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Copies d'élèves 2016/2017 - Commentaire 1ère FLS (Montesquieu).

Commentaire rédigé sous forme de DS en novembre 2016

 

Objet d'étude : la question de l'Homme dans les genres de l'argumentation du XVIème siècle à nos jours.

 

 Les lettres persanes, de MONTESQUIEU. (Extrait de la lettre XXIV, 1721).

 

Ne crois pas que je puisse, quant à présent, te parler à fond des mœurs et des coutumes européennes : je n’en ai moi-même qu’une légère idée, et je n’ai eu à peine que le temps de m’étonner.

Le roi de France est le plus puissant prince de l’Europe. Il n’a point de mines d’or comme le roi d’Espagne, son voisin ; mais il a plus de richesses que lui, parce qu’il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisables que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n’ayant d’autres fonds que les titres d’honneur à vendre, et, par un prodige de l’orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées.

D’ailleurs ce roi est un grand magicien : il exerce son empire sur l’esprit même de ses sujets ; il les fait penser comme il veut. S’il n’a qu’un million d’écus dans son trésor, et qu’il en ait besoin de deux, il n’a qu’à leur persuader qu’un écu en vaut deux, et ils le croient. S’il a une guerre difficile à soutenir, et qu’il n’ait point d’argent, il n’a qu’à leur mettre dans la tête qu’un morceau de papier est de l’argent, et ils en sont aussitôt convaincus. Il va même jusqu’à leur faire croire qu’il les guérit de toutes sortes de maux en les touchant ; tant est grande la puissance qu’il a sur les esprits.

Ce que je dis de ce prince ne doit pas t’étonner : il y a un autre magicien, plus fort que lui, qui n’est pas moins maître de son esprit qu’il ne l’est lui-même de celui des autres. Ce magicien s’appelle « le Pape ». Tantôt il lui fait croire que trois ne font qu’un, que le pain qu’on mange n’est pas du pain, ou que le vin qu’on boit n’est pas du vin, et mille autres choses de cette espèce.

 

Code des couleurs :

-1ère étape de l'introduction : présentation de l'époque et du mouvement littéraire.

-2ème étape  de l'intro : présentation de l'auteur et de l'oeuvre dont émane le texte à commenter.

-3ème étape : présentation de l'extrait.

-4ème étape : annonce des axes de lecture.

-Connecteur logique.

-Amorce d'un axe de lecture.

- Ce qui n’est pas surligné : citations, repérage de figures de style + interprétation de ces figures de style.

-Rappel de l'axe de lecture en cours.

-Transition.

-1ère étape de la conclusion : rappel des axes de lecture du devoir.

-2nde étape de la conclusion : Ouverture.

 

Devoir de Daria G. : 

 

          Au XVIIIème siècle, le mouvement philosophique et littéraire dominant était les Lumières, fondées sur la raison. Les Lumières combattaient l’ignorance et l’intolérance par la diffusion du savoir. Les grands philosophes des Lumières tels que Montesquieu critiquaient l’Ancien régime en essayant de construire une société plus libre et égalitaire. Dans son oeuvre Les lettres persanes qui est un roman épistolaire, Montesquieu décrit la société française à travers le regard des deux Persans qui voyagent en France. L’extrait de la lettre XXIV écrite en 1721 est une critique des puissants, qu’ils soit politiques ou religieux, de la part de Montesquieu, caсhée derrière la vision de Rica. Tout d’abord, on va observer la vision valorisante des puissants par le Persan, et puis, grâce à l’ironie, découvrir la vision réelle et dépréciative que Montesquieu a de ces puissants.

 

 

 

          Dans un premier temps, le roi de France, qui était l’un des plus autoritaires et importantes figures de l’époque, est présenté comme la personne qui possède le pouvoir illimité à l’aide duquel il est devenu un chef d’armée brillant. Au début du deuxième paragraphe, Rica désigne le roi avec plusieurs hyperboles telles que “le plus puissant prince de l’Europe” (l.3) et affirme qu’il “a plus de richesses” (l.4) que le roi d’Espagne. On note l'anaphore de l'adverbe hyperbolique « plus ». On peut même remarquer que le roi de France est montré de façon héroïque avec l’expression “soutenir des grandes guerres” (l.5). De plus, l’énumération des expressions mélioratives: “des troupes…payées, ses places munies, et ses flottes équipées” (l.6-7) donne l’impression de l’ordre, de la bonne organisation. Rica crée l’image appréciative du roi français et s’émerveille de son pouvoir.

         En outre, le roi de France et le Pape sont présentés comme des grands gouverneurs des esprits humains. Ils n’ont pas besoin de la force pour persuader des gens et “les fai[re] penser comme il[s] veu[lent].”(l.9) Rica appelle le roi “un grand magicien” (l.8), il peut même faire croire aux gens qu’il est capable de guérir des hommes malades en les touchant ce qui renforce l’image méliorative du roi. A l’aide du parallélisme aux lignes 9-12 et les plusieurs tournures restrictives : “il n’a que leur persuader” (l.9-10), “il n’a qu' à leur mettre dans la tête…” (l. 11) nous avons l’impression que la puissance royale est inépuisable et le roi lui-même rassemble à Dieu. Rica parle d’ “un autre magicien” (l.14), le Pape,  qui peut faire croire aux gens tout ce qu’il dit. L'anaphore de la conjonction de subordination “que”, associée au groupe verbal « fait croire » (l.16) montre que le Pape est capable de persuader le peuple de nombreuses choses. De même, l’hyperbole “mille autres choses” (l.17) complètent cette image de la puissance totale.

         Cependant, cette vision méliorative des puissants d’Europe est possible grâce au regard étranger de Rica. Il ne peut pas observer profondément le système politique et social de la France en ne faisant pas partie de la société française. Au début de l’extrait, il affirme son incapacité de “parler à fond des moeurs” (l. 1) avec la tournure négative “ne crois pas” (l.1) et la tournure restrictive “je n’en ai moi-même qu’une légère idée” (l.2). Ainsi, c'est parce queil n'a qu 'un regard superficiel et incomplet que Rica décrit ce qu’il aperçoit en France d’une façon valorisante et naïve.

 

 

 

        Pourtant, derrière cette vision appréciative des puissants de l’Europe, grâce à l’ironie, on trouve la vraie vision du système politique en France qui est dénoncé. Tout d’abord, on remarque que la richesse et la force de l’armée du roi sont fondées sur la malhonnêteté et la tromperie. La tournure négative “il n’a point de mines d’or” (l.3) et la tournure restrictive “n’ayant d’autres fonds que des titres d’honneur à vendre” (l.5-6) témoignent qu’en réalité le roi n’a pas les moyens financiers nécessaires et toutes ses richesses il les “tire de la vanité de ses sujets” (l.4). Le mot “vanité” a une connotation péjorative qui en combinaison avec la comparaison des hommes avec des « mines » (l.6) donnent un aspect négatif à l’image idéale du roi. De plus, pour “soutenir de grandes guerres” (l.5) le roi vend “les titres d’honneur” (l. 6) ce qui crée une antithèse, formée par « guerre », connotée péjorativement, et « honneur », connoté de façon méliorative. Cette antithèse montre que, pour gagner de l'argent, le roi utilise des moyens qui ne sont pas moraux, pas étiques. Cela disqualifie la puissance royale. On remarque aussi l’expression “un prodige de l’orgueil humain” (l.6) qui a une dimension ironique et dénonce le péché d'orgueil. Ainsi, on peut constater que l’auteur fait la critique du roi qui se cache derrière le regard de Rica.

         Par ailleurs, on observe la dénonciation du contrôle des esprits humains du roi et de l’Eglise qui empêche la réflexion libre et intelligente du peuple. Montesquieu montre l’égoïsme du roi en faisant des références aux événements historiques : la dévaluation de la monnaie comme on le voit à la ligne 10 avec “un écu en vaut deux” et l’apparition des billets de banque, illustrée aux lignes 11 et 12 avec “un morceau de papier est de l’argent”, des reformes qui ont surtout enrichi le gouvernement. On aperçoit de même la critique du pouvoir du droit divin qui est exprimée par le fait que le roi peut guérir par un seul contact. L’hyperbole ironique “toutes sortes de maux” (l.13) et le mot “croire” (l.13), qui désigne quelque chose d’irréel, disqualifient la puissance illimitée du roi.

         En outre, on remarque la critique du Pape qui est même “plus fort” (l. 14) que le roi. L’auteur mentionne la croyance en la trinité avec l'expression “trois ne sont qu’un” (l.14) et utilise la métaphore du “pain” (l.14) pour designer le corps de Jésus et la métaphore du “vin” (l.17) qui représente son sang. Ainsi, Montesquieu dénonce l’eucharistie et la croyance aveugle des gens en des choses irrationnelles. De plus, dans le troisième paragraphe l’auteur oppose aux verbes du présent de vérité générale “est” (l.8), “exerce” (l.8), “fait” (l.8), “veut” (l.9), “va” (l.12), “guérit” (l.12), “est” (l.13), “a” (l.13), qui donnent un aspect incontestable aux arguments favorables à la puissance royale et religieuse, le champ lexical de la virtualité, de l' irréel: “penser” (l.9), “croire” (l.12), “convaincus” (l.12), “persuader” (l.10), “magicien” (l.8), qui montre toute l’absurdité des actions du roi et de l’Eglise.

 

 

 

         En conclusion, Montesquieu dénonce les puissants politiques et religieux par l’argumentation indirecte qui cache la vision réelle de l’auteur derrière le regard naïf d’un Perse. Montesquieu a écrit son oeuvre soixante-huit ans avant la Révolution française, cependant, les idées principales sont déjà en place. Par ailleurs, la critique des puissants était une des cibles caractéristiques des Lumières. Par exemple, Voltaire dans son oeuvre Candide dénonce aussi le despotisme et la puissance de l’Eglise en passant par le regard naïf de Candide et utilisant l’ironie.

 

 

Daria G. (Russie), 1ère FLS, novembre 2016.

 

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Devoir de Varvara P. : 

 

 

         Au XVIIIème siècle, le roi, l'Église et l'ignorance étaient les trois «grandes pouvoirs» et au cours de ce siècle est apparu le mouvement littéraire de Lumières, qui n'accepte pas la monarchie absolue, les privilèges du clergé et lutte contre l'ignorance. Un des plus grandes écrivains et philosophes était Charles Louis de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, qui a mis toutes les idées de Lumières dans son œuvré Les Lettres persanes, qu'il a publiées anonymement à Amsterdam. C'est un roman épistolaire contient  les lettres fictives de deux persans qui visitent la France. Ils écrivent à leurs amis en Perse. L'extrait de la lettre XXIV présenté le regard d'un des persans sur la situation en France. Le texte contient le registre ironique qui «couvert» le critique de la monarchie absolue et de l'Église.

 

       Tout d'abord, Montesquieu utilise l'ironie, c'est-à-dire, dire une chose pour en réalité signifier le contraire (cf l'antiphrase), pour cacher l'accusation de les pouvoirs de XVIIIème siècle. L'auteur nous présente le roi et le Pape avec le ton emphase, en utilisant de nombreuses hyperboles à connotation positive, par exemple, «le plus puissant» (l.3), «grand magicien» (l.8), «tant est grande [sa] puissance» (l.13), «maître de son esprit […] de celui des autres» (l.15) et les exagérations comme «mille autres choses» (l.17) et «million d'écus» (l.9). Cette vision positive formée par l’ironie pour receler les attaques contre le roi et le pouvoir religieux.

        De plus, on trouve la satire, autrement dire, la dénonciation de quelque chose ou de quelqu'un, grâce à la moquerie. Le première exemple se trouve dans a la ligne 16: « trois ne font qu’un », ce signifie la Sainte Trinité, qui est représenté volontairement ici, comme l’égalité mathématique impossible: trois égale un. Après, « le pain qu’on mange n’est pas du pain, […] le vin qu’on boit n’est du vin » (l.16-17). C’est présentation illogique du sacrement religieux de l’Eucharistie à savoir la communion où les croyants mangent le pain qui est le corps du Christ, et boivent le vin qui est le sang du Christ. Ceci la désacralisation, mais comme à l’époque c’était le crime, Montesquieu abrite ses opinions en utilisant de l’ironie.

       Alors, l’auteur  emploie l’ironie, d’abord, pour éviter la censure fréquente au XVIIIème siècle, mais aussi pour frapper l’intelligence du lecteur, qui va être marque par la finesse de l’ironie et donc être séduit par le texte de Montesquieu.

 

 

 

      C’est donc l’ironie couvrant les vraies thèses de l’auteur que sont la dénonciation virulente des mœurs politiques et l’Eglise. Montesquieu traite la manipulation des finances du roi de France, comme les réels et aussi quasi-inexistantes, c’est prouvé par les citations comme « [i]l n’a point de mines d’or » (l.3), « n’ayant d’autres fonds que » (l.6), « [s]’il n’a qu’un million d’écus » (l.9), « qu’il n’ait point d’argent »(l.11). Manipulation de finances n’est pas une seule cause pour laquelle Montesquieu  dénonce la royauté de France dans ce texte. De plus, l’auteur accuse la manipulation de la pensée par le roi qui est encore plus choquante, car elle prouve que le roi de France méprise son peuple, en le manipulant grâce à l’ignorance : on le remarque grâce au champ lexical de la manipulation mentale : « son empire sur l’esprit » (l.8), « il les fait penser comme il veut » (l.8-9), «persuader » (l.10), « leur mettre dans la tête » (l.11), «convaincus » (l.12), « leur faire croire » (l.12), « puissance qu’il a sur les esprits » (l.13). Aussi, la facilité de manipulation, on repère grâce à la tournure grammaticale restrictive « ne…que » à les lignes 9 et 10 : « [s]’il […] n’a qu’à ». C’est aussi montre l’hypothétique et irréalité de causes de roi pour voler « ses sujets » (l.4-5).

     En outre,  Montesquieu critique le pouvoir religieux, dans le texte représente par « le Pape » (l.16) qui est très similitude  avec le roi. Premièrement, par leurs manipulations mentales: « maitre de son esprit » (l.15), « lui fait croire » (l.16). Aussi, la même représentation absurde des fondements de la religion : «trois ne font qu’un »  - la Sainte Trinité, « que le pain qu’on mange n’est pas du pain, ou que le vin qu’on boit n’est pas du vin » est la présentation illogique de la communion. Et, on trouve la gradation lors de laquelle la critique devient de plus en plus violente. Dans le premier paragraphe c’est l’étonnement des étrangers par rapport aux habitudes parisiennes que prouve par la citation : « le temps de m’étonner ». Ensuite, en les paragraphes deux et trois, l’auteur dénonce le roi et dans le troisième paragraphe il attaque de l’Eglise.

 

 

       Pour conclure, on peut dire que Montesquieu dénonce le système politique et le Pape. Il exploite la tonalité ironique pour éviter la censure fréquente au XVIIIème siècle et faire sa dénonciation très efficace. Les Lettres persanes daté  de 1721, soit 78 ans avant la révolution française et les idées des Lumières sont déjà en place.

 

Varvara P. (Russie), 1ère FLS, novembre 2016.

 

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Devoir de Claire A. : 

             On a ici une oeuvre écrite pendant le dix-huitième siècle , période très importante non seulement pour la France,mais aussi pour l'Europe elle même capable de gagner enfin la liberté et le bonheur ,grâce à l'acquisition de la raison qui représente donc une sorte de "lumière". Montesquieu, philosophe des lumières, a voulu mettre ces ouvrages à la portée de tous, afin de  pouvoir les libérer des dogmes traditionnels. Dans ce roman épistolaire, premièrement l'auteur nous décrit grâce à  l'ironie le système de la royauté en France, ce qui nous aidera par la suite à mieux comprendre la vrai sa pensée.


 

             Tout d'abord, l'auteur tient à mettre en évidence l'importance du roi et l'influence que celui-ci a sur le peuple. La phrase:" le roi de France est le plus puissant prince d'Europe"(l.3) exprime de façon très marquante sa puissance qui désormais ne concerne plus seulement  "sa" société ; ce caractère est de plus renforcé par la typographie employée par l'auteur qui place un point juste après, comme si l'on avait pas besoin de donner des argumentations au sujet. Il s'en sert plutôt de façon illogique ou irrecevable afin de justifier la supériorité du roi français en vers celui d'Espagne, on la trouve à la ligne 4 quand il dit:"mais il a plus de richesse lui, parce qu'il tire de la vanité de ses sujets , plus inépuisables que les mines".C'est absurde, car on constate la supériorité d'aspects moraux injustes , qui selon la raison représentent le mal(une tyrannie), au dessous de l'économie interprétée par l'exemple des mines qui à l'époque représentaient une ressource vitale. On retrouve aussi une comparaison du roi avec "l'orgueil humain", qui étant volontairement exagéré nous explicite encore plus sa puissance et son pouvoir .

             De plus, l'auteur cherche à nous illuminer de manière assez claire sur le fond et la forme de la pensée du roi. Il commence à ce propos avec l'importance que celui-ci donne à l'argent, qui en ayant sûrement trop, ne représente pas grand chose . L'emploie de plusieures  tournures restrictives "qu'.." et de la métaphore à la ligne 12:"qu'un morceau de papier est de l'argent" en sont des preuves nets; on constate dans la phrase précédente que l'on a un changement de place entre "papier et argent" qui ce dernier occupe un rôle secondaire au lieu d'être au début en tant que sujet .Enfin ce témoin est une preuve parfaite qui nous illustre la façon cruelle comment le roi cherchait à persuader le peuple , qui n'étant pas très cultivé  n'arrive donc pas à comprendre le piège que peut se cacher sous une simple métaphore, ce qui fait une proie parfaite pour un roi prêt à tout pour accomplir ses désirs.  



 

             Cette centralité du roi à l'intérieur de la société française du dix-huitième siècle, nous est en outre présenté de façon ironique afin que nous poussions comprendre la vrai pensée de l'auteur . On la remarque premièrement à la ligne 2 quand l'auteur(dans ce cas Rica)dit :"je n'en ai moi même qu'une légère idée", or d'après la tournure "qu'.." et l'adjectif ironique "légère",il paraît assez évident que cette constatation est fausse, l'auteur connaît en réalité très bien la société française . Cela nous permet d'avoir un regard amusé même sur un sujet tel que la guerre , quand à la ligne 7 on considère :"ses places munies et ses flottes équipées" ; ces mots appartenant donc au registre ironique du texte , nous évoquent l'apparence de l'ordre alors qu'il s'agit bien du contraire. Ces caractères cachés et donc moins évidents représentent les vices de la société que Montesquieu cherche justement à dénoncer.

               De plus, la comparaison entre le roi et le magicien, soutient la volonté que l'auteur a de vouloir expliquer sa moquerie envers quelqu'un qui cherche seulement à manipuler son peuple. L'utilisation du terme "magicien" et bien choisie , ce qui nous permet de comprendre  le vrai sens de la phrase :"il les fait penser comme il veut"(l.9); comme le fait donc le magicien en se servant des jeux , de même le roi fait la même "magie" mais cette fois grâce à un malin usage de la parole. A` la ligne 15, le terme magicien nous relate une argumentation supplémentaire quant à la phrase :"il y a un autre magicien plus fort que lui(...) le pape", cela nous permet de constater  que le pouvoir du pape est néanmoins plus grand que celui du roi, alors que celui-ci est déjà le plus puissant d'Europe! Encore une fois l'ironie a permis de laisser passer ce message caché ,qui consiste dans la dénonciation de la religion et des puissants  à l'époque . Cette affirmation est possible , entre autre , grâce à la connotation évoquée par les mots dans la ligne 16 avec : "trois ne font qu'un, (...) le pain et le vin"; ces mots qui symbolisent un trait appartenant à la religion, c'est à dire: la trinité qui représente le corps et le sang de Christ. Au final voici un autre aspect fondamental de l'oeuvre qui a pu être exprimé de manière implicite grâce à l'ironie.


 

                    

                             Les lettres persanes  sont donc un roman, qui à travers l'ironie a  su nous éclairer sur la complicité entre le roi et le pape , qui au final se comportent de la même manière. La dénonciation des puissants de l'époque est un sujet très utilisé par d'autres auteurs comme par exemple Voltaire dans Candide, c'est en effet un thème très populaire pendant le siècle des Lumières, qui sera d'autant plus valorisé à travers la célèbre révolution française , rendu possible grâce à une incroyable prise de conscience du peuple.

                  


Claire A. (France, Italie), 1ère FLS, février 2017.

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Date de création : 04/12/2016 @ 16:21
Dernière modification : 25/02/2017 @ 16:41
Catégorie : Copies d'élèves 2016/2017
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