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Copies d'élèves 2015/2016 - FLS bac blanc 13 mai 2016

Bac blanc (13 mai 2016).

 

Devoir d'Alexander P. : 

I. Question sur le corpus.

 

           Le corpus proposé contient quatre textes poétiques. Le premier est un extrait du recueil d'un auteur humaniste, Pierre de Ronsard, Les Amours. Ce texte est écrit en 1578 et s'appelle "Des sonnets pour Hélène". Ensuite, on nous propose le poème "Exil" appartenant au recueil de Victor Hugo Les Quatre vents de l'esprit. Il a publié ce poème romantique en 1875. On possède également un texte surréaliste créé par Pierre Seghers et appelé "À ceux du 25 août 1944". L'auteur a écrit ce texte qui appartient au recueil Le Futur antérieur en 1945. Puis, le corpus contient aussi le poème "Déjà je ne trouve pas ton visage" du recueil Le Bonheur du jour écrit par Hélène Cadou qui n'appartient à aucun mouvement particulier de l'époque. Alors, on se pose la question suivante : comment ces poèmes rendent-ils présents les êtres et les choses dont ils évoquent l'absence? D'abord, on parlera de la manière plus ouverte et explicite utilisée par certains auteurs pour rendre présent ce qui est absent. Ensuite, nous allons nous intéresser à la solution de parler de ces chose implicitement, c'est-à-dire évoquer peu pour, en fait, signifier beaucoup. 

 

 

 

              Premièrement, la manière assez ouverte peut rendre présentes les choses qu'on ne perçoit pas. Tout d'abord, les auteurs le font grâce aux figures de style qui permettent de distinguer les choses absentes. Par exemple, Pierre de Ronsard utilise la comparaison de lui-même avec un enfant pour montrer ses sentiments amoureux : "qu'à l'enfant je semble que sa nourrice laisse, et qui crie et qui tremble de faim en son berceau…" (v. 2 à 4). Il parle donc de son obsession d'Hélène de Surgères qu'il aimait. Victor Hugo dans son texte utilise la personnification du sort pour montrer que lui, le "vieux marcheur" (v. 27), résiste et n'accepte pas la mort de ses parents, ses frères et sa fille : "Pourtant le sort, caché dans l'ombre, se trompe" (v. 25, 26), "Il croit" (v. 27). Alors, ces auteurs-là utilisent les figures de style pour exprimer explicitement les choses qui peuvent être invisibles comme l'amour ou l'absence de quelqu'un qu'ils aiment.

                Ensuite, les auteurs utilisent la ponctuation pour montrer explicitement qu'ils parlent d'une chose certaine et pas de quelque chose d'autre. Par exemple, dans le texte de Pierre Ronsard la ponctuation est présente, contrairement au poème de Pierre Seghers. Dans "Exil" de Victor Hugo la ponctuation n'est pas absente et il y a même les points d'exclamation pour montrer explicitement la tristesse : "Hélas!" (v. 4, 8, 12, 16, 20, 24, 28). Donc, on peut confirmer que les auteurs peuvent utiliser la ponctuation pour montrer les choses absentes à l'aide de manière ouverte. 

 

 

                 Deuxièmement, il existe le façon implicite pour distinguer ces choses absentes. En premier lieu, les auteurs utilisent la polysémie, l'absence de  ponctuation pour montrer la présence de quelque chose d'absent. Par exemple, dans les textes de Seghers et Cadou il n'y a presque pas de ponctuation. Cela signifie que le lecteur peut comprendre chaque phrase différemment et donc trouver la présence des êtres et dès choses qui sont absents, comme l'absence de quelqu'un aimé. Alors, pour cette raison on peut considérer les polysémies comme le façon implicite pour exprimer la présence de quelque chose. 

 

 

                En conclusion, nous pouvons dire qu'il existe plusieurs façons pour rendre présentes les choses dont on évoque l'absence : le façon ouvert et la manière implicite. On peut supposer qu'il existe encore d'autres façons pour les auteurs de faire cela. 

 

 

II. Commentaire 

 

 

               Le XXème siècle a été marqué par plusieurs événements horribles comme La Seconde Guerre mondiale, la guerre entre la Russie et le Japon, la guerre civile en Russie, etc. Ces choses terribles ont choqué beaucoup de gens dans le monde, les peintres et les écrivains ne trouvent plus que les manières traditionnelles pour montrer cette atrocité suffisent. C'est pour cela que le nouveau mouvement, le Surréalisme, devient de plus en plus populaire dans le monde. Pierre Seghers, un poète résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, lui aussi appartient à ce mouvement. Dans son poème tiré du recueil Le Futur antérieur intitulé "À ceux du 25 août 1944" il parle d'un groupe de jeunes résistants qui a été fusillé par des soldats allemands lors de la libération de Paris. D'abord, on va s'intéresser à l'évocation de la mort et des terribles conséquences de la guerre. Ensuite, nous parlerons de l'héroïsme et la résistance qui sont aussi bien montrés dans ce poème. 

 

 

         

                 Tout d'abord, le texte proposé évoque et fait l'accentuation sur la mort et ses conséquences pendant la guerre. L'auteur la montre, premièrement, pour qu'un groupe des enfants résistance. Par exemple, Pierre Seghers évoque et accentue à là tristesse et la déception à cause de la mort de jeunes résistants avec l'anaphore sur les mots "beaux enfants" dans les vers 1, 2, et 5. L'auteur veut montrer grâce aux ces mots que le monde a perdu quelque chose de beau et de magnifique à cause qui est constaté négativement par Pierre Seghers. Pour exprimer la déception l'auteur dit que ces enfants sont "de votre ville" (v. 2) qui fait penser qu'ils sont proches de nous, de lecteur et c'est une perte horrible, comme si on avait perdu quelqu'un de nos amis, par exemple. On remarque également une comparaison surréaliste : "les yeux aussi gris que le vent" (v. 4). Le vent n'est pas gris d'habitude, mais pour les surréalistes il peut être associé avec le couleur gris, la couleur de la mort qui a lieu partout pendant la guerre. C'est pour cela que les enfants ont les yeux gris aussi. La phrase "vous n'êtes pas morts à la terre" (v. 9) signifie que les jeunes  résistants sont tués brutalement par les allemands dans la ville, sur le "pavé" (v. 11). Alors, nous pouvons bien voir que ce poème évoque le thème de la mort pendant la guerre dans le cas d'un groupe des enfants résistants. 

                 Deuxièmement, l'évocation de la mort peut concerner, chez l'auteur, pas seulement un groupe des résistants, mais aussi des autres gens. Par exemple, la phrase "votre sang ne s'est point gelé" veut dire que les enfants résistants ne sont pas les seuls morts, puisque "il est mêlé avec la cendre des brûlés" (v. 11, 12). Il y a donc beaucoup des gens qui sont tués pendant cette terrible massacre. Alors, on peut confirmer encore une fois que la mort et les conséquences horribles de la guerre sont bien évoqués dans le poème de Pierre Seghers. 

 

 

 

                 Ensuite, bien qu'il y ait la mort pendant et à cause de guerre, il existe aussi des gens qui sont prêts à résister et lutter contre la tyrannie, conte la guerre; les héros qui veulent libérer leur ville, par exemple, ou faire la contre-attaque à cette énorme anéantissement faite par les allemands dans ce cas-là. On peut, en premier lieu, parler du fait que chacun peut être un héros. Comme on a déjà remarqué, les jeunes résistants qui luttaient héroïquement contre les allemands sont comme tous les autres gens parmi nous et les phrases suivantes le montrent : "de vote ville" (v. 2), "qui vivez parmi les vivants" (v. 3) et "si pareils à chacun de nous" (v. 22). Alors, on peut constater que l'héroïsme peut concerner chacun entre nous, l'auteur nous montre que l'héroïsme est global. 

               En second lieu, on pourrait également remarquer les conséquences de ce héroïsme. Auteur le montre à l'échelle mondiale : "la vie, le monde vous regarde" (v. 17). On peut interpréter cette phrase comme si l'héroïsme a l'attention de tout le monde, même de la "vie" (v. 17) qui est personnifiée par l'auteur. Pierre Seghers fait l'accentuation sur le fait que les résistants sont toujours prêts à résister : "Foule aux garçons toujours débout pour se battre, le vingt-cinq Août…" (v. 23 et 24). Dans le texte il existe la polysémie puisqu'il n'y a pas de ponctuation, mais l'auteur dans le cas de cette phrase utilise les points pour montrer au lecteur l'importance de cet événement : "vint-cinq Août…" (v. 24). La résistance a une grande conséquence ici, car elle permet la libération de la ville contre la tyrannie et le régime nazie : "Paris vous porte en sa poitrine" (v. 25). Seghers utilise la personnification de Paris pour remercier l'héroïsme des résistants. Il fait aussi un pas vers le futur comme un conséquence de résistance : "vous lui offrez vos lendemains" (v. 28). Alors, nous pouvons remarquer que l'héroïsme est important dans ce poème et il a des bonnes conséquences. 

 

 

 

                   Finalement, on peut conclure que la guerre, chez Pierre Seghers, a des mouvais es conséquences comme la mort et la destruction, mais la résistance et l'héroïsme permet un bon futur et le paix pour tout le monde, même si le héros se sacrifie, car il se sacrifie pour les autres. Le thème de la résistance est aussi bien présente dans les œuvres des autres poètes surréalistes, comme dans le poème "C" de Louis Aragon. 

 

Alexander P, Russie, mai 2016.

 

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Devoir de Tatiana D. :

 

I. Question sur le corpus

              Le corpus proposé se compose de quatre poèmes. «Des sonnets pour Hélène», écrit par Pierre de Ronsard, auteur humaniste, et tiré du recueil Les Amours (1578), est consacré à Hélène de Surgères, la femme dont le poète tombe amoureux, mais cette passion n’est pas réciproque. Ensuite c’est un poème «Exil», daté de 1875 et tiré de Les Quatre vents de l’esprit, de Victor Hugo, un poète romantique : il déplore ses proches enterrés en France et dont il ne peut pas revoir à cause de son exil. Le troisième texte est un poème « A ceux du 25 août 1944 », appartenant au recueil Le Futur Antérieur (1945). Il est écrit par Pierre Seghers, poète surréaliste, et évoque la mort des jeunes Résistants. Enfin, un poème d’Hélène Cadou intitulé «Déjà je ne trouve plus ton visage» et tiré du recueil Le Bonheur du jour, daté de 1956. Quant à elle, cette œuvre est consacrée au mari décédé de l’auteur. Ces poèmes rendent présents les êtres ou les choses absents de la vie des écrivains. Pour analyser la façon avec laquelle ils les rendent vivants, nous allons développer un plan suivant : dans un premier temps, nous allons parler des évocations présentes dans les poèmes et, dans le deuxième temps, des émotions vécues par les auteurs.

 

            Tout d’abord, il s’agit des œuvres consacrés à certaines personnes importantes pour des auteurs mais absentes dans leur vies. C’est la raison pour laquelle les poètes s’adressent à ces gens, en essayant de les rendre présents. On remarque plusieurs utilisations du pronom personnel de la deuxième personne du pluriel «vous» : dans le texte A, aux vers 6, 7, 13 ce pronom désigne Hélène de Surgères, une femme aimée par Pierre de Ronsard ; dans le texte C le poète s’adresse aux jeunes résistants («Vous n’êtes pas morts» au vers 9 et «vous ressemblez» au vers 18). En ce qui concerne le texte D, on retrouve le pronom personnel de la deuxième personne du singulier «tu» : «tu m’es revenu ce matin» (v.9), «tu m’as inventé» (v.23).
         Ainsi on remarque l’emploi des adjectifs possessifs qui évoquent les choses appartenant aux gens aimés ou bien leurs traits de caractère qui font penser les poètes à ces êtres : dans le texte A c’est «votre doux regard» (v.2) et «votre courage dur» (v.10); dans le texte B ce sont «votre pierre» au vers 7 et «votre tombe» au vers 15 qui désignent la seule mémoire des proches de Victor Hugo à laquelle il ne peut pas accéder et «mon frère Abel, mon frère Eugène» au vers 11. On remarque même une certaine insistance montrée par une anaphore : Victor Hugo appelle les membres de sa famille dont il est séparé pour toujours.

 

            Néanmoins, une fois que les êtres humains partent de la vie, ils peuvent encore exister dans la mémoire grâce aux émotions qu’on éprouve à leur propos. Dans le texte B ce sont des invocations «ô» des vers 1, 5, 6, 13, 21 qui soulignent l’appel du poète à ses proches qu’il ne pourra plus jamais revoir. Ce sentiment est ainsi renforcé par l’adverbe «hélas» accompagné par la ponctuation forte. Ils sont placés à l’endroit stratégique important, c’est-à-dire au dernier vers de chaque strophe, et cela met en évidence la douleur vécu par le poète.
        Par ailleurs, cette émotion profonde et triste, provoquée par l’absence des gens qu’on aime, peut se traduire par le champ lexical dépréciatif : pour le texte A ce sont des mots «crie» (v.3), «tremble» (v.3) et «mort» (v.6) qui traduisent l’angoisse du poète à cause de l’absence de sa femme aimée ; pour le texte B c’est «froid cercueil» (v.9), «tombe» (v.15), «solitaire» (v.17) évoquant la mort des membres de la famille de Victor Hugo. Quant au texte C, il s’agit de «sang» au vers 10, «cendre» au vers 12 et «mort» au vers 26 montrant la sacrifice des Résistants. Enfin, dans le texte D ce champ est représenté par les mots «souffrance» (v.7), «perdre» (v.6) et «quittée» (v.26) qui désignent la peine profonde d’Hélène après la mort de son mari.

 

            En conclusion, nous pouvons dire qui les poètes rendent les personnes présentes malgré leur absence ou leur mort en continuant s’adresser à eux et en se souvenant d’eux : grâce à cela, ces êtres continuent à exister dans notre mémoire et donc dans notre vie.       

 

II. Commentaire rédigé

Le XX siècle fut celui des événements importants et particulièrement atroces : la Première et la Seconde guerres mondiales s’enchaînent, en décourageant l’humanité : depuis lors toutes les valeurs établies sont remises en cause, il n’y a plus de mots pour décrire le vécu. Le Surréalisme s’installe alors sur la scène artistique en ce moment. Il proclame les valeurs de l’irrationnel et de l’absurde en s’appuyant sur la psychanalyse et en essayant de trouver une nouvelle façon de s’exprimer. Pierre Seghers est un poète surréaliste qui participait à la Résistance à l’époque de la Seconde guerre mondiale et connaissait donc toutes ses horreurs. En 1945, juste après la guerre, il publie un recueil intitulé Le Futur Antérieur dont nous allons analyser le poème «A ceux du 25 août 1944». Ce poème est consacré au groupe des jeunes résistants fusillés par des soldats allemands lors de libération de Paris le 25 août 1944. Il est composé de sept quatrains écrits en octosyllabes avec des rimes suivies (sauf le premier vers de chaque strophe). Dans un premier temps, nous allons parler de l’acte d’héroïsme de la part des Résistants et dans un second temps nous passerons aux espoirs de futur évoqués dans cette œuvre.

 

 

 

            Tout d’abord, en écrivant ce poème, l’auteur rend hommage à ces Résistants morts. Pour souligner leur action héroïque, l’auteur accentue leur âge ainsi que leur anonymat. On remarque une anaphore du mot «enfants» aux vers 1, 2, 5 qui met en évidence la jeunesse des résistants. Ceci est encore renforcé par l’adjectif qualificatif «beaux» (v. 1,2,5). Pierre Seghers est donc touché par cet événement, lorsque les jeunes sont ainsi impliqués dans cette guerre atroce que les adultes. En outre, on trouve la notion de l’anonymat : «A ceux du 25 août 1944», «sans noms» (v.13), «anonyme» (v.14), «aux cent noms» (v.15) et «foule aux garçons» (v.23). Peut-être on ne connaît pas les noms de ces Résistants, mais grâce à eux Paris est libéré : ils ne doivent pas disparaître de notre mémoire, de même leur dévouement.
            Par ailleurs, on retrouve dans le poème l’évocation religieuse : les Résistants sont représentés comme «Saints Sébastien de la Cité» (v.6), mais si ce martyr chrétien est mort pour la religion, ces jeunes sont morts pour la liberté de Paris et de sa patrie. De plus, l’auteur les compare aux «trompettes de Jugement» au vers 20. L’auteur nous pose donc une question implicite à l’aide de ces deux métaphores : est-ce que la guerre avec ses horreurs ne ressemble-t-elle à la fin du monde ? Et si elle l’est, ne doit-on pas réfléchir et réagir à l’apparition de ces «trompettes», des victimes innocents (car ces Résistants sont encore jeunes) de cette atrocité ? Nous voyons donc que la dimension christique du sacrifice apparaît dans ce poème et révèle l’héroïsme des Résistants.
             Enfin, on observe la notion de la mort apparaître grâce au champ lexical péjoratif : «criblés» (v.7), «morts» (v.9), «sang» (v.10), «cendre» et «brûlés» au vers 12. La liberté de Paris était payée par leur sang ainsi que la paix du monde entier par les plusieurs morts. Cela est encore montré par la métaphore ambivalente du vers 1 «gravés dans le marbre» : elle révèle en même temps le fait que les Résistants étaient fusillés et qu’ils étaient mémorisés lors d’une construction d’un monument commémoratif. Ce sacrifice et cet héroïsme doivent passer à travers les siècles dans la mémoire des prochaines générations, pour lesquelles les Résistants ont été tués le 25 août 1944.

 

 

 

            Malgré la présence du thème récurrent de la guerre et de l’héroïsme des Résistants au sein du poème, on retrouve ainsi dans l’œuvre l’évocation des espoirs du futur clair et serein. Au premier abord, le poète s’adresse à la ville libérée, et on remarque cela grâce au champ lexical du cadre urbain: «ville» (v.2), «pierre» (v.5), «Cité» (v.6), «murs» (v.7), «rue» (v.13), «pavés» (v.11) et «Paris» (v.25). En dépit du système d’énonciation brouillé, car les adjectifs possessifs «votre» signifient selon le contexte les parisiens ou bien les Résistants, nous distinguons l’adresse du poète aux citoyens : ils doivent se rappeler des Résistants parce qu’ils sont morts pour leur «vérité», voire la vie, et pour «nos pavés» signifiant les rues parisiens désormais libres. Cela nous indique bien l’espoir du futur, lorsque les Résistants se battaient pour le futur clair et dépourvu du nazisme, et au moment d’écriture du poème la guerre est finie.
         De plus, il y a une certaine évocation de la nouvelle vie : «vivez» et «vivants» au vers 3, «graine» au vers 14, «fleurissez» au vers 15, «vie» au vers 17. Ce sentiment est renforcé par l’allitération en [v] : la vivacité de ce son est très optimiste. En outre, on observe une césure à l’hémistiche au vers 2 : d’abord il s’agit des Résistants morts, mais après le poète évoque à nouveau la présence de «beaux enfants qui vivez parmi les vivants», mais cette fois-ci il s’agit des autres générations, de la nouvelle vie qui germe. De même, on repère une antithèse au vers 16 «l’avenir avec le passé» : malgré la logique habituelle, l’avenir et donc le futur est mis en premier, lorsque pour l’humanité cela va être le nouveau point de départ pour la vie et pleine d’espoirs. Enfin, on étudie le titre du recueil, «Le futur antérieur» et le dernier mot du poème, «lendemains» : le poète accentue le fait que les Résistants ont offert leurs jours aux autres, les ont dévoué à l’espoir du futur paisible qui va succéder au période épouvantable de la guerre.

 

 

 

            En conclusion, nous pouvons dire que Pierre Seghers évoque dans ce poème la réalité atroce de la guerre qui est pourtant partie grâce aux gens braves comme les Résistants morts le 25 août 1944 lors de la libération de Paris. Grâce à eux l’espoir du futur dépourvu de ces horreurs peut exister. Ce poème est très caractéristique du Surréalisme grâce à sa forme inhabituelle due à l’absence partielle de ponctuation et au mélange de la tradition et de la modernité incarné ici dans le choix des thèmes présents dans l’œuvre.

 

Tatiana D., Russie, mai 2016.

 

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Date de création : 06/06/2016 @ 10:20
Dernière modification : 06/06/2016 @ 13:13
Catégorie : Copies d'élèves 2015/2016
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