ses peines et ses colères. Dans les mouvements Réaliste et Naturaliste, le lecteur oublie que les personnages sont fictifs grâce notamment aux nombreuses descriptions physiques et psychologiques. Ces styles furent totalement novateurs pour leur époque et furent une avancée considérable dans la Littérature Française.
            Ensuite, un écrivain peut, par souci de dénonciation, rendre son personnage le plus humain possible. Cela aidera le lecteur à se rendre compte de la situation et à s’en révolter. Ainsi dans l’Ecole des Femmes de Molière, Arnolphe est au départ, mysogine et dominateur mais apparaît à la fin comme piteux et pitoyable aux yeux des lecteurs. Ceux-ci le détesteront dans les premiers actes à cause de sa folie, de son obsession du cocuage mais ressentiront de la pitié lorsqu’Agnès, qu’il aime, le quitte…Molière dans sa lutte contre le mariage forcé créa un personnage nuancé analogue à un humain. La Marquise de Merteuil dans Les Liaisons Dangereuses est au départ haïe, détestée et méprisée par le lecteur. Celui-ci la trouve trop manipulatrice et calculatrice mais il comprend vite que cette femme libertine et cultivée est une autodidacte qui s’est  construite toute seule à une époque où les femmes n’avaient accès ni à la culture ni la connaissance. Dès lors, le lecteur l’admire et la considère comme forte et intelligente. Il prend ainsi conscience de la condition féminine au XVII ème siècle. Pour manifester son désaccord contre une affaire, l’auteur peut donc choisir de conférer un caractère humain à un personnage. Aussi, le lecteur s identifiera-t-il à ce protagoniste et se rendra compte de la situation.
 
 
           
            Bien que dans certains romans ou certaines pièces de théâtre, les personnages soient si bien décrits qu’ils paraissent vivants ; il serait intéressant de voir si ,au contraire, il ne vaudrait pas mieux que les personnages se dessinent comme ce qu’ils sont vraiment : des œuvres de fiction. Au XXème siècle sont apparus de nouveaux mouvements littéraires : le Surréalisme, le Nouveau roman et l’Existentialisme. Ils cassaient tous les codes préconçus expliquant qu’on pouvait écrire sans respecter les règles des mouvements précédents comme le Classicisme. Camus fut un écrivain appartenant à cette vague. Mersault, le personnage de L’Etranger, paraît si calme, si dénué de sentiments, qu’aucune humanité ne transparaît en lui. Le célèbre début de l’incipit « Aujourd’hui, maman est morte ou hier, je en sais plus » résume bien l’absence de sens et de sentiments de ce personnage. En lui retirant ses sentiments, ses peines, ses joies, Camus lui ôte par ailleurs son humanité. Il apparaît comme un personnage de fiction non réel que Camus a inventé pour créer une allégorie de l’absurde. De même dans Huit Clos de Sartre, les personnages de Garcin, d’Estelle et Inès se révèlent généralement si vicieux, si dépourvus de sens humains et si cruels (Estelle est une infanticide et Inès a la mort de trois personnes sur la conscience) que le lecteur a le sentiment que ce sont des monstres et qu’ils ne sont ici que pour illustrer la pensée de Sartre : « Pas besoin de gril, l’enfer c’est les autres. » Ces personnages n’ont pas la vocation d’être réels, ils semblent avoir été inventés uniquement pour soutenir la vision des deux auteurs. Le lecteur n’oubliera cependant pas que se sont des êtres imaginaires.
            En outre, plusieurs registres tels que le Fantastique, le Merveilleux et l’Epique cherchent à faire rêver le lecteur .Le Fantastique consiste à introduire un élément surnaturel dans un cadre réaliste. L’Epique concerne tout ce qui est relatif à l’épopée. Le Merveilleux décrit un monde surnaturel, possédant des personnages, animaux, plantes extraordinaires. Les héros ne sont donc plus des humains mais peuvent être des sirènes comme dans Ondine de Giraudoux, des demi-dieux (les douze travaux d’Héraclès). Ils peuvent affronter des dieux, des cyclopes des magiciennes, errer pendant 10 ans dans toute la Grèce :Ulysse dans l’Odyssée ; se changer en arbre comme Daphnée dans les Métamorphoses d’Ovide. Le lecteur rêve de ces personnages, ces mondes fantastiques et ces actions merveilleuses bien qu’il sache qu’ils n’existent pas. Ces ouvrages mélange de fantastique, de réel, d’actions invraisemblables et de personnages improbables, sont lus depuis l’Antiquité.
 
 
            Dans certains mouvements ou pour défendre certaines causes, les personnages peuvent sembler réels et vivants aux yeux des lecteurs. Ceux-ci oublient totalement que ces êtres n appartiennent qu’à la fiction. Néanmoins, ils existent parfois des œuvres où les personnages sont déshumanisés. Dans tous les cas ces œuvres restent appréciables et dignes d’intérêt. Au sujet des personnages, ne pourrait-on pas dire comme Gide qu’il faut laisser la liberté aux lecteurs de se les imaginer en atténuant le nombre de descriptions dans les romans ?
 
 
 
Ps citations de Gide dans les Faux Monnayeurs : Les romanciers, par la description trop exacte de leurs personnages, gênent plutôt l'imagination qu'ils ne la servent et qu'ils devraient laisser chaque lecteur se représenter chacun de ceux-ci comme il lui plaît.


Aurore G., 2nde section internationale, juin 2011.



hugo 2.jpg



Devoir de Léa K. : 

          Dans l'histoire de la littérature, que ce soit dans les romans ou les pièces de théâtre, les auteurs se sont inspirés de personnages réels, mais ils ont également souvent inventé leurs personnages de toutes pièces. On peut donc se demander si, à travers leurs écrits, les auteurs doivent chercher à faire oublier aux lecteurs et spectateurs que leurs personnages sont fictifs. En d'autres termes, sont-ils obligés de les rendre les plus réels possibles ou non? Dans un premier temps, nous verrons qu'un roman et une pièce de théâtre doivent chercher à faire oublier aux lecteurs que leurs personnages sont fictifs, puis, qu'au contraire, ils n'y sont pas obligés.


 


 


 

         Tout d'abord, les romans et pièces de théâtre doivent faire oublier que leurs personnages sont fictifs. Cela permet généralement de s'identifier aux personnages et de mieux comprendre leurs histoires. Par exemple, dans L'Ecole des Femmes de Molière, Agnès est un personnage simple, ordinaire et typique de son époque. Le lecteur ou spectateur peut donc facilement s'identifier à elle et éprouve de la compassion pour cette jeune femme qui ressemble à tant d'autres. La pièce cherche donc à faire oublier que ses personnages sont issus de la fiction.
        Par ailleurs, ces personnages ont souvent pour but d'inspirer les lecteurs ou spectateurs et de leur servir de modèle. On peut ainsi penser au roman de Maupassant, Pierre et Jean. En effet, même après avoir souffert d'une trahison de la part de sa mère, après en avoir voulu à la terre entière, Pierre a réussi à retrouver le droit chemin et à prendre son destin en main en s'engageant comme médecin sur La Lorraine afin de poursuivre probablement sa vie librement et paisiblement. Ce roman de Maupassant, pour atteindre le but recherché, doit tout faire pour rendre ses personnages réels aux yeux du lecteur.
        De plus, les personnages servent la plupart du temps à faire passer un message ou à dénoncer quelque chose. C'est le cas dans la comédie L'Ecole des Femmes, à travers laquelle Molière cherche à dénoncer les mariages forcés et à encourager l'éducation des femmes. Il a donc choisi de faire oublier que ses personnages sont fictifs en prenant des personnages caractéristiques du XVIIèmè siècle. Une dénonciation ou un message n'est donc jamais aussi efficace que si le lecteur y croit, et pour cela, les personnages doivent paraître réels.


 


 


 

       Après avoir vu pourquoi les romans et les pièces de théâtre doivent chercher à faire oublier que leurs personnages sont fictifs, il serait intéressant de comprendre pourquoi, au contraire, ils n'y sont pas obligés.
      Pour commencer, cela permet de faire rêver le lecteur ou le spectateur en créant des personnages proches de la perfection. Par exemple, dans la plus célèbre pièce de Skakespeare, Roméo et Juliette, la magnifique histoire d'amour entre les deux jeunes gens touche toutes les générations et fait rêver le lecteur et le spectateur, même s'il sait que ce n'est pas une histoire vraie. Ainsi, ne pas chercher à faire oublier que les personnages sont fictifs, permet au lecteur de s'évader de sa réalité.
      En outre, les personnages fictifs permettent de faire rire et de divertir les lecteurs et les spectateurs. On peut ainsi citer Les Fourberies de Scapin de Molière. Scapin, le valet, est un personnage dont les répliques et les actions sont à la limite de l'exagération et il est ainsi plus comique et divertissant pour le public que réel. Sachant que les lecteurs et les spectateurs savent que ce n'est que de la fiction, ils ne prennent pas la scène au sérieux et s'en amusent. C'est en effet une des raisons de ne pas chercher à faire oublier que les personnages sont fictifs.
       Par ailleurs, cela permet une distanciation des lecteurs et spectateurs par rapport aux personnages en leur évitant d'éprouver de la compassion pour ces derniers. Par exemple, dans Macbeth, de Shakespeare, le personnage principal, Macbeth, devient fou, assoiffé par le pouvoir et finit par voir des apparitions. Tout cela est surnaturel pour le lecteur, qui prend donc du recul par rapport aux personnages. Ainsi, les personnages fictifs permettent de faire adhérer le lecteur à l'idée que l'on veut donner, comme ici, de rendre le personnage antipathique.


 


 


 

Pour conclure, un roman ou une pièce de théâtre doivent, dans des buts précis, chercher à faire oublier aux lecteurs et spectateurs que leurs personnages sont fictifs, mais dans d'autres cas, ils doivent rendre les personnages les plus imaginaires possible. L'évolution des mouvements littéraires a amené les auteurs à nous présenter, au fil du temps, des personnages tantôt fictifs tantôt réalistes. Toutefois, on peut donc se demander pourquoi, aujourd'hui, certains auteurs actuels attirent autant les lecteurs et spectateurs par des romans fantastiques, tels que Harry Potter, Twilight...?


Léa K., 2nde section internationale, juin 2011.

Date de création : 18/06/2011 @ 12:53
Dernière modification : 18/06/2011 @ 13:01
Catégorie : Copies d'élèves 2010/2011
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