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Copies d'élèves 2011/2012 - Commentaires 2nde 3
Le poème suivant devait être commenté lors d'un DS de trois heures, le 17 février 2012.

Vous ferez le commentaire du texte suivant : il s’agit de la seconde partie du Lac, le poème dont nous avons étudié ensemble la première partie. Ce qui précède immédiatement le texte ci-dessous, c’est le dernier vers de notre lecture analytique (« Il coule, et nous passons » ; à noter que ce dernier vers était prononcé au discours direct par Julie Charles, alors que dans l’extrait qui suit, c’est le poète qui s’exprime).

Le Lac (2nde partie), d’Alphonse de LAMARTINE (in Méditations poétiques, 1820).
 
 
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
 
Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?
 
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
 
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
 
Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
 
Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
 
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : « Ils ont aimé ! »
 

 

Code des couleurs :

-1ère étape de l'introduction : présentation de l'époque et du mouvement littéraire.

-2ème étape  de l'intro : présentation de l'auteur et de l'oeuvre dont émane le texte à commenter.

-3ème étape : présentation de l'extrait.

-4ème étape : annonce des axes de lecture.

-Connecteur logique.

-Amorce d'un axe de lecture.

-Rappel de l'axe de lecture en cours.

-Transition.

-1ère étape de la conclusion : rappel des axes de lecture du devoir.

-2nde étape de la conclusion : Ouverture.


Devoir de Pauline dV. : 


            Le Romantisme est le mouvement poétique dominant durant la première moitié du XIXème siècle. Il s’esquisse par la revendication de la singularité de chaque individu et par la volonté des poètes de faire connaître leurs expériences personnelles. Alphonse de Lamartine est généralement considéré comme le chef de file de ce mouvement, principalement connu pour son recueil Méditations poétiques d’où émane le texte proposé. « Le Lac » est un poème composé de seize quatrains dont seuls les sept derniers sont à commenter, rédigés en alexandrins et en hexasyllabes qui fait référence à Julie Charles, femme aimée de Lamartine. Il est axé sur un lyrisme malheureux projeté sur la nature et dû à la fuite inexorable du temps.
 
 
            Tout d’abord, Lamartine projette des sentiments intenses et contraires sur un cadre exclusivement naturel. Julie Charles est l’absente omniprésente. En effet, elle n’est physiquement pas là mais elle occupe une place centrale dans l’esprit du poète qui utilise systématiquement le pronom « nous » (v.2, 3, 5, 8…) pour s’exprimer. L’intensité de l’amour qu’il lui porte est indéniable. L’anaphore de l’exclamation « quoi ! » aux vers 5 et 6, placée aux places stratégiques que sont l’attaque et l’hémistiche, renforcée par l’interjection « Eh » (v.5) traduisent stylistiquement la force de ses sentiments. Par ailleurs, deux champs lexicaux métaphoriques des deux époques (le passé et le présent) se superposent : celui du bonheur avec les substantifs « ivresse » (v.1), « bonheur » (v.2), l’hyperbole « extases » (v.11) ; ainsi que celui de la souffrance avec les groupes nominaux « les jours de malheur » (v.4), « les sombres abîmes » (v.9) ou encore les verbes « gémit » (v.25), « soupire » (v.25). Cette antithèse frappante n’est que le reflet de l’état d’esprit du poète qui se souvient d’une époque heureuse mais perdue. La souffrance qu’il éprouve est également retranscrite par une ponctuation forte qui donne un rythme saccadé brisant la lenteur, l’harmonie normalement par l’alexandrin avec de nombreux points d’exclamation (v.5, 6, 14, 16) et d’interrogation (v.5, 6, 8…). Les questions rhétoriques présentes dans les trois premières strophes montrent une certaine résignation du poète qui est impuissant face au temps qui s’enfuit. Tous ces sentiments sont l’illustration du lyrisme qui imprègne ce texte.
            En outre, la nature est ici le cadre spatio-temporel du poème, sur lequel Lamartine projette ses sentiments. On peut, en premier lieu, identifier le champ lexical de la nature, particulièrement abondant avec par exemple « lac » (v.18), « sapins » (v.19), « rocs » (v.19), « coteaux » (v.18). Celle-ci peut, à la manière de Lamartine, alterner entre aspects calme et déchaîné, clarté et obscurité. En effet, les « noirs sapins » s’opposent à la surface blanchie par « l’astre au fond d’argent » (v.23), périphrase désignant la lune tandis que le « beau lac » (v.18) côtoie les « rocs sauvages » (v.19). Ce paysage très contrasté rappelle le conflit intérieur qui habite Lamartine. Cette contradiction prend une dimension supérieure avec l’oxymore « molles clartés » (v.24). La nature est de surcroît personnifiée : des caractéristiques humaines lui sont attribuées. L’invocation « Ô lac » (v.13) lui donne une dimension divine, l’adjectif « riants » (v.18) fait penser à la parole et au rire proprement humains. Enfin, le « souvenir » (v.16), désigne explicitement la mémoire. Le lac peut aussi passer du « repos » (v.17) à « l’orage » (v.17) de même que l’auteur est déchiré entre bonheur et douleur. Les rimes croisées sont un indice supplémentaire de la bipolarité qui caractérise le poème dans sa totalité. La nature est donc à l’image de Lamartine, partagée entre calme et colère, entre bonheur et désespoir.
 
 
              Si le lyrisme permet de projeter sur le lac des sentiments contraires, c’est qu’entre l’harmonie amoureuse de 1816 et le désespoir de 1817, du temps s’est écoulé. On trouve dans le texte le champ lexical de l’eau comme l’attestent les « longs flots » (v.2), « le lac » (v.18), « les eaux » (v.20) combiné à celui du temps formé des noms communs « temps » (v.1), « moments » (v.1), « jours » (v.4 et 10), « éternité » (v.9). Cette association forme une métaphore filée qui compare le temps et l’eau : à sa manière, il nous file entre les doigts et est irréversible comme l’eau qui ne revient jamais à sa source. On peut de surcroît repérer une allitération en [l] dans la première strophe (« l’amour », « long flots », « s’envolent », « loin », «la », «les », « malheurs ») mimétique de l’eau qui s’écoule, elle-même métaphorique du temps qui passe. Le registre élégiaque est ainsi très présent : le poète regrette le passé. Comme le vent (« zéphyr » (v.21)), le temps emporte tout sur son passage, faisant des ravages, créant même le « néant » (v.9), image hyperbolique extrêmement péjorative. On remarque aussi une accélération du rythme au sein des strophes avec le quatrième vers de chaque quatrain long de seulement six syllabes après trois alexandrins, qui imite l’accélération du temps. La présence de verbes au passé simple (« donna » (v.7)) et au présent de l’indicatif (« verse » (v.2), « s’envolent » (v.3)…) permet également de créer une dialectique entre passé et présent qui, en s’opposant les deux époques, évoque la fuite inéluctable du temps.
                Néanmoins, Lamartine paraît vouloir s’opposer au temps, résister à son effet dévastateur, destructeur en ordonnant aux éléments naturels de se souvenir de l’amour qu’il portait à Julie Charles. Il utilise pour cela le mode verbal impératif avec « Gardez » (v.15) ainsi que la tournure impérative « que » suivi du subjonctif principalement dans le dernier quatrain (« que […] tout dise » (v.24 à 28)). Il veut de cette façon imposer des limites au temps qui s’écoule trop rapidement en employant une anaphore, celle du nom commun « bord » au vers 22. Le rythme ternaire « Que tout ce que l’on entend, l’on voit ou l’on respire » (v.27) montre une volonté d’universalité et de pérennité : « tout » (pronom indéfini (v.27)) doit se rappeler son amour aussi longtemps que la nature vivra. Le verbe « rendr[e] » (v.8), conjugué au futur de l’indicatif, pourrait ouvrir une petite fenêtre d’espoir mais il est immédiatement disqualifié par la négation « ne […] plus » (v.8). Bien que Lamartine veuille résister, il semble voué à l’échec car le passage du temps est inévitable.
               Pour finir, on ressent en lisant le poème une dimension mortifère du temps. Julie Charles s’exprimait dans la première partie du texte mais n’est plus présente dans la seconde. De plus, la lune qui blanchit la surface du lac (v.23) n’est peut-être pas une image positive : la blancheur, la pâleur ne sont généralement pas signe de bonne santé. Epicure, philosophe latin du l’Antiquité exprimait déjà à son époque le caractère éphémère de la jeunesse et du bonheur avec sa célèbre formule « carpe diem » (cueillir le jour). Cette doctrine philosophique revient au goût du jour au XVIème siècle avec l’Humanisme et le poète Ronsard puis avec le Romantisme dont une des thématiques favorites est l’élégie (plainte mélancolique due à la duite du temps).
 
 
            En conclusion, Alphonse de Lamartine reprend dans son poème « Le Lac », les thématiques récurrentes du Romantisme, à savoir le lyrisme, la nature et l’élégie. Les symbolistes se serviront plus tard des mêmes thèmes tout en recherchant un langage inédit, en modernisant l’écriture  à l’aide d’analogies, de correspondances, de synesthésies pour Baudelaire, rendant la poésie plus hermétique, moins accessible mais surtout plus riche.  

Pauline dV., 2nde section internationale, mars 2012.


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Devoir d'Enzo B. : 

        Le Romantisme est un mouvement littéraire qui était présent durant la deuxième moitié du XIXème siècle. Ce mouvement incarne la liberté. Cherchant l’évasion dans le rêve et l’exotisme, il exalte l’expression du Moi et le souvenir. Alphonse de Lamartine est généralement considéré comme l’un des plus grands poètes romantiques. Il est notamment célèbre par son recueil Méditations poétiques publié en 1820 d’où est extrait la seconde partie du poème étudié. « Le Lac » (seconde partie) narre l’amour brisé entre le poète et Julie Charles (qui mourra quelque mois plus tard), ce poème est composé au total de seize quatrains. Le poème est axé sur la fuite du inexorable du temps en relation avec le lyrisme amoureux proche de la nature où les deux personnes avaient l’habitude de se voir.
 


        Tout d’abord, ce poème explicite formidablement la fuite du temps que rien ni personne ne peut ralentir. D’une part, le champ lexical du temps est omniprésent tout au long du poème, comme le prouvent les noms communs « temps » (v.1), « vitesse » (v.3), « jours » (v.4), « éternité » (v.9), « passé » (v.9), « nuit » (v.15) et « souvenir » (v.16). En effet, l’omniprésence du temps est accentuée par le fait que le premier mot du poème (seconde partie) n’est autre que le nom commun « Temps » (v.1). En plus du champ lexical du temps, l’allitération en [s] dans la première strophe composée par les mots « se » (v.1), « ces » (v.1), « ivresse » (v.1), « verse » (v.2), « S’envolent » (v.3) et « vitesse » (v.3) peuvent représenter le passage du temps à travers cette sonorité évoquant la fuite, la régularité et la vitesse (synonymes du temps). Ce rapprochement de sens à travers un rapprochement de sons est d’autant plus marquant qu’une autre allitération en [s] apparaît à la troisième strophe composée par les mots « passé » (v.9), « sombres » (v.9), « engloutissez » (v.10), « ces » (v.11), « sublimes » (v.11) et « ravissez » (v.12). Ces deux mêmes allitérations font référence à l’écoulement du temps à travers les évocations que peut procurer cette sonorité. L’hyperbole « engloutissez » (v.10) insiste sur cette perception du temps qui engloutit tout. De plus, l’anaphore présente dans le balancement binaire du vers 7 : « Ce [temps qui les donna, ce temps qui les efface » renforce l’obsession du poète à propos du temps qui fuit. Ce balancement binaire pourrait évoquer un pendule (symbole du temps). Par ailleurs, le poète s’adresse au temps comme l’illustre l’anaphore du pronom sujet « vous » au vers 10, 11 et 12 ainsi que les nombreuses questions du poète s’adressent directement au temps telles que : « n’en pourrions-nous fixer au moins la trace ? » (v.5). En outre, la forme du poème pourrait être une représentation du temps qui passe puisque chaque strophe est construite sur trois alexandrins suivis par un hexasyllabe. Cette structure particulière pourrait faire penser à l’accélération du temps à travers l’accélération du rythme du poème (trois vers longs suivis d’un vers court).                                                                                           
          D’autre part, cette fuite du temps a entraîné l’élégie amoureuse du poète. L’anaphore « au moins » aux vers 5 et 16 montrent que le poète implore l’aide du temps pour lui redonner ce qu’il a perdu. De plus, la coexistence du passé et du présent dans le poème montre le regret d’une époque passée. Le rythme ternaire : « les donna […] les efface […] les rendra » (v.7-8) représente l’interconnexion des trois temps (passé, présent, futur) qui semblent faire écho au passé heureux du poète, à son présent malheureux ainsi qu’à l’espoir qu’il pour son avenir. L’antithèse comprenant deux noms communs de sens contraire : « bonheur » (v.2) et « malheur » (v.4) renforce cette séparation entre le passé et le présent. En outre, les deux derniers mots du texte sont révélateurs de l’intense sentiment élégiaque qui imprègne ce poème : « ont aimé » (v.28). De plus, les métaphores « Eternité, néant » (v.9) et « passé, sombres abîmes » (v.9) traduit le regret d’une époque passée du poète et ses sentiments de tristesse pour aborder le futur en cette heure de souffrance. En plus de cette important métaphore, deux hyperboles apparaissent aux mêmes vers : « Eternité » et « abîmes » qui viennent renforcer l’intensité du sentiment du poète. Enfin, le poète utilise le mode impératif comme s’il ordonnait au temps de lui rendre son amour envolé : « Parlez » (v.11), ainsi que les nombreux points d’interrogation qui renforce la plainte du poète en rapport avec l’élégie de celui-ci propices à la fuite du temps et aux sentiments nostalgiques ressentis par le poète.
 


            Cependant, cette nostalgie due à la fuite du temps se retrouve dans le lyrisme amoureux ainsi que dans la nature environnementale dont se souvient le poète. En premier lieu, les sentiments intenses du poète sont illustrés par le champ lexical du bonheur : « l’amour » (v.2), « le bonheur » (v.2), « extases sublimes » (v.11), « ravissez » (v.12), « aimé » (v.28), « ces moments d’ivresse » (v.1). L’hyperbole « extases sublimes » (v.11) renforce cette sensation de bonheur intense. L’anaphore du pronom personnel « les » (v.7-8) représentant les moments d’ivresse passés insiste sur l’obsession du poète qui ne peut s’empêcher d’y penser. De plus, l’anaphore du pronom personnel « nous » aux vers 5, 11 et 12 ainsi que le pronom sujet « Ils » (v.28) participent à la mise en relief de l’omniprésence de Julie dans l’esprit du poète même si, contrairement à la première partie du poème, Julie ne prend pas la parole, la totalité de l’œuvre étudiée se réfère à elle implicitement. Par ailleurs, l’anaphore du mot « quoi ! » (v.5-6) traduit l’intensité du lyrisme qui imprègne ce poème. A cela s’ajoute la ponctuation forte (points d’exclamation et d’interrogation) présente tout au long du poème qui contribue à l’expression des sentiments du poète. Enfin, l’anaphore du pronom personnel « il » (v.17) semble faire écho à la souffrance du poète comme s’il ne parvenait pas à exprimer explicitement ce souvenir amoureux qui est ancré dans le lyrisme amoureux que ressent le poète.                                                                                                     
             En second lieu, le mode impératif qui est aussi une anaphore « Gardez […] gardez » (v.15) insiste sur l’importance du souvenir aux yeux du poète. En outre, il s’adresse à la nature dans la deuxième partie du poème. Cette nature est personnifiée à de nombreuses reprises : « ton repos » (v.17), « tes orages » (v.17), « tes riants coteaux » (v.18). Cette personnification pourrait être interprétée comme une volonté du poète de comparer la nature à la personne de Julie. De plus, le poète s’exprime au lac comme si celui-ci était un humain. A cela s’ajoute l’invocation « Ô » (v.13) qui crée un aspect divin au lac. Le verbe « rajeunir » (v.14) renforce cette impression de nature surnaturelle car personnifiée. De nombreuses expressions décrivant des caractères propres aux humains sont utilisés pour représenter la nature : « zéphyr qui frémit » (v.21), « front d’argent » (v.23), « vent qui gémit » (v.25), « roseau qui soupire » (v.25) et « dise » (v.28). A travers différents moyens stylistiques le poète permet à la nature d’être assimiler à un humain.                                              
             Enfin, la personnification de la nature est en relation avec la métaphore filée entre la nature et l’amour envolé du poète. Par exemple, « l’amour à longs flots » (v.2) et « verse  le bonheur » (v.2) sont la métaphore de l’eau comparée à l’amour. De plus, les groupes nominaux « rochers muets » (v.13), « grotte » (v.13), « forêt obscure » (v.13) sont autant d’éléments qui semblent être la métaphore de la mort de Julie illustrée par l’allitération en [r] composée par ces mots qui évoque la souffrance et les râles qui la caractérisent. Par ailleurs, le groupe nominal « belle nature » représente la beauté de Julie au travers d’une beauté naturelle. Les verbes « gémit » (v.25) et « soupire » (v.25) attribués à la nature font penser à Julie gémissant et soupirant. Enfin, le poète est comme jaloux envers la nature qu’il envie : « Vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir » (v.14). Ce vers montre que le lac et la nature sont éternels contrairement à la vie humaine qui est courte. C’est pourquoi en même temps d’être jaloux le poète souhaiterait ancrer son souvenir dans la pérennité de la nature puisqu’elle est éternelle. La personnification de la nature et la métaphore filée sont deux figures de style utilisées par le poète pour exprimer à travers la proximité entre la nature et son amour envolé son lyrisme amoureux.
 
            « Le Lac » reprend les deux principales caractéristiques du Romantisme qui sont la nature et le lyrisme ainsi que la fuite du temps. D’autres poètes tels que Victor Hugo ou Gérard de Nerval utiliseront l’amour de la nature et le passage du temps pour exprimer un lyrisme heureux ou malheureux.
 
 
Enzo B., 2nde section internationale, mars 2012.



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Devoir de Coraline B. : 
 
    
           Au début du XIXème siècle, le Romantisme apparaît, c’est un mouvement littéraire qui s’oppose au classicisme et aux idées des Lumières. Il se caractérise par l’expression du moi, le lyrisme, la nature et l’amour. Alphonse de Lamartine est un poète de ce siècle. Le poème à commenter « Le Lac » (la seconde partie)  est tiré des Méditations poétiques écrite en 1820. Le poème est composé de quatrains, les trois premiers vers chaque strophe sont des alexandrins, mais le dernier est un hexasyllabe. Dans ce poème sont abordées les thématiques du temps, de la nature et du lyrisme.
 

           Dans « Le Lac » le thème du temps est fort présent, particulièrement dans les trois premiers quatrains. Cette idée ce divise en deux parties :
Premièrement la fuite du temps, comme le montre les verbes « s’envolent » (v.3) ; « engloutissez » (v.10) ; « efface » (v.7), le temps trop rapide fait disparaitre les sentiments. Le verbe «  donna » (v.7) conjugué au passé simple soutient cette idée. Les sustantifs « temps » (v.1 ; v.7 ; v.14) ; « jours » ( v.4 ; v.10) et l’adjectif qualificatif « passés » (v.6), illustrent l’obsession du poète pour le temps. La métaphore de la fluidité du temps qui passe tel l’eau du lac qui ne cesse de couler évoquer par l’allitération en [L] au premier quatrain « jaloux » (v.1) ; « il » (v.1) ; « longs » (v.2) ; « flots (v.2) montre la rapidité du temps qui passe.
          Deuxièmement, l’élégie qui est un sentiment de regret envers une époque passée heureuse, est effectivement présente puisque Lamartine évoque la disparition de  la femme qu’il aime. Dans le second quatrain et le quatrième quatrain, la ponctuation utilisée est forte soit les points d’exclamation et d’interrogation, dans le but de remémorer les moments de joies et de peines. Ils les appellent d’ailleurs « moments d’ivresse » (v.1) ; « extases sublimes » (v.11)  qui sont des hyperboles exprimant le plaisir et le bonheur passés.
 
 
 
              Le temps qui passe est ancré dans la nature, ou plutôt dans les eaux du lac qui coulent, c’est donc à l’aide de personnifications que Lamartine se rappelle ce qu’il a vécu avec Julie Charles. La personnification la plus présente est c’elle du Lac qui est le témoin de leur amour, ce qui explique l’allitération en [L] citer précédemment. Mais  la nature ou le Lac sont épargnés du temps ou rajeuni, comme le montre «  Vous que le temps épargne ou qu’il rajeuni » (v.14), ou encore les personnifications présentent aux cinquième et sixième quatrains, exprimant le bonheur de la nature « riants coteaux » (v.18) ; «  rocs sauvages » (v.19) ; « le zéphyr qui frémit et qui passe » (v.21). Le poète qui  est détruit par ces souvenirs qu’il n’a su gardé, conseil à la nature de ne pas faire la même erreur que lui « Gardez de cette nuit, gardez belle nature ; Au moins le souvenir ! » (v.15-16).
L’allitération en [L] composé par « il » (v.21) ; « le » (v.21) ; « les » (v.22) ; « molles » (v.24) ; « clartés » (v.24) et en « r » former par « zéphyr » (v.8) ; « frémit » (v.21) ; « bruits » (v.22) ; « bords » (v.22) ; « argent » (v.23) imite la sonorité du vent entre les arbres. Le vent, étant insaisissable et fuyant comme le temps, l’importance de la nature dans la compréhension du poème est donc ùise en avant.
               Mais la nature est également un cadre spatiaux–temporel puisque c’est au bord du Lac que se promenait les deux amoureux, et qu’au fil du temps le cadre n’a pas changé car la nature est épargné, tandis que Julie Charles n’est plus de ce monde. La Nature clairement présente dans les quatre dernières strophes, c’est d’ailleurs le vers 13 « O lac ! Rochers muets !grottes ! Forêt obscure ! »  qui marque la coupure entre le temps et la nature avec les sustantifs, l’invocation et le ponctuation forte marqué par le point d’exclamation. Ensuite la description du Lac telle que «  l’aspect de tes riants coteaux » (v.18) ; « rocs sauvages » (v.19) permet au lecteur d’imaginer le véritable aspect du Lac, mettant en relief la nature environnante.
 
 
 
                 La nature constitue l’environnement poétique du poème, d’où le titre, elle est également témoin du lyrisme amoureux d’Alphonse de Lamartine et de sa bien-aimée. Dès le premier vers, les groupes nominaux «  temps jaloux » et « moments d’ivresse » témoigne de « l’amour » (v.2) et du « bonheur » (v.2) réciproque, accentué par les deux hyperboles. Mais le temps qui passe fait disparaitre ces moments de joies, comme le montrent les groupes nominaux « tout entiers perdus » (v.6) ; « s’envolent loin de nous « (v.3) ; « la même vitesse que les jours de malheur » (v.3-4) propice au développement du lyrisme.
                Mais il s’agit d’un lyrisme malheureux, puisque Lamartine ne reverra pas c’elle qu’il aime, il s’agit donc d’un amour perdu, ce qu’y l’incite à interroger le Lac. Comme on peut le voir au vers 10 avec «  Que faites-vous des jours que vous engloutissez », ces questions sont rhétoriques, il n’attend pas de réponse car le poète à beau personnifier le Lac, il sait qu’il n’obtiendra aucune réponse. En outre, le dernier vers « Ils ont aimé » résume  en trois mots tout le poème, puisque leur amour disparu est maintenant passé. Et tous deux et la nature elle-même sont compris dans le pronom personnel « ils » illustrant parfaitement le lyrisme malheureux qui touche Lamartine.
 
 
             Dans « Le Lac » ( la seconde partie) Alphonse de Lamartine traite des sujets récurrents du Romantisme qui sont le temps, la nature et le lyrisme qui sont tous trois très liés. D’autres auteurs de ce mouvement littéraire tel que Victor Hugo et Alfred de Musset écriront d’autres poèmes partageant les mêmes thèmes, comme « Amour secret » et « Tristesse ».
 
 
 Coraline B., 2nde section internationale, mars 2012.



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Devoir de Sophie V. :

Au XIXème siècle, après le siècle des Lumières apparaît un nouveau mouvement qui est le Romantisme en réponse au rationalisme et positivisme ambiant. Alphonse de Lamartine écrit ce poème issu du recueil Méditations Poétiques datant de 1820, après avoir vécu une histoire d’amour courte mais intense avec la jeune Julie Charles, décédée un an après leur rencontre. Dans son poème « Le Lac », Lamartine utilise un registre lyrique ainsi que la beauté de la nature pour transmettre son mal être dû à la fuite du temps.

 
             Tout d’abord, Lamartine emploi un registre lyrique et élégiaque pour exprimer ses sentiments. Le « bonheur » (v.2), « l’ivresse » (v.1) et l’hyperbole « extases sublimes » (v.11) traduisent sa joie de vivre et son amour passés. Mais chacun des ses sentiments joyeux est rattrapé par la tristesse : « ces moments d’ivresse où l’amour à long flots nous verse le bonheur s’envolent loin de nous » (v.1 à 3) et « rendez-nous ces extases sublimes » (v.11). La ponctuation forte transmet aussi les sentiments du poète. En effet, une succession de points d’exclamation au vers 15, et de multiples questions rhétoriques : « Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ? » (v. 6) montrent le désespoir de Lamartine. Afin de traduire ses sentiments heureux comme malheureux, Lamartine se sert d’un registre lyrique et élégiaque ainsi que de questions rhétoriques.
               En outre, le lac et son environnement constituent un aspect salvateur au souvenir de son amour perdu. Julie Charles a disparu mais l’endroit de leur idylle reste présent et contient la réminiscence de leur passion. Son amour pour Mlle Charles est caractérisé par la beauté de la nature. La nature est « belle » (v.15), le lac, « beau » (v.18), tout comme sa bien-aimée. Elle est aussi personnifiée (« le roseau qui soupire » (v.25) et « le zéphyr qui frémit et qui passe » (v.21)), cela donne l’impression que Julie Charles revit à travers la nature. Cette dernière est aussi représentative du souvenir de leur histoire. Effectivement, Lamartine cherche à « fixer au moins la trace » (v.5)  de leur passé. Il implore la nature de « gard[er] […] au moins le souvenir » (v.15 à 16). Son amour n’est plus possible, mais il voudrait pouvoir revivre ces moments. « Le vent qui gémit » et « le roseau qui soupire » (v.25) semblent montrer la tristesse de l’auteur ressentie par la nature elle-même. Celle-ci représente donc le souvenir de sa dulcinée et de leur amour partagé.    
 
 
             Lamartine ancre la fuite inexorable du temps et la perception qu’il en a dans la nature et l’expression de ses sentiments. En premier lieu, un certain vertige apparaît caractérisé par l’anaphore du mot « temps » au vers 1, 7, 7 et 14, qui montrent explicitement l’importance du temps pour le poète. Le rythme ternaire au vers 13 « rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! » et le balancement binaire au vers 14 « vous que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir » coupé à l’hémistiche apportent un effet d’accumulation et par la même occasion de vertige. De plus la vue, l’ouïe et l’odorat sont sollicités, contribuant ainsi à l’impression de vertige. La vue est stimulée aux vers 23 et 24 avec «  blanchit » et « clartés », l’ouïe aux vers 22 et 25 avec les « bruits de tes bords », le « vent qui gémit » et le « roseau qui soupire ». Et Enfin, l’odorat est également sollicité avec les « parfums légers » et l’« air embaumé » (v.26). Ce vertige transmis par la description de la nature peut rappeler celui qui a été vécu par l’auteur vis-à-vis du temps qui passe trop rapidement.
                 D’autre part, le temps est associé à l’eau tout au long du poème. De nombreuses rimes contiennent le son [s] (v.1, 2, 5, 7, 10, 12, 21, 23). Ce son peut être associé à celui de l’eau du lac. Le poète se plaint de la fuite du temps et de son amour comme l’eau qui s’en va sans pouvoir faire demi-tour. Les deux sont d’ailleurs mis en relation au vers 2 « l’amour à longs flots nous vers le bonheur ». Où l’amour est allié à l’eau avec « flots » et « verse ». Son idylle et le temps fuient comme l’eau entre nos mains sans que Lamartine puisse revivre ses instants de bonheur.
                 Enfin, le passage du temps est la cause de sa nostalgie. Une allitération en [b] au vers 22 avec « bruits », « bords » et à nouveau « bords » qui est un son court qu’il est impossible de faire durer peut rappeler la courte durée de son temps passé en la compagnie de Julie Charles. La question rhétorique au vers 10 « Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? » rappelle le regret du poète de ne pas pouvoir profiter plus longtemps de la présence de Julie Charles. La nostalgie et mélancolie du poète peuvent aussi se retrouver dans l’oxymore au vers 9 entre « éternité » qui est le temps que Lamartine et Julie Charles pourraient avoir ensemble et l’accumulation « néant, passé, sombres abîmes » qui est ce qui lui reste de leurs sentiments et de leur moments passés sur le lac. L’hyperbole « néant » montre aussi le désespoir du poète qui pense avoir tout perdu suite à la mort de Mlle Charles. Alphonse de Lamartine a passé un temps très bref avec son amante et ceci se traduit dans la formation du poème.
 
 
 
Le lyrisme et la nature permettent de mettre en place la fuite du temps perçue par Lamartine. Ces thèmes fréquents durant la période Romantique peuvent, ainsi que l’expression du moi se retrouver chez Victor Hugo ou Gérard de Nerval, auteurs contemporains du XIXème siècle.
 
 
 
Sophie V., 2nde section internationale, avril 2012.




 
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Devoir de Vanille V. :
 
Le Romantisme est le principal mouvement littéraire du XIXéme siècle qui va à l'encontre du Classicisme. Lamartine est un grand poète qui faisait partie de la période romantique. En 1813, Lamartine rencontre Julie Charles dont il tombera amoureux et réciproquement du coté de Julie Charles. Malheureusement, en 1817, ils ne pourront se revoir, pour cause, la mort de Julie Charles. On en déduit que « Le Lac » ( in Méditations poétique) fut écrit après le décès de Julie Charles car le poème fut publié en 1820, de plus les thèmes principaux sont la fuite du temps ainsi que la nature qui sont aussi des thématiques récurrentes du Romantisme.

 
                 En premier lieu, Lamartine évoque la fuite du temps en utilisant le champ lexical du temps, composé des mots : « temps » (v.1), « moments » (v.1), « jours » (v.4) et le champ lexical de la vitesse : « s'envolent » (v.3), « vitesse » (v.3), « passées » (v.6). Lamartine renforce cette accélération avec la forme des strophes : douze-douze-douze-six. En coupant le dernier vers de chaque strophe en deux, mais en gardant la rime, Lamartine accélère le rythme du poème, et donc évoque la fuite du temps. Ces champs lexicaux du temps et de la vitesse ainsi que la forme du texte font apparaître la fuite du temps que Lamartine regrette d'avoir perdu à cause de la mort prématurée de Julie Charles.
              Avec cette fuite de temps, le registre élégiaque apparaît. En effet, la perte de Julie Charles est extrêmement douloureuse pour le poète. Lamartine dit « passés pour jamais ? » (v.6), « tout entier perdus ? » (v.6), « Ne nous les rendra plus ? » (v.8). Ici, l'auteur parle du temps qu'il ne pourra rattraper avec Julie Charles. Lorsque Lamartine écrit « bonheur » (v.2) puis « malheur » (v.4), en écrivant d'abord « bonheur » (v.2), il explique qu'il a eut un passé heureux, mais ensuite Lamartine écrit « malheur » (v.4) qui représente son présent et qu'il accentue avec les noms et adjectifs péjoratifs : « Éternité, néant, passé, sombre abîmes » (v.9). De plus, il prononce son « malheur » en faisant apparaître dans ce même vers une hyperbole avec « sombre abîmes » (v.9) qui représente l'infinité de son malheur depuis la perte de Julie Charles. Ce bonheur passé et ce malheur présent décrive l'élégie et donc la fuite du temps.
 
 
 
              De même que la fuite du temps, la nature exprime la tristesse et fait partie du Romantisme. L'eau est métaphoriquement liée au temps qui passe. La fluidité du temps qui passe est comparé à la fluidité de l'eau qui coule dans son lit. Au vers 10 Lamartine utilise le verbe engloutir : « engloutissez », qui représente l’absorption du temps par l'eau. Et au vers 22 : « Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés » et au vers 14, 15 et 16 : « Vous que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir, Gardez cette nuit, gardez, belle nature, Au moins le souvenir ! » Lamartine explique que les souvenirs peuvent être répétés mais pas le passé, il ne pourra revoir son amour. L'eau faisant disparaître les passé heureux montre la tristesse de Lamartine par le bien de la nature.
              De plus, la nature a un aspect vivant. Lamartine emploie des personnifications qui donne à la nature des souvenirs ainsi que des sentiments, comme les être humains ; on peut le constater au vers 15 et 16 : « Gardez cette nuit, gardez, belle nature, Au moins le souvenir » et au vers 18 : « Beau lacs, et dans l'aspect de tes riants coteaux ». De plus Lamartine use des interjections solennelles comme au ver 13 : « Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt [obscure ! » qui font vivre la nature. La nature étant vivante et présente lors de la rencontre entre Lamartine et Julie Charles, le poète se confesse à elle et alors la nature devient témoin de la tristesse de Lamartine.
 
Dans ce poème, les deux thématiques majeures sont la fuite du temps et la nature qui sont aussi les principales thèmes du mouvements romantique dont Lamartine et Victor Hugo faisait partie. Victor Hugo fut un grand poète romantique, il était même le plus grand du Romantisme.
 
 
Vanille V., 2nde section internationale, avril 2012.


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Devoir de Nouha K. : 

          Le Romantisme est le mouvement principal de la première moitié du XIXème siècle apparu en réaction au Classicisme alors jugé comme trop rigide. Ces thèmes principaux sont l’exaltation des sentiments contre la raison, l’amour de la nature et l’exotisme. Alphonse de Lamartine est un poète et homme politique français considéré comme l’une des plus grandes figures du Romantisme. Il est l’auteur du recueil Médiations Poétiques, publié en 1820, d’où proviennent les sept derniers quatrains rédigés en alexandrins et en hexasyllabes du « Lac », probablement le poème le plus célèbre de Lamartine. Ce poème est dédié à Julie Charles, la bien-aimée du poète atteinte de la tuberculose. Cette maladie étant soignée de manière médiocre à cette époque, l’amour pourtant réciproque des deux amants est impossible. Ainsi, le poème est axé sur le lyrisme projeté sur un cadre naturel et l’élégie produit d’un temps mortifère.
 
 
 
          Tout d’abord le lyrisme et les sentiments du poète sont encrés dans un contexte purement naturel. Julie est absente physiquement pourtant elle est omniprésente dans l’esprit du poète qui utilise inéluctablement le pronom « nous » pour s’exprimer (v.2, 3,8…). Lamartine extériorise des émotions contraires  par des hyperboles telles que « moments d’ivresses » (v.1). Certaines sont même d’autant plus mises en relief puisque les antithèses sont à la rime comme le montre « sombres abîmes» (v.9) et « extases sublimes » (v.12).Symbole de l’intensité du sentiment amoureux éprouvé pour Julie Charles qui est aussi retranscrite stylistiquement. Tout au long du poème, une ponctuation forte est utilisée notamment par la présence de nombreux points d’exclamations  ainsi que des invocations solennelles comme l’illustre « Ô lac ! » (v.13) mais aussi des adresses par exemple « rochers muets! grottes ! » (v.13). Il utilise même des questions rhétoriques comme « Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? » (v.10) preuve une fois de plus du lyrisme qui caractérise ce poème.
         De plus, Lamartine exprime sa détresse dans un cadre spatial exclusivement naturel : « longs flots » (v.2), « rochers muets » (v.13), « forêt obscure » (v.13) et « lac »(v.18), procédé récurent du Romantisme . De ce fait, le poète prend le lac comme témoin de l’amour qu’il a porté à Julie Charles et s’adresse même à lui par l’invocation « Ô lac ! » (v.13). La nature est personnifié,  en effet Lamartine lui attribue des caractéristiques humaines par exemple la mémoire « gardez, belle nature, Au moins le souvenir » (v.16-17), ou bien le langage «riants » (v .18), « gémit » (v.25) et « soupire » (v.25). L’anaphore de la proposition « qu’il soit dans » (v.17) ainsi que de l’antithèse qui la compose : « repos » et « orages » (v.17) permettent de mettre en relief la supplique faite à la nature. Celles-ci présentent deux aspects antithétiques du lac qui peuvent traduire l’état d’esprit du poète c’est-à-dire calme puis déchaîné. La rythmique des quatrains mime elle aussi ce contraste : l’harmonie des 3 premiers alexandrins est cassée par un hexasyllabe. La nature, tout comme le poète, alterne entre tempête et calme (lac), entre désespoir et amour (poète).
 
 
 
          Ce lyrisme projetant des sentiments contraires sur la nature n’est autre que la conséquence d’un temps mortifère. Le temps est en fuite constante, ainsi, il a emporté l’être bien-aimé d’Alphonse de Lamartine. L’anaphore au vers sept illustre parfaitement le caractère éphémère du « temps » : ce qui est donné finit par être repris. Le poète en arrive même à envier « les rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! » car ceux-ci sont épargnés par le temps. L’accélération du temps se traduit aussi stylistiquement : les trois premiers vers de chaque quatrains sont des alexandrins tandis que le dernier vers est un hexasyllabe. En passant de plusieurs vers longs à un seul vers court, le poète illustre l’opposition entre des durées brèves et des durées plus duratives mais aussi et surtout la sensation d’un temps qui passe trop  rapidement et accélère. Vivant le désespoir de 1817, symbolisé par le passé composé « Ils ont aimé ! » (v.28), Lamartine fait l’éloge de l’harmonie amoureuse de 1816.
           Dès le premier vers de cet extrait, le temps est personnifié (« temps jaloux ») dans le but de le tenir pour seul responsable de la souffrance du poète. Les poètes Romantiques s’appuient fortement sur la doctrine épicurienne. Épicure était un philosophe latin de l’Antiquité, celui-ci, par sa célèbre formule « Carpe-Diem » du latin « cueille le jour »,  exalte la jouissance de l’instant présent face à un instant mortifère.  Ainsi, La notion de perception du temps est problématisée dès la première strophe,  la vitesse des moments heureux et celle des moments malheureux sont comparées (« même vitesse » (v.3)).  Lamartine oppose donc des durées brèves telles que « moments » (v.1) ou « jours » (v.10) littéralement englouties et ce pour  « l’éternité » (v.9) à des durées indéfinies comme « jamais » (v.6). Face à un temps arrachant tous les bonheurs, Lamartine garde seulement des souvenirs. Il fait ainsi l’élégie d’une époque révolue caractéristique d’un temps mortifère.
 
 
 
           Pour conclure, «Le Lac » reprend des thèmes récurrents du Romantisme que sont le lyrisme et l’élégie. Durant les siècles suivants ces mêmes thèmes seront repris dans la littérature française. Les Symbolistes utiliseront les mêmes thématiques cependant dans des textes au sens plus hermétique donnant à la poésie une nouvelle richesse. C’est ce que fera Baudelaire à l’aide de correspondances et d’analogies.
 
Nouha K., 2nde section internationale, avril 2012. 


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Devoir d'Antoine P. : 


       
          Le Romantisme est le mouvement littéraire principal de la première moitié du XIXème siècle. Ce mouvement préconise l’expression du Moi et ses thématiques les plus récurrents sont l’amour, l’exploration et l’expression des sentiments, la nature, l’exotisme ainsi que le passage du temps. Alphonse de Lamartine est considéré comme l’un des plus grands poètes romantiques de son époque. Il a écrit Méditations poétiques (1820), recueil regroupant la majeure partie de son œuvre poétique, d’où est tiré « Le Lac ». L’extrait proposé regroupe les sept derniers quatrains de ce poème, tous composés de trois alexandrins et un hexasyllabe. Il narre la fin brutale de la relation amoureuse ente le poète et Julie Charles qui, gravement atteinte de tuberculose, va mourir un an après sa rencontre avec Lamartine en 1816 à Aix-les-Bains. Cet extrait est axésur la nature et le lyrisme mais aussi sur le passage inexorable du temps.
 
 
 
             En premier lieu, le lyrisme et la nature sont des thématiques propres au Romantisme et sont très présentes dans cet extrait du « Lac ». On peut tout d’abord observer que le lyrisme malheureux ainsi que des émotions de tristesses intenses imprègnent ce poème. La ponctuation forte, notamment les points d’exclamation (présents au vers 6, 13, 16, 20, 24, et 28) et les points d’interrogation (aux vers 5, 6, 8, 10,  et 12) renforcent l’émotion que le poète exprime à travers le texte. L’interjection « Eh ! » (v.5) et l’invocation solennelle « Ô » (v.13) accentuent également le lyrisme qui gouverne ce texte. Le nom commun « malheur » (v.4) illustre les sentiments de tristesse ressentis par Lamartine et s’oppose au champ lexical du bonheur et de l’amour lié à une époque passée, celle durant laquelle Julie et Lamartine se sont aimés : « ces moments d’ivresse » (v.1), « l’amour à longs flots nous verse le bonheur » (v.2), « extases sublimes » (v.11). Tous ces éléments mettent en évidence le lyrisme triste de ce poème. 
               En outre, cette expression des sentiments, ce lyrisme triste est ancré dans un cadre exclusivement naturel. En effet, la nature domine également ce poème. On peut repérer le champ lexical des éléments naturels formé par le lac dans les quatre derniers quatrains de l’extrait avec « rochers muets », « forêt obscure » et « grottes » au vers 13, ou encore : « belle nature » (v.15) et « rocs sauvages » (v.19). La nature est donc volontairement mise en avant par tous les termes qui y sont rattachés. De plus, ces éléments naturels sont souvent personnifiés, Lamartine leur attribue des qualités humaines « l’aspect de tes riants coteaux » (v.18), « le vent qui gémit » (v.25), « le roseau qui soupire » (v.25) et « Qu’il soit dans tes repos, qu’il soit dans tes orages », vers qui montre que le lac possède un caractère humain, il peut tantôt être déchaîné, tantôt calme. D’ailleurs ces deux sentiments qui s’opposent et qui caractérise les deux aspects du lac (calme et déchaîné) reflètent les sentiments du poète qui est heureux lorsqu’il se souvient de l’époque où il fréquentait Julie Charles et qui est triste car il saitque cette époque est à jamais révolue. Le lyrisme et la nature sont omniprésents tout au long du poème et sont parfois même liés entre eux.
 
     
 
       Le lyrisme malheureux est évidemment la conséquence du passage inéluctable du temps qui a mis fin à la relation ente Julie Charles et Lamartine. Le nom commun « temps » répété aux vers 1, 6 et 14, le nom commun « jour » aux vers 4 et 10, et enfin l’énumération « éternité, néant, passé, sombres abîmes » (v.9) montrent l’importance du temps dans ce texte. De plus, son passage inévitable est mis en avant avec le nom commun « vitesse » (v.3), les verbes « s’envol[er] » (v.3), « effac[er] » (v.7), « englout[ir] » (v.10), « rav[ir] » (v.12), et les participes passés « passés » (v.6), « perdus » (v.6). La rapidité du passage du temps se traduit stylistiquement dans chaque quatrain. Effectivement, tous les quatrains possèdent trois alexandrins suivis d’un hexasyllabe. La présence d’un vers bref après trois vers longs provoque une accélération dans le rythme du texte, c’est donc la retranscription de la vitesse avec laquelle passe le temps. L’allitération en [l] illustre parfaitement la liquidité du temps qui file entre les doigts du poète et demeure insaisissable : le pronom personnel « il » (v.1), les article définis « l’ » (v.2), « le » (v.2), « la » (v ;3), « les » (v.4), l’adjectif qualificatif « longs », les noms communs « flots » (v.2) et « malheur » (v.4), le verbe conjugué « s’envolent » (v.3) et enfin l’adverbe « loin » (v.3). Le temps a donc une place central dans le poème et s’avère être une thématique obsédante pour Alphonse de Lamartine.
           Bien que le passage du temps semble tout anéantir, notamment la relation entre Lamartine et Julie Charles, les éléments naturels demeurent intacts et ne sont pas affecté par ce passage inéluctable. Le vers 14 montre  à quel point la nature symbolisée par le lac est insensible au passage du temps : « Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir ». Le verbe « gardez » répété deux fois au vers 15 s’accorde avec la valeur durative de la nature. La nature est donc éternelle, elle s’oppose au temps mais s’oppose également aux hommes comme Lamartine qui eux sont mortels.
 
 
 
             En conclusion, deux thématiques caractéristiques au mouvement romantique sont présentes dans ce poème, à savoir le lyrisme et la nature. Le passage du temps est aussi un thème très développé dans ce texte, il est à l’origine des sentiments de tristesse de Lamartine, et la nature s’oppose à lui. La poésie va évoluer au cours du temps avec de nouveaux mouvements littéraires et grâce à de nouveaux auteurs tels qu’ Apollinaire ou encore Charles Baudelaire précurseur du symbolisme.
 
 
 Antoine P., 2nde section internationale, avril 2012. 
 
 
 
 
 
 


Date de création : 17/03/2012 @ 11:16
Dernière modification : 20/05/2012 @ 13:35
Catégorie : Copies d'élèves 2011/2012
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