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Copies d'élèves 2019/2020 - Commentaire 2nde 12

2nde 12


Commentaire rédigé (13 février 2020)


Pierre de Ronsard, Quand vous serez bien vieille in Sonnets pour Hélène, 1578.


RONSARD, auteur humaniste et membre de la Pléiade, a composé de nombreux poèmes pour Hélène de Surgères, dont il était amoureux. La jeune femme est donc à la fois inspiratrice et destinataire de ses poèmes.


Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.
Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.


Devoir de Valentina L. :

      Le XVIème siècle est marqué par la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance et des découvertes scientifiques telles que l’héliocentrisme. Un des mouvements littéraires qui apparait pendant ce siècle est l’Humanisme. Ce mouvement littéraire veut mettre en valeur l’esprit humain et valoriser ses qualités tout en revenant aux sources gréco-latines et en voulant imiter les poètes antiques. Pierre Ronsard, poète issu de ce mouvement, s’adresse à Hélène, la femme qu’il aime, dans le recueil Sonnets pour Hélène, publié en 1578, où il essaie de la séduire. Nous pouvons le remarquer dans le sonnet en alexandrins « Quand vous serez bien vieille ». En effet, le poète fait une description de sa bien aimée d’une manière peu élogieuse en l’imaginant vieille et regrettant sa beauté passée. Avec ce poème, Ronsard veut séduire Hélène. Pour cela, il utilise notamment la fuite du temps qui revêt une valeur destructrice.


     Premièrement, dans ce poème nous constatons que le temps a une valeur destructrice. En effet, l'auteur utilise des euphémismes au vers neuf ( "Je serai sous la terre" [et] " fantôme sans os" ) et au vers dix ( "je prendrai mon repos" ) pour évoquer l'idée de mort, et dans ce cas celui de la sienne. De plus il utilise le champs lexical du temps " Quand " (v.1), "déjà" (v.7), "demain" (v.13) et "aujourd'hui" (v.14). Cela veut faire comprendre à Hélène que le temps passe inexorablement. Nous voyons donc bien l'idée destructrice que le poète veut donner au temps.
       En second lieu, le temps a aussi une valeur destructrice sur sa bien aimée. Dans ce poème, Ronsard l'imagine vieille et nostalgique. Nous observons cette nostalgie dans les temps verbaux utilisés. En effet, l'auteur commence à employer du futur "serez" (v.1), "Direz" (v.3), "n'aurez" (v.5) pour parler d'un futur lointain où elle sera vieille. En revanche, il va utiliser de l'imparfait "célébrait" et "étais" pour évoquer la beauté perdue. Il emploie aussi à deux reprises le mot "vieille" au vers un et au vers onze. Cela permet d'accentuer cette idée de vieillesse car ils sont situés stratégiquement : le premier se trouve à la césure à l'hémistiche et le second est accompagné de l'adjectif qualificatif "accroupie", qui est placé à la rime. Cette notion de vieillesse renforce la valeur destructrice du temps.

      Le poète va utiliser la fuite du temps à valeur destructrice comme arme de séduction pour tenter d'envoûter la femme aimée. Tout d'abord il veut, d'une manière plutôt narcissique, lui faire comprendre que sans lui, sa vie sera triste. En effet le vers cinq ("Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle") est une métaphore de la solitude. Ronsard lui dit donc qu'elle n'aura même pas de servantes qui pourront l'écouter. Il lui annonce clairement au vers douze, qu'elle va regretter son amour. Pour cela l'auteur utilise une antithèse entre le mot "amour", qui est une connotation de la joie et du bon temps, et le mot "dédain", qui, lui connote le mépris et le mauvais. On comprend donc qu'avec ce poème, Ronsard veut séduire Hélène.
       De surcroît, le poète va donner des conseils à sa bien-aimée pour la charmer. En effet, l'auteur emploie l'impératif présent " Vivez" (v.13), "n'attendez" (v.13) et "Cueillez" (v.14). Les deux derniers vers évoquent la doctrine d'Épicure, énoncée par Horace, "Carpe Diem" qui signifie de profiter de l'instant présent. Ce poème veut donc convaincre Hélène de profiter de sa vie avec lui.


         Ce poème a pour but de séduire Hélène et pour cela, Ronsard va notamment utiliser le temps à valeur destructrice. On voit cette même technique de séduction dans le poème "Mignonne, allons voir si la rose" de Pierre de Ronsard, qui est lui aussi destiné à Hélène.


Valentina L., seconde section internationale, mars 2020.

 

***


Devoir de Amy J. :


     Le Romantisme est un mouvement littéraire du XIXème siècle opposé au classisme et au rationalisme des Lumières. Il privilégie le sentiment à la raison et explore des thèmes comme l’amour, l’exploration et l’expression des sentiments personnels, la nature, l’exotisme ainsi que le passage du temps. Victor Hugo, considéré comme la plus grande figure du courant romantique en France, est l’auteur du recueil Les Feuilles d’automne publié en 1831 alors qu’il n’avait que vingt-neuf-ans. Le poème « Soleils couchants » qui nous est proposé, est tiré de ce recueil et est composé de quatre quatrains. Dans son poème, Victor Hugo traite à la fois le thème du lyrisme ainsi que celui de la fuite du temps.


     En premier lieu, on remarque la présence du thème du lyrisme dans le poème, thème caractéristique du mouvement littéraire de Victor Hugo, le Romantisme. En effet, dans le quatrième et dernier quatrain, on observe tout d’abord l’expression des sentiments personnels de l’auteur grâce à la présence de la première personne du singulier « je » ( v. 14 et 15 ), et du « ma » et « m’ » au vers 13 et 15. Le « moi » au vers 13, accentué par la conjonction de coordination « Mais », renforce le rapport à l’auteur de cette strophe. La forte ponctuation à la fin du dernier vers exprime un de ses sentiments personnels, sa résignation à mourir « sans que rien ne manque au monde » comme dit dans le vers 15 avec « je m’en irai ». L’antithèse entre les thermes mélioratifs « joyeux » ( v.14 ), « soleil » ( v.14 ) et « radieux » ( v.16 ) et les termes péjoratifs « bas » ( v.13 ) et « refroidis » ( v.14 ) montre que malgré la beauté et la pérennité du monde auquel il appartient, Victor Hugo a conscience de sa nature d’Homme mortel. Ce sentiment personnel de l’auteur mis en évidence dans le poème est une des nombreuses caractéristique du lyrisme.
      De plus, on remarque l’omniprésence de la Nature tout au long du poème. En effet, le champ lexical employé en est la représentation. A titre d’exemple on peut citer « orage » (v.2), « mers » (v.6 et v.12), « monts » (v.6), « fleuves d’argents » (v.7) et « forêt » (v.7). Tous ces termes représentent les différentes situations que chacun peut rencontrer dans sa vie. L’allitération en [f] aux vers 6 et 7 représente , elle, le vent. Cette nature, tout comme l’expression des sentiments personnels de l’auteur, correspond au thème du lyrisme.



      L’autre thématique présente dans le poème « Soleils couchants » de Victor Hugo, caractéristique du lyrisme, et donc du Romantisme, est la fuite du temps. Premièrement, l’auteur a représenté de nombreuses façons les jours qui passent, qui se répètent et qui se ressemblent. En utilisant des anaphores, comme au vers 5 avec « passeront » ainsi qu’avec l’adverbe « puis » aux vers 3 et 4, il montre la vitesse du temps qui passe. Le champ lexical de l’eau : « mers » ( v. 6 et 12 ), « fleuves » ( v. 8 et 11 ), « eaux » ( v. 9 ) et « flot » ( v. 12 ), est une métaphore du temps qui passe, qui coule comme l’eau, sans pouvoir être freiné. Victor Hugo représente également comme une routine de la vie, la ressemblance des jours qui se suivent, en utilisant quatre quatrains. En faisant référence à cet aspect cyclique du temps, il met bien en évidence la thématique de la fuite du temps.
      De surcroît, dans son poème, Victor Hugo aborde à plusieurs reprise le thème de la mort, l’aspect mortifère du temps qui passe. Premièrement, le titre lui-même « Soleils couchants » est une métaphore symbolisant les journées qui s’achèvent et donc la fin d’une vie. De plus, on remarque le champ lexical de ce thème présent de la première à la dernière strophe avec « la nuit » ( v. 2 ), « soir » ( v. 1 ), et « morts » ( v. 8 ) ainsi que celui de la vieillesse avec « ridés » et « vieillis » ( v. 10 ). Ces champs lexicaux mettent bien en évidence l’impuissance de l’Homme mortel face au temps qui passe, de même que l’euphémisme « Je m’en irai » du vers 15 signifiant la mort.

 

      Pour conclure, Victor Hugo présente dans son poème « Soleils couchants » les principaux thèmes caractéristiques du Romantisme : le lyrisme, l’omniprésence de la nature, l’expression des sentiments personnels, mais également la fuite du temps. Ces thèmes ont également été utilisés par de très grands auteurs Romantiques ou Symbolistes tel que Alphonse de Lamartine et Alfred de Musset.


Amy J., seconde section internationale, mars 2020.
 


Date de création : 24/03/2020 @ 14:54
Dernière modification : 24/03/2020 @ 14:55
Catégorie : Copies d'élèves 2019/2020
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