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Copies d'élèves 2012/2013 - Commentaire 2nde 8
Commentaire (mars 2013)


Problématique : L’expression du Moi et du souvenir dans la poésie
 des  XIXème et XXème siècles.
 
Objet d'étude : La poésie du XIXème au XXème siècle : du Romantisme au Surréalisme.
 

 


 
Sujet : vous ferez le commentaire du texte suivant.
 
Victor Hugo (1802 – 1885) est un des plus grands romantiques français. Il a excellé dans les trois genres, à savoir le roman, le théâtre et la poésie. Les feuilles d’automne constituent un recueil poétique d’une grande maturité, alors que l’auteur n’a que vingt-neuf ans.
 
 
Soleils couchants, (Victor HUGO, Les Feuilles d'automne, 1831).
                                
 
Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées.
Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !
 
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
 
Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers.
 
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Devoir d'Héléna C. : 

 
            Le Romantisme est un mouvement littéraire apparu en France au XIXeme siècle, siècle de bouleversements et d’effervescence sociale, en réaction au Classicisme. Le Romantisme se caractérise par l’expression du « Moi », des sentiments intenses et personnels, par la nature, l’exotisme et la fuite du temps. Victor Hugo (1802-1885) est un des piliers du Romantisme Français, aussi bien romancier que poète et dramaturge. Hugo a écrit Les Feuilles d’Automne alors qu’il avait vingt-neuf ans. Soleils Couchants est un poème en alexandrins de quatre quatrains, qui est à la fois une expression de lyrisme douloureux du poète à travers le reflet du temps qui passe et une célébration de la Nature.
 
 
            Ce poème exprime l’idée du temps qui passe, qui fuit, tout en lui conférant une valeur cyclique. En effet, le champ lexical du temps montre bien cette idée : « ce soir », (v. 1), « demain » (v. 2), « et le soir, et la nuit » (v.2), « l’aube » (v. 3), « bientôt » (v. 15) et l’anaphore de « puis » (v.3 et 4). Ce champ lexical du temps prend aussi une valeur mortifère : « morts » (v. 8), « ridés » (v. 10), « chaque jour courbant plus bas ma tête » (v. 13), « je passe » (v. 14), « je m’en irai » (v. 15). On repère de plus une allitération en [s] (« Le soleil s’est couché se soir » v. 1, « sur la face des mers, sur la face de monts » v.6), qui est une sonorité douce, comme si le temps nous emmenait vers  le sommeil, vers la mort. On remarque enfin que le titre du recueil (Feuilles d’Automne) et le titre du poème évoquent la nature et le temps. Tout cela montre bien l’idée du temps qui passe.
            De plus, non seulement le temps passe, il fuit, ce qui est d’ailleurs dit dans le poème : « le temps s’enfuit » (v. 4). Le fait de parler de « l’orage, et le soir, et la nuit » (v. 2), et ensuite « les nuits, puis les jours » (v. 4) contribue à l’impression d’accélération, de fuite du temps, puisque l’on passe de « le/la » (singulier) à « les » (pluriel), comme si les nuits et les jours finissaient par se confondre. Ceci est aussi mis en avant par le rythme ternaire des vers 2 et 4. On a donc bien ici l’expression du temps qui passe et fuit.
            Toutefois, la valeur mortifère du temps est atténuée par la régularité et la valeur cyclique que le poème lui donne. « Le soir », « la nuit », « l’aube », puis « les nuits » (v. 3-4) montrent que le temps progresse en cycles, ce qui est renforcé par les rimes croisées du poème (ABAB), comme pour souligner l’alternance entre le jour et la nuit, entre ombre et lumière. Les nombreuses césures à l’hémistiche contribuent également au rythme du poème (v. 2, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 15 et 16), et donnent un effet de balancement, de régularité du temps qui passe en cycle, inexorablement.
 
 
            Si le temps prend une valeur mortifère pour le poète, il a l’effet inverse sur la Nature, qui est ici toujours magnifique, en renouvellement. La Nature est omniprésente dans le poème, ce que l’on voit grâce au champ lexical de la Nature : « soleil » (v. 1), « l’orage » (v. 2), « des mers » (v. 6), « des monts » (v. 6), « fleuves d’argent » (v. 7), « forêts » (v. 7),  « des eaux » (v. 9), « des montagnes » (v. 9), « les bois toujours verts » (v. 10), « fleuve des campagnes » (v. 10) ; et la Nature est atemporelle : « toujours » (v. 10), « sans cesse » (v. 12). Elle n’est pas affectée par les ravages du temps, puisque « ridé[e] et non vieilli[e] » (v. 10). (Il est intéressant à remarquer que même si la nature prend ici des qualités humaines grâce à sa personnification, elle demeure unique puisqu’elle ne vieillit pas, contrairement aux humains). L’enjambement v. 10-11 (« et les bois toujours verts / S’iront rajeunissant ») et le contre-rejet v. 11-12 (« le fleuve des campagnes / Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers ») montrent bien cette continuité, cette Nature harmonieuse qui dure, puisqu’ils allongent et lient les vers. On a bien ici une célébration de la Nature atemporelle.
            De plus, ce concept de Nature qui résiste au temps est renforcé par l’idée de renouvellement, puisque les bois « s’iront rajeunissant » (v. 11) et donc sont atemporels. D’ailleurs les quatre quatrains du texte peuvent êtres interprétés comme les quatre saisons de l’année. Cette notion de Nature en renouvellement rappelle l’idée du temps cyclique. Elle est soutenue par le v. 12 : « le fleuve des campagnes / Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers ». On parle ici du cycle de l’eau, comme le temps qui passe et la Nature qui se renouvelle, et cela est renforcé par l’allitération en [l] (« le soleil », « les nuées », « l’orage », « le soir », « la nuit », « l’aube », « clartés », « les nuits », « les jours », v. 1-4). Cette sonorité douce évoque l’eau qui coule, souvent utilisée comme métaphore du temps qui passe. Tout cela est un éloge de la Nature, force qui résiste au temps.
            On remarque également le champ lexical de la joie, de la couleur et de la lumière : « aube » (v. 3), « clartés » (v. 3), « soleil » (v. 1), « fleuves d’argent » (v.7), « les bois toujours verts » (v. 10), « soleil joyeux » (v. 14), « immense et radieux » (v. 16), « la fête » (v. 15), qui est mis en avant par la personnification du soleil et la diérèse de « radieux ». Il y a donc bien ici un lyrisme heureux, qui est associé à la Nature.
            Enfin, le poète souligne la différence entre lui, mortel, et la Nature, atemporelle, avec « mais » (v. 13), et au vers 15 : « je m’en irai bientôt ». En effet, le poète est encore jeune, il ne va donc pas mourir bientôt (il mourra en 1885, soit 54 ans plus tard). Cela montre que la Nature est grandiose et cela est renforcé au vers 16 (« sans que rien ne manque au monde, immense et radieux »), souligné par la ponctuation forte (points d’exclamations vers 4et 16), puisque sa mort n’aura aucun effet sur la Nature, il est insignifiant par rapport à elle, et puisque cette fête continuera (il n’est qu’au « milieu »). On retrouve ici l’héritage épicurien, puisque le temps fuit et la mort arrive, mais la vie est une fête. C’est donc bien une célébration de la Nature en liesse, magnifique et radieuse.
 
 
            Ce poème reprend deux thèmes principaux du Romantisme ; la fuite du temps et la Nature, entité à part entière qui résiste seule aux ravages du temps. Ces thèmes sont évoqués dans de nombreux poèmes romantiques tels que « Le Lac » de Lamartine, où le temps prend aussi une valeur mortifère et où la Nature est puissante et atemporelle, puisque toujours présente malgré le temps et bien après le poète. On peut aussi faire le lien entre « Le Lac » et ce poème avec l’héritage épicurien des poèmes romantiques, héritage qui survit encore aujourd’hui avec l’idée YOLO (You Only Live Once). 

Héléna C., 2nde section internationale, mars 2013.


 
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Devoir de Cloé T. : 

               Le Romantisme est un mouvement littéraire du XIXème siècle qui a pour but de favoriser l’imagination en abordant les thèmes de l’amour et de la nature. Il privilégie également l’expression du Moi et de ses sentiments. Victor Hugo fut l’un des plus grands romantiques français. A seulement 29 ans, il écrit son recueil Les Feuilles d’automne qui est un recueil très surprenant vu le jeune âge de Victor Hugo et vu les thématiques qu’il aborde. Le texte que nous allons étudier est tiré de ce recueil et il est intitulé « Soleils couchants ». Il relate le vieillissement et la fragilité humaine face au temps qui passe inexorablement autour d’un environnement naturel qui reste imperturbable et durable. Par conséquent ce poème aborde la thématique de la nature omniprésente traduisant la fuite du temps  auquel s’ajoute un lyrisme douloureux suite au vieillissement humain.
 
 
 
Tout d’abord, le cadre naturel est omniprésent dans ce poème. Il se remarque grâce à son champ lexical qui imprègne ce poème. En effet cette nature est constituée du « soleil » (v.1), de la « nuée » (v.1), de l’ « aube » (v.3), «des mers » (v.6), «des monts » (v.6), des « fleuves d’argents » (v.7), des « forêts » (v.7), «des eaux » (v.9), « des montagnes « (v.9) et des « bois » (v.10). Elle est plutôt décrite avec un ton appréciatif, elle est dite « joyeu[se] », en « fête » (v.15) et même « radieu[se] » (v.10). Cette joie entraîne un « hymne » (v.8)  avec un rythme bien marqué et équilibré par les césures à l’hémistiche aux vers 6 et 7, et son refrain avec l’anaphore du mot « Sur » aux vers 6 et 7 également. « S’iront rajeunissant » (v.11), mis en évidence par l’enjambement, montre que la nature revit et se renouvelle continuellement. Cela est aussi renforcé par l’antithèse « ridé et non vieillit » (v.10) qui a pour but de frapper le lecteur et de montrer que cette nature ne vieillit pas et donc ne meurt jamais. La vie de ce cadre naturel est mimée aux vers 1 et 3. Dans un premier temps, le soleil se couche puis « l’aube » (v.3) réapparaît de nouveau, ce qui est synonyme que la nature se réveille une nouvelle fois. Ce sont d’autant des éléments qui montrent une nature agréable, heureuse et pérenne.
 En outre, la fuite du temps est une des thématiques principale imprégnant ce texte. Elle est traduite par divers procédés stylistiques dont le champ lexical de l’eau représenté par l’  « orage » (v.2), la « mer » (v.6), le « fleuve » (v.7 et 11) et les « eaux » (v.9). Ce champ lexical est caractéristique de la fuite du temps car l’eau est un élément liquide qui nous glisse entre les doigts sans que nous puissions l’arrêter. Il mime donc le passage du temps. Les allitérations en [l] que l’on retrouve dans « le soleil » (v.1), « les nuées » (v.1), « l’orage » (v.2), « la nuit » (v.2), « l’aube » (v.3 ), « ils » (v.5), « foule » (v.5), « la » (v.6), « flot » (v.12), « fleuve » (v.11) ainsi que celle en [s] apparaissant dans le « soleil » (v.1), « s’est » (v.2), « ce soir » (v.3), « sur » (v.5), « passeront » (v.5), « ces jours » (v.5), « face » (v.5) et « sous » (v.5) évoquent le glissement de l’eau et par conséquent la fuite irrémédiable du temps. « Soleils couchants » est aussi constitué d’adverbes temporels « demain » (v.2), « puis » (v.3 et 4), « sans cesse » (v.12) et « bientôt » (v.15) qui insiste sur l’évolution et le passage du temps. Les anaphores de « puis » (v.3 et 4), de « sur » (v.6 et 7) et de « et » (v.9) donnent un sentiment d’accélération des jours, tout comme les rimes ABAB qui montre une alternance entre l’ombre et la nuit « nuit » (v.2), « aube » (v.3) et « nuit » (v.4). Le temps est donc mimé comme cyclique auquel s’ajoute la structure du poème : 4 quatrains ayant pour connotation les 4 saisons annuelles qui est un exemple frappant de cette fuite du temps.
 
 
 
 
 
Cependant cette nature pérenne face au temps qui passe est mise en opposition avec la fragilité et la vieillesse humaine renforcée par un lyrisme douloureux qui subit ce passage du temps. En effet cette opposition est remarquée par la disposition du poème : les trois premiers quatrains de ce texte narrent la beauté et la sérénité de la nature imperturbable tandis que le dernier quatrain, mis en opposition grâce à la conjonction de coordination « Mais » (v.13), relate cette vieillesse humaine, que Victor Hugo décrit comme une généralité à seulement 29 ans, qui n’arrive pas à revivre et à se renouveler. D’autre part, les césures à l’hémistiche peuvent témoigner de ce contraste entre la vie humaine et naturelle « je m’en irai bientôt, au milieu de la fête » (v.15). Les temps verbaux sont également un moyen de traduire les conséquences de la vie humaine face à la fuite du temps. C’est-à-dire que ce poème est écrit dans un premier temps au passé composé « s’est couché » (v.1) puis directement au futur « viendra » (v.2), « passeront » (v.5), « s’iront » (v.11) qui ne donne aucun espoir mais plutôt une sensation de futur proche traduisant la fin des vies humaines. Tandis qu’on aperçoit aussi deux verbes conjugués présents dans ce poème «  roule » (v.7) et « donne » (v.12) qui eux s’adressent essentiellement à la nature qui n’est absolument pas touchée par le temps qui passe et donc ce présent est plutôt un présent continue. Ce procédé d’opposition permet de mettre en relief le lyrisme douloureux avec cette fragilité humaine effrayante.
 Enfin, l’expression du Moi est marqué par l’utilisation de la première personne du singulier « moi » (v.13), « je » (v.14), « je m’en » (v.15) qui permet d’affirmer que l’auteur parle de ses propres sentiments personnels en essayant de faire une généralité de sa propre espèce où ils subissent tous le même destin : la mort. Cette mort n’est pas explicitant montrée mais elle est sous entendue avec les expressions « courbant plus bas ma tête » (v.13), « refroidi » (v.14), « s’est couché » (v.1), « je m’en irai bientôt » (v.15) où Victor Hugo utilise  le procédé stylistique de l’euphémisme qui permet d’atténuer cette dure réalité. On aperçoit une seule fois seulement l’idée explicite de la mort avec le groupe verbale « des morts que nous aimons » (v.8) où l’auteur montre le dur destin auquel les humains doivent s’attendre. On comprend donc mieux maintenant le titre de ce poème « Soleils couchants » qui vise non pas la nature comme on pourrait  penser mais à l’inverse les humains qui est un euphémisme propice de cette  mort humaine.
 
 
 
 
Pour conclure, « Soleils couchants » est un poème axé sur deux grandes thématiques romantiques, la nature omniprésente avec la fuite du temps et cette idée de mort entraînant un lyrisme douloureux. Néanmoins, Victor Hugo, malgré qu’il fût l’un des plus grands romantiques français, ne fut pas le seul auteur de ce mouvement littéraire. Il y eut également Gérard de Nerval, Vigni, Musset ou bien Lamartine. Leurs poèmes sont également imprégnés d’un lyrisme heureux ou malheureux, généralement faisant référence à leurs propres sentiments personnels, autour d’un environnement naturel.

Cloé T., 2nde section internationale, mars 2013. 


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Devoir de Gaëlle S. : 

   Le romantisme vient de l’Allemagne et de l’Angleterre. Ce mouvement est apparu au XIXème siècle en France. Victor HUGO est l’ambassadeur et le plus grand écrivain français romantique. Malgré son jeune âge, Victor HUGO publie en 1831 Les feuilles d’automne , recueil témoignant d’une grande maturité. “Soleils couchants” est l’une des meilleures poésies du recueil; le thème du temps, de la nature face au temps,  ainsi que celui de la fragilité humaine sont présents comme axe tout au long de la poésie.
 
 
   Il s’agit tout d’abord la fuite du temps que les hommes ne peuvent pas arrêter. Certaines assonances et alliterations le prouvent. En effet les allitérations en “s” sont présents dans les strophes, elles évoquent la fluidité du temps. Notamment “soleils” et “soir”(vers 1), “ses” et “obstruées”(vers3), “ces”,“passeront”et ”sur” (vers 4), “sur” (vers 5+6),”sans” et “cesse” (vers 12), “sous”(vers 13), “passé”,”sous,”soleil”(vers 14) et “sans”,”immenses” (vers16). On peut remarquer que les premières strophes ont toujours deux alliterations en “s”, puisque deux est un chiffre pair et forme une répétition comme les jours qui seront toujours là et réguliers “soleil et soir “(vers1)+”ses et obstruées”(vers 3)+”ces et passeront”(vers 5)+”sur et sur”(vers 6+7).
                 Au contraire dans les derniers vers, les alliterations en “s” sont irrégulières certaines n’ont qu’une seule alliteration par vers alors que d’autres vers en ont trois :”sans et cesse”( vers 12)+” sous”(vers 13)+”passé,sous et soleil” (vers 14). Cela peut évoquer la mort qui s’approche. Seul le dernier vers a de nouveaux deux alliterations en “s” : “sans et immense”. Cela évoque la vie qui recommence après que la mort soit passée, la vie qui reprend son cour. Les adverbes de temps comme  “demain” suivi de l’anaphore “puis”(v.3et 4) insistent également sur une progression temporelle. Mais aussi “de plus “(v.12) et “bientôt”(v.15) désignent à la fois une évolution et une proximité chronologique. Ensuite les temps verbaux sont d’abord au passé composé “s’est couché” (v.1)puis plusieurs sont au futur “viendra” (v.2),”passeront” (2 fois au vers 5),”s’iront(v.11),”prendra”(v.12),”je m’en irai”(v.15) ce qui renvoie au passage du temps et à son caractère fatal, et inéluctable.
 
 
   La fuite du temps est donc une thématique omniprésente dans le poème. Par ailleurs, il convient d’étudier les rapports qui peuvent exister entre le temps et la nature, autre grande thématique de ce texte. La nature est personnifiée avec des substantifs comme “pas” vers 5 ou “foule” vers 5, “face “ en anaphore aux vers 6 et 9, “front” (vers 9) ou “rides” (vers 10). Ce qui rend une comparaison de l’homme mortel et la nature indéfinie encore plus grande puisqu’elle subit les même attraits.
                Donc la nature se rapproche de l’Homme, grâce à cette personnification même si le temps n’a pas les même effets sur elle que sur un humain. Il y a une autre sonorité douce qui apparaît aux vers 5 et 6, avec une allitération en “f”: “tous ces jours passeront; ils passeront en foule / Sur la face des mers et des monts”. Cela évoque une nature tranquille et sereine. Elle ne mourra pas. En effet “ les jours passeront” sont associés à des attraits de la nature (v.5),”monts(v.6),”fleuves(v.7), “forêts” (v.7). Toutefois le destin tragique de l’Homme n’est pas le même que celui de la nature “non vieillis” (v.10),”verts” (v.10), “rajeunissant” (v.11). la nature n’a pas de connotation négative au contraire. La nature semble même durable, en effet elle résiste au temps comme le montrent les mots “toujours”(V.10) et “sans cesse”(v.12). C’est bien à l’aide des éléments de la nature que Victor Hugo prouve notre impuissance envers elle.
 
 
    Face à l’immensité et à la pérennité de la nature, s’oppose la fragilité humaine résumée par la mort qui arrivera à tous les humains au contraire de la nature pérenne. Ce contraste est flagrant. Tout d’abord le titre nous en apprend déjà beaucoup “ soleils” a une signification positive. Elle représente un jour nouveau, la nouveauté, la renaissance. Au contraire “couchants” représente la fin et donc la mort du poète. Mais ce qui nous rend sûr de la fin, c’est la dernière strophe. En effet “ sous chaque jour courbant plus ma tête”,”je passe et refroidi”, je m’en irai bientôt”(v.13,14,15) montrent que le poète va mourir, que lui comme tous les Hommes vieillit.
                  Le temps a un impact certain sur l’être humain, contrairement à la nature ; cette opposition entre le poète et le cadre naturel apparaît avec le “mais” (v.13) puis avec le mot ”moi” . Il ne parle pas seulement de lui mais aussi de toute l’espèce humaine. Les 4 quatrains symbolisent les 4 saisons d’une année et d’une nature toujours renaissante au printemps. Ensuite au vers 14 “je passe, et, refroidi” cet arrêt avec ces deux virgules nous donnent le pressentiment d’entendre le jeune poète qui s’exprime, et l’émotion de l’annonce est tellement forte qu’il doit reprendre son souffle. C’est à travers ces différents procédés que Victor Hugo parle de la mort et donc de la fragilité humaine, dans tout le texte; on ne peut que constater que c’est l’un des thèmes principaux.
 
 
 
   Dans “Soleils couchants”, Victor Hugo met en avant la fuite du temps, la nature face au temps, ainsi que la fragilité humaine et la mort qui guette l’espèce humaine. C’est à l’aide du “moi” et du “je” ainsi que d’autres procédés que le destin humain paraît plus tragique mais aussi que le lecteur se sent concerné et impuissant face à la mort, la nature et le temps qui passe. A peine âgé de vingt-neuf ans, Victor Hugo parvient à se mettre dans la peau d’un mourant et à ressentir l’émotion d’un mourant pour qui le grand saut s’approche. C’est pour cette raison, que le poète est d’une grande maturité poétique. Ceci explique pourquoi bien après sa mort, nous étudions toujours ses chefs d’oeuvre, et  nous continuerons probablement à les étudier  pendant de très nombreuses années.

Gaëlle S., 2nde section internationale, mars 2013.

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Devoir de Sarah N. : 

             Le XIXème siècle est un siècle important du point de vue littéraire, puisque c'est durant cette période qu'apparaît le Romantisme. Ce mouvement est caractérisé par la volonté des auteurs de vouloir exprimer leur Moi et leurs états d'âme. Victor Hugo est considéré comme un des piliers et plus grands auteurs romantiques français, comme le prouve son recueil Les Feuilles d'automne publié en 1831 puisque l'auteur n'a alors que vingt-neuf ans. Le poème "Soleils Couchants" qui nous est proposé est extrait de ce recueil et contient quatre strophes. A travers son oeuvre Hugo nous parle d'un phénomène qui nous touche tous, la fuite du temps. Il ajoute à cela la thématique de la nature face au temps, et nous fait également ressentir l'impact du temps sur l'Homme, à l'aide de divers procédés stylistiques.
 
 
 
 
                 Le poème "Soleils couchants" évoque à de nombreuses reprises la fuite du temps, notamment grâce aux nombreux adverbes de temps qui le composent comme "Demain" au vers 2, l'anaphore "puis" aux vers 3 et 4 qui donne une fluidité dans la lecture du poème, tout en insistant sur la progression de la lecture et du temps qui passe, "sans cesse" au vers 12 et "bientôt" au vers 15.
On note également certaines expressions qui rappellent la fuite du temps irrémédiable comme "le temps qui s'enfuit" au vers 4, "[les jours] passeront en foule" au vers 5 et "Je m'en irai bientôt" au vers 15. Cette dernière expression évoque pareillement la mort, où le poète quitterait la terre et le monde mortel.
Les multiples enjambements aux vers 5, 7, 10 et 11 ont pour but d'accélérer le rythme de la lecture du poème, tandis que la présence d'un grand nombre de virgules et de points-virgules aux vers 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 13, 14, 15 et 16 sert à ralentir le rythme de lecture. Ces deux procédés stylistiques, même étant opposés, possèdent une signification par rapport au temps qui passe, comme lorsque l'on a l'impression qu'à certains moments le temps passe plus lentement ou rapidement que d'habitude selon nos actions. Cette impression est renforcée par l'utilisation du passé-composé "s'est couché" au vers 1, du présent "nous aimons" au vers 8, "il donne" au vers 12, "je passe, et, refroidi" au vers 14, et enfin du futur "viendra" au vers 2, "passeront" deux fois au vers 5, "S'iront" au vers 11 et "Je m'en irai' au vers 15, ce qui illustre le cycle continu de la vie et l'évolution de l'Homme.
                  Comme on peut aussi le remarquer tout au long du poème, le champ lexical du temps est présent, que ce soit directement ou indirectement évoqué, comme la présence de l'élément liquide qui est indéniable et semble, en plus d'évoquer la nature, être synonyme du temps qui passe et que l'on ne peut ni contenir, ni arrêter, comme l'eau. On constate en plus l'utilisation d'autres noms communs évoquant directement le temps comme "ce soir" au vers 1, "le soir" au vers 2, "la nuit" aux vers 2 et 4, "l'aube" au vers 3 et "les jours" aux vers 4, 5 et 13, où l'on remarque une alternance entre la lumière et l'ombre comme les jours qui passent et se ressemblent.
 
 
 
                   Le Romantisme est un mouvement littéraire où la thématique de la fuite du temps est très souvent reprise, ainsi que le cadre naturel qui de son côté semble être inscrit dans le temps et reste inchangé. On peut observer la présence quasi-permanente de la nature tout au long du poème. Victor Hugo ne semble privilégier aucun environnement ou paysage précis puisqu'il énonce "le soleil" aux vers 1 et 14, "des mers" aux vers 6 et 12, "des monts" aux vers 6 et 12, "les fleuves" aux vers 7 et 11, "les forêts" au vers 7, "des eaux" au vers 9, "des montagnes" au vers 9 "les bois" au vers 10, "des campagnes " au vers 11 et "le flot" au vers 12. Hugo énumère un à un les différents cadres naturels en utilisant d'une part la conjonction de coordination "et" ainsi que la virgule, ce qui donne un rythme binaire au poème et met en parallèle les différentes notions évoquées précédemment afin de créer un rythme plus ou moins constant qui rappelle les minutes qui s'écoulent. Ces différents termes se retrouvent opposés grâce aux différentes césures à l'hémistiche, par exemple "Sur la face des mers, sur la face des monts" au vers 6.
                        Le poète personnifie cette nature en lui donnant des traits de caractères humains tout comme "pas" au vers 5, "face" aux vers 6 et 9, "front" au vers 9 et "ridés et non vieillis" au vers 10. Cela fait passer la nature comme humaine, néanmoins celle-ci semble être immortelle contrairement à l'Homme. En effet la nature ne semble pas ressentir les effets du temps comme le montrent les différentes expressions "non vieillis" au vers 10, "verts" signifiant la jeunesse au vers 10 et "rajeunissant" au vers 11. La nature reste inchangée même si pour elle aussi les "jours passeront" au vers 5, c'est donc une nature pérenne.
Du fait de sa pérennité la nature est calme et tranquille, ce qui contraste avec l'Homme . Du fait de son aspect paisible, le rythme binaire joue également un rôle important puisqu'il apporte une sensation d'équilibre et d'harmonie en chaque terme évoqué. Hugo ajoute à cela des sonorités plutôt douces telles que l'allitération en [f] ici : "foule" au vers 5 et "face" deux fois au vers 6, ainsi qu'en [s] dans la première strophe "soleil", "s'est", "ce soir" au vers 1, "soir" au vers 2, "ses", "obstruées" au vers 3 et finalement "s'enfuit" au vers 4.
 
 
 
                 Tandis que la nature reste inébranlable face au temps, l'Homme de son côté subit ses effets plutôt négatifs. L'expression des sentiments intimes est une autre thématique souvent reprise par les romantiques, ce qui ne semble pas être le cas de ce poème au premier abord. En effet, la venue du poète se fait tardivement à partir du vers 13. Hugo privilégie d'abord la nature afin de laisser patienter le lecteur jusqu'à la dernière strophe avant d'expliciter ses intentions. Il retarde donc son arrivée dans le poème dans le but d'avoir un plus grand impact. C'est une technique quelque peu similaire à la litote puisqu'il en dit peu pour en suggérer beaucoup.
                    Lorsque le poète fait son apparition, Hugo utilise la conjonction de coordination "Mais moi" au vers 13 afin de créer une opposition flagrante entre la nature et l'Homme. Tandis que la nature est immortelle et jeune à jamais, on peut remarquer que ce n'est pas le cas de l'Homme puisque celui-ci est soumis à l'idée de la vieillesse et de la mort "courbant" et "plus bas" au vers 13 puis "Je m'en irai" au vers 15.
                  Le thème de la mort est abordé à plusieurs reprises et plutôt de façon implicite. Le titre semble évoquer la mort du fait qu'Hugo ait rédigé "Soleils" au pluriel, ce qui donne l'impression qu'une fois couché, le soleil meurt et un nouveau nait pour le remplacer. Ce titre rappelle donc la vie et la mort et le cycle continu de la vie dans notre société, de même que l'expression "Je m'en irai" au vers 15, euphémisme signifiant la mort. De plus, on pourrait voir ici une connotation divine puisque malgré la mort on ne constate aucun champ lexical négatif, ce qui peut donc laisser penser l'existence du paradis, ce qui peut expliquer l'utilisation d'alexandrins, le vers le plus noble, par Victor Hugo. On peut ajouter à cela que ce sentiment de bonheur malgré la mort est une fois de plus présent grâce aux adjectifs "immense et radieux" placés à une place forte du vers et du poème : à la fin. Ces deux mots constituent déjà en eux-mêmes une hyperbole mais cet effet est encore plus renforcé par la diérèse sur "radieux" ainsi que la ponctuation forte avec un point d'exclamation.
 
 
        Les thématiques romantiques ont toujours été à propos de la fuite du temps par le biais d'un cadre naturel. On peut citer d'autres auteurs ayant fait de même comme Lamartine et Apollinaire.
 
 
        Sarah N., 2nde section internationale, mars 2013.



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 Devoir de Matthieu G. : 


 
 
 
               Le XXème siècle se démarque par un nouveau mouvement littéraire, le Romantisme. Celui-ci privilégie l’expression des sentiments avant la raison. Ainsi il se démarque des idées précédentes jugées trop strictes et rigides. Victor Hugo né en 1802 et décédé en 1805 est un des plus grands auteurs romantiques français qui a excellé dans le théâtre, le roman et la poésie. « Soleils couchants » est un poème écrit par Victor Hugo issu de son recueil poétique « Les Feuilles d’automne ». Il est composé de quatre quatrains et est écrit en alexandrins. A seulement vingt-neuf ans Victor Hugo traite le vieillissement de l’homme face à la nature qui elle ne vieillit pas. Ce poème est axé sur le lyrisme et la nature qui provoquent un profond désespoir en raison de la fuite du temps chez le poète.
 
 
 
             Tout d’abord la nature est omniprésente à travers le poème. Tous les éléments naturels sont présents comme la lumière à la strophe une, représentée par son champ lexical avec les mots « soleil » (v.1), « orage » (v.2), « aube » (v.3), « clartés »(v.3). Les strophes 2 et 3 elles se concentrent sur le champ lexical de l’eau : « sur la face des mers » (v.6), « sur les fleuves d’argent » (v.7), « eau » (v.9) et sur celui de la verdure : « sur la face des monts » (v.6), « sur les forêts où roule » (v.7), « montagnes » (v.9). Finalement le vers 13 «Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête » montre que la dernière strophe est concentrée sur le poète qui représente l’Homme et la vie. Ainsi ce decrescendo allant du plus grand au plus petit peut être une allégorie de la création de la Terre par Dieu qui a commencé d’après les textes bibliques à créer la lumière, la verdure et l’eau puis l’homme. Les antithèses au vers 6 représentants l’eau et la verdure « mers »et « monts » sont ici rassemblées par une anaphore : « Sur la face des mers, sur la face des monts » (v.6). Cette anaphore renforce ainsi la nature en coupant le vers à l’hémistiche et donne un rythme accéléré mimant la puissance de la nature.
                           De plus  cette complicité entre ces deux éléments naturels est renforcée aux vers douze et treize. En effet le poète explique que les fleuves ont leur source au sommet des montagnes accentuant à nouveau l’unité de la nature. 
A travers le poème la nature est personnifiée car « la face des eaux et le fronts des montagnes, Ridés et non vieillis » (v9-10) ce qui permet au poète de se comparer à la nature comme si elle était humaine.
            En outre le lyrisme qui est l’expression des sentiments intenses et personnels exprime le désespoir du poème seulement à la dernière strophe. En effet on trouve la présence du « Moi » (v .13) et du pronom « je ». A travers ses sentiments le poète exprime son désespoir de mourir face à cette nature qui elle ne vieillit pas car les bois restent « toujours verts » (v.10). Ainsi il évoque une possible jalousie envers la nature qui elle vit éternellement et reste belle. De plus la maturité de Victor Hugo  est ressentie à travers le poème car il pense déjà à la mort à seulement vingt-neuf ans. Il a donc le temps de profiter de la vie. Il se soucie donc du fait qu’il mourra « sans que rien ne manque au monde » (v.12). Il réalise  qu’il n’est rien par rapport à ce monde immense. Il vieillit un peu plus chaque jour et la vie ici caractérisée de « fête » (v.15) « sous ce soleil joyeux » (v.14) le quitte petit à petit. Le fait qu’il courbe chaque jour plus bas sa tête prouve qu’il vieillit contrairement à la nature pérenne.
 
 
 
 
            Le désespoir du poète face à la nature qui reste vivante et belle est dû à la fuite du temps exprimée tout au long du poème. La fuite du temps est exprimée par l’utilisation du futur car « tous ces jours passeront ; ils passeront en foule » (v.5). De plus Victor Hugo inclut des noms communs eux aussi exprimant le futur comme « demain » (v.2), « l’aube » (v.3). Il évoque aussi le passage du temps avec « le soleil s’est couché » (v.1) « puis l’aube » (v.2). Ainsi est évoqué le fait que le temps passe trop vite, qu’il est irrécupérable.
             De plus l’omniprésence de l’élément liquide exprime cette fuite du temps. En effet les fleuves coulent de la même façon que le temps coule entre nos mains, on ne peut l’attraper. Une allitération en «s» avec les mots « face » (v.6) « sur »(v.6) « soleil » (v.1) « sans » (v.16) évoque une sonorité douce pouvant caractériser la beauté de la vie ainsi que l’écoulement d’un fleuve.
             En second lieu la crainte de la mort est ressentie dans  ce poème. Le titre de l’œuvre « Soleils couchants » peut symboliser les journées qui s’achèvent ou encore les hommes qui sont joyeux et chauds qui décèdent laissant place à la mort symbolisée par la nuit qui est froide. La comparaison à la strophe deux « comme un hymne confuse des morts que nous aimons » signifie que les hommes meurent aussi vite que les jours passent sans aucune raison. Ainsi une autre allitération en «r» avec les mots « mers » (v.6) « argent » (v.7), « morts » (v.8) est ressentie à travers l’œuvre. Elle peut donc mimer l’impact violent que la mort a sur la vie. C’est donc la fuite du temps contre laquelle le poète ne peut rien qui lui provoque ce profond malaise.
 
 
 
 
          Dans « Soleils couchants », Victor Hugo exprime à travers le lyrisme la fragilité de l’Homme avec mélancolie. Le romantisme exprime donc les sentiments du poète mais peut aussi exprimer les sentiments amoureux comme l’ont fait des grandes figures de ce mouvement tel que Lamartine. Le romantisme laissera sa place au Symbolisme vers la fin du XIXème siècle qui cherche à établir un lien entre une idée et l’image chargée de l’exprimer.
 
 
        Matthieu G.,  2nde section internationale, mars 2013.
 

 


Date de création : 05/05/2013 @ 09:52
Dernière modification : 12/05/2017 @ 08:09
Catégorie : Copies d'élèves 2012/2013
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