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Copies d'élèves 2018/2019 - Introductions en conlusions rédigées 2nde 5

2nde 5

Séquence n°1 :

 

Comment lire un incipit ?

 

Groupement de textes n°1 : Les débuts de roman.

 

Objet d'étude : Le roman et la nouvelle au XIXème siècle : Réalisme et Naturalisme.

 

Problématique : En quoi l'incipit est-il un moment de rencontre privilégié avec l'œuvre ?

 

Texte n°2 : incipit de Madame Bovary, de Gustave FLAUBERT (1857).

      Nous étions à l'Étude, quand le Proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.
      Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d'études :
      – Monsieur Roger, lui dit-il à demi-voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l'appelle son âge.
      Resté dans l'angle, derrière la porte, si bien qu'on l'apercevait à peine, le nouveau était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Quoiqu'il ne fût pas large des épaules, son habit-veste de drap vert à boutons noirs devait le gêner aux entournures et laissait voir, par la fente des parements, des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.
      On commença la récitation des leçons. Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude, et, à deux heures, quand la cloche sonna, le maître d'études fut obligé de l'avertir, pour qu'il se mît avec nous dans les rangs.
      Nous avions l'habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d'avoir ensuite nos mains plus libres ; il fallait, dès le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de façon à frapper contre la muraille en faisant beaucoup de poussière ; c'était là le genre.
      Mais, soit qu'il n'eût pas remarqué cette manoeuvre ou qu'il n'eût osé s'y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux. C'était une de ces coiffures d'ordre composite, où l'on retrouve les éléments du bonnet à poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d'expression comme le visage d'un imbécile. Ovoïde et renflée de baleines, elle commençait par trois boudins circulaires ; puis s'alternaient, séparés par une bande rouge, des losanges de velours et de poils de lapin ; venait ensuite une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné, couvert d'une broderie en soutache compliquée, et d'où pendait, au bout d'un long cordon trop mince, un petit croisillon de fils d'or, en manière de gland. Elle était neuve ; la visière brillait.
      – Levez-vous, dit le professeur.
      Il se leva ; sa casquette tomba. Toute la classe se mit à rire.

 

 

Rédaction de l’introduction et de la conclusion de la lecture analytique du texte ci-dessus.

 

Devoir de Marie B. :

 

Introduction :

 

            Le XIXème siècle fut novateur pour la France. Avec lui se produisirent de grands changements, dans tous les domaines : économique, politique, social, culturel … La Révolution de 1789 ayant libéré les français du joug monarchique, le XIXème siècle était finalement le temps d’affirmer d’un côté les valeurs héritées du combat, et de l’autre la puissance du pays. C’est pendant ce siècle que tout se joue, avec une succession de républiques, monarchies réinstaurées et empires qui refondent le gouvernement français. Par ailleurs, les guerres et les découvertes enclenchent aussi leurs propres mécanismes : la révolution industrielle transforme le paysage, avec des espaces ruraux envahis par la ville, cette grande figure du XIXème siècle, tandis que du côté artistique, elle demande aussi du changement. En littérature, cela se traduit par l’apparition du mouvement réaliste, dont le principe n’est plus de présenter des héros parfaits en tout point mais de raconter le réel sans fioritures, avec des personnages banals vivant des aventures pour la plupart malheureuses - époque oblige. Gustave Flaubert est un très grand écrivain de ce mouvement. Il en est même devenu une légende grâce à l’éblouissante Madame Bovary, fleuron du réalisme et exemple mythique des protagonistes ordinaires du mouvement. Flaubert réussit donc le pari du réel avec un cadre temporel et spatial maîtrisé à la perfection, ainsi qu’un personnage, dépeint par le narrateur, conforme à la médiocrité réaliste. 

 

 

Conclusion :

 

            L’incipit de Madame Bovary respecte sa fonction de renseignement et le mouvement auquel il appartient. Les informations nécessaires pour attirer l’attention du lecteur sont présentes, quoique le lecteur doive maintenant lui même rechercher les indications de temps et de lieu, ainsi que les personnages décrits et le narrateur, donc lui-même découvrir l’intrigue. C’est une caractéristique du roman Madame Bovary et de Gustave Flaubert. La présentation de Charles Bovary, maladroit et d’une normalité insatisfaisante est aussi typique du réalisme. Toutefois, ce changement de tradition avec la précédente précision de Balzac indique aussi l’aube de l’apparition d’un nouveau mouvement littéraire très différent, le naturalisme, dont un des exemples fameux est le roman Le Bonheur des Dames, d’Emile Zola, qui s’intéresse maintenant à la psychologie des protagonistes, et à l’effet des lieux et du temps sur eux.

 

Marie B., 2nde section internationale, octobre 2018.

 

***

 

Devoir de Nathani K. :

 

Introduction:

 

       Le XIXème siècle est une période pendant laquelle il y a eu beaucoup d’évènements importants. D’une part c’était la fin de la révolution française suivie du règne de Napoléon premier, d’un autre empire, de deux monarchies et de trois républiques. Mais cette époque est également celle qui a mené à de nombreuses découvertes scientifiques et d’importantes améliorations dans le domaine médical. On appelle ce développement la révolution industrielle. Une plus importante ouverture d’esprit de la population a également marqué ce siècle ce qui a conduit à de nouveaux mouvements littéraires tel que le Réalisme. Celui-ci consiste à se fier le plus possible à la réalité. Un des nombreux auteurs réalistes français est Gustave Flaubert. Celui-ci s’est souvent inspiré par ses voyages dans le monde pour écrire ses romans réalistes qui ont marqué le XIXème siècle. Une de ces œuvres s’intitule Madame Bovary. L’incipit de ce roman, publié en 1857, nous présente un nouvel élève dans une classe déjà très soudée, qui va juste par son apparence et ses habits médiocres avoir du mal à s’intégrer. Cette situation correspond parfaitement à la réalité et la médiocrité du personnage, le choix du lieu et de l’époque qu’on ne sous-entend seulement à travers les explications du narrateur nous le fait comprendre.

 

Conclusion:

 

      L’incipit de Madame Bovary respecte parfaitement sa fonction, en renseignant le lecteur sur le personnage et sur le cadre spatio-temporel. Mais on remarque également que ces renseignements ne sont transmis que de façon indirecte, car Flaubert ne cite pas directement le lieu et l’époque. Le personnage principal est ridiculisé dès cet incipit et on peut remarquer que le héros au début du roman La Cousine Bette d’Honoré Balzac est autant ridiculisé. Les deux personnages sont représentés de manière très peu attirante, qui est une caractéristique du réalisme afin de coller à la réalité.

 

Nathani K., 2nde section internationale, octobre 2018.

 

***

 

Devoir de Lou P. :

 

Introduction :

 

            Le XIXème siècle, fut une grande période de changement. C’est l’époque de la Révolution Industrielle, marquée par la modernisation de nombreux pays, mais aussi, la période durant laquelle l’opinion publique est née et où la presse s’est réellement développée. Les romanciers tiennent des rôles de journalistes, chroniqueurs et participent aux débats politiques de leur temps : la littérature assume pleinement une fonction politique. C’est également durant cet épisode historique que va naître un nouveau mouvement littéraire : le Réalisme. Ce courant artistique, a pour but de reproduire la réalité de la façon la plus fidèle possible à travers des romans pessimistes avec, dans la plupart des cas ; des dénouements malheureux. Gustave Flaubert, auteur français, est un des précurseurs de ce mouvement et va à travers Madame Bovary, créer le Bovarysme, la tendance à s’imaginer autre que l’on est, à rêver un autre destin.

 

Conclusion :

 

L’incipit de Madame Bovary a donc bien éclairci le lecteur, qui a maintenant à sa disposition tout ce dont il a besoin afin d’aborder le roman. On peut voir une grande précision et un réel souci d’objectivité chez Flaubert, qu’on retrouve aussi chez de nombreux autres auteurs du Réalisme. Le personnage présenté est rendu ridicule dans un environnement banal. Chose qu’on retrouve également chez Emile Zola avec le personnage de Gervaise Macquart dans l’incipit de L’Assommoir. Même si ce roman est un roman naturaliste, on peut facilement l’assimiler aux romans réalistes puisque les romans naturalistes renforcent certains caractères du Réalisme avec en plus, une influence des sciences, de la médecine et des débuts de la psychiatrie.

 

Lou P., 2nde section internationale, octobre 2018.

 

 

***

 

Devoir d’Ilana I. :

 

Introduction :

 

          Le XIXème siècle connaît en France de profondes mutations politiques, économiques et sociales marquées par de grands bouleversements scientifiques et techniques grâce aux découvertes médicales, au progrès fulgurant des moyens de transports et au développement de l'éducation qui vont avoir un impact important sur la vie des français. De plus, c'est un siècle d’une extraordinaire richesse littéraire, traversé par le réalisme dont Gustave FLAUBERT, auteur du roman Madame Bovary publié en 1857, fut l'un des premiers représentants, par sa volonté de décrire avec exactitude le caractère et le comportement des personnages de la société et les milieux dans lesquels ils évoluent. L’incipit de ce roman obéit parfaitement aux codes du réalisme puisque par une description très précise, l’auteur nous présente l’un des protagonistes, Charles Bovary, un personnage banal marqué par la médiocrité et le ridicule. Ainsi le caractère réaliste de cet œuvre se traduit chez FLAUBERT dans le choix du lieu, d'une époque mais aussi dans la présentation de l'un des personnages principaux.

 

Conclusion :

            Dans l’incipit de Madame Bovary, FLAUBERT témoin de la société de son temps décrit avec précision le cadre de l’histoire, le contexte historique et social propres aux romans réalistes. En effet, l’auteur dépeint la vie provinciale au XIXème siècle et dresse le portrait d’un jeune homme médiocre dont la difficulté de vivre le condamne au statut d’anti-héros. En dénonçant les travers de cette société, FLAUBERT nous offre ici une excellente source de réflexion sur nos comportements actuels qui semblent parfois être le reflet des mœurs de l’époque.

 

Ilana I., 2nde section internationale, octobre 2018.

 

***

 

Devoir de Jamila G. :

 

Introduction

 

         Le Réalisme est un mouvement littéraire qui est situé entre  1850 et 1885. Ce mouvement se présente comme une tentative pour exprimer la réalité, contemporaine ou historique, par opposition aux œuvres idéalistes, qui décrivent la vie comme elle devrait être, libre, heureuse, et juste. Ces auteurs réalistes, notamment Gustave Flaubert, préfèrent montrer les classes sociales plus défavorisés par exemple, et terminent souvent leurs romans par des dénouements malheureux. Le Réalisme est souvent perçu comme pessimiste, car ce mouvement ne vise pas à idéaliser la vie, mais plutôt à susciter une prise de conscience de la part des lecteurs par rapport aux injustices de la société. Son œuvre Madame Bovary, publié en 1856, décrit la vie d’Emma Bovary, elle rêve de l'amour et au mariage comme d’une solution à tous ses problèmes. Cependant elle subit la médiocrité de son mari, Charles Bovary, présenté dans cet incipit. Il est dévoilé en tant que nouvel élève d’une classe de cinquième, pauvrement accoutré, maladroit, et redoublant son année scolaire. C’est un personnage qui ne relève pas du prodige, n’ayant aucun trait de caractère qui sort de l’ordinaire ou qui peut inspirer ou provoquer un sentiment d’admiration de la part du lecteur. La description du lieu où se déroule la scène, la précision de l’époque de l’histoire, ainsi que le portrait du personnage que peint l’auteur, permet aux lecteurs de pouvoir créer une image réaliste et précise de Charles Bovary ainsi que celui du narrateur.

Conclusion

            L’incipit de Madame Bovary renseigne les lecteurs au sujet de tous les indices nécessaires permettant de lire la suite du roman sans manquer d’information qui pourrait perturber la lecture. Le souci de la précision est présent, car Flaubert est évidemment un auteur réaliste voulant montrer la réalité de la vie sans l’idéaliser. Cependant ce roman étant plus moderne en termes de description, Flaubert incite les lecteurs à analyser les messages implicites présents dans ce texte apportant des informations importantes dans le récit. En outre, ce souci pour la représentation de la réalité se retrouve dans les romans d’Honoré de Balzac, notamment dans la Cousine Bette, où l’on retrouve les mêmes traits ridicules du personnage décrit dans l’incipit du roman, refusant de représenter un individu idéaliste et irréprochable.

 

Jamila G., 2nde section internationale, octobre 2018.

 

 

 


Date de création : 28/10/2018 @ 17:00
Dernière modification : 28/10/2018 @ 17:01
Catégorie : Copies d'élèves 2018/2019
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