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Copies d'élèves 2018/2019 - Dissertations 2nde 9

 

Dissertation du 09 mai 2019

 

Sujet : comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir, et dans quel but ?

 

 

 

Devoir de Thibault M. :

 

         Le pouvoir qui se définit comme étant le fait d’exercer une autorité sur quelqu’un, est un sujet très souvent au théâtre, principalement dans l’Antiquité et dans le théâtre classique du XVIIème siècle. On est à même de se demander comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir, et dans quel but. En d’autres termes, on cherche à comprendre quels sont les moyens utilisés par les dramaturges et les metteurs en scène afin de représenter le pouvoir et ainsi de mieux comprendre quel est l’objectif de cette représentation. Afin d’élucider la question nous verrons dans un premier temps quels sont les éléments mis en place par le dramaturge de manière à représenter le pouvoir, puis dans un second temps, nous étudierons quel est l’objectif de cette représentation du pouvoir.

 


            Dans un premier temps, les dramaturges et les metteurs en scène insistent sur les différentes variables, qu’elles soient visuelles ou narratives, de manière à faire mettre en évidence l’importance du pouvoir dans une œuvre, bien évidemment quand celle-ci à lieu d’être. Ainsi, le plus souvent dans les œuvres théâtrales où le pouvoir joue un rôle important, les personnages principaux, qu’ils soient protagonistes ou antagonistes sont des personnes avec un pouvoir fort, souvent liée à leur statut social. Pour exemple, dans le théâtre classique, on retrouve Néron, antagoniste de la pièce Britannicus de Racine. Il joue un rôle d’un empereur tyrannique qui utilise son grand pouvoir afin d’assouvir ses fins. Il y aussi Phèdre dans son œuvre éponyme Phèdre de Racine qui, malgré le fait que son pouvoir disparaisse au profil de la passion a tout de même possédé un fort pouvoir auparavant et qui a ainsi fait exiler son fils : Hippolyte. A ce pouvoir se rajoute celui de la fatalité et des Dieux qui la frappent et la rende ainsi amoureuse de Hippolyte et lui enlève tout pouvoir sur ces décisions. De cette manière, les dramaturges font passer l’image du pouvoir à travers des personnages centraux.
          En outre, ce pouvoir est également retranscrit dans les histoires qui forment la plupart des œuvres qui mettent en avant le pouvoir. Ainsi c’est souvent le respect du pouvoir qui apparaît comme l’obligation et le devoir (principalement dans l’esthétique classique) du héros. On peut ainsi noter comme exemple la trame de Horace, œuvre classique de Corneille. Lors de la scène de dispute entre Horace et Camille, Camille reproche à son frère d’avoir tué son amant, un des frères Curiaces. Elle déclare ainsi : « Rome, à qui vient ton bras [son frère] d'immoler mon amant ! ». Cependant, Horace justifie son acte par le fait qu’en tuant les Curiaces, il respecte Rome ainsi que son pouvoir. Les histoires ainsi que les décisions des personnages dans les œuvres théâtrales permettent ainsi de représenter le pouvoir dans ces pièces.
            Enfin le cadre spatial mais également l’ambiance entière de la pièce permettent aux metteurs en scène de représenter le pouvoir dans leurs œuvres. L’exemple le plus flagrant est bien entendu le palais de l’empereur Néron dans la pièce Britannicus de Racine. Ce palais est métaphorique du pouvoir abusif de Néron. En effet même Britannicus pense que Junie n’ose pas parler par le simple fait qu’elle se trouve dans le palais de Néron. Cependant on peut trouver d’autres exemples en dehors du théâtre classique. Dans le théâtre de l’Absurde, on retrouve la pièce Rhinocéros, de Eugène Ionesco. Dans cette œuvre, l’ambiance générale de la scène est très pesante, et elle l’est d’autant plus dans la représentation théâtrale. Cette ambiance est métaphorique du pouvoir et de l’emprise qu’ont les nazis sur la population. Ainsi, le cadre spatial ainsi que l’ambiance de la majorité des œuvres où le pouvoir est important jouent un rôle dans la représentation du pouvoir sur scène.

 

              En deuxième lieu, cette représentation presque systématique dans les œuvres théâtrales de l’Antiquité et de l’époque classique, mais également dans d’autres courants littéraires, permet au dramaturge de parvenir à transmettre au public un sentiment, un message ou une émotion. Ainsi la représentation du pouvoir permet au dramaturge de mettre en scène le déchirement tragique ou le personnage est divisé entre servir son devoir ou suivre sa passion. De nombreuses œuvres classique suivent ce schéma-là. On peut par exemple citer la pièce Britannicus de Racine, dans laquelle Junie doit respecter le pouvoir de Néron en faisant croire qu’elle n’aime pas Britannicus, alors qu’en réalité elle l’aime. La présence de cette mise en abîme est représentative du déchirement interne dont est victime Junie, elle doit respecter le pouvoir mais elle voudrait succomber à sa passion. Un autre exemple de ce déchirement tragique entre devoir et passion se retrouve dans Horace de Corneille. Dans cette pièce, Horace a préféré respecter le pouvoir de Rome plutôt que d’épargner l’amant de sa sœur. C’est cet acte qui l’emmènera à la joute verbale contre Camille, sa sœur, dans l’acte IV scène 5. On remarque alors le premier objectif de la représentation du pouvoir dans le théâtre : l’apparition d’un déchirement tragique qui pousse le personnage à faire un choix cornélien.
        Outre cela, la représentation du pouvoir dans les œuvres théâtrales permet d’une part de montrer l’exemple au public (qu’il soit spectateurs ou lecteurs) et d’autre part de lui transmettre un message. De nombreux exemples permettent de justifier cet argument, par exemple, lorsque Horace dans Horace de Corneille tue l’amant de sa sœur pour honorer et respecter le pouvoir de Rome, Horace (l’acteur) montre au public de l’époque que l’exemple à suivre est celui de toujours respecter le pouvoir. On peut également voir dans Las biciletas son para el verano (Les bicyclettes sont pour l’été) de Fernando Fernán Gómez que la représentation du pouvoir comme étant oppressant dû à la Guerre Civile Espagnole a pour but de transmettre un message au spectateur ou au lecteur : celui de ne pas se laisser opprimer par des pouvoirs politiques totalitaires et ainsi de pousser les consciences à la révolte. Ainsi, la présence du pouvoir et sa représentation dans le théâtre permettent à l’auteur de montrer l’exemple aux spectateurs (dépendant de l’époque) mais également de faire passer un message au public (généralement plus intemporel).
            Enfin, la représentation du pouvoir dans certaines du pouvoir dans certaines œuvres théâtrales permet de faire apparaitre la Catharsis lors du climax (le moment le plus intense) de la pièce. Un bon exemple de cette Catharsis qui apparait à l’aide du pouvoir se trouve dans Phèdre de Racine, lors de la tirade de l’acte II scène 5 de Phèdre à Hippolyte dans laquelle elle avoue son amour pour lui. Dans ce passage, c’est sous la pression du pouvoir et du respect des mœurs classique mais aussi dominée par le pouvoir des Dieux et de la fatalité que Phèdre cède finalement et qu’elle lui avoue son amour. On peut également noter le dialogue à l’acte IV scène 5 entre Camille et Horace dans l’œuvre de Corneille : Horace. Dans ce dernier, Camille ne veut pas respecter le pouvoir de Rome et sous la souffrance dû à la perte de son amant, de cette manière, à travers ces deux tirades extrêmement intenses, Camille exprime tous ces sentiments et toute ça haine envers Rome et son frère et ainsi provoquer la Catharsis. De cette manière, la représentation du pouvoir permet de créer une pression sur les personnages qui les pousse finalement à extérioriser leurs pensées et leurs sentiments ce qui donne lieu à des scène d’une extrême intensité ce qui provoque la Catharsis.

 

            En conclusion, on peut dire qu’à travers les personnages, les histoires ainsi que les cadres et les ambiances des œuvres, les dramaturges représentent le pouvoir et arrive ainsi à remplir leurs objectifs littéraires et théâtraux : surprendre, transmettre et émouvoir. Cependant cette omniprésence du pouvoir dans le théâtre classique du XVIIème siècle sera le levier déclancheur qui fera naître le mouvment du Romantisme au XIXème siècle, un mouvement littéraire qui met en avant l’expression du « Je » et des sentiments, le plus souvent amoureux.

 

 

Thibault M., 2nde section internationale, mai 2019.

 

***

Devoir d’Alexandra B. :

 

          Le théâtre connait depuis l’Antiquité un franc succès. Afin de répondre à la problématique suivante : Comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir et dans quel but ?, autrement dit, de quelle manière le théâtre met en avant le pouvoir et pourquoi, nous allons diviser la dissertation en deux parties. En premier lieu, nous chercherons à savoir de quelle manière le théâtre représente le pouvoir et en second lieu, dans quel but.

 


          Premièrement, le pouvoir est un thème souvent représenté dans les pièces de théâtre. À l’écrit et dans les représentations théâtrales, le pouvoir est mis en avant par les comportements et le niveau de langage des personnages. Dans L’école des femmes, de Molière, Georgette et Alain, les servants d’Arnolphe, se  battent pour ouvrir la porte, ne comprennent pas les instructions de leur maitre et utilisent un langage familier, contrairement aux autres personnages qui ont plus de tenue et qui ont donc plus de pouvoir que les servants. Les comportements et la parole sont donc signe de suprématie.
          Une autre façon de mettre en avant le pouvoir est le rôle du confident. Les personnages ayant un confident sont souvent les personnages principaux, nobles et importants. Ils possèdent généralement du pouvoir. Par exemple, dans Phèdre de Racine, Phèdre a pour confidente Oenone. Cette dernière l’aide et lui donne des conseils face à son amour pour son beau fils Hippolyte. En effet, grâce à ce rôle, le personnage détenant la suprématie est mis en avant, ici c’est Phèdre, reine et épouse du roi Thésée. Ce personnage est donc essentiel pour mettre en premier plan les personnages représentant le pouvoir.
          De plus, grâce aux costumes et aux accessoires, le spectateur arrive à comprendre qu’il y a une marque de pouvoir chez l’un des personnages. Lors de la lecture, les didascalies ou le contexte de la scène permettent de prendre connaissance de ces objets. Un exemple connu est représenté dans Le Cid de Corneille. Rodrigue doit venger l’honneur de son père et ôter la vie du père de Chymène, celle qu’il aime. Il est arraché entre honneur et amour et doit tuer, grâce à l’utilisation de son épée, marque de pouvoir, son beau père. Cette arme montre que le héros a un pouvoir important, car posséder une épée n’était réservé, généralement, qu’aux plus puissants à cette époque. L’utilisation de costumes et d’objets particuliers permet donc de représenter le pouvoir au théâtre.

           


          Cependant, bien que la façon dont est représentée la suprématie soit cruciale, le but de cette représentation l’est d’autant plus. Au théâtre, le pouvoir est représenté pour donner l’exemple aux lecteurs. Au XVIIème siècle, les personnes lisant ou assistant à des pièces étaient souvent cultivées et nobles. Les spectateurs et lecteurs se sentaient donc plus proches des personnages et s’identifiaient plus facilement à eux. Britannicus de Racine met en scène des personnages nobles dont Néron. Ce dernier est empereur de Rome et son frère Britannicus, avec lequel il se dispute l’amour de Junie et le pouvoir, l’est également. Cette identification de la part du lecteur, permet de comprendre le point de vue de Britannicus et s’identifier au héros qui a le plus de valeurs, contrairement au comportement malveillant de Néron, ce qui permet au théâtre de jouer un rôle éducateur et donner l’exemple.
          De plus, le pouvoir est souvent détenu par un homme, montrant ainsi la soumission des femmes. À cette époque, la société étant misogyne, la domination des hommes à l’égard des femmes était très importante. L’exemple d’Agnès dominée par Arnolphe dans L’école des femmes de Molière, car celui-ci voulait une femme innocente et faible pour qu’il ne puisse pas être coqué, est un exemple de ce pouvoir que détenaient les hommes. Un autre exemple est la supériorité que détient Harpagon sur Mariane dans L’Avare de Molière. Harpagon, en plus de posséder une marque de pouvoir importante grâce à sa richesse, va démontrer sa domination en imposant son mariage avec Mariane et en ne prenant pas compte de l’avis des autres personnages, dont Cléante, son fils, qui aime aussi cette femme. Cette représentation du pouvoir au théâtre où les femmes n’ont aucun droit d’expression, vise à montrer à la société du XVIIème siècle que les hommes sont bien dominants et supérieurs aux femmes. Derrière ces personnages se cachent une volonté de dénonciation de la part des dramaturges. 
          Pour finir, un autre type de pouvoir représenté au théâtre, est celui des Dieux. Présent dans les pièces théâtrales afin de rappeler au spectateur sa supériorité vis-à-vis des autres pouvoirs, il montre aussi que le pouvoir fatal des Dieux est bien supérieur à celui de quelconque personnage. Cette puissance est rappelée dans Phèdre de Racine. Thésée, roi d’Athènes, implore les Dieux afin de tuer son fils Hippolyte, croyant que ce dernier avait osé aimer sa femme Phèdre. La fatalité des Dieux causera la mort d’Hippolyte et chez le spectateur, une attention plus importante donnée à la représentation divine. Grâce aux pièces classiques, la foi sera mise en avant, bien que le XVIIème siècle soit monothéiste et la société durant l’histoire de Phèdre, pendant l’Antiquité, polythéiste. La représentation d’un tel pouvoir permettra donc une sensibilisation à la croyance d’êtres supérieurs et avec plus de pouvoir.

 

 

          En conclusion,  le théâtre permet de représenter le pouvoir d’une façon particulière et dans un but précis. De nombreux moyens, autre que le théâtre, permettent une représentation du pouvoir, comme le cinéma, le roman, le conte…

 

Alexandra B., 2nde section internationale, mai 2019.

 

***

Devoir de Nour T. :

 

          Depuis l’Antiquité, le théâtre a connu un franc succès qui perdure encore de nos jours. Nous allons donc nous demander comment le théâtre permet une représentation du pouvoir, et dans quel but. En d’autres termes, comment et pourquoi le pouvoir est-il représenté de manière théâtrale. Pour répondre à cette problématique, il faut déterminer de quelle manière et pour quelle raison le pouvoir est donc mis en scène par le théâtre français et international.

 

 

             Tout d’abord, il faut savoir de quelle manière le monde théâtral considère le pouvoir. En outre, quel est son regard et sa perception par rapport à cette valeur importante et puissante. Premièrement, nous pouvons citer la multitude de personnages proches du pouvoir. L’exemple des trois pièces de tragédie classiques suivantes est le plus parlant : Britannicus et Phèdre de Jean Racine et Horace de Pierre Corneille. En effet, dans Britannicus, des personnages comme Néron, qui est un empereur romain, sont proches du pouvoir. Dans Phèdre, le personnage éponyme est la femme de Thésée et est amoureuse d’Hippolyte, le potentiel successeur au pouvoir. Ensuite, dans la pièce de Corneille, on voit que les trois Horace occupent une place importante dans la société romaine et vont jusqu’à se battre contre les trois frères Curiace pour défendre Rome. Il est donc évident que le théâtre met en scène des personnages puissants pour représenter dans sa meilleure forme leur autorité.     
         De plus, on remarque que dans chaque pièce étudiée, il y a toujours un personnage «inférieur» qui est une femme. Dans Britannicus, Junie est la captive de Néron et ne peut pas se marier avec l’homme qu’elle aime et doit lui dire qu’elle ne l’aime pas alors que c’est faux. Elle doit faire son choix entre le devoir et la passion, c’est un déchirement tragique. Dans Phèdre, elle doit supplier Hippolyte de ne pas tuer son fils mais finalement elle lui avoue son amour et, honteuse, elle se propose de se tuer elle-même s’il ne veut pas voir son sang souillé ses mains. En disant cela, elle se rabaisse et s’infériorise devant lui. Dans Horace, Camille se fait tuer par son propre frère après avoir avouer sa haine envers Rome. Puis, dans la Grande comédie de Molière, L’école des femmes, on voit clairement qu’Agnès a été élevée dans l’ignorance afin de répondre aux critères de la bonne épouse définis par Arnolphe. On sait que cette infériorité est causée par le fait qu’il ne peut pas y avoir de «supérieurs» sans «inférieurs» et que, d’après la citation de Pierre Victurnien Vergniaud : «Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux». Malgré cela, on observe une sorte de révolte de la part de ces femmes. Camille rabaisse les valeurs de Rome, Junie essaie de protéger Britannicus contre le châtiment de Néron, ce qui est une contradiction face à son commandement, Agnès se marie avec Horace et défie les ordres de son tuteur qui lui avait interdit de le fréquenter et Phèdre aime le fils de son mari, ce qui est inimaginable pour les personnages et elle-même. Il est donc évident que le pouvoir est mis en valeur en utilisant l’infériorité de la femme.
           En outre, on remarque que le pouvoir est le plus souvent représenté négativement et cruellement. Néron profite de son pouvoir pour effectuer de mauvaises actions comme enlever Junie et tuer Britannicus, les Horace tuent les Curiace et l’un deux assassine Camille, Arnolphe utilise son autorité pour maintenir Agnès dans l’ignorance et Hippolyte pourrait avoir l’idée de tuer son demi-frère pour accéder au pouvoir. On peut alors en déduire que ces pièces appartenant au Classicisme ont une perspective négative par rapport au pouvoir. D’ailleurs, il y en a d’autres tel que le Cid et Sophonisbe de Corneille ainsi que Bodas de Sangre («le mariage ensanglanté») de Federico Garcia Lorca qui montrent que l’abus de pouvoir mène souvent à la destruction.

 


                Toutefois, il est nécessaire de savoir pour quelle raison le théâtre choisit de représenter l’autorité supérieure de cette manière. Premièrement, il le fait pour dénoncer et critiquer la société en France et dans le monde. Le but des dramaturges tels que Corneille, Racine et Molière est que l’on trouve l’agissement et le comportement des personnages puissants comme inapropriés. En effet, dans Britannicus, Néron est au pouvoir et agit pour nourrir ses propres intérêts et satisfaire ses besoins. Il ne pense ni au peuple, ni à ses proches. Dans l’Ecole des Femmes, Arnolphe ne veut pas qu’Agnès s’instruise et dans Phèdre, le personnage va voir son amant pour le prier de ne pas tuer son enfant. C’est ici que l’on peut voir que le choix du pouvoir par rapport à la passion peut prendre des proportions graves allant jusqu’au meurtre et que c’est un bon moyen pour critiquer cette situation politique. De ce fait, le théâtre reprend les effets dévastateurs du pouvoir en prouvant que s’il est entre de mauvaises mains, il peut causer de graves conséquences. Le plus souvent, le personnage détenant le pouvoir ne l’utilise pas à bon escient mais pour ses intérêts.                       
               En second lieu, le théâtre cherche à montrer les inégalités sur lesquelles sont fondées le pouvoir et qui persistent encore aujourd’hui. Dans les œuvres citées précédemment, les inégalités se trouvent entre le personnage «supérieur» et une femme ainsi que les sujets si ce personnage est un monarque. On peut aussi remarquer que le théâtre dénonce la misogynie de l’époque ainsi que les comportements sexistes envers les femmes dont font preuve la plupart des personnages masculins dans les pièces étudiées. En faisant cela, les dramaturges font réfléchir le lecteur par rapport à la place occupée par la femme dans cette société monarchique.                               
             Enfin, la représentation du pouvoir dans le théâtre permettrait également de plaire aux spectateurs. Effectivement, au XVIIème siècle, la majorité du public assistant à des pièces de théâtre était composée de nobles et de personnes de la haute société, alors, le fait de mettre en scène des personnages puissants mène à l’identification des nobles à ces derniers. Par la suite, la pièce les touchera davantage. La représentation du pouvoir dans le domaine théâtrale a également comme conséquences de plaire au public et de connaître le succès.

                

   

              Pour conclure, le pouvoir est mis en scène à travers un personnage puissant ayant de l’autorité sur une ou plusieurs personnes et il est représenté pour combattre de bonnes causes telles que la prise de conscience face à l’indifférence des personnages désignés comme inférieurs. Le pouvoir tel que décrit dans ces œuvres existe encore de nos jours dans certains pays, car des dictatures subsistent et cela a des conséquences graves (guerres, famine, conflits...).  

 

Nour T., 2nde section internationale, mai 2019.

***

Devoir de Lilly-Marie B. : 

     Le théâtre, apparu dans l’Antiquité, a depuis toujours obtenu un franc succès. Dans ce devoir, nous répondrons à la problématique suivante : Comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir, et dans quel but ? En d’autres termes, de quelle manière le pouvoir est-il représenté au théâtre, et pourquoi ? Dans la première partie nous montrerons comment le pouvoir est représenté, et dans un second temps pourquoi l’on retrouve la notion du pouvoir dans la quasi-totalité des pièces de théâtre.

 

         Premièrement, la représentation du pouvoir est très présente au théâtre. En effet, depuis l’apparition de la vie humaine sur Terre, certains hommes ont besoin d’exercer leur suprématie sur une personne dites « dominé ». Ainsi, on retrouve également cette notion au théâtre. Le pouvoir est principalement représenté par des personnages ayant une place importante au sein de la société : nobles, rois. Par exemple, dans l’œuvre de Racine, Phèdre ; Hippolyte, fils du roi Thésée, tente de raisonner Phèdre, venue tantôt lui annoncer son amour, il tente de faire perpétuer les règles et les lois établies par son père, annoncé mort depuis peu. Le but d’Hippolyte, représentant du pouvoir, est de faire justice, il joue donc un rôle important et c’est sur lui que repose les grandes décisions. On remarque également que dans Britannicus de Racine, le pouvoir est représenté par un empereur : Néron. Bien qu’étant méprisable, c’est lui qui possède le pouvoir de décision et c’est à cause de lui que Junie doit faire semblant de ne plus aimer Britannicus. On se rend ainsi compte que le pouvoir, qu’il soit bien exécuté ou non, est représenté dans la plupart des pièces par des personnes influentes et  importantes dans la société.
           De plus, on remarque que le pouvoir est représenté essentiellement par des hommes riches et très peu par des femmes, notamment pour le théâtre du XVIIème siècle. C’est même plutôt le contraire : les femmes nous sont présentées comme des personnes privées de savoir : comme dans L’école des femmes de Molière, où Arnolphe par peur d’être cocu, va la priver de connaissance afin qu’elle reste innocente et qu’il puisse exercer son pouvoir sur elle. Les hommes de ces pièces de théâtre vont donc jusqu’à utiliser les femmes comme des objets dans le but de leur montrer que les hommes sont et seront supérieurs à elles. Dans Britannicus de Racine, Néron oblige Junie à mentir sur ces sentiments  afin de la garder sous son emprise pour pouvoir la contrôler, sans se soucier d’elle, ni de ce qu’elle peut éprouver. Il veut montrer qu’il a du pouvoir et qu’il peut ainsi décider pour les autres.
            Enfin, en ce qui concerne la représentation théâtrale, la suprématie est visible tant au niveau physique, que par les vêtements que les nobles portent. Dans la représentation de Britannicus, datant des années 2000, les personnages sont essentiellement vêtus de noir. Cependant on remarque que Néron est le seul personnage à porter une cravate, symbole de sa supériorité. Au niveau de la démarche et de la posture, Néron montre bien qu’il a le pouvoir, puisqu’il prend souvent de haut les autres personnages, il leur crie dessus afin qu’ils s’affaissent devant lui, il toise du regard et a dans ces yeux un air de défi. Par toutes ces caractéristiques, Néron souhaite montrer sa supériorité et sa détention du pouvoir. Les personnages possédant le pouvoir aime le montrer et le rappeler. Dans certaines pièces, comme Le Cid, le père de Chimène est mis en avant premièrement par sa tenue, plus riche et plus sophistiqué que les autres habitants du royaume. On retrouve sa supériorité au niveau du langage où il s’exprime de manière plus soutenue. Ainsi, on comprend grâce à la mise en scène quel personnage détient le pouvoir.

 

        Le pouvoir, représenté dans la plupart des cas par des hommes, est particulièrement mis en avant dans les pièces du XVIIème siècle. En effet, le théâtre du XVIIème siècle se fonde sur les règles de l’Antiquité et notamment  sur le fait que, peu importe la situation, le pouvoir doit primer sur la passion. Cette notion de pouvoir supérieur à la passion est reprise dans de nombreuses pièces où l’on observe un déchirement tragique. Cela a pour but de montrer aux spectateurs que la passion n’est que très peu importante et qu’il faut garder ses sentiments pour soi. C’est en réaction à cette époque que se développe plus tard le Romantisme, où les auteurs peuvent enfin décrire des sentiments amoureux. Cependant, à cette époque on comprend bien que la passion n’a pas sa place et que le pouvoir doit l’emporter comme dans Horace de Corneille. Horace et Camille sont frère et sœur et malgré les sentiments de Camille éprouvé envers Curiace, son frère doit le tuer car ils étaient en guerre contre la contrée de Curiace. Le pouvoir a donc évincé la passion, laissant Camille dans un déchirement tragique, ce qui permet de montrer aux spectateurs que leurs sentiments doivent être gardés pour eux.
            En second lieu, le théâtre, avec sa représentation du pouvoir permet aux spectateurs de s’identifier aux personnages et ainsi que la pièce connaisse le succès. En effet, la plupart du temps c’étaient les nobles qui assistaient aux représentations théâtrales, il était donc important de les représenter sur scène comme des personnes importantes et pleines de pouvoir. Dans Phèdre de Racine, les nobles peuvent s’identifier à Hippolyte, fils du roi, qui le jugeront alors d’être un homme bon, faisant respecter les lois et représentant du pouvoir. Quant à Junie ; ils pourraient avoir pitié d’elle car elle tente en vain de montrer la supériorité de la passion dans un siècle où les sentiments doivent être peu, voire pas exprimés. Ainsi par identification aux personnages, les dramaturges ou auteur de comédie s’assurerait le succès de leur pièce, dans la plupart des cas.
             Troisièmement, le pouvoir est représenté uniquement par des hommes, pour dénoncer l’infériorité de la femme, à cette époque. Avec une société mysogine, celle du XVIIème siècle, les femmes ont peu de valeur et cela se ressent au niveau théâtral où elles ne possèdent presque jamais le pouvoir. Au théâtre du XVII, la vision de la femme est donc majoritairement déplorable. Par exemple, dans L’école des femmes de Molière, Agnès est privée de savoir car sinon elle risquerait de tromper Arnolphe, phobique de l’infidélité. Dans Britannicus de Racine, Néron exerce un pouvoir tyrannique sur Junie, tentant de la priver de sentiment, l’obligeant à l’aimer. On remarque donc que les femmes sont représentées au théâtre du XVIIème siècle comme incapable de réflexion, juste bonne à obéir, ce qui reflète la société très mysogine de cette époque.

 

             Pour conclure, le pouvoir est représenté par des hommes, souhaitant montrer de manière excessive leur suprématie masculine dans le but de faire comprendre à la société que le pouvoir doit l’emporter sur la passion. Les dramaturges souhaitent également que les spectateurs s’identifient aux personnages. Cependant, on observera au fil des siècles que la représentation du pouvoir va évoluer et aura peut-être un but différent que celui du XVIIème siècle comme par exemple avec la pièce d’Eugène Ionesco, Rhinocéros, utilisé pour dénoncer le nazisme toujours présent au XXème siècle.

 

Lilly-Marie B, 2nde section internationale, mai 2019.

***

Devoir d'Eglantine D. : 


      Le théâtre a toujours représenté le pouvoir depuis l’Antiquité et continue de le faire même de nos jours. Comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir et dans quel but? En d’autres termes, nous nous demandons comment le théâtre peut représenter le pouvoir et quels objectifs il a. Nous verrons donc dans un premier temps comment le théâtre représente le pouvoir et dans un second temps, nous verrons quelle but cette représentation a.


       Tout d’abord, le théâtre peut représenter le pouvoir de manières très variées selon les époques. Il est parfois utilisé par quelqu’un non pour soi-même mais dans le but de servir les autres, surtout pendant le Classicisme. Corneille montre cet usage du pouvoir dans Horace où ce dernier tue l’homme que sa soeur, Camille, aime dans le but de sauver Rome. Il donne priorité à son devoir sans penser aux conséquences que cela aura sur sa soeur, cela est moins important à ses yeux. Le pouvoir est donc représenté comme quelque chose qui peut s’allier au devoir.
        Ensuite, le théâtre représente le pouvoir comme quelque chose qui peut être perdu, qui ne reste donc pas pour toujours, même au XVIIe siècle. Il peut donc parfois être laissé aux dieux. Dans Phèdre de Racine, cette dernière avoue à son beau-fils qu’elle l’aime et se sent donc sans pouvoir et contrôlée par les dieux. Elle ne choisit plus ces ces décisions. Elle perd ce pouvoir car elle succombe à la passion. Cela ne convient donc pas aux idées représentées par le Classicisme, elle meurt donc pour montrer un exemple. Ce même schéma se retrouve dans Andromaque de Racine, où Pyrrhus se retrouve tué après avoir voulu épouser Andromaque en laissant son pouvoir pour la passion. Le théâtre représente donc le pouvoir comme quelque chose d’éphémère s’il ne suit pas le modèle.
              Enfin, le théâtre peut aussi représenté le pouvoir comme quelque chose qui ne suit pas les idéals classiques après le XVIIe siècle. Le pouvoir peut ne pas être utilisé pour le bien du peuple et pourtant celui-ci n’est pas perdu. Arthur Miller représente cette idée dans The Crucible (Les sorcières de Salem) en 1952, où Abigail détient le pouvoir grâce à ces accusations de sorcellerie envers les autres et fait donc pendre tout ce qui s’oppose à elle. Elle détruit donc toute la bonne image de son village et de son peuple. Dans cette exemple, elle utilise le pouvoir pour son propre avantage seulement. Cela n’a aucune conséquence pour elle et elle garde le pouvoir. Le théâtre représente donc, dans cette exemple, le pouvoir comme quelque chose qui peut ne pas suivre le modèle classique. Le pouvoir est utilisé pour les gains personnels sans conséquence.

 


           Ces différentes représentations du pouvoir nous poussent donc à nous demander quel est le but et les objectifs de cette représentation. Un premier objectif est de plaire aux nobles, qui sont le public principal du théâtre, en leur montrant un pourvoir détenu par des nobles. Un exemple de ceci est Le Cid de Corneille. Les personnages de cette pièce sont proches du pouvoir. Les familles de Chimène et de Don Rodrigue sont toutes les deux no-bles. Ici, le pouvoir est représentée par des nobles pour des nobles qui peuvent donc facilement s’identifier à la pièce de théâtre.
              De plus, la représentation du pouvoir sert à montrer que le devoir domine sur la passion pour ceux qui gardent leur pouvoir et donc de donner un modèle pour ceux qui regardent. Corneille montre ceci dans Horace où ce dernier mais en priorité Rome et donc son devoir au lieu de sa famille. Il préfère briser le coeur de sa soeur et ruiner sa relation avec elle que de laisser tomber son devoir. Il représente un pouvoir non influencé par la passion. L’objectif de la représentation du pouvoir ici est de donner un exemple à suivre  en montrant que le pouvoir domine sur la passion.
                Finalement, un but de cette représentation du théâtre est de dénoncer les moeurs. Dans L’École des femmes de Molière, l’humour est utilisé pour montrer que Arnolphe, qui a du pouvoir par rapport à Agnès, n’est pas parfait et méprise les femmes ainsi que les autres hommes. Il pense que les femmes ne doivent pas avoir d’éducation et que leur rôle est seulement de “savoir prier Dieu, m’aimer, coudre, et filer.” Molière utilise le pouvoir pour exprimer qu’il pense que les femmes devraient être éduquées. Dans certains cas, la représentation du pouvoir est un moyen de dénoncer les défauts d’une société.


            Pour conclure, le théâtre permet une représentation du pouvoir qui diffère selon l’époque ou le but. Ce pouvoir a été représenté de façon variable dans le théâtre depuis l’Antiquité et continue a changé même de nos jours mais celle-ci varie aussi selon le lieu.
 

Eglantine D, 2nde section internationale, mai 2019.

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Devoir de Tom R. :

          Le pouvoir est à l’essence même de la société, et le théâtre depuis toujours est révélateur et dénonciateur de ses mœurs. De cette manière, il est possible de se questionner sur la « représentation du pouvoir, et son but ? ». En d’autres termes, comment l’image du pouvoir est mise en scène, et avec quelles intentions. Dans un premier temps, il sera démontré que le théâtre décrit généralement le pouvoir en s’inspirant du passé et des mœurs de la société. Dans un second temps, il sera explicité, les raisons et les buts de la représentation du pouvoir.


         Le théâtre s’est depuis toujours inspiré des mœurs de la société, le pouvoir, en a été un digne précepteur dans ses incarnations et archétypes divers. En premier lieu, l’image du pouvoir a souvent eu pour archétype, la tyrannie, l’abus et la violence. On retrouve cela dans les œuvres classiques, où la place du pouvoir est généralement inspirée de l’Antiquité et des empires d’antan. Avec par exemple, Britannicus, de Racine, où le pouvoir est incarné par Néron, tyran qui bafoue les principes en imposant ses désirs et sa passion à son devoir de souverain. Ou bien encore, avec William Shakespeare, et sa pièce, Macbeth, le héros éponyme est à l’image, sanglante, d’un pouvoir abusif, où meurtres et trahisons vont de pairs avec règne. Au travers, du théâtre et de la tragédie, le pouvoir apparaît en tant que précepteur du chaos et de la violence.
       Outre cela, le pouvoir se retrouve aussi comme d’un enjeu capital face à la passion et aux sentiments. Au XVIIème siècle, le Classicisme réintroduit le déchirement tragique, où le héros face à la fatalité, se voit contraint à décider entre passion et devoir, pouvoir et obéissance à l’Etat. Le pouvoir en résulte souvent, comme dans, Tite et Bérénice, de Corneille, où le héros, Titus, fait face au dilemme Cornélien et se voit choisir les intérêts de Rome aux siens. Cela se retrouve également dans, Horace, de Corneille, où le héros éponyme ira jusqu’à tuer sa propre sœur, son sang, suite à son imprécation envers Rome, ce qui le pousse à agir ainsi. Le déchirement tragique est là encore une représentation de l’influence du pouvoir sur l’individu.
       De plus, au travers de la doctrine et des normes de la société, quant à la condition de la femme, on retrouve également la présence d’un pouvoir patriarcal. Depuis des millénaires, la femme a souvent été dévalorisée face à l’homme, et conditionnée selon son étreinte. Lors de la période classique, « le siècle de Louis XIV », selon Voltaire, le sujet n’a pas été omis par les écrivains. Par exemple, dans la Grande Comédie de Molière, avec L’école des femmes, où le protagoniste, Arnolphe à la conviction que « [le] sexe n’est là que pour [la] dépendance », et se portera garant de l’éducation d’Agnès, pour mieux la contrôler. Cette thématique en intertextualité avec l’Emile, de Rousseau, où il est encore question de l’éducation de la gente féminine. Au travers du théâtre, le pouvoir reste apparent sur la société et ses pratiques.

 

       Le pouvoir et sa représentation théâtrale n’est pas vaine, elle s’accompagne généralement d’un but précis. En effet, le pouvoir est souvent mis en scène par les dramaturges afin de dénoncer les mœurs de la société ou du moins d’émouvoir. L’un des nombreux intérêts du genre théâtrale est la projection d’idées, de sentiments et d’attentions aux spectateurs ou lecteurs pour inciter à une remise en cause ou faire réfléchir. Ceux-ci, peuvent se reconnaitre à l’histoire, et s’émouvoir face aux vers et aux thématiques qu’ils véhiculent, d’où le phénomène de catharsis dans la tragédie, ou du « castigat ridendo mores » dans la comédie classique. La peine ou bien le rire qui guérissent les mœurs. Cela se retrouve par exemple, dans les textes Cornéliens, avec, Horace, où Camille, incarne la révolte de la passion, qu’il lui est interdit d’exprimer, purgeant ainsi les spectateurs de leurs propres tensions. Même dans la Grande Comédie de Molière, avec, l’Ecole des Femmes, où le rire libère le public, au travers des personnages comiques, servants d’Arnolphe, et du dénouement comique de la comédie. Le pouvoir au théâtre provoque ainsi, indirectement des émotions, transgressant le troisième mur pour purger lecteurs et spectateurs de leurs propres mœurs.
        De plus, l’archétype du pouvoir dans le théâtre a aussi un rôle dénonciateur, et transmet des messages, parfois cachés, sur la société. En effet, l’incarnation de l’empereur tyrannique Néron, dans, Britannicus, de Racine est bien une dénonciation du pouvoir abusif, qu’il utilisera même dans ses propres intérêts pour récupérer Junie en usant de la force armée de Rome. Ou bien encore dans l’Ecole des Femmes, de Molière, qui incarne une critique de la société et de la condition féminine. Au travers du théâtre de l’Absurde du XXème siècle, avec Rhinocéros, d’Eugène Ionesco, qui met en scène des personnages à tête de rhinocéros, apparait la encore comme une critique de la société, et plus précisément du régime totalitaire nazi. Outre cela, le théâtre recèle aussi de nombreux messages cachés. Dans, Les Fourmis, de Sartre, qui invite et incite à la révolte, ou encore dans, L’île des Esclaves, (1725), de Marivaux, qui présente un monde idyllique ou maitres et valets vivent sur un pied d’égalité, comme pour inciter à l’égalité entre les ordres pendant la période antérieure à la révolution française. Le pouvoir est à l’essence même de la société, mais n’a pas toujours été juste et partial, d’où la pensée des dramaturges qui autrement que dénoncer vont aussi rêver et retranscrire leurs idéaux dans leurs œuvres.


          En conclusion, la représentation du pouvoir s’est avérée constante dans la littérature théâtrale au travers de personnages archétypes dans l’abus et l’oppression ou au contraire, victimes des mœurs et normes de la société. L’image du pouvoir qui avec la conviction de dénoncer souhaite émouvoir le public. Cependant, bien que le genre théâtral, souvent, mette en scène le pouvoir, quand est-il des autres genres poétiques ou romans ?

Tom R., 2nde section internationale, mai 2019.


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Devoir de Nejmedine M. :


         Le théâtre est un genre littéraire né durant l’Antiquité mais qui connaît son apogée au XVIIème siècle, lorsque le classicisme (mouvement littéraire donnant place au pouvoir) domine le théâtre. On pourrait alors se demander : comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir et dans quel but ? Autrement dit, comment le théâtre met-il en avant le pouvoir et pourquoi ? Il sera, dans un premier temps, expliqué comment le pouvoir est représenté, puis les raisons de sa représentation.


           D’abord, le pouvoir est représenté de différentes manières, au théâtre. En effet, le pouvoir est souvent incarné pas un ou plusieurs personnage(s) hautement situés dans la hiérarchie sociale. C’est le cas de Pyrrhus, roi de Grèce dans la tragédie classique de Racine, Andromaque ou encore Thésée et sa femme Phèdre (personnage éponyme) qui représentent, le pouvoir, ensuite incarné par le fils de Thésée, suite à la mort de son père. Tous ces personnages représentent bien le pouvoir mis en avant par la royauté.
          En outre, le pouvoir peut apparaître sous la forme suprême, à travers les Dieux. On peut identifier cela dans la pièce de Phèdre où cette dernière est soumise au pouvoir de la passion, elle-même soumise au pouvoir des Dieux, responsables de son amour pour le fils de Thésée. Phèdre pourtant reine, n’est qu’une simple mortelle face aux forces qui la dépassent. Les Dieux permettent aux aussi une représentation du pouvoir.
               De plus, le pouvoir peut être également représenté par un lieu. Dans Horace, tragédie classique de Corneille, le personnage principal, portant le nom de la pièce, tue sa sœur après qu’elle jette toute sa haine contre Rome (lieu désignant le pouvoir) et qu’elle lance comme une sorte d’imprécation contre elle. Cela prouve bien que le pouvoir, dans certains cas, peut être identifié à travers un lieu.


           Ensuite, si le pouvoir, incarné de différentes manières, est représenté au théâtre, cela est dans des buts précis.
           En effet, le théâtre classique reprend les thèmes de l’Antiquité, période dans laquelle le pouvoir était essentiel et prioritaire sur tout le reste. Le classicisme reprend les règles et les thèmes antiques, ce qui explique pourquoi toutes les pièces de théâtre classique comme Andromaque de Racine se déroule durant l’Antiquité et que le pouvoir est le plus important : l’essentiel pour Andromaque est bien sûr de sauver son enfant mais aussi de résister au pouvoir dominant de Pyrrhus.
         De plus, le pouvoir est représenté afin de montrer sa toute puissance sur la passion qui est généralement prioritaire. Le personnage doit faire face à ses responsabilités et ne pas céder à ses trop fortes émotions. En cela, le théâtre est bien cathartique (le spectateur est tellement pris dans les tensions de la pièce qu’il se purge de ses propres tension). Dans Britannicus de Racine, Junnie amoureuse de Britannicus, joue à ne plus l’être sous l’ordre de l’empereur Néron qui le menace de tuer Britannicus si elle ne l’écoute pas. C’est d’ailleurs cette stimulation qui est à l’origine du déchirement tragique où le pourvoir règne sur la passion. Dans Horace, pour le personnage principal, l’honneur est plus important que tout, c’est pour cela qu’il tue Curiace (l’homme que sa sœur aimait) sans scrupule. Il consacre sa vie à obéir à l’État sans se soucier d’aucune aventure avec une femme. Le pouvoir mis en évidence par ces tensions devient prioritaire sur la passion.
          Pour finir, dans la comédie de l’Ecole des femmes, il est aussi question d’un abus de pouvoir qui se retourne contre Arnolphe. En effet il a voulu contraindre la jeune Agnès afin de la façonner, de lui imposer son pouvoir mais le dénouement heureux rétablit l’ordre des choses : Arnolphe en tant « qu’honnête homme » ne peut plus user de sa force contre une jeune fille destinée à aimer Horace. Le but principal de cette représentation abusive du pouvoir est d’en dénoncer les travers.


         Pour conclure, le pouvoir est représenté de diverses façons, à savoir : par un personnage bien placé, un lieu ou encore par les Dieux et dans des buts précis : imiter l’Antiquité, dénoncer le pouvoir abusif ou encore montrer, en utilisant la Catharsis, la puissance du pouvoir sur la passion. Ce qui n’est pas le cas du Romantisme, mouvement littéraire qui apparaît bien plus tard, et où l’intégralité de l’histoire est dédiée à l’amour.

Nejmedine M., 2nde section internationale, mai 2019.


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Devoir de Tanguy N. :


            Le théâtre tire son origine de l’Antiquité, il a survécu à de nombreuses époques, et encore  aujourd’hui. Il met le plus souvent en scène des jeux de pouvoirs, avec des personnes puissantes, comme des rois ou des empereurs. On nous propose de montrer comment le théâtre permet une représentation du pouvoir et dans quel but. En d’autres termes: de quel manière et pourquoi le pouvoir est-il représenté sur scène ? On parlera premièrement de la façon dont le pouvoir est présenté sur scène, puis on continuera sur les raisons de sa représentation.

 

      Premièrement, le théâtre arrive à représenter le pouvoir de différentes manières, autant dans la tragédie que dans la comédie. On peut tout d’abord parler de l’obligation, que les personnes de pouvoir ont envers l’Etat. Qui doivent laisser de côté leur amour pour les personnes qu’elles aiment pour l’intérêt commun. Ce qui entraînent pour conséquence un déchirement tragique, retrouvé souvent dans les pièces classiques, chez la personne concernée, qui se voit d’une part attirée ou responsable par le pouvoir et d’autre part tiré par son amour envers cette personne. Les deux éléments ne sont souvent pas compatibles et peuvent même être opposés. Dans Horace de Corneille, on peut voir que lorsque le frère Horace, seul survivant de son affrontement, rentre voir sa sœur Camille, celle-ci pleure pour la mort d’un Curiace auquel elle était fiancée. Elle lance une attaque verbale envers Rome. Horace sera dans l’obligation de la tuer. De même dans Phèdre de Racine, Phèdre, femme du roi d’Athènes Thésée, tombe amoureuse du fils de son mari, Hippolyte. En allant lui demander  d’épargner son fils, mais son amour envers Hippolyte étant plus fort que son devoir, elle lui divulgue tout. Dans ces deux exemples, on peut voir que le déchirement tragique est souvent une représentation du pouvoir.
      On peut dire que le plus souvent, le pouvoir est omniprésent sur scène, on le voit surtout lors des représentations, car les personnages sont vu par le spectateur qui ne se rend plus compte de la présence du pouvoir. Comme dans celui de Britannicus de Racine : lors d’une scène Néron, représentant du pouvoir, se cache derrière une porte, il espionne. Le spectateur et Junie le savent, mais Britannicus, lui, ne le sait pas; il révèle alors tout son amour à son amante, Junie. Ici, on voit  une autre représentation du pouvoir, l’omniprésence.
        D’autre part, on peut dire aussi que parfois le dramaturge, surtout dans la comédie, représente le pouvoir sous un angle comique. En faisant que la personne la plus puissante de la pièce se trompe sur la plupart des choses sans le savoir ; ou alors critique des personnes dont ils font lui-même parti,… mais le public est au courant de son erreur. Ceci entraîne donc une part de comique. Dans L’École des Femmes de Molière, Arnolphe critique les hommes trompés par leur femme en disant connaître la solution contre ce problème, mais se fait lui-même tromper. Le comique se retrouve aussi être une représentation du pouvoir.

 

       En second lieu, le pouvoir est représenté de différentes manières, et dans différents registres théâtraux (tragédie et comédie). Il peut avoir des buts communs mais aussi éloignés. Lorsque le pouvoir est montré de manière forte et autoritaire cela peut avoir comme conséquence, dans la plupart des cas, de donner envie aux classes sociales élevées d’y assister car elles peuvent se comparer aux personnages. Dans Britannicus, Racine met en scène Néron dirigeant de Rome détesté par ses sujets, et son demi-frère, Britannicus, qui s’oppose à lui, et par ce fait est pour Rome. Les personnes de hautes sociétés peuvent se comparer à eux. Ou aussi à Junie qui tente en vain de révéler à Britannicus la présence de Néron. Les spectateurs seront toujours plus nombreux, ce qui augmentera la popularité du théâtre, et qui est une raison de la représentation du pouvoir sur scène.
           De plus, lorsque le pouvoir est représenté de manière comique cela peut attirer la plupart du temps les classes sociales basses ainsi que, quelque fois, celles élevées, plus nobles. L’École des Femmes, raconte l’histoire d’Arnolphe, personnages le plus puissant de la pièce, qui critique les “cocus“, au débuts de l’histoire, disant qu’il a trouvé le moyen de ne pas en être un, alors que lui-même l’est. De plus, Horace, lui annonce aimer Agnès, sans savoir que son rival est Arnolphe, malgré ceci, il n’arrive pas à l’épouser… Attirer le peuple est aussi une raison valable de représenter le théâtre.
             Finalement, le théâtre, permet la représentation du pouvoir dans le but d’accuser la société ou encore ses dirigeants, en les rendant méprisables par les spectateurs. Comme chez Racine avec Britannicus, Néron est un homme puissant censé représenter Rome, mais son amour envers Junie n’est pas réciproque, il fait donc tout pour qu’elle l’aime, sans y réussir, il finit même par tuer Britannicus son propre demi-frère. Ce personnage est donc méprisable pour le public. La dénonciation est admise comme une raison de montrer le pouvoir sur scène.

 

              En conclusion, on peut affirmer que le pouvoir peut être représenté par le déchirement tragique, par son omniprésence et des fois son comique; afin d’attirer le plus grand nombre dans les classes sociales élevés et aussi les plus basses ou de critiquer le pouvoir. Le procédé de déchirement tragique provoqué par le pouvoir fait partit des éléments du Classicisme comme la règle des trois unités, ou encore la vraisemblance et la bienséance. En reprochant la comédie du pouvoir et des règles classiques, Molière crée la Grande Comédie.

Tanguy N., 2nde section internationale, mai 2019.


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Devoir d’Elisabeth :


     Depuis l’Antiquité, le théâtre a bouleversé la société. Grâce aux nombreux mouvements littéraires qui changeaient selon les grandes périodes historiques, le théâtre a prît une portée morale comme tout ce qui s'offre à l'observation et au jugement humains. Ainsi le public était (de nos jour aussi) fasciné par les spectacles et par leurs perceptions du pouvoirs. Donc, nous pouvons nous demander comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir, et dans quel but ? Autrement dit, par quel moyen le théâtre évoque le pouvoir et qu’elle est l’objectif de cette représentation. Afin de répondre à cette problématique nous allons en premier lieu démontrer de quelle manière le spectacle a représenté le pouvoir et finalement pourquoi.

 

     Tout d’abord, le pouvoir est, la plupart du temps, montré dans les pièces de théâtre. En effet diverses formes de celui-ci peuvent être rencontrées. Le pouvoir paternel au XVIIe siècle était prédominant dans les familles. Ainsi le père porte le rôle le plus important, comme il se trouve en haut de l’échelle hiérarchique dans une  famille. Se pouvoir ressort à travers la pièce Horace écrite par Corneille en 1640 donc pendant le siècle du classicisme. “Le Vieille Horace” est le père de Camille et des trois frères Horace. Il ne démontre point d’émotions, car pour lui les sentiments sont une source de faiblesse. C’est pour cela qu’il réprimande Horace et Curiace lorsqu’il les surprend en train d’avoir une conversation avec Sabine et Camille quelques heures avant le combat. Mais il défend également les valeurs qu’il croit être digne d’un chevalier, parmi lesquelles se trouve le courage. C’est la raison pour laquelle il se révolte contre Horace qu’il considère comme un lâche ; lorsqu’il apprend que celui-ci aurait fui devant l’adversaire ; ne sachant pas que c’était une ruse. Mais lorsque le messager lui apprend que Rome triomphe de la bataille, il retrouve de l’honneur pour son fils et le défend lors d’une accusation devant le roi qui, finalement laisse Horace vivre car Tulle a un regard respectueux face à son père. Cette pièce représente bien un des pouvoir important dans la société du XVIIe siècle c’est - à - dire celui du père.
      En outre, le pouvoir tyrannique régnait aussi dans ces représentations. Même dans ceux qui ne faisaient pas partis du mouvement classique. Par exemple, on peut le retrouver dans Britannicus, une pièce de Racine. Néron, l’empereur apparaît en position de force et affirme son pouvoir. Tout au long de la pièce, il prend de l’assurance et devient un véritable monstre. On se rend compte que Néron utilise son pouvoir pour diffuser du malheur pour son bien (cela contredit les règles du classicisme). Ainsi, il sépare Junie de Britannicus pour bénéficier d’elle, comme il en est amoureux. Il la menace, en prétendant qu’il allait tuer son amant et dans l’acte V il le fait véritablement car il est jaloux de leur relation. De même dans Macbeth, écrit par Shakespeare. En effet, Macbeth et Lady Macbeth, n'obéissent pas à une ambition constructive : en assassinant Duncan, ils ne débarrassent pas l’Écosse d'un tyran, cela ne fait que naître le pouvoir tyrannique en eux.  Au début de la pièce, Macbeth est estimé que rien ne peux le pousser vers le mal ; pourtant, il suffit d'une apparition maléfique pour faire apparaître en lui le feu de l'ambition : le désir de pouvoir est le plus fort et pour cela, il tue les autres. Mais il ne passerait pas à l'acte si son épouse ne l’y poussait pas. Par conséquent, la plupart du temps, ce genre de pouvoir n’est que la pour leur bien et non pas pour les autres.
      Finalement, le pouvoir des femmes paressaient inexistant depuis l’Antiquité dans les pièces théâtrale classique. Celui-ci est représenté, par exemple dans la comédie : L’Ecole des Femmes de Molière. Agnès est malheureusement dominée par Arnolphe, qui essaye de la tenir dans l’ignorance absolue pour enfin l'épouser à dix-sept ans, son opinion n’était pas respecté. Même au dernier acte, c’est encore le père d’Horace qui choisi son sort, par conséquent il l’a marie avec son amant. De plus la mère ne joue pas de rôle dans Horace (Corneille), ou dans la fameuse comédie de Molière dit auparavant. C’est ainsi que le théâtre classique représente le pouvoir des femmes : il n’existe pas. Le plus souvent, le pouvoir est démontré à travers les personnages.

 

     Les dramaturges ont choisi de représenter le pouvoir mais ils ne l’ont pas que fait pour plaire au publics. Derrière chaque pièces il y a une morale qui va servir à corrigé et à dénoncer les défauts de l’humain.
Premièrement, les comédies sont là pour faire rire mais aussi pour donner de l’espoir aux spectateurs. Dans L’Ecole Des Femmes, de Molière, alors qu’Agnès était sous le pouvoir tyrannique d’Arnolphe et qu’elle était malheureuse de son sort, la pièce finit bien : elle va épouser Horace, son amant. Ainsi, le fait d’avoir une fin heureuse peut donner du courage au spectateur qui voit que les rebellions face au pouvoir abusif ne se terminent pas forcément mal.
      Ensuite, une pièce réussite doit faire réfléchir le public, c’est à dire qu’il doit dénoncer les caractères détestables. Par exemple The Crucible, écrit par Arthur Miller, démontre une jeune fille manipulatrice et arrogante (Abigail) qui arrive à faire pendre la moitié du village par ses mensonges. Ce pouvoir manipulateur donc ce personnage va être haït par le spectateur car il arrive à voir le vrai visage du caractère.
Finalement, le théâtre montre les défauts de la société. En effet eu XVII, l’Eglise détenait beaucoup de pouvoir. Ainsi, Molière, avec Tartuffe (même si celui-ci a été condamné par la religion catholique), aborde un thème éminemment politique : en mettant en scène un faux dévot, il évoque une religion dévoyée. Or, le pouvoir religieux et le pouvoir politique étaient étroitement associés au 17 ème siècle : le roi était censé détenir son pouvoir de Dieu : la monarchie de droit divin. Tartuffe symbolise l'hypocrisie religieuse qui sert de masque pour toutes sortes de turpitudes. Le théâtre avait de nombreux buts mais les principaux étaient de plaire et instruire…

 

       En conclusion, le théâtre a, le plus souvent réussi à représenter le pouvoir à travers divers personnages. En effet, les dramaturges ont choisi de le projeter pour dénoncer les problèmes de la société. Mais de nos jours, quelques pièces de théâtre  ont cessé de le montrer. Comme dans The Traitor une pièce moderne du XXIe siècle  où le pouvoir est inexistant mais les personnages montrent quand même les difficultés de notre société.

Elisabeth, 2nde section internationale, mai 2019.


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Devoir de Mélanie C. :


           Depuis l'Antiquité, le théâtre a pris une ampleur très importante jusqu'à nos jours. Ici nous nous demandons si le théâtre permet une représentation du pouvoir mais également dans quel but ? Autrement dit, nous verrons comment le théâtre a su se développer et prendre en compte les enjeux de chaque époque et société traversées. Comment a t-il pu évoluer et pour quelles raisons ? Dans un premier temps,  noue étudierons le théâtre classique et ses enjeux puis nous verrons plus tard le théâtre plus moderne et son évolution.

 

           Tout d'abord, nous parlerons ici du théâtre classique, qui s'inspire de l'Antiquité afin d'analyser le pouvoir dans une représentation théâtrale. Au théâtre, le pouvoir peut se représenter de différentes manières. Le théâtre classique fonde   ses principes en lien avec le statut des ses personnages. Comme nous pouvons le voir dans la pièce Phèdre de Racine où Thésée est le roi d'Athènes ce qui montre bien le pouvoir royal.
Nous pouvons également retrouver le pouvoir dans des pièces  de théâtre en lien avec l'Antiquité. Par exemple, nous pouvons souligner que de grands auteurs comme Dante dans la Divina Commedia, font  en sorte de présenter leurs œuvres à l'époque de l’Antiquité, ce qui est une grande période historique où le pouvoir avait une place importante.
         De plus, nous pouvons constater que dans la pièce de Molière L'Avare, le pouvoir y est très présent. Harpagon détient le pouvoir économique sur sa famille grâce à son argent, il peut décider du destin de ses enfants. Ici, la pièce est en lien avec le pouvoir  de la richesse .
           En outre, les grands auteurs comme Racine mettent en évidence la vision du pouvoir  de leur époque, en utilisant la vraisemblance présente dans le théâtre classique. Les auteurs comme Molière, Racine, Corneille ont vécu  sous le gouvernement d'un roi absolu, Louis XIV, et  on peut trouver ces références dans leurs oeuvres.

 


      A présent dans un second lieu, nous nous appuierons sur le théâtre plus moderne qui  lui  représente le pouvoir grâce à son évolution.
      Tout d'abord, le théâtre moderne a su montrer le pouvoir grâce à de grands changements, grâce à la modernité, la technologie. Comme le montre la représentation de L’ile des esclaves où la voix d'un robot était présente, ici   nous avons une représentation modernisée pour s adapter à son époque et à de nouveaux  spectateurs.
      Le théâtre moderne peut aussi créer le pouvoir dans sa liberté d'expression. Au fil du temps, de nouveaux registres se sont développés dans le théâtre ; de nos jours, le théâtre a su évoluer grâce à des représentations de danse, à l’utilisation de la vidéo, d’interactions avec le public. Nous pouvons le voir dans la pièce des Stomps, une représentation musicale qui peut faire passer des messages, des émotions grâce uniquement  à la gestuelle . Cela montre bien que le théâtre moderne a le pouvoir, le choix de présenter de la nouveauté ce qui montre le pouvoir de créer tous types de genres.
      De plus, le théâtre moderne a pour but de créer de la nouveauté afin de faire apprécier le théâtre à un plus grand nombre de personnes en utilisant  le pouvoir  de l’imaginaire. L’auteur peut faire dire, faire penser ce qu’il veut à ses personnages. Il utilise toute sa liberté d’expression. On trouve des représentations  avec des versions plus enfantines en mettant en évidence un registre imaginaire. Le pouvoir du libre arbitre comme nous le voyons dans la représentation théâtrale des fables de Jean de la Fontaine interprétées de façon plus moderne par William Mesguich et Nathan Maréchal.

 

       En conclusion, le théâtre permet une représentation du pouvoir de différentes manières. Le pouvoir peut être mis en évidence grâce au théâtre classique mais également à un théâtre plus moderne. Ce qui a pour but de faire découvrir et analyser les enjeux des différentes époques . Pour que le public découvre toujours de nouvelles choses,  différentes façons de représenter le pouvoir au théâtre. Comment et de quelles façons le théâtre pourra évoluer ? Est- ce que  la représentation du pouvoir  sera-t-elle  toujours  sur scène  ?

Mélanie C., 2nde section internationale, mai 2019.


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Devoir d’Imène C. :


Depuis l'antiquité, le théâtre a souvent eu un franc succès et est reconnu pour ses représentations classiques. Mais comment le théâtre permet-il une représentation du pouvoir, et dans quel but? Autrement dit de quelle manière, le théâtre fait-il pour représenter le pouvoir et pour quelle raison? Nous allons d'abord expliquer de quelle façon il le permet, puis pourquoi le représenter ainsi.

      
           Premièrement, le théâtre permet la représentation du pouvoir de façon emblématique et avec dextérité. C'est à dire, que dans certains cas la dramaturge décide que les personnages exercent une force morale sur un autre, comme dans Britannicus de Racine où Néron force Junie à mentir à Britannicus. Dans ce cas-là, c'est une mise en abyme, le comédien joue un rôle de plus. Mais aussi dans L'école des femmes de Molière où Arnolphe ordonne à Agnès de repousser Horace. Tout cela dans le but de représenter l'impact de ce pouvoir.
        De surcroît, le pouvoir peut être exercé violemment, mais la règle de la bienséance interdit la violence , c'est donc parfois rapporter par un confident. Par exemple dansHorace, de Corneille Horace tue sa sœur Camille pour ses propos mais, la scène est cache et cela est rapporté par un confident. Comme dans Phèdre, de Racine où la mort d'Hippolyte est aussi rapportée de la même manière. Ici le pouvoir exercé par Horace et par le monstre envoyé de Thésée, est emblématique et réfléchi.


        En effet, si le pouvoir est représenté de telle manière, sa représentation est dans des buts précis, soit pour des raisons de loyauté et de passion. C'est à dire que souvent le contrôle exercé par les comédiens est une façon de prouver leur amour. Prenons l'exemple de Britannicus, de Molière, où Arnolphe veut préserver Agnès seulement pour lui, donc il exerce son pouvoir sur elle, contre Horace. Ici, Agnès et Junie sont en quelques sortes soumises. Cette représentation du pouvoir s'oppose totalement à la passion c'est un déchirement tragique: son but premier est de rendre raisonnable le spectateur.
        En outre, le but de la représentation théâtrale du pouvoir est de montre l’intérêt de la loyauté à l'égard de soi-même, de la famille et du peuple. Penons l'exemple, de Bérénice, de Racine, où Titus refuse de se marier pour son peuple et sa dignité et pourchasse à contre-cœur sa belle et son ex-meilleur ami. Mais aussi, dans Phèdre, de Racine, où Phèdre veut que son fils devienne roi. Ou encore, dans Horace, de Corneille, où Horace a tué Curiace par honneur, pour venger son père et son peuple. C'est aussi par loyauté que la représentation du pouvoir est ainsi représenté.


          En somme, le théâtre est définit généralement par une prestation du pouvoir emblématique est avec dextérité, pour des raisons de loyauté ou de passion. Pour lequel le dilemme n'était pas facile. Mais le théâtre classique de XVIIème et du XVIIIème siècle a-t-il pour but d'exprimer le pouvoir ainsi, pour toucher les spectateurs? Quel est donc le réel but des dramaturges?

 

Imène  C., 2nde section internationale, mai 2019.


Date de création : 19/05/2019 @ 13:56
Dernière modification : 24/05/2019 @ 12:34
Catégorie : Copies d'élèves 2018/2019
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