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Copies d'élèves 2014/2015 - Commentaire 2nde 4

COMMENTAIRE DE FRANÇAIS en date du 25.03.2015.


Alphonse De Lamartine, “ L'Automne ” (1819) (in Méditations Poétiques, 1820)

Salut! bois couronnés d'un reste de verdure!
Feuillages jaunissants sur les gazons épars!
Salut, derniers beaux jours! Le deuil de la nature
Convient a la douleur et plaît a mes regards!
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois!
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais!
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui!
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau;
L'air est si parfumé! la lumière est si pure!
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau!
Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel!
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel?
Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu?...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire:
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

 

Devoir de Cyanna D. :

          Le Romantisme est un courant littéraire caractérisé par l'expression du “moi” et des sentiments ce qui explique l'omniprésence du lyrisme amoureux oppressé jusque là par les règles de bienséance classiques qui étouffaient la passion au profit du devoir, de la raison. Cette esthétique littéraire a connu son apogée entre 1820 et 1840. Lamartine, un des chefs de file de ce courant Romantique, est célèbre pour son recueil de poèmes Méditations Poétiques, écrit en 1820 et d'où est tiré le poème à commenter, “L'Automne”. Composé de huit quatrains, d'alexandrins et de rimes croisées, ce poème est une suite logique du texte poétique “Le Lac” qui lui aussi exprime la douleur de la perte de la bien-aimée de Lamartine, Julie Charles, surnommée Elvire. Le poète n'a pas encore fait son deuil et est, dans son poème, partagé entre deux sentiments opposés: le désespoir et l'envie d'un renouveau. Ce déchirement est dû à la disparition de Julie Charles qui, encore présente dans les souvenirs, ravive les douleurs du passé.

 

            En premier lieu, le poète  est divisé entre ces deux émotions contraires, qui s'incarnent par les répétitions de “Peut-être” aux vers 24,25 et 27 qui prouvent l'hésitation qu'éprouve Lamartine.  Ce paradoxe est aussi repérable grâce à l'antithèse du vers 32, “triste et mélodieux”. Ces deux adjectifs sont opposés dans leurs connotation puisque l'une est négative et l'autre donne une image positive, presque optimiste. De plus la ponctuation forte omniprésente dans tout le texte illustre bien ce dilemme intérieur qui agite le poète.
En effet, Lamartine est submergé par l'envie d'abandonner, de laisser le désespoir envahir son âme. Cette impression est présente dès les premiers vers avec l'anaphore de “Salut” (vers 1 et 3) qui sonne comme un adieu de la part du poète, dont la douleur psychologique est trop intense. D'autant plus qu'aux vers 9 et 10, le poète semble attiré par l'automne, métaphore de la mort puisque en cette saison la nature se fane: “dans ces jours d'automne où la nature expire, / À ses regards voilés je trouve plus d'attraits”. Cette mort, ce désespoir qui englobent Lamartine se reflettent dans la nature, qui en devient sombre: “feuillages jaunissantes” (v. 2), “soleil pâlissant” (v. 7),  “obscurité des bois” (v. 8)... L'auteur semble donc premièrement pencher vers un avenir sombre.
           Cependant, dans les quatre derniers quatrains, le poète reprend espoir puisque “l'avenir [lui] gardait-il encore / Un retour de bonheur” (vers 25-26) avec “avenir” et “bonheur” placés à l'hémistiche qui leur donne de l'importance. De plus le “calice” (v. 22) est une référene à la religion qui peut signifier que Lamartine a retrouvé la fois, d'autant que l'adjectif “mélodieux”, accentué par une diérèse, est placé à la rime du dernier vers du poème. Le poète semble donc attiré par une renaissance, tout comme la nature qui semble chaleureuse (“belle et douce nature” (v. 17) ), mais il n'en reste pas moins divisé.

 

          Ce déchirement qui hante le poète est dû à la disparition de Julie Charles, que le poète n'arrive pas à outrepasser. En effet, la jeune femme, atteinte de tuberculose, est morte peu après avoir passé un été en compagnie d'Alphone De Lamartine, au bord du lac du Bourget. Ce décès est omniprésent dans le texte avec le champ lexical de la mort: “deuil” (v. 3), “la mort” (v. 12), “adieu” (v. 11), “tombeau” (v. 18), “mourant” (v.20), “âme” (v. 26 et 27), “je meurt” (v.51)... Le poète reste donc dans la solitude causée par ce départ, interprétée par le pronom “je” que Lamartine utilise tout au long du texte, ainsi que le pronom personnel “moi”: la mort d'Elvire crée donc un vide dans la vie du poète, qui n'arrive pas à s'en remettre: il est encore en deuil.
          Malgré sa mort physique, Julie Charles est toujours présente dans la vie du poète et dans le texte. L'alternance des rimes féminines et masculines, par exemple, prouve bien que le couple qu'ils formaient est toujours présent, même aujourd'hui puisque nous lisons ce poème. Les alexandrins utilisés dans ce poème sont eux même un rappel de la noblesse de sa bien-aimée, présente sous la forme de la nature omniprésente dans le texte. On peut d'ailleurs remarquer une allitération en [r] dans tout le poème (“J'aime à revoir encor, pour la dernière fois” (v. 6) ) qui peut rappeler le fracas des vagues sur les roches  du rivage de lac où Lamartine a passé son été en 1817. Le souvenir est donc ravivé, cette absente omniprésente est donc bien cause de la souffrance du poète.

 

          Ce poème romantique est donc bien une image du déchirement intense que subit le poète, causé par le souvenir brûlant de son amante. À cette expression des sentiments omniprésente et très explicite du Romantisme s'opposeront ensuite les courants du Symbolisme et du Surréalisme qui favorisent l'hermétisme. Sera donc important le culte de la langue, avec une syntaxe disloquée qui demandera de l'attention de la part du lecteur pour comprendre  le sens du texte poétique, comme c'est le cas pour le poème surréaliste de René Char, “Affres, détonation, silence”.


Cyanna D., 2nde section internationale, avril 2015.

 

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Devoir d'Hélène R. : 

          Le Romantisme est un mouvement littéraire du XIXème siècle qui s'oppose au Classicisme: ses thèmes principaux sont le lyrisme, l'expression des sentiments personnels, et l'amour de la nature.  Alphonse de Lamartine est un poète Romantique qui rencontre Julie Charles; jeune femme dont il tombe amoureux en 1816, cependant, atteinte de la tuberculose, elle meurt peu de temps après; la souffrance ressentie par le poète est la source d'inspiration de nombreux poèmes que l'on peut retrouver dans le recueil Méditations Poétiques. "L'Automne" est un poème qui fait partie de ce recueil, il a été écrit en 1819, après la mort d'Elvire (nom poétique de Julie Charles), et narre la souffrance de Lamartine ainsi que son envie de gouter à la vie. Les principaux axes de lecture de ce texte sont l'expression de la souffrance et d'un lyrisme malheureux, et l'envie d'être à nouveau heureux.

 

          Tout d'abord, la souffrance du poète  et le lyrisme malheureux sont exprimés à travers le regret du passé, du temps où Julie Charles était encore en vie. On voit l'impossibilité de Lamartine à se détacher du passé grâce à des expressions telles que "Je me retourne encore". L'alternance de rimes féminines et masculines qui représente l'amour réciproque qui existait auparavant entre Elvire et Lamartine montre que les sentiments du poète n'ont pas changés. Ces éléments montrent la souffrance et sont caractéristiques du lyrisme malheureux.
          De plus, on remarque  dans l'extrait que Lamartine fait plusieurs références à la mort; que ce soit la mort psychologique du poète ou son désire de suicide. Le champ lexical de la mort est présent à travers tout le poème: "expire" (v. 9 et 31); "tombeau" (v. 18), mourant" (v. 20), et "deuil" (v. 3): cela peut aussi bien représenter la mort d'Elvire, ou la dépression de Lamartine. Les expressions telles que "soleil pâlissant" ou encore "faible lumière" montrent que le poète a perdu le goût de la vie. De plus, le désir de mort est exprimé à plusieurs reprises: "Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie/ Ce calice mêlé de nectar et de fiel!": dans ces deux vers, le calice est la "coupe dont ((Lamartine)) buvai((t)) la vie"; la "vider jusqu'à la lie" reviendrait donc à se suicider. Ici, le "fiel": une substance amère secrétée par la vésicule, représente le malheur du poète qui a perdu la femme qu'il aimait. Le désir de suicide est également exprimé au vers 13; "Ainsi prêt à quitter l'horizon de la vie". L'"horizon de la vie" représente la mort qui est donc décrite comme un lieu physique: un échappatoire pour Lamartine. La dépression et le désir de mort sont directement liés à la souffrance et au lyrisme douloureux.

 

          Cependant, après avoir exprimé sa souffrance, le poète s'interroge sur le bonheur potentiel que l'avenir pourrait lui réserver: il ressent alors une envie d'être à nouveau heureux. L'espoir du poète est exprimé par des phrases interrogatives: "Peut-être restait-il une goute de miel" (v. 24): ici, le "miel" représente le bonheur auquel Lamartine espère goûter. Le poète s'interroge également sur de potentiels futurs amours: "Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore/ aurait compris mon âme" (v. 27 et 28). L'anaphore de "Peut-être" aux vers 24, 25, et 27 montre l'incertitude du poète: ce doute laisse de la place à l'espoir, qui permet à Lamartine d'envisager d'être à nouveau heureux.
          Enfin, la beauté de la nature omniprésente dans le texte incite aussi Lamartine à vouloir goûter au bonheur. Le champ lexical de cette nature formé par les termes "verdure" (v. 1); "feuillages" (v. 2); "gazons" (v. 2); "bois" (v. 1 et 8); "Terre" (v. 17); ou encore "fleur" (v. 29) est mis en valeur lorsqu'elle est qualifiée de "belle et douce" (v. 17). Sa beauté est également exprimée grâce à des phrases exclamatives: "L'air est si parfumé! La lumière est si pure!" (v. 19), "le soleil est si beau!" (v. 20). L'anaphore du mot "soleil est présente aux vers 7, 17, 20, et 30: ce mot a des connotations positives (lumière, bonheur, joie de vivre). On voit que le poète regrette de ne pas avoir profité de la beauté de la vie au vers 16: "Je contemple ses biens dont je n'ai pas jouis!". Ainsi, la beauté de la nature incite le poète à vouloir vivre et être heureux.

 

          L'expression de la souffrance et d'un lyrisme malheureux ainsi qui l'envie du poète de goûter à nouveau à la vie et au bonheur sont les deux principaux axes de lecture du texte. De nombreux auteurs romantiques ou symbolistes utilisent des thèmes similaires. Par exemple, Charles Baudelaire exprime un lyrisme malheureux et le regret d'un passé heureux dans son poème "Harmonie du soir" qui fait parti de son célèbre recueil Les Fleurs du Mal. On peut également citer "Le pont de Mirabeau" de Guillaume Apollinaire: ce poème parle également du regret du passé, lorsqu'Apollinaire est marqué par sa rupture avec Marie Laurencin.

Hélène R., 2nde section internationale, mai 2015.

 

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Devoir de Floriane H. : 

 

         Le Romantisme est un mouvement né au début du XIXème siècle. L’expression du Moi caractéristique de ce mouvement est alors nouvelle car elle avait été bannie durant l’époque classique et des Lumières. Alphonse de Lamartine est un auteur romantique qui a  rédigé des œuvres novatrices telles que Méditations poétiques publiée en 1820 d’où est extrait « L’Automne ». Ce poème est composé de huit quatrains chacun formé d’alexandrins. Il insiste sur la tristesse du poète d’avoir perdu Julie Charles, la femme qu’il a tant aimée au bord d’un lac, morte peu de temps auparavant. « L’automne » évoque un lyrisme caractéristique du Romantisme et la fuite du temps que le poète ne rattraper.

 


        Tout d’abord, le poème est lyrique : il décrit les sentiments du poète face à la mort de Julie Charles. En effet, la ponctuation forte, notable tout au long du poème, insiste sur l’émotion intense que ressent Lamartine. Les points d’exclamation présents aux vers 1, 2 ou 3, par exemple, soulignent le déchirement du poète en trahissant une émotion intense. Ensuite, l’utilisation de la première personne du singulier « Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire » (v. 5), « Moi, je meurs » (v. 31) positionnée en début de vers pour insister sur le pronom « moi », « et m’aurait répondu » (v. 28) montre bien l’expression du Moi. La tristesse du poète est renforcée car elle trouve son écho dans la nature avec la « fleur [qui] tombe ». Ainsi la nature environnante semble illustrer la tristesse du poète, créant une relation entre eux. Puis, le dernier mot du poème, renforcé par la diérèse (« mélodieux »), insiste sur cette tristesse en y rajoutant un côté esthétique. En effet, le « son triste et mélodieux » de la mort de l’âme du poète rajoute un côté harmonieux à cette mort de sorte que l’on puisse y trouver une certaine beauté. Enfin, les cinq sens de Lamartine sont utilisés pour décrire ses émotions. Par exemple, « son » (v. 32) évoque l’ouïe, « je buvais » (v. 23) le goût, « parfumé » (v. 19) l’odorat, « je contemple » (v. 16) la vue et « perce à mes pieds » (v. 8) ou « douleur » (v. 4) évoquent le toucher. De plus, des sensations sont associées venant parfois de domaines sensoriels différents : ce sont des synesthésies caractéristiques du mouvement romantique. Les cinq sens décrits par le poète démontrent l’expression des sentiments et par conséquent le lyrisme du poète en harmonie avec la nature.
        Le lyrisme est aussi évoqué par la beauté de la Nature personnifiée, qui décrit celle de Julie Charles. Par exemple, le poète écrit « belle et douce nature » (v. 17), « L’air est si parfumé ! la lumière est si pure ! » (v. 19), « le soleil est si beau ! » (v. 20). La Nature est personnifiée (« bois couronnés »), elle représente  donc la jeune fille et décrit alors la beauté de celle-ci. Ainsi, la beauté de la Nature personnifiée qui fait référence à celle de la jeune femme est décrite par le poète et, par conséquent, évoque le lyrisme du poème.
         Enfin, le poème est lyrique car il décrit la réciprocité de l’amour que Lamartine ressent pour Julie Charles. L’alternance des rimes masculines et féminines (« vie » (v. 13) / « évanoui » (v. 14) / « d’envie » (v. 15) / « joui » (v. 16)) le prouve bien. En effet, cette alternance de rimes fait penser au couple et à l’amour réciproque de Lamartine et Julie Charles. La césure à l’hémistiche présente dans plusieurs vers comme (« c’est l’adieu d’un ami, / c’est le dernier sourire » (v. 11) et dans ce vers précis l’anaphore de « c’est » insiste sur la réciprocité amoureuse qui fait de ce poème un poème lyrique. Le lyrisme de « l’Automne » est donc évoqué grâce à l’expression du Moi, des sentiments du poète, la nature personnifiée qui décrit la beauté de Julie Charles mais aussi grâce à la réciprocité amoureuse décrite dans le poème.

 

 

          La relation entre Lamartine et Julie Charles a été rompue par le décès de la jeune femme. Par conséquent, dans le poème, le lyrisme est interrompu par la fuite du temps, mortifère. En effet, « L’Automne » décrit le temps qui passe. Le titre lui-même étant une saison évoque le temps (« l’Automne »). Ensuite, il est aussi décrit par « feuillages jaunissants » (v. 2), « derniers beaux jours » (v. 3), « jours d’automne » (v. 9), « vie » (v. 13), « longs jours » (v. 14). Le temps qui passe est donc de nombreuses fois évoqué dans le poème.
Aussi, ce temps qui passe trop rapidement fait référence à la mort soudaine de Julie Charles qui était encore très jeune. Cette idée de mort est de nombreuses fois citée dans le poème. Par exemple, « deuil » (v. 3), « voilées » (v. 10), « adieu » (v. 11), « mort » (v. 12), « évanoui » (v. 14), « tombeau » (v.18), « larme » (v. 18), « calice » (v. 22) font référence à la mort ou à l’enterrement donc, par conséquent, à la fuite du temps.
Enfin, l’avenir du poète sans Julie Charles est décrit comme incertain sans plus aucune joie ni bonheur. Cette incertitude est évoquée grâce aux points d’interrogation récurrents (v. 24, 26, 28) et aux points de suspension v. 28. On peut également relever les mots « ignore » (v. 27) et « peut-être » (v. 25) qui soulignent cette incertitude face à l’avenir sans Julie Charles. La fuite du temps est donc également décrite dans le poème par le doute de Lamartine face au futur.
          Cependant, le poète garde un léger espoir de surpasser cette épreuve. Des oxymores et antithèses le prouvent : « Ce calice mêlé de nectar et de fiel » (v. 22) où « nectar » et « fiel » sont opposés et peuvent illustrer la douleur en contradiction avec un certain plaisir que le poète peut peut-être toujours trouver dans la vie. Dans le vers 4, le deuil de la nature est associé à la « douleur » mais également au plaisir (« plaît à mes regards ») qui sont deux termes contraires. Par conséquent, Lamartine n’affirme rien, il oscille entre espoir et désespoir. La fuite du temps est donc représentée par l’évocation du temps, de la mort et l’incertitude du poète face à l’avenir même si celui-ci garde un léger espoir d’un futur meilleur.

 

        Pour conclure, « L’Automne » écrit par Alphonse de Lamartine est un poème décrivant la tristesse du poète après le décès de Julie Charles avec le lyrisme et l’expression des sentiments. Il critique également le temps qui passe trop rapidement. Ces thèmes sont emblématiques du mouvement romantique du XIXème siècle qui connaît ensuite un grand succès avec d’autres auteurs comme Victor Hugo, le très célèbre écrivain des Misérables. 

 

Floriane H., 2nde section internationale, mai 2015.

 

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Devoir de Sarah. T : 

 

        Le Romantisme est apparu après la révolution de 1789. Ce courant remet en question les idéaux des lumières et la raison pour laisser place aux sentiments et reprends les valeurs fondamentales telles que le cœur, la nature, l’individualité et l’exotisme. Alphonse de Lamartine, grand poète du Romantisme publie en 1820 Méditations poétiques, recueil qui connaît un succès immédiat. C’est de ce recueil qu’est tiré le poème « L’Automne » à analyser. Ce poème formé de huit quatrains dont les vers sont des alexandrins exprime les sentiments du poète face à la mort de sa bien aimée, Julie Charles. Il est axé sur un lyrisme qui rend compte du déchirement du poète entre la tristesse et l’envie.

 

         Tout d’abord, « L’Automne » met en évidence la tristesse du poète du à la mort de Julie Charles. En effet, On peut noter un champ lexical péjoratif avec les mots « douleur », « pâlissant », « faible », « voilés », « pleurant » et « évanoui » mais aussi un champ lexical plus précis de la mort et du temps qui passe, « reste », « jaunissant », « derniers », « deuil », « obscurité », « mort » et « jamais ». De même, on observe une anaphore du verbe « expire » aux vers 9 et 31. Ce verbe au vers 9 signifie la mort de la nature tandis qu’au vers 31, il définit la mort du poète lui-même. De plus, le point final du poème représente la fin de la vie et le néant qui vient après. L’on peut également remarquer que le mot « adieux » au vers 30 est placé à la rime, ce qui le met en évidence. Cet adieu est l’adieu à la vie ce qui montre l’importance de ce mot dans le poème.
         En outre, la mort d’un proche apporte la solitude exprimée grâce au moi. Le poète utilise la première personne du singulier à plusieurs reprises, « je », « j’ » et le pronom personnel « moi » au vers 31 qui rend compte de la solitude. Lorsqu’au vers 27, il juxtapose « la foule » à « une âme » il crée une antithèse qui montre sa solitude. De plus, « âme » est précédé de « une » qui est un article indéfini. Le poème parle donc d’une âme parmi tant d’autres et d’une « larme » parmi d’autres au vers 18. L’allitération en « s » à la strophe 5 avec les mots  « soleil », « douce », « si », « soleil » et  « si », peut évoquer la solitude et peut être même la déception.
          Enfin, on remarque que ce poème célèbre la nature et se projette sur elle-même. La nature est elle aussi victime du temps dévastateur qui apporte la mort. Premièrement, le titre « L’Automne » est le nom d’une saison comparable au cycle de la vie. Le poète a choisi cette saison car c’est celle qui précède la mort des végétaux et le froid. Les mots « reste de verdure », « gazons épars » et « jaunissant » font partie du champ lexical de la mort et du temps qui passe. La nature est comparable à l’Homme, en effet la personnification qui affirme que la nature est en deuil au vers 3 (« le deuil de la nature ») la rend, elle aussi vulnérable. La nature vieillit comme le poète et cela le soulage : « convient », « plaît » vers 4. Tous ces éléments montrent que Lamartine est triste à cause de la mort et de la solitude et cette tristesse se reflète sur la nature.

 

 

         Malgré la tristesse qui envahit le poète, on perçoit tout de même de l’envie et de l’espoir. Premièrement, l’envie est exprimée à travers la beauté de la nature, comparable à la beauté de la vie. En effet, aux vers 22 et 23 il compare la vie à du nectar ou du miel qu’il faut boire jusqu’à la dernière goutte. Ainsi, il y a un champ lexical mélioratif de la nature dans laquelle les sens sont éveillés, « douce nature », « parfumé », « pur », « beau ». L’allitération en [f] décrit d’ailleurs le parfum de l’air avec « parfumé », « fiel », « fond », « fleur », « parfums » et « zéphyre ». Ces odeurs et sensations agréables comparées à la vie montrent que l’espoir et l’envie persistent.
         Malgré  cette beauté, le poète est tout de même déchiré, il hésite et éprouve des regrets. Ceux sont tout d’abord l’alternance des rimes féminines et masculines et les rimes croisées qui le prouvent. En effet lorsqu’il alterne les rimes, c’est comme s’il alternait les sentiments ; l’espoir et le regret se mêlent, ce qui laisse place au désarroi. On observe surtout une antithèse au vers 22 qui mêle le nectar au fiel. Cet ensemble représente la vie avec les bons et les mauvais moments mais aussi le déchirement du poète face à ses émotions. La ponctuation montre l’hésitation du poète. On peut par exemple remarquer des points d’interrogation aux vers 24, 26 et 28. Le poète se pose des questions sans réponses. Les points de suspension au vers 28 décrivent eux aussi son incertitude. A la strophe 7, le poète utilise des verbes conjugués au passé, « gardait »,  « aurait compris » et « aurait répondu », sous forme de questions, preuve de son état d’incertitude. Il est déchiré entre espoir et désespoir, envies et regrets. L’assonance en [i] à la strophe 4 est un son aigu et désagréable qui renforce cette atmosphère de mal être. Ces hésitations et regrets montrent bien que le poète espère malgré tout de retrouver le bonheur.
          Enfin, ses espoirs prennent une valeur onirique. C’est un long poème, composé d’alexandrins mettant en évidence la longueur de la vie. Ce poème fait penser à un long rêve. Premièrement, les sons nasaux [en] et [on] à la dernière strophe rallongent les mots et l’allitération en [m]  formée par « meurs », « mon », « âme », « moment » et « comme » crée un son doux et harmonieux qui renforce cette atmosphère onirique. Le poète donne également à la mort une valeur onirique et douce. La diérèse de « mélodieux » au dernier vers renforce l’idée du rêve. Le poète affirme que le son de l’âme qui s’exhale lors de la mort produit un son « mélodieux ». La mort prend donc une valeur onirique et douce. L’euphémisme « tombe » qui remplace le verbe « meurt » au vers 29 montre que Lamartine se rend compte que la mort est douce, qu’elle met fin à la douleur, aux souffrances et au deuil. « Rêveur » au vers 5 certifie cet état de rêve dans lequel il se trouve. Tous ces éléments mettent en exorgue son déchirement son déchirement face à l’envie et le désespoir qui l’obsède. 

 

 

       Alphonse de Lamartine a su faire part de ses émotions dans le poème « L’Automne » en exprimant son moi, l’amour et le thème de la nature qui met en évidence l’insignifiance de l’Homme. D’autres poètes tels que Victor Hugo et Gérard de Nerval ont eux aussi contribué au romantisme en exprimant leurs pensées, tout en gardant les thèmes fondamentaux du Romantisme.
  

Sarah T., 2nde section internationale, mai 2015.

 

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Devoir de Catalina R. : 

 

        Le romantisme est le principal mouvement littéraire du XIXème  siècle. Il se caractérise par la démonstration de sentiments intimes et puissants, la relation humaine avec la nature et la fuite du temps. Alphonse de Lamartine est l’un des plus grands romantiques de ce siècle. Ce poème, écrit en 1919 et publié dans Méditations poétiques en 1920, est composé de huit quatrains, d’alexandrins et de rimes croisés : il parle donc de la tristesse de l’auteur face à la mort de Julie Charles, son amante, de l’espoir d’être à nouveau heureux, et de son envie de vivre.

 

         Tout d’abord, le poète fait un parallélisme entre l’automne, saison dans laquelle la nature meurt, avec la mort de son amante aux vers 4 « derniers beau jours », « le deuil » vers 7 « la dernière fois », vers 9 « nature expire », au vers 31 « je meurs ». Cela montre que le poète est déchiré par la tristesse du fait de la mort de Julie Charles.
         Le poète montre aussi un désir de mort car il regrette que son passé heureux soit maintenant fini. Le poète utilise le registre élégiaque au vers 13 «quitter l’horizon de la vie », au vers 15 « je me retourne encor » au vers 16 « je n’ai pas joui », au vers 20 « mourant », au vers 23 « je buvais la vie », et au vers 31  « mon âme […] expire ». Grâce à cela on peut voir qu’Alphonse de Lamartine avait de la nostalgie pour le temps passé. Il montre son impossibilité de vivre sans son amante, Julie Charles.

 

         Cependant, il garde néanmoins des espoirs dans le but de goûter à nouveau au bonheur, il fait un parallélisme avec la nature au vers 1 « verdure » au vers 4 « plaît à mes regards », au vers 6 «  j’aime à revoir encor », au vers 15 « regard d’envie ». Malgré l’automne, il voit un paysage doux, clé de son espérance « douce nature » au vers 17, « goutte de miel » au vers 24, « bonheur dont espoir » vers 26, « la fleur […] ses parfums » au vers 29.
           De plus, il y a une assonance en [s] « reste », « jaunissant », « sur », « sentier », « solitaire », « ce soleil palissant » … ces sonorités douces montrent la tranquillité intérieure du poète, et donc de son envie de vivre.

 


          Grâce à ces espoirs d’être à nouveau heureux, le poète montre, en effet, son envie de vivre. Il voit les côtés positifs de la vie, mais sans oublier les aspects négatifs « plus d’attraits » au vers 10, « Terre, soleil, vallons, belle et douce nature » au vers 17, « triste et mélodieux » vers 32.
De plus, l’anaphore dans les vers 19 et 20, « l’air est si parfumé ! la lumière est si pure ! […] le soleil est si beau ! » montre une amplification de la beauté, du bonheur de la vie.

 


         Dans ce poème,  Alphonse de Lamartine montre sa tristesse causée par la mort de son amante, Julie Charles, mais est en même temps opposé par son sentiment de vouloir vivre et d’essayer d’être heureux malgré les obstacles de la vie. De nombreux poètes comme Victor Hugo, Gérard de Nerval, François de Chateaubrieu… ont écrit des poèmes dévoilant leurs sentiments, en parlant de la nature et de la fuite du temps ressemblant ainsi à « Automne ».
 

Catalina R., 2nde section internationale, mai 2015.


Date de création : 01/05/2015 @ 17:55
Dernière modification : 15/05/2015 @ 17:43
Catégorie : Copies d'élèves 2014/2015
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