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Copies d'élèves 2016/2017 - Bac blanc LIV

Devoir de Leonardo L. (dissertation) : 

 

           L'art est né pour exprimer des sentiments et pour les transmettre. En effet, dans la plupart des cas, quand on arrive en contact avec une œuvre d'art, de quelque type que ce soit, on éprouve des sentiments. Est-ce que nous nous attendons alors que le poète nous parle de lui ? Autrement dit, est-ce que derrière le texte il y a toujours les sentiments du poète ? On analysera dans un premier temps l'idée qu'ils nous parlent de leurs sentiments à eux et ensuite l'idée qu'ils inventent ce qu'ils écrivent parce que ils ont d'autres buts.

 

            Tout d'abord on peut dire que la vraisemblance et l'insistance avec laquelle les poètes nous expriment leurs sentiments nous fait souvent penser que ce qu'ils disent est vrai et qu'ils l'ont vécu eux mêmes. Par exemple dans la poésie «J'ai tant rêvé de toi» de Robert Desnos in Corps et biens du 1930 la force avec laquelle l'auteur nous parle d'amour en général et en particulier de son amour, nous ne fait même pas penser qu'il soit en train d'inventer ses sentiments. On retrouve le même dans le « Sonnets XIV » de Louise Labé, extrait du recueil Sonnet (1555). Ici aussi, la douleur avec laquelle l'auteur nous raconte son amour perdu et la tristesse de ses mots qui arrivent presque à la mort, ne nous permettent pas d'imaginer qu'il soit en train de nous ''mentir''. On peut donc penser que ce qu'ils nous décrivent est la vérité.
             En plus dans certains cas les biographies nous prouvent que ce que les poètes nous racontent est réel. C'est l'exemple de Francesco Petrarca, poète italien dont la plupart des poésies parlent de Laura. Grâce à sa biographie on sait que Laura a réellement existé et qu'il était vraiment  amoureux d'elle au point qu'il a dû s'échapper de sa ville pour ne plus la voir. On a la même situation pour Apollinaire. En étudiant sa biographie on découvre qu'il est tombé amoureux de plusieurs femmes ; l'une d'elles s'appelait Marie Laurencin. On sait en plus que ses amours se sont tous terminés très mal et pour cette raison on peut bien comprendre que des poèmes comme « Mai » ou « Le pont Mirabeau » ont été écrits pour exprimer une souffrance réelle. Grâce à la réalité des sentiments exprimés et grâce à la connaissance de l'histoire de la vie des poètes on peut donc être sûr que ce qu'on lit est ce que les poètes éprouvent.


         
               En revanche, d'autres fois, les poètes ne veulent pas exprimer leurs émotions mais ils visent à faire comprendre quelque chose, toujours en utilisant des sentiments mais en ne parlant pas d'eux-mêmes. C'est le cas, par exemple, des Fables de La Fontaine.« Les animaux malades de la peste » est un exemple de poésie dans laquelle l'auteur ne nous parle pas de lui, mais nous veut faire comprendre ce qu'il pense, dans ce cas de la différence injuste entre les puissants et les faibles. Certaines fois, donc, l'auteur peut ne pas parler de soi-même, surtout si son but est didactique.
                  En outre, certaines fois, la poésie peut être utilisée comme moyen politique pour exprimer une envie de révolte. Dans la poésie engagée de Victor Hugo, par exemple, il ne veut pas parler de lui mais il veut exprimer des envies de révolution. Dans « Sonnez, sonnez toujours clairons de la pensée » il nous donne l'espoir de la chute de Napoléon III qui à l'époque était au pouvoir. Les poésies de Hugo ont probablement soutenu les familles en difficultés dans les périodes plus difficiles de l'empire. Dans ce cas aussi, Hugo  ne parle pas de soi mais il veut exprimer ses idées, ses sentiments et la révolution qu'il a tant désirée et qui arrivera seulement dix-sept ans après l'écriture de ce poème. On peut donc voir que les poètes ne nous parlent pas toujours et que au contraire, des fois, ils veulent seulement exprimer et partager des idées.

 

                   On pourrait donc dire que le fait que le poète nous parle de lui ou pas dépend surtout de la fonction du poème. Dans une poésie avec un registre lyrique on peut bien imaginer que les émotions décrites soient celle éprouvées par l'auteur tandis que dans une poésie engagée l'auteur nous parlera probablement de politique et donc il ne soulignera pas la présence du moi.  
 

Leonardo L, Italie, 1ère FLS, février 2017.

 

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Devoir de Khadija Z. (question de corpus + dissertation) : 

 

QUESTION CORPUS.


          Les textes du corpus mènent à des époques, à des auteurs et à des mouvements culturels différents. Le texte « Sonnet XIV » est un extrait de Sonnets, écrit par Louise Labé, poète de l’Humanisme (XVIème siècle) en 1555. Le texte B, « à une passante » fait partie de la recueil Les fleurs du mal, de Charles Baudelaire, auteur du Symbolisme  (XIXème siècle) en 1861. D’ailleurs, le texte C « Délabrement » de Charles Cros fait partie de Le coffret de santal, qui remonte toujours au Symbolisme, en particulier en 1873. Le dernier texte du corpus « J’ai tant rêvé de toi », écrit par Robert Desnos et extrait de son œuvre Corps et biens (1930) mène en revanche au mouvement du Surréalisme su XXème siècle. Il serait alors intéressant d’étudier quelles conceptions de sentiments amoureux les poètes expriment.

            Tout d’abord, on peut remarquer la Présence d’un registre élégiaque qui caractérise l’ensemble du corpus. En d’autres termes., on a la présence d’un sentiment de nostalgie des poètes vers des époques belles et passionnantes, mais malheureusement passés et perdues. Dans le texte « Sonnet XIV », Louise Labé utilise ce registre à travers les vers 2 : «A l’heur passé avec toi regretter », alors que dans le poème « J’ai tant rêvé de toi », Robert Desnos évoque cette nostalgie vers les temps affectueux passés : « J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués, en étreignant ton ombre, à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être » (l. 4-5). De même, cela est aussi évoqué par Charles Baudelaire, dans le texte B, à travers le vers 9 « Un éclair… Puis la nuit ! », en indiquant à travers la métaphore « éclair », l’époque et le sentiment amoureux qui a vécu en passé, en se transformant dans la « nuit », qui évoque la tristesse.  Au même temps, dans le texte « Délabrement », le poète rappelle les « douce aventures » (v. 7) passées, qui provoque un esprit « remplit d’échos ».

              En outre, il est possible de voir, comment ces amours perdues, laissent dans les cœurs du poète la douleur et la tristesse. Les « douces aventures » vécu par Charles Cros « n’ont laissés que leur trace écrite en trous profonds » (v.8), ceux qui ont provoquées « horreur des souvenirs aimés » (v.11) dans son cœur. En revanche, dans le texte D, le poète annonce les mêmes sentiments à travers la citation « J’ai tant rêvé de toi […] qu’il ne me reste plus peut-être », en soulignant, désormais, la perte de la joie et le début d’un « ombre » dans l’âme du poète. La souffrance et la douleur, sont de encore plus fortes pour Louise Labé, qui arrive à utiliser des hyperboles tels que « mes yeux je sentirai tarir » (v.10), « ma voix cassée, et ma main impuissante » (v.11) qui porte, donc, « [son] esprit en ce mortel séjour ». De la même façon, on trouve la notion de tristesse dans l’extrait «à une passante », où le poète tombe également dans la nuit.

               En conclusion, on a vu comment il est possible d’affirmer que dans un premier temps, le registre élégiaque caractérise et domine l’ensemble du corpus, et dans un deuxième temps, comment les sentiments amoureux des ces poètes, gardent un aspect triste et douloureux. L’ensemble du corpus, témoigne du développement et de l’importance remarquable que la poésie a eu au sein de la littérature, à partir du XVIème siècle jusqu’aux nos jours.

DISSERTATION : 

                Au sein de la littérature, on assiste a plusieurs mouvements littéraires qui se succèdent, l’Humanisme au XVI siècle, le Classicisme au XVII siècle, les Lumières au XVIII siècle, le Romantisme et le Symbolisme au XIX siècle, jusqu’à arriver au Surréalisme au XX siècle. ° partir de ces grands mouvements intellectuels, on assiste à un développement de la poésie. Le terme poésie vient du grec, et cela signifie « créer », « exprimer ». C’est alors qu’une question se pose : quand vous lisez la poésie, attendez-vous que le poète vous parle de lui ? Autrement dit, est-ce que le poète se limite seulement à décrire et à exprimer ses sentiments personnels, où il cherche de rejoindre des autres buts ? Dans un premier temps, il est possible de voir comment le poète, en employant la poésie, cherche à nous rapprocher de son esprit et à nous décrire ses sentiments personnels. Or, dans un deuxième temps il est possible que le poète ne se limite pas à parler de soi-même, mais il peut arriver à parler de la réalité et du contexte historique et politique de l’époque, en faisant des dénonciations, et en réveillant l’âme du lecteur.

 

                 Tout d’abord, la poésie est un moyen utilisé par le poète pour vouloir, décrire ses sentiments et son état d’âme, à fin que le lecteur se rapproche de son  l’intériorité. On peut donc en déduire que le poète parle de soi-même, en utilisant des aspects traditionnels, comme moyens pour persuader le lecteur et pour l’émouvoir. Généralement le fait d’utiliser une registre élégiaque et exprimer le lyrisme, à travers la nostalgie, ou la douleur et la souffrance, porte le lecteur à s’émouvoir, et à se rapprocher de l’âme du poète . c’est le cas de Louise Labé, qui à travers la poésie « Sonnet XIV » arrive à exprimer la douleur, la tristesse de son cœur, qui provoque un fort impact dans l’âme du lecteur et qui prouve compassion vers le même poète. De même, dans la poésie de Guillaume Apollinaire de la recueil Alcools, « le pont Mirabeau », le poète évoque sa grande souffrance et la douleur qui laisse une empreinte dans son âme, c’est-à-dire une trace profonde des souvenirs de son amour avec Marie Laurencin : « les jours s’en vont je demeure ». Cela explique comment la notion de la souffrance reste permanente, même si les jours passent, en laissant, ainsi, qu’une vague « espérance violente ». Le poète parle de son état intérieur, en utilisant des éléments et des aspects traditionnels de la poésie. D’ailleurs, le fait que la poésie garde sa beauté, c’est-à-dire sa sonorité, sa versification, son rythme actif, capture et attire l’attention du lecteur. C’est le cas, encore cette fois, du « Sonnet XIV », qui grâce à l’anaphore présent au début des deux premiers quatrains « tant que », aide surement la poésie à garder sa musicalité. On peut aussi remarquer la présence des rimes embrassées ABBA dans les trois premiers texte du corpus, qui souligne l’importance du son su rythme qu’une poésie doit avoir pour que le lecteur soit bien attentif , pour bien comprendre ce que le poète veut faire remarquer de son état intérieur.
               De plus, l’utilisation d’un nouvel aspect moderne de la poésie, peut encore mieux aider le lecteur à se rapprocher du poète, en le rendant encore plus actif dans la poésie. Guillaume Apollinaire, dans son poème « Le pont Mirabeau », n’utilise plus un cadre bucolique pour exalter ses sentiments, mais cette fois-ci , il situe son sentiment d’amour perdu à travers l’image du pont Mirabeau, et donc à Paris, en utilisant, ainsi, l’animation de la vie urbaine. De la même façon, dans son poème « zone », il arrive  aussi à utiliser un champ lexical de la vie quotidien, pour décrire l’enfance pieuse, vécue avec son ami René Dalize. L’utilisation des ces aspects modernes  aident encore mieux le poète à décrire soi-même, en donnant au lecteur un rôle plus actif dans la poésie, en lui permettant de bien se rapprocher de l’esprit du poète.

 


              Alors que la poésie est utilisé par le poète comme un moyen pour décrire son état d’âme au lecteur, en le rendant actif pendant l’expression de ses sentiments, il est aussi possible d’affirmer que la poésie est un moyen utilisé pour parler du contexte historique et politique de l’époque, en faisant des dénonciations virulentes. La poésie, en effet, est un moyen utilisé pour éviter la censure, et qui, par exemple, permet de  décrire l’arrogance et l’atrocité du roi de l’époque d’habitude. Victor Hugo est définie le père du Romantisme  français, qui donne généralement naissance à ce nouvel aspect de la poésie : engagée. Il arrive, ainsi, à exprimer l’opposition du peuple français contre le second empire du Napoléon Bonaparte, à travers la poésie « Sonnet sonnes toujours, clairons de la pensée » qui appartient à sa grande œuvre littéraire Châtiments, en prenant pour inspiration la Bible, c’est-à-dire en utilisant comme métaphores les hébreux qui représente le peuple français et qui entoure les murailles du roi de Jéricho, qui, en revanche, désigne Napoléon. De même, Jean de la Fontaine, arrive à faire des dénonciations de la cour du roi, en utilisant, par ailleurs, la transpositions du plan animal au plan humain, comme on peut le voir dan la fable « les animaux malades de la peste », où l’âne désigne l’homme du peule, victime de la puissance du roi, et de l’hypocrisie du renard flatteur. Voilà pourquoi on peur affirmer que le poète, peut cependant décrire et dénoncer le contexte historique et politique de l’époque, en général, sans se limiter donc à parler de soi-même et de ses sentiments personnels.
                   En outre, le fait de parler du contexte historique et politique de la société, en utilisant de métaphore, porte la  poésie à frapper l’intelligence du lecteur et à désigner la réalité des  faits. Le lecteur arrive, ainsi, à adhérer à la dénonciation annoncée de la poésie. En effet Victor Hugo et les autres grands auteurs engagés, veulent non seulement faire des dénonciations en évitant la censure, mais veulent arriver à charger la société de l’époque. Victor Hugo, en terminant sa poésie « Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensés » avec un coup de théâtre : « à la septième fois, les murailles tombèrent » veut convaincre la société de bien vouloir se manifester, en représentant les murailles du roi qui tombent, et donc l’affirmation du peuple sur Napoléon Bonaparte. De plus, à travers l’animation et la musicalité des clairons, le poète annonce à l'avance le triomphe et la victoire du peuple français. Cela augmente, ainsi, la détermination de l’esprit du lecteur, et nous confirme que le but du poète n’est pas seulement celui de décrire ses sentiments et son âme, mais celui de réussir à encourager la société de l’époque vers un changement radical, qui concerne la liberté du peule français, et son Indépendance.

 

             Enfin, on a étudié, comment le poète, peut dans un premier temps utiliser la poésie comme un outil pour parler de soi-même et des ses sentiments et émotions, en rendant le lecteur proche de son état d’âme, à travers des aspects traditionnels et des aspects qui sont, en revanche, tout à fait  modernes. Dans un deuxième temps, on a pu cependant affirmer que le poète ne se limite pas à parler de soi-même, mais il utilise la poésie comme un moyen pour faire des dénonciations virulentes d’un point de vue politique et historique, en arrivant ainsi, à frapper l’intelligence du lecteur, en le portant à bien vouloir opter pour un changement et un amélioration de la société de l’époque. La poésie, en général, a obtenu un grand développement au sein des années, et une remarquable importance dans la littérature, en constituant un moyen qui est à la base de notre formation culturelle, et qui a culminé le monde entier, jusqu’à nos jours.

 

Khadija Z., Italie, 1ère FLS, février 2017.

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Devoir de Virginia S. (question de corpus + commentaire) : 

QUESTION DE CORPUS : 


     Le texte “Sonnet XVI” de Louise Labé, publié dans le recueil Sonnets en 1555, encadre le mouvement humaniste. Le texte de Charles Baudelaire, « A une Passante » situé dans Les Fleurs du Mal a été publié en 1861 pendant le mouvement du symbolisme. Du même mouvement on retrouve le texte C, Délabrement, de Charles Cros qui fait partie du « Le Coffret de Santal »écrit en 1873. Enfin, le dernier texte écrit par Robert Desnos en 1930 et colloqué dans « Corps et Bien », remonte au mouvement du Surréalisme, « J’ai tant rêvé de toi ». Quelles conceptions du sentiment amoureux les poèmes expriment-t-ils ? Pour pouvoir répondre à la question, tout d’abord nous verrons les deux registres pathétiques caractérisés par l’élégie et le lyrisme et pour conclure nous analyserons le choix de l’abandon et d’une renaissance qui peut apparaître après la fin d’un amour.


     Dans les poèmes alternent différents registres. Un des plus importants registres qui apparaissent dans les poèmes est celui concernant l’élégie.  Tout d’abord, le registre élégiaque permet de montrer les sentiments de l’auteur en employant un vocabulaire de la plainte. Dans le texte A de Louise Labé, ce champ lexical est très présent et on le peut montrer aux vers 1,3,11 avec les mots « larmes », « sanglots », « soupirs », « voix  cassée » et « main impuissante » qui exprime la tristesse. De plus les verbes « regretter »(v.2), « mourir »(v.9), « prierai la mort » évoque bien évidemment le fait de vouloir s’échapper pour ne plus souffrir. Dans le texte B de Baudelaire on retrouve des mots relatifs à l’élégie  tels que « le deuil », « douleur majestueuse »(v.2).          En outre, on rencontre un registre du lyrisme qui, au contraire de celui de l’élégie, permet d’avoir un regard plus au moins positif. Dans le texte B, « A une passante » les mots « main fastueuse »(v.3 ) ; les adjectifs mélioratifs « noble et agile »(v.5) ; « la douceur qui fascine » montrent les sentiments forts. En plus, la présence du point d’exclamations comme aux vers 9,12,14 permettent de renforcer les sentiments. En outre, la présence de l’expression du « je » ou « moi » qui apparaissent aux vers 1,6,10,13,14 sont caractéristiques du registre lyrique.   Les registres de l’élégie et du lyrisme permettant de donner de la force aux sentiments sont accompagnés par le désir du pouvoir reconnaître en nouveau l’amour.              

       Tout d’abord, le texte C « Délabrement » permet une comparaison entre une histoire finie et un immeuble abandonnée. Du vers 1 au vers 8, le champ lexical de la sobriété apparaissent « sales plafonds », « murs mus », « le sol est jonché de paille ». De même l’esprit de l’auteur est « rempli d’écho ».  En revanche le texte D de Desnos se demande si c’est nécessaire d’attendre encore un amour fini qui jamais ne reviendra. L’anaphore « J’ai tant rêvé de toi » aux vers 1,4,9,13 montre le désir et la passion de l’auteur qui pense toujours à son amoureuse. Dans son esprit il pense d’habitude à elle ; les souvenirs lui vont à l’esprit comme « le toucher(du) front » plutôt que  « des lèvres »(v.11). Mais, la réalité montre uniquement les rêves pas vrai du lecteur. Ces désirs sont hypothétique et fantastiques car il dit avoir « tout marché, parlé, couché avec ce fantôme ». L’auteur désire abandonner cet amour qui lui provoque de la dépression et qui lui « expose à toutes les apparences de la vie et de l’amour ».                      

       Pour conclure, les registres du lyrisme et de l’élégie qui servent à renforcer les sentiments du lecteur, sont assez présent et leurs caractéristiques, tels que l’expression du « je » ou les points d’exclamations, sont aussi présents. Après un amour, il y a toujours un nouveau début, certaines personnes n’y croient pas et optent pour l’abandon tandis-que d’autres y croient et choisissent l’espoir et l’attente. Donc, les sentiments amoureux dans les poèmes sont exprimés à travers différents champs lexicaux et différentes point de vue.

 

                                COMMENTAIRE : 


      La seconde moitié du XIXème siècle est caractérisée par le mouvement du symbolisme . Ce mouvement littéraire et artistique est essentiellement présenté par les œuvres de Rimbaud, Verlaine et Baudelaire. Les précurseurs de ce mouvement tels que Charles Cros, poète et scientifique reconnu, croient que les seuls poètes sont capables de décoder les mystères du monde. Les écrivains symbolistes pensent que la musicalité est primordiale car l’harmonie dans la sonorité des vers permet de renforcer les sentiments. En effet, dans le texte « Délabrement » de Charles Cros qui fait partie du recueil Le Coffret de Santal, on retrouve des caractéristiques évidentes de ce mouvement. L’auteur exprime ses émotions après un amour finie qui ne reviendra jamais. Tout d’abord nous analyserons quelques caractéristiques de la poésie, et ensuite nous verrons les comparaisons , présentent dans le texte, entre un immeuble abandonné et une histoire amoureuse finie.


     Tout d’abord, la poésie dans l’ Antiquité était exprimé avec la musique, surtout la lyre. Ensuite, elle a eu des évolutions mais la forme est resté a peu près la même. La poésie de Charles Cros est assez traditionnelle car elle se présente sous forme de deux quatrains(les deux premiers vers) et de deux tercets(les deux derniers vers), on parle donc d’un sonnet. En plus, les poésies du mouvement du symbolisme sont caractéristiques et amatrices des vers libres, c’est-à-dire sans vers ni rimes. En outre, dans les mêmes strophes on retrouve des rimes  par rapport à leurs sonorités. Au vers  1 et 4 ; « plafonds » et « chiffons » sont des rimes pauvres car elles ont en commun un seul son. De même, « bouffons » et « plafonds » aux vers 6 et 9. De plus, caractéristiques de la poésie est le registre élégiaque  et vu que cette poésie appartient au mouvement du symbolisme et que l’un des thèmes principaux est la mort plutôt que la nostalgie , on rencontre un vocabulaire assez nostalgique et caractérisé par la tristesse. Cela on peut le voir au vers 5 « dévasté par les destins » ; « l’esprit … rempli d’écho »(v.6), « les débris » , « l’horreur des souvenirs aimés « (v.11), « paresse » (v.13) montrent une énumération de adjectifs et mots mélancoliques.
     

 

           Les plusieurs formes caractéristiques de la poésie tels que les rimes ; le registre élégiaque et même les comparaisons qui permettent de donner plus d’intérêt aux lecteurs afin de pouvoir bien marque une idée dans l’esprit humain.               Pour commencer, la première strophe est caractérisée par des adjectifs mauvais qui donnent l’idée d’un contexte péjoratif . Les adjectifs accompagnés par des noms comme « les sales plafonds »(v.1) ; «  les murs nus »(v.2) ; « le sol jonché de paille « (v.4) ; « chiffons »(v.4) ; « noirs bouffons » (v.5) montre une condition mauvaise d’un immeuble qu’on peut, enfin associer au titre ainsi que comme abandonné et privé de vie. De plus, la présence des verbes « écorchés »(v.2) ;  « déménagés »(v.3), « dévasté »(v.5) ont le but de renforcer l’idée. On peut dire que c’est une exagération qui montre le fait, que la première partie de cette poésie a une signification symboliste associé à l’abandon d’un immeuble.       

             Cette comparaison peut être faite avec une histoire amoureuse finie, celle de l’auteur. On peut prouver cela à travers le mot de comparaison « comme », placée tout au début du vers 1. D’une telle importance  est le terme « vide » au vers 1 qui indique le fait que l’appartement est prive d’objets. Ce terme peut servir de comparaison avec la vie de l’auteur et de son amour maintenant « vide », c’est-à-dire prive de sentiments. L’auteur se sent « rempli d’échos, de clarté dures » qui lui ont marqué l’esprit à jamais. La phrase, « les tableaux, rêves bleus et douces aventures, n’ont laissé que leur traces écrite en trous profonds »  permet de faire une autre comparaison à travers les tableaux qui maintenant ne sont plus accrochés aux murs mais laissent un beau souvenirs dans l’esprit mais un souvenir triste sur les murs, cela associé au fait que l’amour maintenant disparu a laissé des traces douloureuses dans le cœur de l’auteur mais aussi des souvenirs inoubliables, comme l’amour prouvé.      

             En outre, cette tristesse peut être calmé ou pour mieux dire effacée avec des éléments caractéristiques du mouvement qui sont présents dans la poésie. « La pluie et le vent » au vers 9 semblent couvrir la « moisissure âcre »(v.10) et les « débris » (v.11), cela peut être en nouveau une comparaison avec la vie amoureuse de l’auteur car le vent et la pluie permettent d’effacer les profonds et douloureux sentiments mais aussi les moments passées avec son amante.    De plus, l’auteur se sent trop triste et décide de ne pas vouloir regarder le futur, dans l’attente d’une « nouvelle hôtesse » qui pourra recoudre son cœur et renouveler l’immeuble en nouveau avec des « nouveaux tapis » plutôt que des « peinards parfumés »(v.14). Une autre comparaison a été faite entre l’immeuble abandonnée et prive de lumière  et la vie de l’auteur prive de femme et de bonheur.


               En conclusion, pour répondre à la question posé, la poésie est une magnifique possibilité d’écriture et d’expression des sentiments qui permet aux auteurs de s’exprimer librement. La poésie présente différentes caractéristiques et formes qui regroupent le style d’écriture, l’alternance de rimes et la présence d’un registre élégiaque mais aussi la capacité à frapper le lecteur et le rendre plus attentif en employant des comparaisons faite, par exemple entre deux mondes, celui abstrait et celui concret.     Un autre auteur qui emploie les poésies dans le but d’exprimer les sentiments et ses émotions plutôt amoureuses est Apollinaire, auteur naturalisé français et créateur des calligrammes, appartenant au mouvement du Surréalisme. À travers ses poésies comme « Le Pont Mirabeau », Apollinaire exprime soit sa nostalgie soit son amour perdu.      

Virginia S., Italie, 1ère FLS, février 2017.

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Date de création : 23/04/2017 @ 15:15
Dernière modification : 30/04/2017 @ 18:20
Catégorie : Copies d'élèves 2016/2017
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