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Copies d'élèves (2007/2008) - Parcours 2nde 1

Dans le cadre de l'objet d'étude consacré au genre narratif, l'étude de la nouvelle Solitude de la pitié de Jean GIONO était proposée à la classe, en oeuvre intégrale. L'un des parcours de l'oeuvre a été rédigé sous forme de devoir surveillé par les élèves. Il s'agissait de la thématique suivante : L'espace et ce qu'il symbolise.

 

 

giono.jpg

 

 

Devoir de Léa R. (18/20) :

 

L’espace et ce qu’il symbolise

 

 

 

 

 

1°/Le contraste intérieur-extérieur

 

Quand il entre dans la nouvelle, le lecteur a d’abord un aperçu de l’extérieur.  « Ils étaient assis contre le portillon de la gare », puis «  route et « champs ». Les deux personnages se trouvent dehors, n’ayant aucun domicile, errant comme des vagabonds. Cependant, ils ont tout de même un espoir : « pour la ville ». C’est leur destination, et ils fondent en ce lieu toutes leurs espérances. En effet, la ville contient des habitations, et elle représente le confort, l’argent, la nourriture et le sécurité, ce qu’ils n’ont pas. Ils s’obstinent à penser que là-bas, ils se feront accueillir et trouveront du confort et un peu d’argent. Leur première vue de cette ville est cependant décevante : « petite », « dartres », « jalouses et aigres ». Ces adjectifs sont comme un présage de l’état d’esprit de ses habitants, le curé plus particulièrement.

Le lecteur se trouve soudain emporté vers l’intérieur, dans la cure et son confort, lieu où les deux hommes souhaitaient tant être. A l’intérieur, tout n’est que chaleur, confort, nourriture et gras : « Il mit la pipe chaude à l’étui », « fressure de porc », « bardes de lard » ou encore « près du poêle dans le grésillement de la friture ».

Ces deux mondes, qui semblent si loin l’un de l’autre, se rejoignent quand le curé va ouvrir la porte, au travers d’un élément, « le couloir ».

Le mot « entrez » vient pour les deux compagnons comme un soulagement, l’accomplissement de leurs rêves. Enfin, ils vont être au confort et gagner des sous. Cet espoir est de courte durée car ils ressortent presque aussitôt dans « une cour carrée », qui est leur destination finale, car le curé leur dit « attendez-moi là ». Il y a d’ailleurs une répétition du mot « cour » , comme une ironie moqueuse de la naïveté des deux hommes. « Venait après une cour carrée, dans cette cour, les escaliers s’appuyaient puis montaient à grands élans carrés comme la cour. » Le gros persiste malgré tout à sourire, persuadé qu’ils sont tirés d’affaire. Malheureusement, les deux hommes restent dehors, sous « une pluie tenace et froide »,et de l’intérieur ils n’auront vu en tout et pour tout que le couloir, avant de se retrouver jetés à l’extérieur comme de la vulgaire poussière. Cet aperçu de l’intérieur ne les a rendu que plus miséreux, ils prennent conscience d’une chose qu’ils ne pourront sûrement jamais avoir.

 

 

 

2°/ L’opposition haut-bas

 

Cette opposition survient dès l’arrivée à la cure. Les deux amis se trouvent en bas, dans le froid et l’inconfort, alors que le curé et Marthe sont en haut, au chaud. Le gros se retrouve même encore plus bas, dans le puits, tandis que le maigre regarde en haut. Tous deux sont consignés à rester en bas, à regarder le curé monter puis redescendre. Le champ lexical de la hauteur est omniprésent dans ce passage : « diminua », « là-haut », « au premier étage », « en bas », «là-haut » de nouveau, et aussi « du premier ». Giono parle du « premier étage », alors que les deux personnages doivent se contenter de la cour et du puits. Même la nuit semble participer. « La nuit coulait dans la cour comme le fil d’une fontaine ; bientôt, on ne vit plus les fleurs ; la nuit montait jusqu’au deuxième étage ». L’arrivée de « Monsieur René » est aussi un élément. Lui, riche et soigné, peut monter, et même la musique produit des notes « montantes ». Cette fois-ci, le lien entre les deux univers est l’escalier, que les hommes ne peuvent que contempler.

 

 

 

Conclusion :

 

En définitive, l’espace dans Solitude de la Pitié est omniprésent. Comme la nouvelle est très courte, il symbolise un grand nombre de choses, et surtout le contraste entre richesse et pauvreté. Giono change souvent d’espace, passe de l’extérieur à l’intérieur puis de nouveau à l’extérieur, et de bas en haut puis à nouveau en bas. Cela amplifie l’opposition entre le monde du curé et celui des deux hommes, sales et misérables, qui se voient fermer la porte au nez : « enclencha durement le loquet, poussa le verrou, mit la barre ». Cette fermeture symbolise la frontière infranchissable entre ces deux mondes, que rien ne pourra réunir. Les deux personnages se retrouvent avec pour seule compagnie ce réverbère, qui, malgré son apparence anodine, semble lui aussi dominer les deux hommes.

 

 

Léa R., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, novembre 2007.

 

 

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Devoir de Jenny P. (15/20) :

 

 

Parcours n°4 : L’espace et ce qu’il symbolise

-       Énumération de lieux
Le début de la nouvelle commence avec une description de la gare et se termine sous un réverbère.
Au cours de la nouvelle, il y a deux grandes énumérations de lieux. La première, c’est ce que voient les deux hommes en arrivant à la gare : « Le portillon de la gare » ; « la patache » ; « la route huilée de pluie. »
La seconde énumération est la description de la ville. Les deux hommes sont dans la patache et aperçoivent enfin la ville de leur destination : « (…) La petite ville accueillait l’avenue de la gare avec ses deux bras de maison pleins de dartres. Elle présentait d’un côté un ‘Hôtel du Commerce et des jardins’, de l’autre, trois épiceries jalouses et aigres. »
Bien que Solitude de la Pitié soit une nouvelle, le narrateur fait très peu de descriptions, mais elles sont assez précises. Cette concision rend la nouvelle plus intense aux yeux du  lecteur. Giono n’hésite pas à utiliser des personnifications comme dans la seconde énumération de lieux.

-       Opposition entre l’intérieur et l’extérieur
Dans cette nouvelle, une opposition entre les espaces clos et les espaces ouverts se fait ressentir.
À l’extérieur, l’air est froid et humide : « La respiration du puits fumait dans l’air froid de la cour » ; « Il tombait une pluie tenace et froide. »
En opposition, l’intérieur de la maison du curé est chaud, confortable et accueillant : « Monsieur le Curé lisait près du poêle dans le grésillement de la friture. »
Alors que les deux hommes sont contraints de rester dehors pour faire leur travail car ils n’ont pas accès à cet espace intérieur, le Curé reste bien au chaud à l’intérieur de sa maison. La raison de cette injustice est notamment due à la pauvreté des deux hommes en comparaison avec l'aisance du Curé.

-       Opposition entre le haut et le bas
La maison du Curé est divisée en deux parties bien distinctes. Le bas de la maison est sale et boueux tandis que les deux étages de la maison sont propres et confortables.
Marthe ne veut pas faire monter les deux hommes de peur qu’ils ne salissent :
« Si c’est peu de chose, vous le réglerez en bas. Avec ce temps, ceux qui monte me salisse partout. »
Les deux hommes n’étant pas dignes de monter, ils doivent rester en bas :
« Attendez-moi là, se souvint de dire le Curé en regardant les pieds boueux. »
En revanche, Monsieur René, un garçon de bonne famille, a accès aux étages du dessus pour avoir sa leçon de piano. « Montez, monsieur René. »
L’opposition entre le haut et le bas est d’autant plus forte que le gros homme doit descendre dans le puits. Quinze, vingt mètres plus bas, la situation est encore pire que celle du rez-de-chaussée. Le puits est vieux et en mauvais état et il fait encore plus froid une fois à l’intérieur.
De plus, lorsque le soleil se couche, ce sont  d’abord les deux hommes qui se retrouvent dans la pénombre, puis le premier étage et enfin le deuxième étage : « la nuit coulait dans la cour comme le fil d’une fontaine ; bientôt, on ne vit plus les fleurs ; la nuit montait jusqu’au deuxième étage. »


Dans cette nouvelle, Giono utilise l’espace pour contraster l’opposition qu’il y a entre le Curé et les deux hommes qui sont dans la misère.
Les descriptions des lieux sont brèves mais détaillées. La nouvelle peut donc être qualifiée de sobre et paraît plus intense au lecteur.

 

Jenny P., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, novembre 2007.

 

 

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Devoir de Julia P. (16/20) :

 

L’histoire de Solitude de la pitié commence dans une gare : « ils étaient assis contre le portillon de la gare ». La gare est un lieu de départ. Puis, lorsque les personnages se rapprochent de la ville, le paysage devient plus désertique et hostile ; « Le bleu des yeux accompagnaient le passage des arbres […] Puis, on traversa des champs plats […] il n’y eut plus rien dans la vitre que le ciel gris tout pareil ». Cette hostilité du paysage annonce l’avenir hostile des personnages dans la ville.

En effet, cette hostilité continue lorsque les personnages arrivent à la ville. Ils sont accueillis par « l’avenue de la gare avec ses deux bras pleins de dartres ».

 

 

Opposition haut/bas :

 

Dans la cure, le premier étage est un endroit confortable et propre (« la pipe chaude », les « bardes de lards »), alors que le bas est sale (« vous le règlerez en bas. Avec ce temps, ceux qui montent me salissent partout »). De plus, Marthe ne veut pas descendre ; « toujours monter, descendre, moi, […] ». Lorsque les voyageurs entrent, le curé leur ordonne de ne pas monter : « -Attendez-moi là, se souvint de dire le curé en regardant les pieds boueux ».

Puis, alors que le gros est en bas, au fond du puits, M. René joue du piano au premier étage : « une spirale de notes montantes […] qui dardaient, semblait-il, jusqu’au ciel ».

Là encore, il y a une opposition entre le bas qui symbolise la pauvreté, le malheur, le désespoir, le labeur ; et le haut qui symbolise la beauté, le confort, le loisir (piano).

 

Opposition intérieur/extérieur :

 

La cure est un endroit confortable et où il fait chaud (« la fressure grésillait », « elle porta le plat au feu »). A l’extérieur, il fait froid ; « à grelotter », « le jour gris de la fenêtre ».

Plus tard, alors que le gros est dehors et qu’il travaille dur, le curé et M. René sont à l’intérieur et jouent du piano.

 

Le dernier paragraphe de la nouvelle décrit les deux hommes « sous le réverbère ». « La pluie tenace et froide » représente le malheur et le désespoir des deux personnages. Marthe « les regarda sortir puis enclencha durement le loquet, poussa le verrou, mit la barre ». Les deux personnages se retrouvent alors à l’extérieur, dans le froid et la pluie.

 

Conclusion :

 

Dans sa nouvelle, Jean GIONO utilise beaucoup l’espace afin de représenter le désespoir et la difficulté dans lesquels se trouvent les personnages. Les lieux annoncent leur malheur et les oppositions leur inégalité par rapport au curé et à Marthe.

 

Julia P., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, novembre 2007.

 

 

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Devoir de Mélanie S. (15/20) :

 

 

 

Dans la nouvelle Solitude de la Pitié, on remarque que l’espace a une fonction de symbolisation importante, ce qui est utile dans une nouvelle aussi courte car il apporte des informations supplémentaires.

 

I - Les différents lieux rencontrés:

 

Au cours de la nouvelle, le lecteur sait quels sont les lieux que les deux personnages principaux (le gros et le maigre) ont traversé.

Les deux hommes partent de la gare (la voiture, la ville, « il étaient assis […] la gare ») pour aller jusqu’àla porte de la cure où ils vont à peine entrer. Ils vont ensuite descendre dans le puits, et le dernier lieu cité est le réverbère (« sous le réverbère »)

Tous ces éléments ont une signification qui se réfère à des oppositions entre le monde du curé et celui du gros et du maigre.

 

II - Les oppositions:

 

1. L’opposition entre l’extérieur et l’intérieur:

On peut remarquer une opposition enter l’intérieur et l’extérieur.

 

- L’extérieur : le lecteur sait que c’est l’hiver (« après - midi d’hiver »). On ressent une impression de rejet et de monotonie à la vue de tous les éléments de la ville (« d’un air méchant »; « il n’y eut rien »; « ciel gris tout pareil »; « maisons plein de dartres »; « épiceries aigres et jalouses »). Il y a aussi des éléments comme «  pluie tenace et froide » et « boue blanche » qui donnent une impression d’inconfort.

 

- L’intérieur : l’habitation du curé présente au contraire du confort et de l’aisance (« sa pipe »; « les bardes de lard »; « un plat chaud », « fressure grésillait »).

 

Le contraste entre l’intérieur et l’extérieur est amplifié par l’entrée de la cure. A la fin de la nouvelle, Marthe « mit durement le loquet, poussa le verrou, mit la barre ».

Le fait que les deux hommes soient condamnés à rester dehors est renforcé. Les « pieds sales » du maigre doivent rester dehors.

 

2. Opposition du haut et du bas:

Le confort est présent dans toute la cure mais surtout à l’étage. Le puits est le seul endroit qui donne une impression de rejet.

 

- Le haut : il y a la présence de la fresssure, le garde-manger « trop haut ».

 

- En bas, l’aspect est plutôt terne et imposant comme le montrent la « cour carrée » et la « hauteur imposante de la porte ».

 

Les deux hommes déjà condamnés à rester dehors vonten plus devoir descendre dans le puits de quinze ou vingt mètres qui les sépare plus du sol. (« quinze, vingt mètres au plus »)

 

En conclusion, on peut dire que l’espace symbolise bien la différence entre le curé et les deux hommes. Le curé, lui, vit aisément à l’intérieur, tandis que les deux hommes sont pauvres et mal nourris à l’extérieur. Le fait qu’ils doivent descendre dans le puits amplifie le fait que le curé rejette avec égoïsme les deux hommes.

 

 

Mélanie S., 2nde section internationale, lycée international de valbonne Sophia-Antipolis, novembre 2007.

 

 

 

 

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Devoir de Charles T. (16/20) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Solitude de la pitié

Jean Giono


Parcours

L’espace et ce qu’il symbolise


Introduction


Dans Solitude de la pitié, le cadre spatial est introduit avec une grande imprécision. On ne connaît pas le nom de la ville où les deux personnages se rendent ou même le nom de la région. Les éléments spatiaux sont décrits de façon très brève et minimaliste. Cependant, on remarque que tout au long de la nouvelle, les différents lieux ont une portée symbolique.


  1. La différence symbolique entre le haut et le bas dans la description de l’espace.


A travers Solitude la pitié, le haut et le bas sont opposés de façon symbolique. Par exemple, pour aller ouvrir aux deux hommes, Marthe doit descendre les escaliers. La cure se trouve en hauteur par rapport à la rue et donc vis-à-vis des hommes. Ce détail dans la description traduit la position de supériorité dans laquelle Marthe et le curé se trouvent en comparaison avec les deux compagnons. Alors que ceux-ci sont démunis, seuls et en mauvaise santé, le curé et sa servante vivent dans le confort et une relative richesse :  « pipe chaude », « fressure de porc », « la fressure grésillait ».


Quand les deux hommes sonnent à la porte du presbytère, ni le curé, ni Marthe ne veulent descendre : « Toujours monter, descendre, moi, avec mes jambes […] ceux qui montent me salissent partout. »


Cet épisode de la nouvelle illustre le manque de générosité de l’homme de religion, censé incarné les valeurs fondamentales de la chrétienté.


Plus tard dans la nouvelle, la dualité entre le haut et le bas est de nouveau introduite. Alors que le gros homme travaille au fond du puits qui semble très profond, le curé donne un cours de musique aux étages de la cure. La supériorité symbolique de l’homme d’église par rapport aux compères montre qu’à cet instant de la nouvelle, l’écart entre les différents personnages est encore plus important.


On peut donc en conclure que la description des éléments spatiaux suit les événements de la narration, de manière symbolique.


Le contraste établit entre le cure et la cour où se trouve le puits rejoint l’idée de réelle opposition entre le lieu de vie du curé, décrit à l’aide du champ lexical de l’abondance (« bardes de lard », « maison de seigneur des champs ») et la cour dans laquelle les hommes travaillent (« mangée d’eau », « aigre haleine », « dalles froides », « eaux profondes »).


  1. L’opposition entre espaces ouverts et espaces clos


Dans la nouvelle, il existe une opposition symbolique entre espaces clos et espaces ouverts. Les deux hommes, à travers le récit, passent sans cesse d’un espace ouvert à un espace fermé : de la gare à la calèche, de la calèche à la cour, de la cour au puits, du puits au réverbère. Ils ne trouvent cependant jamais la stabilité, et en fin de journée, les deux hommes se retrouvent dans la nuit et le froid, seuls dans une ville déserte représentative de leur état moral et physique.


Dans Solitude la pitié, le cadre spatial est donc mis en évidence afin de symboliser les différences sociales et morales et pour refléter les différents états psychologiques des deux hommes.


Dans la nouvelle, l’espace est aussi lié au temps. Au début, les personnages sont à la gare, en plein jour, dans  l’espoir de gagner de l’argent. Ils se retrouvent à la fin dans la nuit, le froid et le désespoir, après avoir subi une rude journée sans avoir même été récompensés.


En conclusion, le cadre spatial décrit de façon très sobre et lacunaire s’avère être porteur d’un grande symbolique. Ce procédé peut être associé à celui de la litote, une figure de style qui dit peu pour signifier beaucoup plus de choses.


Charles T., 2nde section internationale, lycée international de valbonne Sophia-Antipolis, novembre 2007.



Date de création : 01/12/2007 @ 19:02
Dernière modification : 07/01/2009 @ 12:21
Catégorie : Copies d'élèves (2007/2008)
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