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Copies d'élèves (2006/2007) - Dissertations 1ère FLE/FLS

Devoir surveillé du 17 janvier 2007.

 

Objets d'étude :

 

  • Argumenter, convaincre, persuader, délibérer.
  • La fable, l'apologue.
  • Un mouvement littéraire du XVIIIème siècle : La philosophie des Lumières.

 

Corpus :

 

A) Le Prud'homme qui sauva son compère, anonyme, XIIIème siècle.

B) L'huître et les plaideurs, Fables, IX, 9, Jean de La Fontaine, 1678.

C) Zadig, chapitre 6, Voltaire, 1747.

 

Sujet de la dissertation :

L'apologue, petit récit à visée morale, est une forme d'argumentation indirecte dont le but est de faire passer un message. Quel est, selon vous, l'intérêt d'argumenter à l'aide de récits imagés plutôt que de manière directe? Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus et sur les textes à visée argumentative que vous avez lus et étudiés, tout particulièrement les apologues (fables, contes, paraboles, récits utopiques...)

 

 

Code des couleurs :

 

Introduction :

 

1ère étape : phrase d'appel, amorce.

2ème étape : repérage de la problématique.

3ème étape : reformulation de cette problématique.

4ème étape : annonce du plan, c'est-à-dire des thèses.

 

Développement :

 

  • connecteur logique
  • amorce de thèse
  • formulation d'argument
  • rappel de la thèse en cours
  • transition

 

Conclusion :

 

1ère étape : rappel des thèses du devoir.

2nde étape : ouverture.

 

 

Code des couleurs : ce guidage méthodologique ajouté aux copies elles-mêmes est destiné à faire de ces productions d'élèves un potentiel outil d'élaboration de futurs devoirs, ou encore de remédiation ou de correction.

 

 

 

 

Dissertation de Margarita T. :

 

 

          Aux XVIIème et XVIIIème siècles, l’apologue était très populaire comme genre litteraire, car il donnait la possibilité de critiquer et de dénoncer les injustices de la société d’une façon indirecte. Mais quel est l’intérêt d’argumenter de manière indirecte? Autrement dit, pourquoi les auteurs d’apologue ont-ils choisi de ne pas critiquer directement, mais de cacher le sens pour que le lecteur lui-même arrive à le trouver? Cela peut avoir deux raisons : les auteurs étaient, pour diverses raisons, obligés d’utiliser cette méthode, ou les grands écrivains ont choisi cette manière parce qu’ils la trouvaient efficace.



 

          Tout d’abord, on parle des obligations qui contraignent l’écrivain à argumenter indirectement. On doit mentionner qu’il n’était pas possible pendant la période de la monarchie absolue de critiquer l’injustice de la société directement sans être puni et, bien sûr, sans perdre la possibilité d’être publié, c’est-à-dire lu. Les auteurs étaient obligés d’écrire d’une façon indirecte, car la censure était trop importante aux XVIIème et XVIIIème siècles. Beaucoup d’écrivains cachaient le vrai sens de leur oeuvre à l’aide de différents procédés stylistiques. Par exemple, Jean de La Fontaine utilise le bestiaire qui correspond, en fait, au monde humain, et un animal désigne toujours un type social humain, comme le renard et le loup qui sont des courtisans et l’âne qui désigne un homme faible et misérable. On trouve ces exemples dans « Les Obsèques de la lionne», l’une des fables de La Fontaine. Parfois, les auteurs utilisent l' antiphrase et ils semblent être favorables à ce qu’ils dénoncent, en fait, pour tromper la censure, comme Montesquieu l'a fait dans «L’esclavage des nègres» (in L'esprit des lois) en présentant les arguments faussement logiques pour l’esclavage quand, en fait, il pense le contraire. Voltaire dans Candide utilise l’ironie quand il décrit la guerre comme un spectacle. En tout cas, les auteurs n’ont pas d’autres choix à cause de la censure du roi.

          De plus, les écrivains rencontrent parfois un grave problème, quand le lecteur n’accepte pas la critique directe, parce qu’il n’est pas prêt. Quand l’auteur montre clairement les défauts des hommes, cela peut provoquer même le rejet et le mépris de la part du destinataire, comme si l’auteur semblait être supérieur à son lecteur. On peut voir que parfois la morale est, en fait, immorale, parce qu'il est plus facile de conseiller de ne pas faire quelque chose que de déboucher sur une action. Ce fait est bien illustré dans le recit anonyme du corpus où la morale est la suivante : «jamais méchant ne saura gré à celui qui l’a obligé». On peut trouve un exemple d’une morale «immorale» dans la fable de La Fontaine «Les Obsèques de la lionne», où la flatterie et l’hypocrisie sont favorisées et conseillées au lecteur. Ainsi, l’auteur est forcé d’écrire de manière imagée car, malheureusement, sans cela, il n’y aurait pas beaucoup de lecteurs «avertis» qui comprendraient bien le message du philosophe.

          Enfin, on peut remarquer que les auteurs vraiment talentueux ne peuvent faire juste une simple dénonciation ou une morale sans le récit avec toutes les figures de style, parce que ce serait trop simple, et il ne serait pas nécessaire d' être un philosophe ou un grand écrivain pour rédiger un texte argumentatif de cette façon, en oubliant l’intérêt littéraire. C’est pourquoi, par exemple, un auteur comme Voltaire écrit de longs contes philosophiques comme Candide et Zadig. Ainsi on peut donc constater que dans certains cas, les auteurs sont obligés, dans une perspective artistique et littéraire, d’utiliser la critique indirecte.




          Mais, malgré ces obligations, qu’on ne peut pas éviter parfois, parmi les mêmes écrivains, il y a des auteurs qui ont d'eux-mêmes choisi d’écrire les apologues, d'argumenter de façon indirecte et imagée. Quelquefois, cette méthode aide à mieux comprendre le message de l’écrivain et l'argumentation indirecte rend souvent la critique beaucoup plus forte. Par exemple, dans le conte philosophique Candide, de Voltaire, dans le chapitre 3, au début, la guerre est présentée comme un spectacle agréable, mais en fait Voltaire a choisi d’écrire de telle façon juste pour mieux montrer l’absurdité et l’atrocité de la guerre pour le lecteur qui est déjà habitué à cet élément de notre vie quotidienne absolument atroce et injuste. Une telle présentation paradoxale sera davantage propice à attirer son attention.
          De même, l’utilisation du registre ironique, qui est une façon d’écrire indirectement, aide à mieux comprendre la dénonciation et la critique de l’auteur. Par exemple, dans les Lettres Persanes, Montesquieu utilise l’ironie pour dénoncer le pouvoir politique injuste du roi et même le pouvoir autoritaire du chef du domaine religieux de la vie, le pape. Il invente des personnages étrangers qui illustrent le regard extérieur sur les moeurs de la France pour mieux montrer au peuple français les injustices qui demeurent dans sa société. Il est évident que les défauts deviennent plus clairs quand on les voit à l’aide d’un regard neuf et même naïf, qui permet une plus grande objectivité. On découvre bien ce procédé stylistique dans Candide de Voltaire, où le nom du personnage principal explique déjà l’idée de l’auteur. Et c’est l’écrivain qui a décidé de lui-même, sans y être contraint, d’utiliser la manière indirecte pour rendre la critique plus forte.

          En outre, on doit remarquer que dans la plupart des cas, le philosophe de Lumières, au XVIIIème siècle, ou l’écrivain du XVIIème siècle, s’adressent plutôt au lecteur «averti», intelligent, même s' il n’y en a pas beaucoup parmi l’ensemble des lecteurs. Mais dans ce cas-là, la manière indirecte est même plus efficace parce que, pour le lecteur intelligent, il est plus intéressant de découvrir par soi-même le sens de la morale sans l’explication directe et claire de l’auteur. Les contes philosophiques de Voltaire comme Zadig ou certaines fables de Jean de La Fontaine comme «Le vieillard et les trois jeunes hommes», où la morale n’est pas explicite, illustrent bien cet intérêt pour le lecteur de les lire et de déchiffrer à chaque fois le message que l’écrivain veut faire passer. C’est pourquoi l’auteur de l’apologue choisit de sa propre volonté d’argumenter d’une manière indirecte pour rendre sa critique efficace et intéressante pour le lecteur intelligent.




          Comme on l’a bien vu dans les nombreux contes philosophiques et fables, le genre littéraire de l’apologue correspond à une argumentation imagée et indirecte. Mais pourquoi les auteurs choisissent-ils cette façon d’écrire plutôt difficile? Parfois les écrivains sont obligés à cause de la censure et le fait que le lecteur ne soit pas toujours prêt à accepter la critique directe. Mais plus souvent, c’est le choix propre de l’auteur parce qu’il veut enrichir son oeuvre et rendre la critique plus efficace pour le lecteur «éclairé» qui n’a pas peur de reconnaître ses défauts ou les défauts de la société dans laquelle il vit. Malgré le fait qu’il y ait moins d’écrivains qui utilisent le genre de l’apologue aujourd’hui, les Fables de La Fontaine, les contes philosophiques du XVIIIème siècle restent encore actuels et intéressants pour le lecteur de nos jours. Ce fait prouve que l’argumentation indirecte est plus efficace, car elle est toujours valable pour les gens du XVIIIème siècle comme pour ceux du XXIème siècle, c’est-à-dire pour nous.

 

 

Margarita T. (Russie), 1ère FLE/FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, janvier 2007. (EAF juin 2007 : 16/20 à l'écrit, 19/20 à l'oral).

 

 

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Dissertation d'Anay C. :

 

 

 

 




          Une des formes d’argumentation indirecte est l’apologue, petit récit à visée morale dont le but est de faire passer un message. On peut se demander alors  quel est l’intérêt d’argumenter à l’aide de récits imagés plutôt que de manière directe. L’efficacité de ces récits didactiques ne serait-elle pas la même s’ils étaient présentés directement ? Evidemment non, elle ne serait pas la même, car d’abord, les auteurs d'apologues cherchent à rendre les textes plus intéressants pour provoquer une réflexion de la part du lecteur. De plus ils veulent éviter la censure, c'est une autre raison de s’exprimer à travers des récits imagés.





          En premier lieu, il est possible de dire que les apologues ont tous plus ou moins comme but de faire réfléchir le lecteur. Un message qu’on dit clairement, des idées exprimés directement ne vont pas requérir cette réflexion et cette analyse mais le lecteur va simplement lire une morale, une leçon sans avoir besoin d’être cultivé. D’innombrables fables, contes, récits utopiques dans le genre de l’apologue s’inscrivent dans cette perspective. Les exemples le plus révélateurs sont les Fables de la Fontaine, de courts récits qui nous ont transmis des messages avec la mise en scène d’animaux comme dans « Le loup et l’agneau » (fable qui, de manière didactique, critique l’abus de pouvoir, l’inégalité et l’injustice sociale) ou « La cigale et la fourmi », où le fabuliste nous fait réfléchir par rapport à différentes attitudes dans la vie, de ceux qui épargnent et garantissent le futur et de ceux qui ne pensent pas au lendemain et donc ont du mal puisqu'ils n'ont pas voulu prévoir les choses). Ces fables comme toutes les autres, provoquent la réflexion du lecteur.

          On voit également dans ces apologues des stéréotypes, des archétypes généraux qui renforcent les leçons. La Fontaine, par exemple, utilise souvent des personnages sans nom propre comme « le vieillard », « les trois jeunes homes », « la jeune veuve » ou même en utilisant des noms propres comme « Perrin Dandin » dans la fable « L’huître et les plaideurs » : on sait qu’il ne s’agit pas d’un personnage réel, ni d’un homme spécifique, mais d’un stéréotype humain. C’est la même idée qu’a eue Voltaire avec « Candide », personnage naïf et jeune qui représente n’importe quel jeune homme naïf de son époque, éduqué de la façon dont il a été éduqué. Ce sont donc des outils que les différents auteurs utilisent pour donner un caractère général à leur récits pour que le lecteur puisse s’identifier aux personnages et soit amené à réfléchir par rapport à cela, car les situations exposées en plus d’être intéressantes, pourraient leur arriver à eux mêmes également. C’est bien la fonction de faire réfléchir du genre de l’apologue grâce à des histoires imagées.

          D’autres procédés qui ont comme pour but de faire faire réfléchir le lecteur sont les antiphrases, les paradoxes ou des connotations ironiques car le lecteur a besoin déterminer pour lui-même ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Marivaux nous fait la preuve de cela avec Le paysan parvenu, où il nous expose l’inégalité et la différentiation entre roturiers et nobles, mais du coup, avec l’attitude honnête, courageuse et digne des roturiers, ceux-ci qui étaient de basse condition s’élèvent et ceux qui étaient d' une hausse classe sociale, les nobles, s’abaissent, « [ils] » « [se taisent] » devant ce courage des roturiers. Ces changements de position vont donc frapper le lecteur qui, pour comprendre, devra réfléchir.




 



          Mais évidemment ces récits imagés ne visent pas seulement à rendre les histoires plus intéressantes pour susciter la réflexion du lecteur : ces apologues vont également éviter la censure dans des cas où il y aurait des dénonciations. C’est donc un autre objectif recherché par les auteurs d’apologues qui ne pourrait pas être atteint si on écrivait de manière directe. Tel est le cas des Fables de la Fontaine où l'auteur représente l’homme à travers des animaux, il les fait parler, leur donne une vie humaine et des sentiments comme dans « Les obsèques de la lionne » où il mélange le champ lexical animalier avec celui de l’homme, et les animaux crient, pleurent, souffrent … Le fabuliste a fait la même chose dans d’autres fables, et cela bien sur lui sert de bouclier pour mieux critiquer tout en évitant la censure.

          Dans la même perspective, on a le regard naïf de Candide dans l’œuvre du même nom. Ce regard nous donne l’impression que le jeune ne connaît pas les endroits ni toutes les mœurs qu’il décrit, chose que Voltaire a fait exprès (qui en même temps rend le récit plus intéressant), tout comme Montesquieu, autre auteur des Lumières qui, avec le regard de Rica et Usbek, étrangers à la société française, peuvent mieux critiquer, être plus objectifs et cette objectivité rend la critique plus forte même si elle évite également la censure, dans Les lettres persanes. En même temps ces regards naïfs dont on vient de parler, vont avoir dans ces critiques un côté didactique, ces dénontiations vont mieux passer, c'est-à-dire qu 'elles ne seront pas critiquées au début car les récits seront publiés de façon anonyme, mais de plus cela ne met pas en évidence le fonctionnement des moeurs françaises, car on pense que ces sont des étrangers qui donnent leur opinion. La censure est ainsi plus facilement évitée.

         On pourrait alors considérer que le grand fabuliste, auteur de « Les animaux malades de la peste » utilisait également les animaux pour éviter la censure. La Fontaine comme l’on le sait faisait de très fortes critiques par rapport au système monarchique et au pouvoir absolu mais toutes ces critiques étaient déguisées de telle façon que le lecteur érudit puise comprendre le message, mais il fallait bien différencier la dénotation de la connotation, car même si l’apologue a comme but de faire passer un message avec une morale, pour éviter la censure, ce qu’on disait n’était pas toujours ce qu’on voulait vraiment dire. Donc, il fallait faire attention pour déchiffrer les antiphrases, l'ironie et toutes les méthodes utilisées pour éviter la censure des critiques virulents.




          On vient donc de démontrer qu’effectivement, des récits où le message est transmis de manière directe n’aboutissent pas au même résultat. D’abord parce qu’il y a des conseils et des doctrines philosophiques qui nécessitent une méditation et une étude approfondie de la part du lecteur. Avec les récits imagés, on peut également être plus intéressés car grâce aux différents procédés, les auteurs font des récits agréables qui attirent notre attention et passent mieux face à une politique ferme où la liberté d’expression ne figure pas dans les principes de la société. Aujourd’hui, dans des pays démocratiques comme la France, on ne cherche pas trop à éviter la censure car on a tous le droit de nous exprimer librement, mais il est quand même nécessaire d’écrire avec des notions implicites et pas trop directes pour qu’on ait le choix d’être favorable ou défavorable à une thèse exposée, vu que l’on peut toujours en tirer une leçon, mais c’est à nous de décider, selon qu’on la considère comme valable ou non.

 

Anay C. (Cuba), 1ère FLE/FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, janvier 2007. (EAF juin 2007 : 11/20 à l'écrit, 15/20 à l'oral).

 

 

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Date de création : 12/02/2007 @ 18:09
Dernière modification : 12/01/2010 @ 14:39
Catégorie : Copies d'élèves (2006/2007)
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