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Préparations 2011/2012 - 2nde 6

 
 
Séquence n°1 :
 
 
Comment lire un incipit?
 
 
 
Groupement de textes n°1 : Les débuts de roman.
 
 
 
Objets d'étude : Le roman et la nouvelle au XIXème siècle : Réalisme et Naturalisme.
 
 
 
Problématique : En quoi l'incipit est-il un moment de rencontre privilégié avec l'oeuvre?
 
 
 
 
Lecture analytique n°2 : incipit de Germinal, d’Emile ZOLA (1885).
 
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de l'embrun aveuglant des ténèbres.
    L'homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d'un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours. Un petit paquet, noué dans un mouchoir à carreaux, le gênait beaucoup ; et il le serrait contre ses flancs, tantôt d'un coude, tantôt de l'autre, pour glisser au fond de ses poches les deux mains à la fois, des mains gourdes que les lanières du vent d'est faisaient saigner. Une seule idée occupait sa tête vide d'ouvrier sans travail et sans gîte, l'espoir que le froid serait moins vif après le lever du jour. Depuis une heure, il avançait ainsi, lorsque sur la gauche à deux kilomètres de Montsou, il aperçut des feux rouges, trois brasiers brûlant au plein air, et comme suspendus. D'abord, il hésita, pris de crainte ; puis, il ne put résister au besoin douloureux de se chauffer un instant les mains.
    Un chemin creux s'enfonçait. Tout disparut. L'homme avait à droite une palissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée ; tandis qu'un talus d'herbe s'élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d'une vision de village aux toitures basses et uniformes.
    Il fit environ deux cents pas. Brusquement, à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu'il comprît davantage comment ils brûlaient si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectacle venait de l'arrêter. C'était une masse lourde, un tas écrasé de constructions, d'où se dressait la silhouette d'une cheminée d'usine ; de rares lueurs sortaient des fenêtres encrassées, cinq ou six lanternes tristes étaient pendues dehors, à des charpentes dont les bois noircis alignaient vaguement des profils de tréteaux gigantesques ; et, de cette apparition fantastique, noyée de nuit et de fumée, une seule voix montait, la respiration grosse et longue d'un échappement de vapeur, qu'on ne voyait point.
 
Question : Zola est classé parmi les naturalistes. Ce mouvement littéraire était était associé à l'impressionnisme en peinture. Définissez rapidement l'impressionnisme, et relevez dans le texte, notamment dans sa seconde moitié, tout ce qui pourrait s'apparenter à la vision d'un peintre (jeux de perspectives, mouvements, lumières, couleurs).

Préparation d'Hannah F. : 

L’incipit de Germinal d’Émile Zola publié en 1885 évoque un homme sans possessions qui voyage à travers une “plaine rase” (l.1).
 
Cet extrait est descriptif, d’abord pas la multitude d’informations sur les couleurs et les lumières que nous avons, mais aussi par celles sur la positions des objets et la perspective. Quelques passages sont aussi narratifs, renforçant l’idée d’impressionnisme comme nous allons le voir.
L’homme, on nous le dit tout de suite, voyage seul “sous la nuit sans étoiles” (l.1) sur des “terres nues” (l.6), soit dans le vide presque. Ceci est confirmé par le champ lexical de l’obscurité, présent dans le texte jusqu’au moment où le personnage aperçoit des lumières: “obscurité” (l.1), “noir” (l.2), “ténèbres” (l.7), par la négation du verbe voir (ligne 3: “Il ne voyait même pas”) ainsi que par la phrase “Aucune ombre d’arbre ne tachait le ciel” (l.6) contenant à la fois un vide dans le “ciel” (l.6) et un vide sur la plaine (“arbre” l.6).
Dès que le personage voit les lumières, c’est le champ lexical de la lumière qui apparait avec: “feux” (l.15), “brasiers” (l.15), “brûlants” (l.15), “lueurs” (l.26) et “lanternes” (l.26). La couleur dominante du début, le “noir” (l.4), celui que l’auteur décrit comme “d’une épaisseur d’encre” (l.1) est remplacé par la lumières apparante et par la couleur “rouge” (l.5), celle des feux qui redonnent espoir au personage.
L’auteur insiste aussi sur la perspective, de façons à ce que nous, lecteurs, puissions mieux nous imaginer la scène. D’abord des informations sur la route allant “tout droit” (l.3) à travers le paysage monotone, “plat” (l.4) et au milieu de “champs de betterave” (l.3). L’auteur insiste aussi sur la profondeur de l’image avec “à travers” (l.3) et “s’enfonçait” (l.18) et dès le moment où il y a une altération dans le paysage nous avons des précisions sur la “gauche” (l.14 et 20) et la “droite” (l.18) du personage et sur la proximité: “près de lui”, ligne 23.
Nous nous apercevrons aussi qu’il y a des passages narratifs dans ce texte, dès le moment où l’homme apreçoit les lumières des mines avec les passé simple (“il hésita” l.16, “il fit” l.22). Des mouvements de verticalité son également présents, mouvements qui évoquent le type narratif mais sont au service de la description, puisqu’ils nous donnent des informations sur le décor, sur les maisons “aux toitures basses” (l.20), la cheminée (“se dressait” l.25) et sur les mines (“tas écrasé de constuctions” l.25).Les impressionnistes, amis de Zola, avaient justement tendance à noter des impressions furtives et à insister sur la mobilité des phénomènes, les mouvement que nous pouvons retrouver dans cet extrait ne font donc que resserrer le lien entre ce roman et l’impressionnisme.
Ces mêmes mouvement de verticalité descendante et ascendante ainsi que cette gradation du vide du premier paragraphe, au tout au quatrième paragraphe nous permettent de dire que la mise en place de la lumière, de la couleur et des formes rappellent le remplissage d’un tableau, commençant par une toile vide et finissant pas une image complete.
 
Cette description, qui nous suit tout au long du texte, est liée au fait que Zola était très proche des peintres impressionnistes, dont il avait fait connaissance grâce à son ami d’enfance Cézane. Les peintres, comme Zola, prennaient appui sur la vie quotidienne, ici la recherche de travail. Zola a beaucoup été influancé par ses amis peintres et c’est comme cela qu’il exprime sa sensibilité à la couleur, à la texture et aussi sa passion pour la lumière. De la même façon que les impressionnistes cherchaient les effets de lumière sur leur sujet, Zola exprimait pas ses personages les effets du monde. L’impressionnisme n’eut pas seulement une grande influence sur Zola et la litterature. Il eut aussi une influence sur la musique du XIXeme siècle - malgré le fait qu’en ses débuts, ce mouvement pictural fût beaucoup critiqué.
 

Hannah F., 2nde section internationale, octobre 2011.


                                                                                                                                                                                  zola.jpg


Préparation d’Oksana R., 2nde 6 :
 
Emile Zola était un auteur naturaliste qui s’employait à reproduire la réalité et à montrer la vérité, souvent à l’aide de descriptions précises. Ce mouvement littéraire du XIXème siècle s’associait à l’Impressionnisme en peinture. L’impressionnisme cherchait à reproduire l’impression visuelle telle qu’elle est et les impressions fugitives plutôt que l’aspect stable est idéalisé des choses.
 
Dans l’incipit de Germinal, Zola décrit tout d’abord le paysage comme morne, triste et froid, très sombre mais plus tard dans le texte, certains éléments s’apparentent à la vision d’un peintre, comme les jeux de perspectives, les mouvements, les couleurs ou encore les lumières.
Concernant ces dernières, les feux rouges sont décrits comme des « brasiers brûlants » (l.15), on imagine leur couleur flamboyante et chaude. Il est dit ensuite que « de rares lueurs sortaient des fenêtres » (l.26), lueurs probablement faibles et jaunes, tout comme les « lanternes tristes » (l.27) qui éclairent pauvrement la scène.
 
L’artiste verrait dans cette description du village des couleurs sombres, noires (dues à la nuit), jaune pâle, qui vient des faibles illuminations de la fosse. Ces couleurs contrastent avec le rouge ardent des brasiers brûlants qui eux produisent une vive lumière.
En regardant plus précisément les jeux de perspective, on observe que l’écrivain donne tout d’abord une impression générale du « village aux toitures basses et uniformes » (l.20) mais détaille ensuite de plus près la scène, en allant du bas vers le haut, donnant ainsi un mouvement de verticalité. Cela commence avec le « ras du sol » (l.24) et son « tas écrasé de constructions » (l.25), puis viennent les « fenêtres encrassées » (l.26), ainsi que les lanternes pendues au charpentent qui terminent ces « tréteaux gigantesques » (l.28).
 
Ces mouvements et jeux de perspective donnent une impression réaliste de la mine, sans idéalisation et s’apparentent au mouvement impressionniste dans le fait que c’est une impression visuelle, que Zola a voulu décrire telle qu’elle est.
Dans cette description, les couleurs, mouvements, lumières et jeux de perspective pourraient s’apparenter à la vision d’un peintre.
 
Oksana R., 2nde section internationale, octobre 2011.


                                                                                                                                                               zola.jpg
 
Préparation de Thomas B. :  

Dans cet incipit de Germinal , Emile Zola reflète ses pensées sur le mouvement naturaliste qui est caractérisé par une certaine idée de réalité très poussée. En effet, les effets de style présents dans le texte sont proches de ceux de l’impressionnisme, à la peinture.
 
L’impressionnisme est un mouvement pictural propre à la seconde moitié du XIXème siècle. Jusqu’au XIXème siècle, les peintures devaient respecter certaines règles de goût ou même de thème. Puis les peintres veulent une plus grande liberté pour peindre et se dirigent donc vers ce nouveau mouvement : l’impressionnisme.
 
Les peintres impressionnistes veulent peindre du concret de la vie quotidienne et s’inspirent des scènes de tous les jours : Il est donc lié à la représentation réaliste. Son nom « impressionnisme» est donc fondé sur l’impression qu’il donne à première vue. Le peintre se passe donc des détails de traits, mais accorde une attention particulière aux couleurs en les rendant aussi riches que possible. Grâce à ces effets, l’auteur peut donner une couleur à plusieurs choses abstraites comme le vent ou encore la pluie, ce qui n’a jamais été réalisé auparavant.
 
Dans le texte d’Emile Zola, de nombreux de détails de couleurs sont présents. C’est une atmosphère riche en couleurs et en ombres :
«épaisseur d’encre»(l.1) , « noir »(l.4) , «feux rouges»(l.15),  « noircis »(l.27)
D’autres teintes non-explicites sont évoquées dans le texte : « nuit ; obscurité  »,(l.1) «tachait»(l.)6 , «lever du jour»(l.14) , «brasiers»(l.15), «lueurs»(l.26)
 
De plus, le lecteur « visualise » la scène, un peu comme une peinture puisque Emile Zola donne une impression de profondeur dans son texte. Par exemple : « dix kilomètres de pavé » (l.2) , « coupant ; à travers ; devant »(l.3) , « déroulait »(l.6) , « deux kilomètres » (l.14-15) , « s’enfonçait »(l.18) , « alignaient »(l.27) Les mouvements verticaux présent à la fin du texte renforcent cet effet de profondeur et montrent que le personnage est surpris par le décor environnant : « s’élevait ; surmontait » (l.20) , « pendaient »(l.27) , « Si haut »(l.23)
 
En lisant le texte, le lecteur s’imagine les couleurs et la distance du chemin que l’homme doit parcourir comme si il le suivait. Les détails de couleurs aident le lecteur à visualiser l’atmosphère sombre et froide. Le lecteur a donc l’impression qu’Emile Zola décrit un tableau qu’il a peint mais le texte rajoute encore plus de détails et rend donc la scène encore plus réaliste.
 
Ces détails rendent le texte visuel, ce qui n’est pas habituel pour un texte littéraire de cette époque : Les détails de profondeur sont poussés ainsi que les détails de couleur. Ces descriptions reflètent les pensées d’un auteur naturaliste : décrire la scène telle qu’elle est sans la mettre en valeur ni en faisant rêver le lecteur. 
 
Thomas B., 2nde section internationale, octobre 2011.


                                                                                                                                                              
                                                                                                                                                            zola.jpg

Préparation d'Aline C. : 


Dans la seconde moitié du XIXème siècle, le naturalisme et l'impressionnisme sont étroitement liés, car ils puisent leurs sujets de la vie quotidienne et agissent contre le romantisme qui a pour but d'embellir la réalité. En effet, les peintres impressionnistes montrent la lumière par le biais des paysages, tel que Zola, le chef de fil du naturalisme, retranscrit les effets du monde à travers ses personnages. De plus Zola était très ami avec Pal Cézanne et Edouard Manet.

Tout d'abord, il faut savoir que l'impressionnisme est un mouvement pictural français qui est apparu pendant la seconde moitié du XIXème siècle. Il fut fortement critiqué en ses débuts, car le public n'appréciait pas cette nouvelle façon de peindre qui créa une césure avec l'académisme. Les peintres essayaient de retranscrire des impressions fugitives et la mobilité des sujets, qui était pour la plupart des scènes de vie quotidienne et des paysages. Ils interprétaient librement leurs sujets et les recréaient selon leur vison, leur impression. L'élément clé de l'impressionnisme était la lumière qui donnait vie aux œuvres. Les plus grands artistes de ce mouvement sont pour la plupart français comme Cézanne, Monet ou encore Renoir.

Dans l'incipit de Germinal, écrit en 1885 par Emile Zola, on retrouve cette influence impressionniste comme si l'auteur avait cherché à décrire cette scène à travers la vision d'un peintre. En effet il utilise le type descriptif que l'on retrouve grâce à l'imparfait ("suivait" l. 2, "avait" l. 4, "tachait" l. 6 etc.), des expansions du groupe nominale ("rase", "sans étoiles", "d'encre" l. 1, "grande" l. 2), la sollicitation de sens visuel avec le champ lexical de la vue ("voyait" l. 3 et 30, "aveuglant" l. 7) et la localisation dans l'espace ("dix kilomètres" l. 2, "à travers" l. 3, " à droite" l. 18, "si haut" l. 23 etc.).

Dans le premier paragraphe Zola nous peint une scène de solitude tirée du quotidien d'un "ouvrier sans travail et sans gîte" (l. 13) qui erre "seul" (l. 2). Il y a un effet de vide, de désespoir, car on nous décrit une scène de nuit dans laquelle on ne distingue rien à cause de la noirceur ("obscurité", " nuit sans étoiles" et "encre" l. 1, "noir" l. 4, "Aucune ombre" l. 5, "ténèbres" l. 7).

Cet incipit est structuré spécifiquement, car on a d'abord une vue d'ensemble de la scène, puis on se focalise sur le personnage et pour finir on décrit l'usine. Ce jeu avec les différentes focalisations (zéro et interne) donne un mouvement à la description et, de plus, le voyage du personnage, qui est le lien entre ces trois passages distincts renforce, cette idée. On retrouve donc tout le long de l'extrait des verbes de mouvement ("suivait" l. 2, "marchait" l. 8, " avançait" l. 14) et le champ lexical du trajet ("route" l. 2, " chemin" l. 18 et 23). Zola expose une scène mobile dans laquelle le cadre spatio-temporelle varie, car on y mêle la narration et la description, le passage s’inscrit donc dans le temps et dans l’espace.

Dans les deux derniers paragraphes "l'usine" (l. 26) est décrite tel qu'un monstre: il est donc question d’impression face à ce bâtiment et de la peur qu'éprouve le personnage en la voyant. On distingue d'abord les feux des cheminés ("trois brasier" l. 15) et le personnage est timoré ("crainte" l. 16), cependant il est forcé de s'y approcher car c'est la seule preuve de vie sur son trajet jusqu’auparavant seul. On représente cette usine d'une façon péjorative ("masse lourde" l. 25, "encrassés" l. 26, "noircis" et "tristes" l. 27). Néanmoins on la personnifie ("voix" et "respiration" l. 29), car la mine deviendra un personnage à part entière.

Une symétrie axiale est aussi visible dans le troisième paragraphe qui oppose deux mouvements verticaux, l'un ascendant et l'autre descendant, qui montre une certaine répétition machinale et rythmée de l’usine qui la déshumanise en quelques sortes. La verticalité montante ("s'enfonçait" l. 18, "toitures basses" l. 20, "au ras du sol" l. 24, "masse lourde" l. 25, "très écrasé" l. 25) répond à la verticalité descendante ("s'élevait" l. 20, "surmontait" l. 20, " si haut" l. 23, "se dressait" l. 25, "montait" l. 29).

De plus, l'auteur fait allusion  à certaines techniques de peintures comme, bien-sûr, la couleur ("noir" l. 4, "rouges" l. 15), la perspective ("rectitude" l. 7, "horizon" l. 4) et ainsi que la texture ("épaisseur" l. 1).

En somme, cet incipit est écrit à travers la vision d'un peintre, dans laquelle et décrit une scène de la vie quotidienne contemporaine de l'auteur. Il expose ainsi le personnage dans un univers sombre qui le suivra tout le long de ce roman. Cet extrait montre bien que le naturalisme et l'impressionnisme se sont influencés et inspirés l'un de l'autre.

   

Aline C., 2nde section internationale, octobre 2011.
 
 

zola.jpg
 
Préparation d'Alice M. :

En 1824, les artistes qui peignaient la réalité furent concurrencés par la photographie, ils imaginèrent alors une nouvelle manière de reproduire le monde, c'est la naissance de l'Impressionnisme. Les peintres de ce mouvement représentaient principalement des paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Contrairement aux réalistes, ils ne se préoccupaient pas des détails car ils souhaitaient surtout créer des sensations et des impressions. Les couleurs avaient une grande importance dans leurs œuvres et étaient généralement vives et diversifiées.

            Le célèbre écrivain Émile Zola appartenait au Naturalisme, un mouvement littéraire lié à la peinture Impressionniste et il était l'ami des principaux artistes de ce mouvement à savoir Monet, Manet, Renoir, Cézanne et Pissaro. Émile Zola fut influencé par l'Impressionnisme, en effet ses descriptions s'apparentent parfois aux peintures de ce mouvement.

            C'est ce que l'on constate par exemple dans l'incipit principalement descriptif* de Germinal, le treizième roman de la série Les Rougon-Macquart, publié en 1885. Cet incipit est composé de quatre paragraphes : le premier décrivant le paysage, le deuxième décrivant le personnage, un ouvrier «sans travail et sans gîte» (l.13) et les deux derniers décrivant la mine. Dans la première moitié du texte, la scène décrite est vide, noire, dépourvue de lumière : «la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur encre» (l.1), «le sol noir» (l.4), «Aucune ombre d'arbre ne tachait le ciel» (l.6), «ténèbres» (l.7), «ciel mort» (l.23), «noircis» (l.27), «noyée de nuit» (l.28). Puis, ce paysage nu comme une toile vierge s'emplit peu à peu de peinture, de couleurs par petites touches à la manière des peintres Impressionnistes. On repère alors la présence d'un champ lexical de la lumière et de la couleur : les «feux rouges» de l'usine (l.15) rappelant le sang de l'homme ( «saigner», l.12), «lunes fumeuses» (l.24), «brûlaient» (l.23), «de rares lueurs» et « cinq ou six lanternes» (l.26). Ces couleurs et ces lumières nous donnent des impressions : le noir, l'obscurité évoquent la tristesse et la mort tandis que le rouge et la lumière suscitent l'espoir, d'autant plus que le personnage avance, ce qu'il lui permet de quitter l'obscurité pour la lumière. Il y a donc du mouvement : «suivait» (l.2), «marchait d'un pas allongé» (l.8), «avançait» (l.14) se rapportent au personnage mais le vent apporte également du mouvement avec ses larges «rafales» qui balayent le paysage (l.5). L'impression ressentie pas le lecteur est renforcée pas les nombreux détails et indications de perspectives de la description. Au départ, le panorama est désertique, répétitif et monotone («plaine rase» l.1, «terres nues», l.6, «les champs de betteraves», l.3) puis un peu plus habité et diversifié («palissade», l.18, «mur de grosses planches», l.19, «une voie ferrée», l. 19, «talus d'herbe», l.19, «village», l.20). La situation décrite a des dimensions très importantes : «dix kilomètres de pavé» (l.2) et «immense horizon plat» (l.4), cela souligne la profondeur et «si haut dans le ciel mort» (l.23) et accentue la hauteur. D'autres mots montrent des mouvements de verticalité symétrique, ascendante comme «s'élevait» (l.20), «surmonté» (l.20), «se dressait» (l.25), «montait» (l.29) et descendante comme «s'enfonçait» (l.18), «basses» (l. 20), «au ras du sol» (l.24), «masse lourde» (l.25), «tas écrasé» (l.25). De plus, des termes comme «coupant tout droit» (l.3) ou «avec la rectitude d'une jetée» (l.6-7) fait ressortir la droiture du pavé. Le tableau comporte aussi d'autres éléments de grande taille : «la grande route» (l.2) et «tréteaux gigantesques» (l.28). On remarque également l’imprécision des impressionnistes avec l'utilisation des mots : «silhouette» (l. 25) et «vaguement» (l.27).

           

            Cet incipit de Germinal est une excellente illustration de l'influence de l'Impressionnisme sur le travail littéraire d'Émile Zola.

 

* On peut déceler la présence du type descriptif par l'utilisation de l'imparfait («avançait», l.14, «s'enfonçait», l.18), par la présence d'expansions du groupe nominal comme des adjectifs qualificatifs («rase», l.1, «grande», l.2), par la sollicitation des sens en particulier du sens visuel («voyait», l.3, «aperçut», l.15, «sensation», l.4) et par l'inscription dans l'espace («dix kilomètres de pavé», l.2, «immense horizon plat», l.4, «à droite ... à gauche», l.18-20, «si haut dans le ciel mort», l.23).

Le type narratif est tout de même présent. Le passé simple est utilisé («aperçut», l.15, «disparut» l.18, «reparurent», l.22), le texte s'inscrit dans le temps («nuit», l.1, «vers deux heures», l.8, «depuis une heure», l.14), et il y a des actions, du mouvement («suivait, l.2, «marchait», l.8, «glisser», l.11).


Alice M., 2nde section internationale, octobre 2011.  


 
 
zola.jpg


Préparation de Fanny C. : 

 

Le mouvement naturaliste consiste à dépeindre la réalité telle qu'elle est, sans l'embellir ni l'enlaidir, en l'associant à une expérience scientifique. Ce mouvement littéraire est souvent associé au mouvement pictural français de l'Impressionnisme. En effet, en peinture, l'Impressionnisme se caractérise par des impressions fugitives, des thèmes inabordés, une grande part de lumière plutôt qu'un aspect stable et conceptuel des choses. Fortement critiqué au départ, celui-ci marqua la rupture de l'art moderne avec l'académisme en abordant une conception de la part des artistes plus abstraite et plus libre.Emila ZOLA, écrivain réaliste du XIXème siècle, associe dans son oeuvre Germinal le mouvement réaliste, naturaliste et aborde le thème de l'impressionnisme à l'aide de ses descriptions riches en précision. L'incipit de Germinal est à la fois descriptif et narratif, les deux types de textes sont en effets liés tout au long de l'extrait.

Tout d'abord, l'homme décrit suit un mouvement, il marche : «suivait» (l.1) ; «marchait» (l.8) ; «avancait» (l.14). Le sens visuel est également sollicité pour montrer que le paysage défile professivement sous ses yeux et sous ceux du lecteur : le lecteur visualise donc la scène et les paysages, telle une peinture impressionniste que l'on pourrait observer : «voyait» (l.4) ;« aperçut» (l. 15).

Le premier paragraphe est caractérisé par un paysage sombre, d'une obscurité écrasante : «nuit sans étoile» (l.1) ; «obscurité d'une épaisseur d'encre» (l.1) ; «noir» (l.2) ; «ténèbres» (l.7) qui nous met dans un contexte péjoratif. L'homme est seul, le thème souligné dans ce paragraphe est le vide : «nuit sans étoiles» (l.1). Ce vide procure vis à vis du personnage et du lecteur un sentiment de monotonie, avec l'emploi de «10 km de pavés (l.2) , «champs de betteraves» (l.5), «des lieues» (l.5) qui montre l'aspect répétitf du paysage.

Le deuxième paragraphe est défini par une apparation soudaine de lumière, «feux rouges» (l.15) ; «brasiers brûlants» (l.15) dont la lumonisité permanente s'intensifie peu à peu : «les feux» (l.22) ; «lunes fumeuse» (l.24) ; «rares lueurs» (l.26) ; «lanternes» (l.26). Ce champ lexiqual de la lumière avec une couleur rouge connote l'espoir du personnage qui s'approche de son but.

L'homme a deux côtés en perspective, la droite et la gauche, qui permet au lecteur de visualiser la scène telle un tableau que l'on pourrait observer.

L'impressionnisme se porte sur des couleurs vives, et sur les quatres éléments tels que le vent ou la pluie. Or, le climat décrit au début du texte souligne cette vision picturale : «souffles de vent» (l.4) ; «rafales larges» (l.5) ; «jettée» (l.6). Cela s'apparente à la vision qu'un peintre pourrait apporter à son tableau. L'impressionnisme met également en valeur le rayonnement du tableau, et l'idée de lumière qui apparaît à la fin du deuxième paragraphe associe cette oeuvre naturalisme à ce mouvement pictural.

Enfin les mouvements symétrique de verticalité ascendante et descendante évoquent le type narratif mais au service d'une description : il y a une superposition des deux types.

La verticalité descendante est définie par plusieurs expressions: «s'enfonçait» (l.18) ; «toitures basses» (l.20) ; «au ras du sol» (l.24) ; «masse lourde» (l.25) et «tas écrasé» (l.25).

La verticalité acendante apparaît également : «s'élevait» (l.20) ; «surmonté» (l.20) ; «i haut» (l.23) ; «se dressait» (l.25) ; «montait» (l.29)

Emile ZOLA à réussit, à travers son oeuvre Germinal, à mêler naturalisme et impressionnisme, avec une description précise et détaillée, des couleurs vives et des mouvements verticaux qui s'apparentent au sens visuel sollicité par le lecteur qui visualise la scène, comme aurait fait un peintre pour une oeuvre impressionniste.
 

Fanny C., 2nde section internationale, octobre 2011.  




 
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Préparation de Lisa P. : 

Le texte étudié constitue l’incipit du roman naturaliste Germinal écrit par Emile Zola en 1885. Le lecteur est donc dès le début du livre, introduit dans ce mouvement littéraire propre au XIXème siècle. Or, dès son origine, celui-ci fut étroitement lié à un autre mouvement concernant davantage le domaine pictural : l’Impressionnisme. Ainsi, cet incipit reflète particulièrement cette influence de style puisque de nombreuses allusions à la vision d’un peintre peuvent être observées.

Premièrement, l’impressionnisme est un courant  pictural défini par certaines caractéristiques. Ce mouvement, né à la fin du XIXème siècle grâce à plusieurs artistes tels que Monet, Manet et de nombreux autres, fut fortement critiqué à ses débuts puisqu’il marqua la rupture avec l’académisme (celui-ci consistant à appliquer les manières traditionnelles de dessiner, les conventions artistiques). De nouvelles techniques de dessin émergèrent : les peintres se concentraient beaucoup moins sur les détails des paysages qu’ils s’exerçaient donc à faire disparaître. En effet, les contours étaient dessinés d’une manière très floue et imprécise. Ainsi, l’Impressionnisme consistait à privilégier l’impression  instantanée sur l’esprit plutôt que de représenter parfaitement ce qui est vu par l’œil.

Emile Zola s’inspira donc de l’impressionnisme pour certaines de ses œuvres et le lecteur peut donc observer un important champ lexical de l’imprécision. En effet, les mots tels que « comme » (l16), « quelques »(l19) et « environ »(l22) montrent que Zola ne précise pas dans sa description les moindres détails, il reste vague de la même façon que les peintres impressionnistes. Plusieurs autres termes appartenant à ce champ lexical peuvent être relevés : « aperçut » (l15), « cinq ou six » (l26), « vaguement » (l27), « fumée » (l29) et « on ne voyait point » (l30). Par conséquent, la description du paysage qui entoure le personnage est floue, si bien que le lecteur peut s’approprier le paysage à sa manière. De plus, cette description approximative crée un certain sentiment de doute chez le lecteur, puisque tout est incertain ; mais elle renforce également l’aspect fantastique de l’usine.

L’auteur joue également avec les couleurs et surtout les contrastes. En effet, le champ lexical de l’obscurité, présent particulièrement dans le premier paragraphe et comprenant les mots tels que « nuit » (l1), « obscurité » (l1), « encre » (l1), « sol noir » (l4), « ombre » (l6), « ténèbres » (l7) contraste avec les « feux rouges » (l15) que le protagoniste découvre. En effet, ces feux sont les seules touches de luminosité, c’est donc pour cette raison qu’ils ressortent du paysage. Cette allusion aux couleurs rapproche davantage le naturalisme et l’œuvre de Zola à l’impressionnisme puisque le lecteur a le sentiment de découvrir le paysage par le biais de l’œil d’un peintre. 

Par ailleurs, plusieurs verbes de mouvement peuvent faire allusion à la vision d’un peintre : « s’élevait » (l20), « se dressait » (l25), « montait » (l27). Ces verbes communiquent une notion de mouvement vertical, ce qui nous indique une fois encore la présence d’une vision, pas uniquement littéraire mais également picturale.

Un autre indice très pertinent détermine cette influence de l’impressionnisme : les termes concernant la perspective. En effet, les expressions telles que « tout droit » (l3), « rectitude » (l7), « alignaient » (l27) démontrent que la perspective du paysage est clairement décrite.

Cet incipit reflète donc bien les goûts d’Emile Zola pour les arts dans la mesure où le style est imprégné de la technique impressionniste. Ainsi, il compose les premières pages du roman de la même manière qu’un peintre impressionniste représenterait le décor de son tableau.

Lisa P., 2nde section internationale, octobre 2011.  

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Préparation de Luigi P. :

L’impressionnisme est le dernier grand mouvement de la peinture classique. Il termine le grand programme de la mise en ordre du visible amorcé au XVème siècle avec l’invention de la perspective. Les recherches des impressionnistes exaltent la couleur et rendent visible la lumière. Concurrencé par l’invention de la photographie dont il est contemporain, l’impressionnisme est le berceau de recherches nouvelles qui donneront naissance à l’art moderne avec Edgar Degas, Paul Cézanne et Van Gogh. Le style impressionniste est très particulier et se caractérise par différentes techniques comme l’explosion des couleurs, le jaillissement de la lumière, le reflet des taches, la modernité et des toiles représentant souvent des scènes simples de la vie quotidienne.
 
En effet dans l’incipit de Germinal, de nombreux éléments ce rapportent à ce mouvement et à la vision d’un peintre. Un des exemples des caractéristiques de l’impressionnisme est la modernité (thèmes contemporains son très présents : paysages urbains, constructions modernes) qui se trouve dans le texte, notamment dans la seconde moitié comme le mot « palissade » (l.19) qui fait penser aux constructions modernes, il y a aussi, (l.20) « mur de grosses planches » et « une voie ferrée » qui pourrait faire partie du paysage urbain. Comme précédemment (l.20, 21), les groupes de mot « pignons confus » et « d’une vision de village aux toitures basses et uniformes » se rapportent toujours à cette vision de paysages urbains. Cependant « d’une vision de village » (l.20) se rapproche fortement de la vision d’un peintre par l’effet de perspective.  
 
En parlant de cette perspective, qui entre elle aussi dans les caractéristiques de l’impressionnisme, certains mots du texte comme « coupant tout droit » (l.3) et « l’immense horizon plat » (l.4) nous donnent cet effet de profondeur mais aussi de mouvement. Ces effets de mouvement et de perspective sont aussi visibles à la ligne 6 avec « se déroulait », à la ligne 9 avec « un chemin creux s’enfonçait », avec le mot « silhouette » (l.26) mais aussi avec « d’un échappement de vapeur » (l.30, 31) qui donne cet effet de mouvement vertical, qui monte vers le ciel. La lumière, qui est une des principales caractéristiques de ce mouvement est présente dans l’intégralité du texte, il y a un contraste entre le jour et la nuit, le sombre et le lumineux ce qui pourrait parfaitement entrer dans la manière de peindre pour un peintre impressionniste. La majeure partie du texte est définit comme sombre,  par exemple « la nuit » (l.1), « une obscurité » (l.1) mais aussi « une épaisseur d’encre » (l.1) qui rend l’atmosphère lourd et obscure. Cet effet s’accentue, notamment à la ligne 7 avec « l’embrun aveuglant des ténèbres» cette phrase définit la privation totale de la lumière avec le mot « ténèbres ». Il y a cependant une opposition à ces termes, se trouvant au milieu du texte avec « le lever du jour » (l.15) et « cinq ou six lanternes triste étaient pendues » (l.27) seul moment du texte où la lumière est évoquée.   
 
Pour finir, il y a aussi quelque référence à une autres caractéristique de l’impressionnisme, la couleur, qui est peu présente dans le texte mais qui confirme toujours que nous avons affaire à un texte se rapportant à la manière d’un peintre impressionniste de peindre, par exemple : « sol noir » (l.4), « des feux rouges » (l.16) et « les bois noircis » (l.28).
                                                            
Luigi P., 2nde section internationale, octobre 2011.   




                                                                                                                                                                      E. Zola.jpg




Préparation de Baptiste T. : 

Définition de l’impressionnisme :

L’impressionnisme, c’est le fait de représenter, dans les œuvres, toutes les impressions fugitives, le mouvement (la mobilité) des phénomènes plutôt que l’aspect stable (immobile) des phénomènes. Les grands représentants de ce mouvement sont Claude Monet, Pierre-Auguste-Renoir, Edouard Manet, Camille Pissarro, Eugène Boudin etc. Et ce mouvement a touché tous les domaines artistiques (peinture, littérature, musique).

 

 

 

Analyse de Germinal (ligne.7-ligne.30) :

 

 

Dans la deuxième partie de ce texte beaucoup d’éléments nous montrent bien que nous avons affaire à un écrivain impressionniste.

Le premier élément est, bien sûr, l’abondance de verbes de mouvement tels que : « était parti », « marchait »(l.7), « avançait »(l.14), « il fit[…] deux cent pas » (l.22), « venait »(l.24), qui de plus sont au passé simple(« fit ») et à l’imparfait(tous les autres).

Mais il y a aussi le grand nombre de mots évoquant les couleurs ou la lumière tels que : « saigner »(l.12), « lever du jour »(l.14), « rouges », « brasiers »(l.15), « feux »(l.22), « lunes fumeuses »(l.24), « noircis »(l.27), « nuit »(l.28).

Puis il y a l’emploi de mots évoquant la perspective, le mouvement tels que :

              -l’horizontalité avec : « tantôt d’un coude, tantôt de l’autre »(l.11), « à droite … à gauche »(l.18-20)

              -la verticalité avec : « suspendus »(l.16), « ras de sol »(l.24), « pendues »(l.27)

              -la profondeur avec : « un chemin creux s’enfonçait »(l.18)

Tout cela nous montre bien que Emile Zola est un écrivain impressionniste et que l’on peut retrouver, dans Germinal, la vision d’un artiste impressionniste (avec trois grands points : le mouvement, la lumière/les couleurs et la perspective). 

Baptiste T., 2nde section internationale, octobre 2011.   


Date de création : 09/10/2011 @ 09:25
Dernière modification : 03/11/2011 @ 14:50
Catégorie : Préparations 2011/2012
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