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Cours de français 2nde 12 - Cours du mercredi 18 mars

Cours du mercredi 18 mars 2020

 

L’île des esclaves (1725) de MARIVAUX

 

Seconde partie de l’explication de texte n°3

(Suite du cours du lundi 16 mars 2020)

 

NB : vous n’avez pas à recopier ce cours, mais à l’étudier avec soin afin de vous l’approprier. N’hésitez pas à ma contacter sur mon adresse professionnelle ou sur Pronote si vous avez du mal à comprendre quelque chose.

 

Axe de lecture 2 : Les leçons tirées de cette aventure.

Transition : l’enthousiasme ambiant, qui caractérise la scène finale, n’empêche pas le maître des lieux, Trivelin (ainsi que le lecteur ou le spectateur) de tirer les leçons politiques et morales de cette aventure.

 

a)      Trivelin : un juge, un père, presque un représentant de Dieu :

·         Un juge : Trivelin fait preuve d’objectivité pour juger de l’évolution des personnages entre la situation initiale (scène 2) et la situation finale (scène 11). NB : la raison, l’objectivité : ce sont des valeurs essentielles pour les Lumières. Son jugement est favorable : interrogation puis exclamation, étonnement puis enthousiasme : « Que vois-je ? vous pleurez, mes enfants, vous vous embrassez ! » = jugement positif des progrès accomplis.

·         Fonction père : « mes enfants » : l’adjectif possessif « mes » révèle la bienveillance, la sympathie qu’il a pour les 4 naufragés.

·         Représentant de Dieu : Trivelin a une fonction quasi-divine : il cite « les dieux » ; il parle du pardon, qui caractérise Dieu : « ils vous pardonnent » + « Que la joie à présent… » = tournure au subjonctif qui évoque le « Que la paix soit avec vous » du prêtre à la fin de la Messe.

 

b)     Une morale politique ambiguë (= étrange, paradoxale = scène heureuse, mais pourtant, on revient à l’injustice du début) :

·         Symétrie entre la situation initiale et la situation finale : les maîtres redeviennent maîtres, les esclaves redeviennent esclaves = structure circulaire (= en forme de cercle) =  retour à l’ancien ordre social, injuste, comme au début de la pièce.

·         Trivelin : « la différence des conditions n’est qu’une épreuve que les dieux font sur nous » = les hommes doivent se soumettre à cette inégalité d’ordre quasi-divin, et Arlequin et Cléanthis doivent l’accepter. Tout cela semble étrange pour une pièce des Lumières, du XVIIIème (siècle de la Révolution Française).

 

c)       Une leçon optimiste malgré tout :

 

·         Nouveauté, amélioration par rapport à la situation initiale : sensibilité, émotion, tendresse entre maîtres et esclaves, aussi bien dans les didascalies (« baisant la main de sa maîtresse » + « prenant aussi la main de son maître pour la baiser ») que dans les répliques (Trivelin s’adressant aux maîtres : « je vous vois attendris » : les maîtres sont donc capables d’humanité).

·         Silence d’Euphrosine et d’Iphicrate, présents sur scène, mais qui ne parlent pas : renoncement à la parole en tant que signe de pouvoir (thème récurrent = thème qui revient souvent dans la pièce) : au début, dans la scène 1, Iphicrate parle, il a le pouvoir, et Arlequin ne fait que reformuler ses paroles. De même, dans la scène 6, les esclaves imitent leurs maîtres en parodiant leur façon de parler : donc, ce silence chez les maîtres est le signe de leur renoncement à l’arrogance, acceptation de l’humilité.

·         Evolution également des esclaves : après le désir de vengeance (surtout chez Cléanthis), ils montrent de la bienveillance (cf didascalies) : ils prouvent que la véritable noblesse est celle du cœur.

 

Conclusion : 

  • Rappel des axes : scène finale, dénouement, leçons finales : les idées de Marivaux apparaissent. L’auteur semble finalement moins favorable à une révolution sanglante dans laquelle toute la structure de la société serait balayée (cf axe 2, b), qu’a à une évolution  morale et psychologique (cf axe 2 c).
  • Ouverture : Marivaux se situe clairement dans la perspective des Lumières : refus de la violence et de la tyrannie, essor (= progression) de l’humanité. A noter qu’en astronomie, le mot « révolution » désigne le mouvement d’une planète autour d’un astre : ce mouvement s’achève au moment où on rejoint le point de départ (cf révolution de la terre autour du soleil en 365 jours), un peu comme dans la pièce.

 

 


Date de création : 18/03/2020 @ 09:07
Dernière modification : 18/03/2020 @ 09:10
Catégorie : Cours de français 2nde 12
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