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Copies d'élèves 2017/2018 - Bac blanc n°1 1ère FLS

 

Bac blanc écrit n°1

 

CORPUS :

 

·         texte 1 : La jeune veuve (livre VI, fable 21), de Jean de LA FONTAINE ;

·         texte 2 : Le vieillard et les trois jeunes hommes (livre XI, fable 8), de Jean de LA FONTAINE ;

·         texte 3 : Soleils couchants (in Les feuilles d’automne, 1831) de Victor HUGO.

 

Texte n°1 : La jeune veuve (livre VI, fable 21), de Jean de LA FONTAINE. 

 

La perte d'un époux ne va point sans soupirs ;
On fait beaucoup de bruit ; et puis on se console :
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole,
            Le Temps ramène les plaisirs.
            Entre la veuve d'une année
            Et la veuve d'une journée
La différence est grande ; on ne croirait jamais
            Que ce fût la même personne :
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.

Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne
C'est toujours même note et pareil entretien ;
            On dit qu'on est inconsolable ;
            On le dit, mais il n'en est rien,
            Comme on verra par cette fable,
            Ou plutôt par la vérité.

            L'époux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés, sa femme
Lui criait : « Attends-moi, je te suis; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler. »
            Le mari fait seul le voyage.
La belle avait un père, homme prudent et sage ;
            Il laissa le torrent couler.
            A la fin, pour la consoler :
«Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :
Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
            Je ne dis pas que tout à l'heure
            Une condition meilleure
            Change en des noces ces
transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
        Que le défunt. - Ah! dit-elle aussitôt,
            Un cloître est l'époux qu'il me faut.»
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
            Un mois de la sorte se passe ;
L'autre mois, on l'emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure :
            Le
deuil enfin sert de parure,
            En attendant d'autres atours ;
            Toute la bande des Amours
Revient au
colombier ; les jeux, les ris , la danse,
            Ont aussi leur tour à la fin :
            On se plonge soir et matin
            Dans
la fontaine de Jouvence.
Le père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre belle :
            «Où donc est le jeune mari
            Que vous m'avez promis?» dit-elle.

 

Texte 2 : Le vieillard et les trois jeunes hommes (livre XI, fable 8), de Jean de LA FONTAINE ;

 

Un octogénaire plantait.
 « Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge ! »
Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage ;
Assurément il radotait.
 « Car, au nom des Dieux, je vous prie,
Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?
Autant qu'un Patriarche il vous faudrait vieillir.
A quoi bon charger votre vie
Des soins d'un avenir qui n'est pas fait pour vous ?
Ne songez désormais qu'à vos erreurs passées :
Quittez le long espoir et les vastes pensées ;
Tout cela ne convient qu'à nous.
- Il ne convient pas à vous-mêmes,
Repartit le Vieillard. Tout établissement
Vient tard et dure peu. La main des Parques blêmes
De vos jours et des miens se joue également.
Nos termes sont pareils par leur courte durée.
Qui de nous des clartés de la voûte azurée
Doit jouir le dernier ? Est-il aucun moment
Qui vous puisse assurer d'un second seulement ?
Mes arrière-neveux me devront cet ombrage :
Eh bien défendez-vous au Sage
De se donner des soins pour le plaisir d'autrui ?
Cela même est un fruit que je goûte aujourd'hui :
J'en puis jouir demain, et quelques jours encore ;
Je puis enfin compter l'Aurore
Plus d'une fois sur vos tombeaux. »
Le Vieillard eut raison ; l'un des trois jouvenceaux
Se noya dès le port allant à l'Amérique ;
L'autre, afin de monter aux grandes dignités,
Dans les emplois de Mars servant la République,
Par un coup imprévu vit ses jours emportés.
Le troisième tomba d'un arbre
Que lui-même il voulut enter ;
Et pleurés du Vieillard, il grava sur leur marbre
Ce que je viens de raconter.

 

Texte 3 : Soleils couchants, (Victor HUGO, Les Feuilles d'automne, 1831).

                                

Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées.

Demain viendra l’orage, et le soir, et la nuit ;

Puis l’aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;

Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !

 

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule

Sur la face des mers, sur la face des monts,

Sur les fleuves d’argent, sur les forêts où roule

Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

 

Et la face des eaux, et le front des montagnes,

Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts

S’iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes

Prendra sans cesse aux monts le flot qu’il donne aux mers.

 

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,

Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,

Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête,

Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

 

I)                    Vous répondrez d’abord à la question suivante (4 pts) :

 

Quelle vision du temps ces trois textes proposent-ils ?

 

II)                 Commentaire : vous commenterez le texte n°1.

 

Devoir de Tabea B. : 

Question de corpus

 

                Les trois textes proposés émanent de siècles, d´auteurs et de mouvements littéraires différents. Les deux fables « la jeune veuve » et « le vieillard et les trois jeunes hommes » sont écrits par Jean de la Fontaine,  illustre le mouvement de classicisme. Le poème «  soleils couchants » de l´œuvre les feuilles d´automne est écrit en 1831 par Victor Hugo, qui est un auteur de Romantisme le plus connu. Il serait très intéressant de savoir quelle vision du temps ces trois textes proposent, c´est pourquoi dans un première temps on va voir le temps destructeur et dans un second temps le temps consolateur, le temps perçu dans une façon méliorative.

 

                Tout d´abord Jean de la Fontaine et Victor Hugo décrivent dans ses œuvres le temps comme un destructeur, qui prend la vie d´un individu inattendu et qui n´est pas impitoyable. Dans le première texte, les euphémismes « Partait pour l´autre monde » (l.17) et « le marie fait seul le voyage » (l.20) montrent la mort dans une façon plus doux, de plus ça signifie que c’est le temps qui amené le mari à la mort. Par ailleurs l´hyperbole « il laissa le torrent couler » (l.22) montre le désespoir de la jeune veuve, car le torrent veut signifier les larmes qui tombent donc la tristesse du décès de son mari. La métaphore « on fait beaucoup bruit » (l.2) signifie de nouveaux la peine du décès de son mari. Dans le deuxième texte, c’est encore le temps qui d´après les trois jeunes hommes amené le vieillard à la mort comme le montre « Un avenir qui n´est pas fait pour (le vieillard) » (l.9) et quand il faut qu´il «quitt(e) les long espoirs et les vastes pensées » (l.11). Dans le troisième texte le poète se sent poussé vers la vieillesse et donc la mort à cause du temps qui passe, comme l´illustre le passage du texte « Mais moi, sous chaque jour courbant plus ma tête, /Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux » (l. 13-14) qui montre que l´homme vieillit et que le temps passe. Mais aussi l´euphémisme de la mort « Je m´en irai bientôt » (l.15) et la métaphore de la vieillesse « le soleil s´est couché » (l.1), montrent la vie qui passe, donc la vieillesse et la mort qui s´approche.

 

                    Par ailleurs le temps est décrit comme un consolateur, donc le temps est perçu dans une façon méliorative. Dans le première texte, le temps permet la consolation après le malheur, comme le montre l´allégorie « Sur les ailes du temps la tristesse s´envole, / Le Temps ramené les plaisirs » (l.3-4), et comme l´illustre le champ lexical du temps « Un mois de la sorte se passe ; / l´autre mois » (l.34-35) qui est associe à des hyperboles mélioratives comme « toute la bande des Amours » (l.39) et « les jeux, les ris, la danse » (l.40). De plus déjà le titre « la jeune veuve », nous montre que le temps peut être un consolateur. Dans le deuxième texte, les champs lexicaux du temps et du bonheur se croisent, comme on peut remarquer dans les passages de texte « De vos jours et des miens » (l.16) et « un moment » (l.19) qui montrent le champ lexical du temps, et aussi «  De se donner des soins pour le plaisir d´autrui ? / Cela même est un fruit que je goute aujourd´hui: / J´en puis jouir demain, et quelques jours encore » (l.23-25) qui montre le champ lexical du bonheur, ça nous donne à penser que le temps n´est pas toujours un destructeur, qu´il est aussi un consolateur. Le troisième texte décrit entre autres la nature qui se renouvèle en permanence, donc qui n´est pas concernée par l´aspect destructeur du temps comme l´homme, comme le montre le passage du texte « Et la face des eaux, et le front des montagnes, /Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts/ S´iront rajeunissant » (l.9-11). La nature est permanente, comme l´illustre le champ lexical de la nature avec les « mers » (l.6), les « fleuves d´argent » (l.7), les « forets » (l.7) et la « montagne » (l.9), l´auteur nous montre un recommencent de la nature, le soleil se levé un nouveaux jour commence, c´est une métaphore de la jeunesse.

 

 

                Les trois textes proposent deux visions de temps opposés. Le temps est un destructeur, qui amené la mort et la tristesse, mais il peut être également un consolateur, on peut le percevoir dans une façon mélioratif, donc positif.   

 

Commentaire

 

                Le XVIIème siècle est marqué par l'apogée du pouvoir royal, qui devient absolu, donc l´absolutisme. Le mouvement littéraire au XVIIème siècle était le classicisme, qui atteint son apogée dans la 1ere partie du règne de Louis XIV. Ce mouvement se caractérise par l´exercice de la raison dans les règles établies, il recherche la clarté de la langue, la simplicité, la juste mesure, l´équilibre et l´harmonie. Par ailleurs les auteurs du classicisme tels que Jean de la Fontaine, un auteur et fabuliste de l´époque, cherchent à divertir le peuple pour les avertir. Dans certains fables, comme « Les deux coqs », Fontaine donne le récit le rôle pour divertir et la morale pour avertir le lecteur, mais ce n´est pas dans tous les fables le cas, donc il développe les principaux thèmes du classicisme. Dans sa fable « la jeune veuve », Fontaine donne une image du temps destructeur et du temps qui peut être un consolant. Il montre comment le temps peut amener la mort et qu´il peut guérir la peine. Premièrement, on parlera de la mort abstrait, qui est accompagnée de la tristesse, mais qui est naturelle et puis de l´amélioration du bien-être après un revers de fortune, grâce à une prévalence de temps.

   


            Tout d´abord, Jean de la Fontaine attire notre attention sur le sentiment très important des hommes, la tristesse. La jeune veuve perdait son époux, celui la rend triste. Cela nous montre l´euphémisme « on fait beaucoup de bruit » (l.2), ici le bruit signifie le bruit qu´elle fait quand elle pleure, qui de nouveaux nous montre la tristesse sur le décès de son mari. Elle lui « criait » (l.18), qui montre son désespoir et son déchirement. Aussi la métaphore « il laissa le torrent couler » (l.22), nous montre sa tristesse, le torrent signifie les larmes qui tombent quand elle pleure. Le temps est décrit comme un destructeur qui prend la vie violent,  et la mort est toujours accompagné de la tristesse. On pourrait penser qu´auprès la mort il ne reste que la peine, mais le temps peut percevoir de façon méliorative, il peut donc être un consolateur.                                                  En outre, la Fontaine fait penser le lecteur à la mort naturelle, (mais qui est accompagnée par la tristesse). Les euphémismes « partait pour l´autre monde » (l.17) et (l.1) « la perte d´un époux », dans ce cas la perte signifie la mort et de partir de l´autre monde, veut signifier de mourir. Ces deux euphémismes rendent la mort plus douce, donc moins grave et naturelle. La métaphore du discours de la femme « mon amé (…) est prête à s´envoler » (l.18-19), nous donne encore le sentiment de la mort et le désespoir. Elle veut que son âme s´envole, donc elle veut suivre son mari a la mort, qui montre son désespoir, mais il faut penser aussi que s´envoler a une signification de l´harmonie et de la paix, comme l´euphémisme « le mari fait seul le voyage » (l.20) qui veut montrer de nouveaux la paix, faire une voyage ou s´envoler donnent une image du calme et paix, donc qui veut dire que la mort est naturelle.

 

 

              Jean de la Fontaine nous présente la mort naturelle, qui est toujours accompagnée de la tristesse et du désespoir et dans laquelle le temps est un destructeur. Mais il nous présente aussi l´amélioration de la vie, des sentiments, du bien être après une mort et une phase du deuil, grâce a une période de temps qui s´étale, dans laquelle le temps est consolateur. D´une part, la Fontaine nous montre le changement d´avis de la jeune veuve, avant et après la mort. Le père de jeune veuve, veut la conseiller de chercher un nouveau « transport » (l.29), qui veut signifier qu`elle doit se chercher un nouveau mari, pour l´épouser, pour s´affermir sa future. Sa réponse au conseil de son père est qu´elle la faut un « cloitre » (l.32) comme époux, qui est une allusion de la religion et de plus de marier un cloitre est impossible à cause des raisons religieux, qui montre qu´elle est tellement contre un mariage et qu´elle va jamais vouloir de se marier. Mais avec une allusion ironique « Où donc est le jeune mari que vous m´avez promis ? » (l.46-47), elle s´adresse à son père, cette allusion ironique montre aussi le résultat de la prévalence du temps. Donc le temps peut fermer les blessures psychologiques.        
              De plus,  Fontaine nous montre que le plus le temps s´étale, de plus la tristesse d´un décès va s´envoler, comme il nous montre le passage dans le texte « sur les ailes du temps la tristesse s´envole » (l.3), qui veut dire qu´il y a une amélioration de bien être, même si après un revers de fortune. De plus la comparaison entre « la veuve d´une journée » (l.6) et « la veuve d´une année » (l.5), nous donne l´image d´une femme qui est désespérée après la mort de son époux, mais après elle commence à revivre. Et aussi la comparaison entre la veuve d´une journée qui « fait fuir les gens » (l.9) et la veuve d´une année qui a « mille attraits » (l.9), nous montre que le temps est un consolateur et que plus le temps s´étale la tristesse s´envole aussi.

 

 

                  A travers la fable de Jean de la Fontaine, qui nous montre l´évolution positif de la situation et du personnage grâce au temps qui passe, on peut remarquer que le temps peut être un destructeur, mais aussi un consolateur. Les deux visions du temps sont données dans cette fable. La morale a une dimension temporelle, qui veut dire qu´elle est encore d´actualité, le temps est un destructeur car il prend la vie et il laisse la tristesse, mais il peut être aussi un consolateur, il peut aider à surmonter la tristesse. Jean Racine, Pierre Corneille et Molière sont les auteurs du classicisme les plus connus par rapport à Jean de la Fontaine, qui était un fabuliste le plus connu.

 

Tabea B. (Allemagne), 1ère FLS, janvier 2018.

 

drapeau allemand.gif

 

Devoir de Yana R. : 


Question de corpus.

                  On a en notre disposition trois textes qui proviennent des siècles différents. Le texte 1
et le texte 2 sont les Fables de Jean de La Fontaine, qui est un fabuliste le plus connu du XVIIème siècle et qui représente le mouement du Classicisme. Le texte 3 est un poème de Victor Hugo, qui s’entitule Soleils couchants et qui illustre le mouvement du Romantisme du XIXème siècle. Il sera donc interresant à étudier la vision du temps de ces textes. Pour cela,  on va premièrement analyser le thème de la jeunesse et, ensuite, étudier son changement incontrôlé vers la viellesse.


                    Tout d’abord, Victor Hugo et Jean de La Fontaine nous parlent de la nostalgie pour la jeunesse passée dans les textes 1 et 3. On remarque le champ lexical de la belle jeunesse dans ces deux textes : «beauté » (v. 16 texte 1), « charmes » (v.25 texte 1), « les jeux, le ris, la dance » (v. 16 t. 3), « rajeunissant » (v.11 t.3), « fête » (v.15 t.3), «monde immense et radieux » (v.16 t.3). Ainsi, la jeunesse est pérçue comme quelque chose de beau, admirable et joyeux par les ecrivains. Elle est désignée comme une « fête » immense, pleine d’amour : « les jeux, le ris et la dance » (v.41 t.1). On voit bien aussi que ce temps est plein de gaieté, de mouvement, il est juste comme « la fontaine de Jouvence » (v.44 t.1). C’est donc la folie (« foule » (v.5 t.3)) où tout le monde semble être très beau, insouciant et parfait.


                     Malgré le point de vue content adressé à la jeunesse, on peut bien remarquer le régistre triste dans nos extraits en observant le champ lexical respectif de la tristesse et même de la souffrance et du désespoir : « souffrez » (v.30 t.1), « disgrâce » (v.34 t.1), « labeur » (v.6 t.2), « ne songez désormais qu’à vos erreurs passées » (v.10 t.2), « courbant plus bas ma tête » (v.13 t.3). Cela est expliqué par l’effet que la jeunesse  est éphémère et elle manque beaucoup aux écrivains. Elle est passée et maintenant il n’y a que la viellesse, la tristesse. Et même si les auteurs ont une forte envie de tout changer et de faire retourner le temps, il ne les reste plus qu’attendre la mort : « la sorte se passe » (v.35 t.1), « la fin » (v.42 t.1), « tombeaux » (v.27 t.2), « je m’en irai bientôt » (v.15 t.3).


                      Finalement, les écrivains nous montrent, qu’il faut apprécier la jeunesse autant qu’elle est très courte, belle, insouciante et pleine de joie. Néanmoins, ils soulignent sur l’effet qu’elle s’enfuit bientôt. La viellesse longue, triste et la mort prennent sa place. Ainsi, le temps a un force inestimable : il est rapide et il ne nous attend pas.


Commentaire.

                    Le XVIIème siècle est marqué par plusieurs événements historiques, comme le
règne de Louis XIV et la fondation de l’Académie française, mais notamment par le mouvement du Classicisme – une époque des arts et de lettres qui porte une doctrine stricte des règles, produit une esthétique et s’intéresse à un idéal humain et à la morale. Ainsi, Jean de la Fontaine, un des auteurs le plus connus du mouvement, nous fait passer la morale dans ses Fables. Dans la fable La jeune veuve  il analyse le pouvoir et l’influence du temps sur notre vie. Tout d’abord, on étudiera la tristesse dans le présent amené par la mort, ensuite on va analyser la jeunesse gaie et courte, et enfin, on va montrer le pouvoir du temps dans la vie.


                         Premièrement, le thème principale de la fable est la mort. Elle bouleverse la vie d’une femme : elle vient de dévenir une jeune veuve car son époux est mort. Cet événement la rend dans le deuil. On remarque bien son état épuisé, désesperé, sa douleur grâce au champ lexical de la tristesse et de la mort : « inconsolable » (v.12), « morts » (v.26), « souffrez » (v.30), « deuil » (v.38). L’auteur nous donne aussi plusieurs euphémismes pour désigner la mort : « partait pour l’autre monde » (v.17), « mon âme (...) est prête à s’envoler » (v.19), « le mari fait seul le voyage » (v.20). L’humanisation de l’âme qui est « prête à s’envoler » nous fait penser que la jeune veuve n’est plus vivante, car son âme est déjà avec son époux. Les pronoms possesifs « ma », « mon » nous illustrent la forte connection entre elle et son mari, ils montrent que cette tragédie l’a beaucoup touchée et qu’elle ne peut pas s’enfuir de cette réalité incosolable. Donc, la mort de l’époux a une grande influence sur la vie de la jeune veuve : elle la bouleverse dans un seul coup. La jeune veuve ne peut plus vivre comme elle le faisait avant, elle souffre de la tristesse et de la désespoir.
                            En outre, son discours illustre son désespor aussi. Elle crie à son époux : « Attends-moi, je te suis » (v. 18), car, elle est morte à l’interieur juste comme lui. Enuite, son père propose à trouver un nouveau mari, mais elle répond assez brusquement et radicalement : « Un cloître est l’époux qui’il me faut » (v.33). Donc, elle est prête à faire des choses radicales, comme s’enfuir au cloître. Voici comment le mort  peut influencer cette femme et nous-mêmes.


                          La jeune veuve représente une situation très triste et la douleur, mais son dialogue qvec son père nous apporte une point de vue opposée : c’est une discussion indiquée vers l’optimisme et la gaieté de la jeunesse passée. Son père, « homme prudent et sage » (v.21) lui propose à trover un nouvel mari et à essayer de faire revenir la jeunesse dès qu’il « laissa le torrent couler » (v.21). Son discours est opposé à celui de sa fille : il est optimiste et plein d’éspoir, d’idées. Son champ lexical mélioratif  est respectif : « charmes » (v.25), « vivants » (v.28), « une condition meilleure » (v.28), « un époux beau, bien fait, jeune » (v.31). Donc, contrairement à sa fille, il illustre le joie de la jeunesse et de l’amour.
                          Ensuite, la situation change. « L’autre mois, on l’emploie à changer tous les jours » (v.36). La femme commence à vivre de nouveau. Elle « revient au colombier, les jeux, le ris, les danses sont bien présents. « On plonge soir et matin dans la fontaine de jouvence ». Ainsi, la jeunesse est illustrée comme quelque chose de clair, gai et bon.


                           Néanmoins, malgré l’optimisme du père, qui défendait le jeunesse, la situation change encore et le temps fait retourner les choses à leurs places. Le temps a beaucoup de l’influence sur la vie, on ne peut pas prevenir les évenements tragiques ou les changer. Dans le récit de la fable de la fable on remarque deux ceisures à l’hemistiche, qui montrent l’opposition des événements et le pouvoir du temps : « la difference est grande ; on ne croirait jamais » (v.7) et « l’une fait fuir les gens, et l’autre a mille attraits » (v.9). Donc, la situation peut se bouleverser très vite et très radicalement. Le temps a donc beaucoup de pouvoir.
                            De plus, La Fontaine insiste sur le changement du temps  en changeant le rhytme dans la fable. Il passe souvent des alexandrins vers les octosyllabes et, ensuite, vers les décasyllabes (v. 16 et 17). Le thème du changement de temps est présent aussi dans le champ lexical du temps lui-même : « année » (v.5), « journée » (v.6), «mois » (v.35), « tous les jours » (v.36). On peut en déduire que  le temps a  aussi une fonction de consolateur.


                              En conclusion, La Fontaine nous montre la puissance du temps en faisant l’exemple avec la réalité triste, qui se tourne après vers la jeunesse heureuse. Mais à la fin, le temps  nous montre que la réalité est inéluctable. Ainsi, Jean de la Fontaine nous fait passer un message important et l’étude de ses Fables fait la partie de la culture générale. Ivan Krylov, inspiré par les oeuvres de La Fontaine, va ensuite rédiger ses propres fables en passant plusieurs morales.

Yana R. (Russie), 1ère FLS, février 2018.

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Date de création : 14/01/2018 @ 16:03
Dernière modification : 11/02/2018 @ 10:36
Catégorie : Copies d'élèves 2017/2018
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