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Copies d'élèves 2014/2015 - Bac blanc 1ère FLS (corpus + dissertation)

Devoir d'Anna B. : 

 

Baccalauréat Blanc - Français

Corpus:

Le corpus est composé de quatre documents : “Le sommeil de la raison engendre des monstres” de Caprichos, une gravure de Francisco de Goya, peintre espagnol appartenant au siècle des Lumières, le chapitre XXIII de Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas, oeuvre écrite par Voltaire, également du siècle des Lumières, ainsi que “La Rose et le Réséda,” poème du recueil La Diane Française de Louis Aragon, écrivain surréaliste, et finalement Discours de Suède d’ Albert Camus. Il serait intéressant d’étudier les valeurs qui rapprochent ces quatre documents.

Premièrement, les documents font un certain appel à l’unité des hommes. Dans Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas, Voltaire prie Dieu pour que “nous nous aid[ions] mutuellement.” L’anaphore de « entre toutes » est employée pour mettre en évidence les différences entre les êtres humains, seulement pour les disqualifier sous la force qui nous a “tout donné,” Dieu. Aragon fait également une référence à Dieu et à la religion avec l’anaphore des deux vers “Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas,” mais il demande tout de même une unité malgré cette différence. Effectivement, le mot “deux” se retrouve cinq fois dans le poème, faisant allusion au fait que deux êtres différents peuvent s’unir. Finalement on retrouve également le champ lexical de l’unité dans Discours de Suède avec “réunir,” “communes,” et “universelle.” Camus disqualifie la solitude avec de nombreuses tournures restrictives telles que “ne pas s’isoler” et “ne sépare pas.” Effectivement, les documents traitent donc la nécessité de l’unité humaine.
              En outre, on retrouve une notion de dénonciation ou d'engagement dans tous les documents. Dans le titre de la gravure de Goya, on retrouve un thème principal des Lumières: l’exercice de la raison. En effet, “Le sommeil” peut évoquer l’absence, et donc c’est l’absence de la raison qui “engendre des monstres.” Voltaire, également une Lumière, adopte un ton engagé en utilisant souvent le subjonctif, mode verbal qui permet d’exprimer le souhait, par exemple avec “puissent.” On retrouve un autre thème typique des Lumières,  la dénonciation de la tyrannie, avec “Qu’il aient en horreur la tyrannie.” Aragon fait appel à la résistance qu’on retrouve avec “Tous deux adoraient la belle / Prisonnière des soldats.” Cela est clairement une métaphore pour évoquer la France prise par les nazis, et fait appel à une lutte pour la délivrer. Finalement, Camus affirme qu’ un auteur doit être au “service de la vérité et celui de la liberté.” Il fait donc également référence à la lutte contre “les armées de la tyrannie” en faisant appel aux autres écrivains. Une notion de lutte et d’engagement est donc abordée dans tous les documents proposés.

Les documents du corpus évoquent donc un appel à l’unité, souvent contre la tyrannie ou une cause commune. Alors que les documents concernent le siècle des Lumières jusqu’au XXème siècle, ils abordent tous un thème commun montrant un appel universel et atemporel à l’engagement uni contre la tyrannie.

Dissertation :

Introduction :
• Etape 1 : phrase d’appel
• Etape 2 : repérage de la problématique
• Etape 3 : reformulation de la problématique
• Etape 4 : annonce des thèses
Développement :
• Connecteur logique
• Amorce de la thèse n°1
• Argument
• Exemple
• Rappel de la thèse
• Transition
Conclusion :
• Rappel des thèses
• Ouverture


           L’engagement est une notion souvent retrouvée dans la littérature, quelle que soit l’époque. Que ce soit les Lumières qui critiquent l’ordre social en place, le surréalisme né de l’horreur de la Grande Guerre, ou les journalistes contemporains, il est possible de retrouver un certain engagement dénonciateur dans toute forme de littérature/. La fonction de la littérature est-elle donc d’être engagée?/ En d’autres termes, doit-elle forcément être investie dans une lutte politique, sociale, ou autre?/ Alors qu’il est possible de penser que la seule fonction de la littérature est l’engagement, son but peut aussi bien se trouver dans la manifestation d’émotions, ou simplement dans la recherche d’un divertissement.


           Dans un premier temps, il est possible d’envisager que la fonction de la littérature soit effectivement l’engagement. Son efficacité a souvent été utilisée pour propager des opinions, convaincre, ou persuader. Dans “L’esclavage des nègres” in De l’esprit des lois, Montesquieu a clairement une visée sociale, politique et même religieuse alors qu’il attaque la monstruosité de l’esclavage. La société ainsi que la monarchie en place sont attaquées sous le masque de l’ironie alors que Montesquieu énumère ses arguments volontairement irrecevables qui semblent favoriser l’esclavage. Ce texte est donc engagé pour défendre les croyances des Lumières. De plus, “La Rose et le Réséda” de Louis Aragon du recueil La Diane Française est clairement engagé envers la Résistance française lors de l’occupation nazie. Le but de ce poème est d’inspirer l’unité contre cette tyrannie dans l’espoir de délivrer la France, “prisonnière des soldats.” Dans ces deux cas, on peut affirmer que leur but littéraire est effectivement engagé.
              En outre, il est important de prendre en compte que même si un texte ne propose pas une critique virulente comme preuve d’engagement, une oeuvre peut également contenir un message implicite qui propose une argumentation plus subtile. Par exemple, L'île des esclaves de Marivaux n’est pas clairement engagée contre la tyrannie ou l’ordre social en place. En revanche, la situation proposée où les maîtres et esclaves échangent leurs places semble tout de même faire allusion à la hiérarchie de l’époque. La prise de conscience mutuelle des deux parties de la nécessité du respect mutuel évoque une évolution de l’ordre social en place et demande une société plus égale. Une Vie de Maupassant apparaît comme la simple histoire de la vie d’une jeune fille, mais en réalité il est possible de localiser un message sur la condition de la femme. De plus, A Doll’s House de Henrik Ibsen est une pièce de théâtre qui vise également le statut de la femme et critique sa dépendance sur l’homme, tout simplement sous représentation d’une épouse qui comprend la véritable situation de sa vie. Des oeuvres qui ne  semblent pas particulièrement engagées peuvent donc également avoir une visée argumentative implicite à propos d’un thème politique ou social : de la littérature engagée permet donc à l’engagement d’accéder à un véritable statut artistique.

 


           En revanche, alors que la littérature engagée porte un rôle important dans le monde littéraire, il est important de ne pas oublier d’autres fonctions qui peuvent caractériser  la littérature. Effectivement, il ne faut pas confondre un message engagé avec de simples constatations sur la vie. La Fontaine, alors que plusieurs de ses fables sont engagées, se contente souvent de tout simplement choisir un thème qui traite des caractéristiques humaines sans visée politique ou sociale. Par exemple, dans La jeune veuve, le fabuliste décrit la volatilité de l’esprit humain avec une jeune veuve qui se console de la mort de son mari au cours du temps. Le gland et la citrouille se moque tout simplement de l’Homme qui se pense trop intelligent et important, sans être engagé dans une cause spécifique. La fonction de la littérature peut donc tout simplement être de partager des constatations ou observations. On retrouve cela également dans A Streetcar Named Desire de Tennessee Williams. Le dénouement tragique de cette pièce fait appel à la compassion alors qu’on voit l’ héroïne, Blanche, détruite par son beau frère. Alors que cette oeuvre a certes un message, elle n’est pas engagée dans une lutte politique ou sociale comme la tyrannie des nazis. La fonction de la littérature n’est donc pas nécessairement engagée, car les morales ou messages qu’on y tire n’ont pas toujours un but engagé.
           De plus, la fonction de la littérature peut aussi bien être la manifestation ou la purgation d’ émotions grâce à l’ art. Le recueil “Alcools” d’ Apollinaire est constitué de poèmes lyriques tel que Mai, ou il emploie une tonalité élégiaque en parlant d’un amour perdu. La catharsis est la purgation d’émotions que le spectateur subi lors d’une tragédie, notamment classique, et on retrouve cela dans Horace de Corneille. Alors que le public est le témoin d’un héros déchiré entre la passion et le devoir, la pièce réalise sa fonction cathartique et émotionnelle, qui n’a plus rien à voir avec  une forme d’engagement.
         Finalement, la littérature peut tout simplement être du service du loisir, pour distraire le lecteur, par le rire ou l’irrationnel. Les comédies sont souvent sans but spécifique autre que le divertissement, et on retrouve cela souvent dans certaines pièces de Marivaux, où le “marivaudage,” ou relations complexes amoureuses entre plusieurs personnages, a rencontré un énorme succès dans sa fonction divertissante. Des romans sont aussi souvent écrits tout simplement pour amuser le lecteur, tel que les oeuvres de l’auteur contemporain Musso. La fille de papier, par exemple, raconte l’histoire d’un écrivain au coeur brisé qui est sauvé par un de ses propres personnages, un plan conçu par son meilleur ami. Une telle intrigue ne peut avoir aucune fonction autre que le loisir du lecteur, et évidemment pas l’engagement. Pour cette raison, il est possible de conclure que la littérature ne doit pas forcément avoir une fonction engagée.

 

 

         En conclusion, alors que l’engagement littéraire est une fonction importante de la littérature, on peut retrouver d’autres visées tel que l’émotion et le loisir. La littérature est en effet une arme très puissante en ce qui concerne la persuasion et la conviction, mais il est important de constater qu’ une partie de la raison qu’elle reste si efficace est qu’elle peut avoir diverses autres fonctions qui accompagnent l’engagement. Les différentes fonctions de la littérature sont à l’origine de sa richesse et sa valeur, et lui permettent de rester un art qui nous parle encore aujourd’hui.

Anna B. (USA), avril 2015.

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Devoir de Daria B. : 

1. La question du corpus

Dans le corpus on observe quatre documents différents. Le premier document est représenté par le tableau de Francisco Goya "Le sommeil de la raison engendre des monstres", créé en 1799. Le deuxième document est un texte "Prière à Dieu" (in Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, chapitre XXIII), publié par Voltaire en 1763. Le troisième document est représenté par le poème de Louis Aragon "La rose et le réséda" (in La Diane française, 1944). Le quatrième document est représenté par le Discours de Suède d'Albert Camus, fait en 1957. On étudiera quelles valeurs rapprochent ces quatre documents.

Tout d'abord, les deux premiers documents appartiennent au siècle des Lumières. C'est un mouvement littéraire et artistique qui lutte contre l'obscurantisme, l'intolérance et la tyrannie. A cette époque la monarchie absolue faiblit. Dans les deux œuvres d'art on retrouve les idées du siècle des Lumières. Le tableau de Goya montre un homme endormi, qui est envahi par les monstres. L'auteur a appelé cette situation "Le sommeil de la raison", c’est-à-dire, que cet homme voit la vérité à l'aide de la raison. Il est entouré par les créatures sombres qui représentent l'obscurantisme et tout le mal de cette époque. Mais l'homme est éclairé (on remarque cela dans le tableau), car la raison le guide vers la clarté des pensées. On observe le même phénomène dans le texte de Voltaire, qui fait appel à la tolérance et parle de la lutte contre la tyrannie et la haine qui dirige les gens ("Qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes <…>"). On peut remarquer, que les deux œuvres correspondent bien aux théories du siècle des Lumières.
En outre, on observe l'autre point commun des documents du corpus: la ressemblance et l'unité des hommes dans le texte de Voltaire, le poème d'Aragon et le discours de Camus. Par exemple, Voltaire, qui s'adresse à Dieu, veut que tous les hommes se rappellent "qu'ils sont frères" et qu'ils luttent contre la haine et la persécution tous ensemble. Dans son poème, Aragon utilise l'anaphore "Celui qui croyait au ciel/ Celui qui n'y croyait pas" en lançant un appel à l'unité dans la Résistance, en nous rappelant que les gens avec des destins et des caractères différents, avaient tous la même idée — résister, lutter et protéger leur pays et tout ce qu'ils aimaient. De la même manière, Albert Camus dans son discours, dit que le but d'un artiste est la ressemblance avec tout le monde. Leur enjeu est de comprendre au lieu de juger. Camus parle aussi "du service de la vérité et celui de la liberté" pour la résistance à l'oppression. Cela veut dire, que les écrivains ne font pas l'histoire, mais la subissent avec tout le monde: tous les gens qui souffrent de l'injustice et de la cruauté de notre société et de nos destins. Les artistes ne sont pas différents des autres, mais ils sont aussi des Hommes sur la Terre.    

Donc, toutes ces œuvres rapprochent des valeurs éternelles comme la vérité, la liberté, l'expression de la raison et de la tolérance. A travers les siècles, les artistes, les écrivains, les poètes traitent la question de l’Homme et expriment leurs propres avis sur ce thème.


            

2. Dissertation

Introduction :
• Etape 1 : phrase d’appel
• Etape 2 : repérage de la problématique
• Etape 3 : reformulation de la problématique
• Etape 4 : annonce des thèses
Développement :
• Connecteur logique
• Amorce de la thèse n°1
• Argument
• Exemple
• Rappel de la thèse
• Transition
Conclusion :
• Rappel des thèses
• Ouverture

 

          A travers les siècles, les poètes et les écrivains ont utilisé l'engagement pour exprimer leurs avis par rapport aux thèmes essentiels de notre vie. Mais est-ce que la fonction de la littérature est d'être engagée? Autrement dit, est-ce que la littérature doit porter des idées, doit-elle lutter contre l’injustice, la tyrannie ou autre? D'un côté, on peut insister sur l'affirmation que le but de la littérature est d'être engagée. D’un autre côté, il est possible de penser que l'écrivain ou le poète ne doit pas utiliser l'engagement dans ses œuvres.

 

            D'abord, il est possible de soutenir une thèse selon laquelle la littérature doit être engagée. On peut dire qu'une des fonctions des œuvres littéraires est d'exprimer l'opinion de l'auteur sur des problèmes universels, car l'auteur a son propre avis qu'il veut montrer à ses lecteurs. Il cherche à défendre des idées importantes ou, parfois, de la même manière, il cherche à dénoncer certains défauts de son temps, parfois inadmissibles. Par exemple, Montesquieu, l'auteur du XVIIIème siècle, dans l'article "L'esclavage des nègres" (in De l'esprit des lois), lutte contre l'esclavage et il démontre son atrocité grâce à l'ironie et à des arguments volontairement irrecevables (par exemple, il lie le racisme avec l'apparence des nègres). De plus, un autre écrivain, bien connu pour son engagement  très fort, est Voltaire. Dans son œuvre Candide il dénonce la guerre et la cruauté des gens en utilisant la tonalité ironique. Il montre grâce à plusieurs procédés stylistiques la réalité très dure de la guerre. Donc, l'engagement peut être une fonction importante de la littérature.
            En outre, les écrivains et les poètes ont besoin d'utiliser l'engagement quand ils racontent ce qu'ils ont vécu. Ce vécu donne bien sûr une force particulière à l’engagement. Par exemple, René Char, le poète du XXème siècle du mouvement littéraire qui s'appelle "le surréalisme", dans son poème en prose "Affres, détonations, silence" prie de ne pas oublier les résistants, car il était un de ces combattants et il a vu ses amis mourir. Parmi les poètes résistants on trouve aussi Louis Aragon, qui a écrit un poème "La Rose et le Réséda", où il utilise son expérience de combattant. Il s'agit d'un appel à l'unité dans la Résistance, à laquelle Aragon participait. Donc, parfois, les auteurs écrivent des œuvres engagées en s'appuyant sur leur expérience personnelle. Bien plus, ils utilisent l'engagement pour lutter pour ou contre ce qui  touche notre société.

 

 

             Pourtant, on peut observer, que les œuvres engagées ne concernent pas toute la littérature : certains auteurs, en effet, n'ont pas pour but de soutenir ou dénoncer quoi que ce soit . Les écrivains et les poètes ont souvent besoin d'exprimer leurs émotions sur la feuille pour se consoler. Comme exemple on peut prendre l'auteur russe très connu Alexandre Puchkine, qui a écrit un poème "Je vous aimais…" en utilisant les registres lyrique et pathétique, qui expriment ses pensées, ses souffrances et ses réflexions par rapport à la vie. Un autre auteur qui n'est pas engagé est Guillaume Apollinaire, l'inventeur du mot "Surréalisme". Dans recueil des poèmes Alcools, il y a un poème intitulé "Mai" qui parle de son expérience amoureuse et donc, le poète ne lutte pas contre ou pour des idées sociales. Donc, l'auteur peut ne pas utiliser l'engagement dans ses œuvres.
              De plus, si l'auteur veut raconter une histoire inventée, par exemple, l'histoire d'amour, il n'utilise pas l'engagement dans son œuvre. Dans le drame romantique  Hernani, Hugo raconte l'histoire d'amour de Doña Sol et d'Hernani. Donc, les sentiments qui jouent un rôle important dans cette pièce ne sont pas décrits pour exprimer des idées de lutte. Un autre exemple possible est la tragédie classique Horace, dont l'auteur est Corneille. Cette pièce parle d’un amour malheureux entre Camille et Curiace, qui a été tué par le frère de Camille, qui reste fidèle à l'Etat, à Rome. Les grands auteurs ne sont donc pas toujours engagés.

 

 

               Donc, on peut dire, que l'engagement n'est pas la seule fonction de la littérature, mais une des plus importantes. Et voilà pourquoi les auteurs ont la possibilité d'utiliser l'engagement, mais ils ne sont pas obligés, car cela dépend de leurs objectifs. A travers les siècles, les écrivains et les poètes utilisent et n'utilisent pas l'engagement en variant les buts de leurs œuvres.    

 

Daria B. (Russie), avril 2015.

 

russie.jpg

 

Devoir de Iana B. : 

 

I – Question du corpus :

      Le corpus donné est constitué de quatre documents : la gravure « Le sommeil de la raison engendre les monstres » de Francisco Goya, le peintre espagnol du siècle des Lumières ; le texte « Prière à Dieu » publié en 1763 qui conclut le Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas de Voltaire ; le poème de l’écrivain surréaliste Louis Aragon « La Rose et le Réséda » (in La Diane francaise, 1944) et le Discours de Suède prononcé par Albert Camus en 1957. Il serait intérèssant d’étudier les valeurs qui rapprochent ces trois textes et l’image.


       Tout d’abord, il est nécessaire de dire que les trois textes (documents 2,3 et 4) ont le thème commun : l’unité et l’égalité des gens dans l’univers. Par exemple, Voltaire dans « Prière à Dieu » annonce l’égalité des hommes au-delà de leurs divergences religieuses : «[...] si égales devant toi (Dieu) », «toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ». Tous les gens ont que les petites differences entre eux, sont presque pareils, la fraternité est donc pour l’auteur, une valeur essentielle. De même, Louis Aragon dans son poème « Le Rose et le Réséda » fait appel à l’unité des gens, mais dans la Résistance. Il déclare que peu importe quelle est la foi d’une personne, il doit aimer sa Patrie et la protèger : « Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas / Tous deux adoraient la belle... » , « Tous les deux étaient fidèles ». Ici encore, l’auteur rappelle volontairement aux lecteurs qu’ils sont tous semblables : « Et leur sang rouge ruisselle / Même couleur même éclat ». Outre cela, les mentions de l’unité des hommes sont ainsi présentes dans Discours de Suède d’Albert Camus. Il parle de « sa ressemblance avec tous » et veut persuader le lecteur que la vocation d’artiste « [...] est de réunir le plus grand nombre d’hommes possible ».


       Pourtant, il existe un autre thème qui rapproche les documents du corpus : les conséquences de l’absence de la raison. Premièrement, c’est la gravure de Francisco Goya « Le sommeil de la raison engendre les monstres » qui illustre ce sujet. On peut voir l’artiste endormi qui est entourré par les animaux nocturnes. Cette image est l’allégorie ou l’artiste désigne la raison des gens et les monstres – les forces de l’obscurantisme qui apparaissent lorsqu’il n’y a plus de « lumière », des Hommes qui apportent la raison avec ses œuvres. En plus, Voltaire parle dans Le traité sur la tolérance a l’occasion de la mort De Jean Calas (dont est « Prière à Dieu ») d’un homme qui a été exécuté sur la seule preuve issue d’une rumeur. Cela montre bien se qui se passe lorsque tout le monde croit en rumeurs infondées.


       Alors, le corpus présenté est fondé sur deux thèmes principales : l’égalité et fraternité des gens devant Dieu (chez Voltaire) ou devant leur pays (chez Aragon) et l’importance des artistes car ils peuvent réveiller la raison des hommes, le thème surtour traité dans les deux documents du siècle des Lumières, mais aussi dans le discours d’Albert Camus.


II - Dissertation :

       La littérature francaise est assez riche en œuvres engagées. Parmi les écrivains engagés on pourrait citer Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Hugo qui dénoncait le pouvoir de Napoléon III, les auteirs surréalistes du XXe siècle comme Ionesco, Aragon, Char qui dénonçaient la guerre et l’apparition du totalitarisme. Pourtant ça serait possible de se demander si la fonction de l’art de la littérature est d’être engagé. Autrement dit, les écrivains, prennent-il toujours parti sur les problèmes sociaux et politiques par ses œuvres? En premier temps, il semble que la littérature doit être engagée, mais en réfléchissant, on peut conclure que les écrivains ne sont pas nécessairement engagés.


       Tout d’abord, la littérature engagée est très efficace. L’auteur qui connait bien le défaut qu’il dénonce, qui connait peut-être l’aspect du problème dont le monde n’est pas au courant, cet auteur apporte la vérité et l’instruction aux lecteurs. Par exemple, Réne Char dans son poème en prose « Affres, détonation, silence » dénonce la guerre et propage l’idée de la Résistance. Char était lui-même un des résistants et dans son œuvre il représente la mort de son ami tué par les fascistes. Donc c’est un poème vraiement engagé. Il présente la vie des Résistants qui serait difficile à comprendre car on l’a pas vu nous-même. Pourtant René Char qui l’a vécu nous fait comprendre pourquoi il dénonce la guerrebien que le texte soit très hérmétique. De même, Hugo dans le poème « Sonnez, sonnez toujours... » fondé sur le sujet biblique, dénoncé le pouvoir de Napoléon III. L’écrivain lui-même était en exil à cause du nouveau roi et il savait bien ce qui se passera de Napoléon va tomber comme le mur de Jéricho. C’est l’idée que Hugo nous communiquer dans son œuvre, à l’œil nu, on voit l’interprétation du sujet biblique, mais en étudiant le texte, les gens peuvent percevoir la critique de l’empereur et la prédiction de sa chute. Quelques dizaines armées plus tard, on verra que Hugo avait eu raison dans ses prédictions et de les partager avec le peuple. Alors, la littérature doit être engagée pour que les écrivains soutiennent leurs thèses en utilisant des événements qu’ils ont vécu eux-mêmes comme arguments.
      En plus, si l’artiste est engagé il est plus facile pour lui d’émouvoir et de persuader le lecteur. Par exemple, Louis Aragon qui décrit la guerre dans « C ». Lui-même, il était présent dans les évenements racontés, donc il veut transmettre au lecteur ses propres sentiments. L’écrivain fait voyage entre ses jours (la guerre) et le Moyen-Age, il compare ce qu’il avait éprouvé aux « voitures versées » qu’emporte la Loire, en plus, il utilise le registre pathétique. Tout cela nous permet d’éprouver les mêmes émotions que ces gens qui traversaient les ponts de Cé : la haine de ceux qui commencent la guerre, chagrin pour ceux qui ont été tués et l’espoir de la paix. Ainsi dans la pièce de théâtre de l’absurde Rhinocéros écrite par Eugène Ionesco est dénoncé le totalitarisme. Ionesco vivait lors du soulèvement de ce régime et il a réussi à transmettre au lecteur ses sentiments : la peur du nouveau régime, la perte des amis et la volonté de résister. Donc, la littérature doit être engagée car dans ce cas, l’écrivain peut persuader le lecteur en lui transmettant ses sentiments réels et le convaincre grâce aux exemples de sa biographie.

 


      Même que les textes engagés sont très efficaces, parfois il n’est pas obligatoire pour l’auteur d’être engagé. D’abord, il y a un grand nombre d’œuvres qui dénoncent les problèmes sociaux, pourtant les auteurs n’appartiennent pas à la classe sociale correspondante. Par exemple, Emile Zola parle du destin des ouvriers dans Germinal. Il décrit très précisement leurs malheurs et émut le lecteur, pourtant Zola lui-même n’était pas l’ouvrier. Ou un autre exemple : la dénonciation des rapports de la sociète aux femmes et de la place sociale des femmes dans Une vie de Maupassant. L’auteur n’est pas une femme, mais en lisant son œuvre, on peut comprendre l’importance de l’indépendance des femmes. Outre cela, parfois il est même mieux que l’auteur ne soit pas engagé. Ainsi il peut prendre distance du défaut ou de l’évenement et mieux l’étudier comme, par exemple Victor Hugo dans Le dernier jour d’un condamné. Ici on reçoit une image objective, mais que serait-elle si Hugo était obligé à décrire l’execution de l’un de ses proches ? Donc dans certains cas, le fait de ne pas être engagé n’influence pas la qualité d’argumentation et de description des émotions de même aide parfois à mieux faire comprendre la situation pour le lecteur.
         D’autre part, il existe la littérature qui n’est pas censée à être engagée : les œuvres qui parlent de lyrisme, de l’amour etc. Comme exemple, on pourrait ammener le recuiel des poèmes d’Appolinnaire Alcools. Ce ne sont pas les poèmes engagées, il y a beaucoup d’œuvres amoureuses qui ont pour but d’aider au lecteur d’éprouver ce qu’il n’a jamais éprouvé ou de trouver les mots qui correspondent à son humeur. De même, la littérature russe est riche en œuvres qui sont pas engagées : Eugène Onéguine d’ Alexandre Pouchkine, par exemple. Ce poème parle de l’amour qui n’est pas reciproque d’une femme et des changement avec le  passage du temps. Ainsi, la fonction de la littérature n’est pas seulement d’engager, mais de parler au lecteur des sentiments et des problèmes éternels.


      En conclusion, il est nécessaire de dire que la fonction de la littérature est d’être engagée, mais c’est pas sa seule fonction. Bien sur que la littérature est un instrument qui permet de communiquer les nouvelles idées au lecteurs, pourtant c’est aussi un art et il doit y avoir les œuvre sans dénonciation, de divertissement, de l’art pour l’art. Il est important de mentionner que la littérature engagées existait toujours à coté de la littérature des sentiments et les mouvements littéraires qui correspondaient à l’une ou à l’autre s’enchainaient : Le Classicisme, Les Lumières, Le Romantisme, Le Naturalisme...

Iana B. (Russie), avril 2015.

 

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Date de création : 10/04/2015 @ 14:12
Dernière modification : 15/05/2015 @ 18:10
Catégorie : Copies d'élèves 2014/2015
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