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Copies d'élèves 2014/2015 - Ecriture d'invention théâtrale 1ère FLS

1ère FLS                                Pour le jeudi 08 janvier 2015

 

Ecriture d’invention (sujet type III du bac écrit).

 

Vous réécrirez la scène finale de L'île des esclaves de Marivaux en la transformant en dénouement de tragédie classique.

Vous veillerez à respecter les règles que cela implique: dénoument fatal, règles des trois unités, de bienséance et de vraisemblance.

Vous écrirez votre production en prose.

 

Devoir d’Anna B. :

 

 

Critères de réussite :

  • unité de temps
  • unité de lieu
  • registre tragique (le héros ne décide pas de son destin, il est soumis à une forme de fatalité, à un mécanisme qu’il ne peut pas arrêter)
  • dénouement fatal
  • richesse des didascalies
  • respect des règles de changement de scène

 

Scène XI: Trivelin et les acteurs précédents.

 

TRIVELIN: Que vois-je? vous pleurez, mes enfants ; vous vous embrassez!

 

ARLEQUIN: Ah! vous ne voyez rien ; nous sommes admirables; nous sommes des rois et des reines. En fin finale, la paix est conclue, la vertu a arrangé tout cela ; il ne nous faut plus qu'un bateau et un batelier pour nous en aller : et si vous nous les donnez, vous serez presque aussi honnêtes gens que nous.

 

TRIVELIN: Et vous, Cléanthis, êtes-vous du même sentiment?

 

CLEANTHIS, baisant la main de sa maîtresse : Je n'ai que faire de vous en dire davantage ; vous voyez ce qu'il en est.

 

ARLEQUIN, prenant aussi la main de son maître pour la baiser : Voilà aussi mon dernier mot, qui vaut bien des paroles.

 

TRIVELIN: Vous me charmez. Embrassez-moi aussi, mes chers enfants ; c'est là ce que j'attendais, et comme je suis ravi que cela n’ait duré qu’une journée! Si cela n'était pas arrivé, nous aurions puni vos vengeances, comme nous avons puni leurs duretés. Et vous, Iphicrate, vous, Euphrosine, je vous vois attendris ; je n'ai rien à ajouter aux leçons que vous donne cette aventure. Vous avez été leurs maîtres, et vous en avez mal agi ; ils sont devenus les vôtres, et ils vous pardonnent ; faites vos réflexions là-dessus. La différence des conditions n'est qu'une épreuve que les dieux font sur nous : notre unique pouvoir est de d’agir au mieux en en tenant compte. Vous partirez immédiatement et vous reverrez Athènes. Votre bateau vous attend sur la plage, il ne faut seulement finir d’embarquer les provisions pour le voyage. Que la joie à présent, et que les plaisirs succèdent aux chagrins que vous avez sentis, et célèbrent le jour de votre vie le plus profitable.

 

IPHICRATE: Allons aider les matelots à charger le bateau, cela ira plus vite.

 

ARLEQUIN: Non, mon cher patron, l’excitation de ce jour a dû vous épuiser, j’irai les aider, je me sens si gai.

 

IPHICRATE: Reviens bientôt, mon ami.

 

Arlequin sort vers le village.

 

Scène XII: Trivelin, Iphicrate, Cléanthis et Euphrosine.

 

CLEANTHIS: J’aimerais aussi aller les aider, joyeuse que je suis.

 

EUPHROSINE: Non, ma chère Cléanthis, moi aussi je me sens pleine de joie, et je voudrais montrer ma gratitude vers toi pour la première fois, même si ce n’est pas la première fois que tu la mérites. Le bijou que je porte autour de mon cou était un cadeau de ma grand-mère, et cela me ferait grand plaisir de te le voir porter. Elle enlève son collier et l’attache autour du cou de Cleanthis, bien en évidence.

 

CLEANTHIS, émue, parlant avec difficulté, Je ne saurais assez vous remercier.

 

Une trompette est entendue, tous se tournent vers le village.

 

TRIVELIN: Le village est en flammes! Il sort en courant. Des cris des villageois sont entendus.

 

Scène XIII: Iphicrate, Cléanthis et Euphrosine.

 

CLEANTHIS: Il y a un bateau avec des voiles étrangères qui débarque dans le village!

 

IPHICRATE: L'île est attaquée!

 

EUPHROSINE, toute blanche, Oh, non… Ce sont les voiles du Chevalier Donuan à qui j’ai fait promettre de me secourir si jamais il m’arrivait malheur.

 

CLEANTHIS: Il doit te croire en danger et vouloir te sauver des esclaves de l’île!

 

IPHICRATE: Mon Arlequin!

 

EUPHROSINE: Le voilà qui approche, son épée ensanglanté à la main

 

Scène XIV: Iphicrate, Cléanthis, Euphrosine et Donuan.

 

Le Chevalier Donuan entre, bien coiffé et  vêtu de beaux vêtements. Il ne semble pas être sorti d’une bataille, mais il porte une épée dans sa main.

 

DONUAN: La belle Euphrosine, et le respectable Seigneur Iphicrate : je me doutais que je vous trouverais dans un tel état infortuné. Mais ne craignez rien, mes amis, je suis venu vous délivrer de ce bagne! Tous les habitants de cette île immonde sont morts et mourants, vous êtes sauvés.

 

IPHICRATE, tombant à genoux vers la sortie menant au village. Ahh...

 

DONUAN, en apercevant Cleanthis. Ah! Je vois que mon travail n’est finalement pas terminé. Voleuse, tu portes le collier de ta maîtresse! Je savais dès le début que tu n'étais pas digne de servir ma chère Euprosine. Je t’apprendrais! Il court après Cleanthis, l'épée a la main.

 

EUPHROSINE: Non!

 

DONUAN: Ne craignez rien, je vous vengerais!

 

Cleanthis sort, poursuivit par Donuan.

 

CLEANTHIS: Ahh!

 

Scène XV: Iphicrate et Euphrosine.

 

La scène devient noire sauf, une lumière qui reste sur Iphicrate et Euphrosine. Tout semble être ralenti.

 

EUPROSINE, tournée vers la sortie où Cleanthis vient de s’enfuir. Ahh! Elle tombe lentement à genoux a côté d’Iphicrate, dans la même position que lui. Ahh... Ahh… Dieux cruels… Priver de vie ce qu’il y avait de plus pur, plus beau, plus noble. Juste quand je pensais avoir vaincu l'injustice qui défait ce monde, cette séparation sans jugement, sans raison, soumise à la fatalité, qui dicte qui est maître ou esclave ; on me vide de ma joie, ma victoire. Je vois maintenant que cette différence de condition n’est pas qu’une épreuve que les dieux font sur nous, mais une malédiction insurmontable et irréversible. Maintenant je comprends que les esclaves ne sont pas les seuls à souffrir de cette injustice. Ce sont leurs corps qui sont les victimes, mais nos âmes qui sont condamnées, et nous ne saurons échapper à cette réalité. Allons, mon ami, il ne reste plus rien pour nous ici.

 

Anna B., 1ère FLS, Etats-Unis d’Amérique, janvier 2015.

 

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Devoir de Lydia B. : 

Critères de réussite :

unité de temps
registre tragique (le héros ne décide pas de son destin, il est soumis à une forme de fatalité, à un mécanisme qu’il ne peut pas arrêter)
• dénouement fatal
• richesse des didascalies


TRIVELIN. − Que vois-je? Vous pleurez, mes enfants ; vous vous embrassez!
ARLEQUIN. − Ah! Vous ne voyez rien ; nous sommes admirables ; nous sommes des rois et des reines. En fin finale, la paix est conclue, la vertu a arrangé tout cela ; il ne nous faut plus qu'un bateau et un batelier pour nous en aller : et si vous nous les donnez, vous serez presque aussi honnêtes gens que nous.
TRIVELIN. − Et vous, Cléanthis, êtes-vous du même sentiment?
CLEANTHIS. – Hier, je ressentais de la rancoeur contre Euphrosine, mais dès aujourd’hui je n’en ai plus aucune, je la pardonne. La repentance est atteinte des deux côtés. (Elle baise la main de sa maîtresse) Et s'il y avait un vaisseau, je partirais tout à l'heure avec madame Euphrosine.
ARLEQUIN. – Magnifique! (Il danse de joie sur le sable de la plage)
TRIVELIN. − Vous me charmez, mes chers enfants ; c'est là ce que j'attendais.
ARLEQUIN. – (Il trouve une bouteille dans le sable, la regarde) Quelle chance! Une bouteille pleine de vin! (Il tire le bouchon) A la réconciliation et à la paix! (Il avale quelques gorgées)
CLEANTHIS. (effrayée, elle crie) − Non! Ne le bois pas! J’aurais dû jeter cette maudite bouteille dans la mer!
ARLEQUIN. – Ne t’inquiète pas, il n’est pas si mauvais en fait, ce vin.
TRIVELIN. − Expliquez-vous, Cléanthis.
CLEANTHIS. – Ce vin est empoisonné! J’avais préparé cette bouteille pour Euphrosine. J’avais trop de ressentiment contre elle. Je pensais que la mort était mieux que la vie avec elle. Entre ma mort et celle d’Euphrosine, j’ai bien sur choisi la sienne est ai décidé de l’empoisonner. J’étais vraiment sotte! Après que j’ai pardonné Euphrosine sur l’île, j’ai caché la bouteille dans le sable. Je pensais que personne ne la trouverait jamais, mais tu l’as trouvée, mon pauvre Arlequin. Tu as trouvé la mort à cause de moi. (Elle se prend la tête dans les mains et se met à pleurer.)
ARLEQUIN. – (s’assoit par terre) Ne te reproche pas, ma chère Cléanthis, ce n’est pas de ta faute! (il s’allonge par terre) On ne peut rien changer maintenant, je sens la vie quitter mon corps, mais je suis ravi de mourir en paix parmi les amis. (D’une faible voix) Adieu!
CLEANTHIS. –Il a perdu connaissance! Pauvre Arlequin! (l’air choqué, à faible voix) Il va mourir... (Elle essuie ses larmes) Il m’a accordé son pardon, mais je ne peux pas me donner le mien! (Elle prend la bouteille et boit)
TRIVELIN. − Non! Pourquoi as-tu fait cela?
CLEANTHIS. – Je ne pourrai pas vivre en sachant que j’ai tué un homme au cœur honnête. (Elle s’allonge à côté d’Arlequin et le prend dans ses bras) A tout de suite, Arlequin.
TRIVELIN. − Elle a vécu... La repentance était là, la joie y était presque. La fatalité absurde l’a empêchée d’apparaître à la fin de cette aventure. Vous, Iphicrate, vous, Euphrosine, vous avez été leurs maîtres, et vous en avez mal agi ; ils sont devenus les vôtres, et ils vous pardonnent ; faites vos réflexions là-dessus, même s’ils ne sont plus là. Je ne vous en dis pas davantage. Vous partirez demain et vous reverrez Athènes. Que la paix succède aux chagrins que vous avez sentis.

 

Lydia B., 1ère FLS, Biélorussie, janvier 2015.

 

bielorussie.jpg
 


Date de création : 28/01/2015 @ 14:17
Dernière modification : 28/01/2015 @ 14:39
Catégorie : Copies d'élèves 2014/2015
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