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Copies d'élèves (2007/2008) - Commentaires 2nde 1

Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires rédigés par des élèves de seconde de section internationale du lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis (Centre International de Valbonne) au cours de l'année scolaire 2007/2008 (professeur de Lettres : M. JF Bouché.)

 

 

 

 

civ.jpg 

 

        Ce devoir a été réalisé en trois heures, dans des conditions d'examen (le sujet ne comportait pas de question préalable), le mercredi 05 mars 2008. Il concluait une séquence consacrée au Romantisme (objet d'étude : Un mouvement littéraire et culturel du XIXème siècle) et à la méthodologie du commentaire et de la lecture analytique. Il s'agissait, pour ces élèves, de leur premier devoir de commentaire, en temps limité.

        Ces quelques exemples de devoir peuvent aider les élèves qui sont en cours d'acquisition de la méthodologie du commentaire, et peuvent aussi servir de support à une éventuelle remédiation.

 

 

 

2nde 1

Devoir surveillé coefficient 3


 

Bilan de la séquence n°2 consacrée à la poésie romantique

et à la méthodologie du commentaire


 


Sujet : Vous ferez un commentaire du texte suivant.

 

Fantaisie (in Odelettes, 1832-1835)

 

 

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.


Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize ; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,


Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;


Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens!

 

 

 

Gérard de Nerval.

 

 

 

Code des couleurs :

-1ère étape de l'introduction : présentation de l'époque et du mouvement littéraire.

-2ème étape  de l'intro : présentation de l'auteur et de l'oeuvre dont émane le texte à commenter.

-3ème étape : présentation de l'extrait.

-4ème étape : annonce des axes de lecture.

-Connecteur logique.

-Amorce d'un axe de lecture.

-Rappel de l'axe de lecture en cours.

-Transition.

-1ère étape de la conclusion : rappel des axes de lecture du devoir.

-2nde étape de la conclusion : Ouverture.

 

 

Code des couleurs : ce guidage méthodologique ajouté aux copies elles-mêmes est destiné à faire de ces productions d'élèves un potentiel outil d'élaboration de futurs devoirs, ou encore de remédiation ou de correction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire de Julia P. :

 

 

 

 

 

Le Romantisme est un mouvement littéraire du XIXème siècle caractérisé par le lyrisme. Gérard de Nerval est un auteur phare de ce mouvement, notamment avec son recueil Odelettes (1832-1835). Le poème « Fantaisie » émane de ce recueil. Il exprime le lyrisme provenant d’une ode, et l’onirisme qu’elle inspire au poète.

 

 

 

Le lyrisme, présent dans « Fantaisie », émane d’un air que le poète chérit. Le lyrisme est caractérisé, dans un premier temps, par l’expression du Moi. Ainsi, les pronoms personnels « je » (v1, v5, v7 et v16), « moi » (v4) et « me » (v16), et l’adjectif possessif « mon » (v6), montrent bien que le poète parle de ses sentiments. Le rythme ternaire « très vieux, languissant et funèbre » (v3) montre l’impression du poète par rapport à l’ode. De plus, les mots « charmes » (v4) et « âme » (v6) font partie du champ lexical du sentiment. Ensuite, au vers 16, les points de suspension montrent une hésitation de la part du poète qui laisse paraître, encore une fois, ses sentiments. Cette expression du Moi montre bien le lyrisme présent dans « Fantaisie ».

Le lyrisme est aussi l’expression d’une musicalité. En effet, le mot lyrisme vient d’un instrument ancien : la lyre. D’abord, les mots « entendre » (v5), « air » (v1 et v3), « Rossini » (v2), « Mozart » (v2) et « Weber » (v2), font partie du champ lexical de la musique. Ensuite, une allitération en [s] dans la première strophe, composée des mots « Rossini » (v2), « languissant » (v3), « seul » (v4) et « secrets » (v4), montre la musicalité et la rythmique de l’ode. La personnification de l’air au vers 1 auquel est associé le pronom « qui » accentue l’importance de cet air. De plus, l’anaphore et la métonymie formées par « Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber » (v2) attirent l’attention du lecteur sur les trois compositeurs afin de rappeler à quel point l’ode est importante dans ce poème. Des éléments créant une rythmique sont aussi présents, comme le fait que le poème se compose de quatre quatrains et que les vers sont des décasyllabes. Tout ces éléments montrent la rythmique et la musicalité de l’ode qui a inspiré ce lyrisme au poète.

 

 

 

Le lyrisme émanant de l’ode inspire au poète un rêve. Ce rêve est d’ailleurs le titre du poème, « Fantaisie », qui montre l’imaginaire et l’onirisme. En effet, le poète construit un rêve. Ainsi, il situe son rêve grâce au champ lexical de l’espace constitué des mots « étendre » (v7), « coins » (v9), « ceint » (v11), « entre » (v12), « haute » (v13). Son tableau se construit aussi grâce au champ lexical de la couleur formé par « vert » (v8), « jaunit » (v8), « brique » (v9), « rougeâtre » (v10), « couleurs » (v10). Le poète situe aussi sont rêve dans le temps avec l’hyperbole « de deux cents ans » (v6). Ce tableau, décrit par le poète, montre l’onirisme présent dans « Fantaisie ».

L’onirisme se traduit aussi à travers la nature. En effet, les mots « coteau » (v8), « couchant » (v8), « grands parcs » (v11), « rivière » (v11), « qui coule » (v12) et « fleurs » (v12) constituent son champ lexical. De plus, la personnification du château « baignant ses pieds » (v12) et la métaphore « un coteau vert, que le couchant jaunit » (v8), insistent sur la beauté de la nature, et l’onirisme.

Finalement, la rêverie est explicitée avec les mots « charmes secrets » (v4), « Fantaisie » (le titre) et des expressions telles que « je crois voir » (v7) et les points de suspension au vers 16, qui nous font hésiter entre réalité et rêve. Cela s’ajoute à l’onirisme du poème inspiré par l’ode.

 

 

 

L’onirisme et le lyrisme présents dans le poème font de « Fantaisie » un poème typiquement romantique. Ce Romantisme, utilisé ici par Nerval, continuera avec Hugo, Lamartine et d’autres jusqu’à la fin du XIXème siècle.

 

 

 

Julia P.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaire de Sarah S. :

 

 

 

          Le mouvement dominant du début du XIXème siècleest le Romantisme, dont Gérard de Nerval fait partie avec son recueil Odelettes qu’il écrivit entre 1832 et 1835. Le poème à commenter, «  Fantaisie », qui fait partie de ce recueil, a été écrit avant la tragédie de son amour perdu : il y fait preuve d’un lyrisme heureux qu’il retranscrit sur la nature.

 

 

 

          Le lyrisme, c’est avant tout l’expression des sentiments, du « moi », qui cherche parfois à retranscrire une certaine  musicalité. Tout d’abord, le poème est écrit en décasyllabes, ce qui établit un certain rythme, une musicalité, qui peut être rapportée à l’ode dont Gérard de Nerval parle. Le rythme ternaire du vers 2, « tout Rossini, tout Mozart, et tout Weber », ainsi que celui du vers 3, « très vieux, languissant et funèbre », établissent eux aussi un certain rythme qui se rajoute à la musicalité qui est un des buts du lyrisme et dontl’étymologie provient de l’instrument de la lyre, un autre élément qui évoque la musique.

          De plus, à la première strophe, les rimes sont embrasées, et dans les deuxième, troisième et dernière strophes, elles sont croisées, ce qui crée là-aussi une certaine musicalité. Dans la troisième strophe, celle-ci est d’autant plus présente avec l’assonance en [i] constituée des mots « puis », « brique », « pierre » (v.9), « vitraux » (v.10), « rivière » (v.11) et enfin « pieds » et  « qui » (v.12). Pour renforcer toute la dimension musicale du poème, Nerval cite trois compositeurs : « Rossini », « Mozart » et « Weber » au vers 2, de très grands compositeurs de belles mélodies. Tout cela s’ajoute à la musicalité qui fait partie du lyrisme.

          D’ailleurs, le lyrisme, avant d’atteindre la musicalité, c’est avant tout l’expression des sentiments du « Moi » du poète. On peut voir plusieurs manifestations des sentiments du poète avec « moi » (v.4), « mon » (v.6), et « je » au vers 5 et 7 qui nous prouvent que le poète nous parle bien de ses sentiments, à la première personne du singulier. Cependant, ses sentiments ne sont pas en phase avec l’ode, il suffit de voir, au vers 6 , l’antithèse entre « deux cent ans » et « rajeunit ». Cette antithèse est à mettre en parallèle avec l’air « très vieux, languissant, et funèbre » (v.3) et les sentiments de Nerval lorsqu’il l’écoute . L’anaphore de  «  tout » au vers 2 montre à quel point il aime cette ode et qu’il donnerait « tout ». Cette anaphore montre donc qu’il parle bien de ses sentiments : c’est la caractéristique du lyrisme.

 

 

               

          Ce lyrisme heureux est projeté sur la nature dont il rêve. Le changement entre le rêve et la réalité s’effectue au vers 7 lorsqu’il « croi[t] voir s’étendre un coteau vert ». Nous pouvons notamment remarquer le champ lexical de la nature avec «  coteau » (v.8) , « pierre » (v.9), «  parcs » (v.11), « rivière » (v.11) et fleurs (v.12). La beauté de l’ode est à mettre en parallèle avec celle de la nature, cette ode qui a des « charmes secrets » (v.4). Cette hyperbole renforce la beauté de l’ode, ce qui annonce la beauté du tableau de la nature que Nerval va nous dépeindre.

          En effet, l’image du «  coteau vert que le couchant jaunit » (v.8) montre la beauté de la nature et donc de l’ode. La présence de couleurs (« vert[e] », et « jaun[e] (v.8)) que l’on retrouve avant la personnification du château qui «  baign[e] ses pieds » (v.12) avec ses « vitraux rougeâtres » (v.10) peut nous faire penser à un tableau, une œuvre d’art, tout comme ce que pense Nerval de l’ode enla projetant sur la nature. Le fait que Nerval utilise l’adjectif «  rougeâtre » est pertinent : le suffixe « âtre » adoucit l’ode, car la nature reflète  les sentiments du poète.

 

 

 

          Le lyrisme et la nature sont de grandes thématiques du Romantisme telle que la fuite du temps, l’exotisme et l’onirisme. Ces thématiques sont présentes dans plusieurs poèmes écrits par les contemporains de Nerval tels que Lamartine, Chateaubriand et Victor Hugo, poète et auteur très important du mouvement romantique.

 

 

 

Sarah S.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaire de Mélanie S. :

 

 

 

 

          Le Romantisme est, avec le Réalisme, le mouvement littéraire majeur du XIXème siècle, caractérisé par l’expression d’états d’âme et de sentiments profonds de soi-même. Gérard de Nerval est un des auteurs principaux de ce mouvement, notamment avec son recueil intitulé Odelettes. Dans cet extrait appelé « Fantaisie », Gérard de Nerval exprime à travers la thématique du temps et de l’élégie, son désir élégiaque et sa rêverie.

 

 

 

 

          L’élégie étant le regret d’une autre époque, ce thème est présent à travers le poème ainsi que le thème du temps qui lui est lié. On peut remarquer une omniprésence du champ lexical du temps comme le montrent les expressions « très vieux » (v3), « de deux cents ans mon âme rajeunit » (v6) ou certains connecteurs logiques comme « puis » (v9 et 13) et « or » (v5). Ce champ lexical collabore bien avec la thématique du temps.

           Le poème est aussi structuré avec une ponctuation forte à la fin de la première strophe avec un point, et une ponctuation forte à la fin du poème avec un point d’exclamation. Cette ponctuation peut marquer la transition entre l’époque du poète et celle du rêve.

         En plus de la structure du poème qui crée une opposition entre les deux époques, on peut remarquer une opposition dans le rythme du poème. En effet, on a un rythme ternaire à deux reprises: « tout Rossini, tout Mozart, tout Weber » (v2) et « très vieux, languissant et funèbre » (v3). Ces rythmes ternaires s’opposent aux rythmes binaires présents dans le rêve comme : « c’est sous Louis treize, et je crois voir s’étendre » (v7) ou « ceints de grands parcs, avec une rivière » (v11). Cette opposition traduit le désir du poète qui aimerait que le temps du rêve soit lent et inexorable.

          Outre cela, l’époque du poète est connotée péjorativement comme le prouvent les adjectifs « vieux », « languissant » et « funèbre » (v3), ainsi qu’une assonance en [ε] avec les mots « air » (v1), « Weber » (v2), « très » et « funèbre » (v3), qui présentent l’époque du poète comme amère. Ces connotations amplifient le désir élégiaque d’une autre époque chez le poète.

 

 

 

          En opposition avec l’époque du poète, il y a le rêve et la fantaisie que lui apporte l’air de musique. Le fait que le poète soit en train de rêver est amplifié par une hésitation globale illustrée par des expressions comme « peut-être » (v15) et « je crois » (v7). Ces expressions montrent bien que le rêve est présent dans le poème.

            De même, le rêve du poète est majoritairement illustré par la nature qui est représentée de façon riche et belle. On peut remarquer le champ lexical des couleurs qui qualifie la nature avec « vert » (v8), « jaunit » (v8),  « rougeâtres couleurs » (v10) ou encore « blonde » (v16). Cette richesse est amplifiée par la grandeur de la nature exprimée par les hyperboles « vitraux »   (v10), «  grands parcs » (v11) ou « haute fenêtre » (v13). De plus, l’allitération en [r] formée par les mots « vitraux » (v10), « grands parcs » et « rivière » (v11), « entre » et « fleurs » (v12) peut représenter le ruissellement de la rivière ou plus généralement la grandeur de la nature. Le fait que la nature soit connotée positivement illustre le thème de la rêverie.

          D’autre part, une autre grande thématique du Romantisme est l’amour impossible. Le poète rêve d’une époque passée, l’amour avec la dame du château est donc impossible, et pourtant mis en valeur. La personnification du château, où réside la dame, avec l'expression « baignant ses pieds » (v12), donne une valeur humaine au château et donc une importance particulière à la dame. Le fait qu’elle soit inaccessible est renforcée par « la haute fenêtre » (v13). La dame est hors de portée du poète, et cette notion est encore plus forte quand on sait que la dame appartient à une époque antérieure comme le prouvent les expressions « habits anciens » (v14) et « une autre existence » (v15). On comprend donc le désir élégiaque du poète.

 

 

 

          « Fantaisie » est donc bien un poème romantique qui fait appel aux thématiques majeures du Romantisme qui sont le lyrisme, ici élégiaque, le temps, la nature et l’amour impossible. Gérard de Nerval ainsi que d’autres auteurs comme Victor Hugo ou Alphonse de Lamartine ont été les principaux auteurs du Romantisme qui fut un mouvement majeur du XIXème siècle.

 

 

 

Mélanie S.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaire de Léa R. :

 

 

 

 

Le Mouvement romantique tient une place prépondérante tout au long du XIXème siècle, et se caractérise par un lyrisme fort et une omniprésence de la nature et du temps. Gérard de Nerval est un des principaux auteurs de ce mouvement. Entre 1832 et 1835, il compose le recueil Odelettes d’où est tiré le poème « Fantaisie ». Ce poème traite d’un air qui ramène Nerval deux cent ans en arrière. On peut distinguer deux thèmes principaux dans « Fantaisie » : un lyrisme élégiaque et un rêve exotique, un onirisme.

 

 

 

 

« Fantaisie » est un texte lyrique, avec une tonalité élégiaque. On peut le remarquer en premier lieu avec l’omniprésence du temps, au travers des expressions « vieux » (v.3), « rajeunit » (v.6), « deux cents ans » (v.6) et « anciens » (v.16). Cela est aussi renforcé par le verbe « souviens » (v.16), qui évoque une certaine nostalgie, et les différentes allusions, historiques avec « Louis treize » (v.7), et culturelles, artistiques avec « Rossini » (v.2), « Mozart » (v.2) et « Weber » (v.2). Ces références, positives dans l’ensemble, valorisent le temps révolu. Cette explicitation du temps contribue à l’élégie du poème.

Ensuite, on peut repérer une certaine lenteur dans le texte, grâce aux décasyllabes, qui rallongent le vers, mais aussi aux enjambements des vers 1, 7 et 11. Le poème est composé de deux phrases uniquement, ce qui ralentit considérablement le rythme du poème. Le rythme ternaire « vieux, languissante et funèbre » (v.3) insiste sur cette lenteur, la lenteur de l’air ainsi que la lenteur du poème. Cette décélération du rythme du texte souligne son lyrisme et son élégie.

 

 

 

 

A l’instar du lyrisme élégiaque, la valorisation de l’onirisme contribue à mettre en opposition le présent, douloureux et mélancolique, et le passé, représenté comme un rêve exotique. Tout d’abord, il y a une présence d’images et la sollicitation des sens, notamment la vue, avec diverses couleurs : « vert » (v.8), « jaunit » (v.8), « brique » (v.9), « rougeâtres couleurs » (v.10), « blonde » (v.14) et « noirs » (V.14) ; l’ouïe avec cet « air » (v.1, 3) dont parle Nerval, et le verbe « entendre » (v.5) ; et enfin le toucher avec des matériaux comme la « brique » (v.9) ou la « pierre » (v.9). On peut aussi remarquer la personnification du château qui « baign[e] ses pieds » (v.12) dans la rivière. Enfin, l’allitération en [r] à la strophe 3 rappelle le roulement, le ronronnement de la rivière : «grands parcs » (v.11), « rivière » (v.11) et « entre les fleurs » (v.12). Tout cela évoque l’onirisme.

Ensuite, la nature, thématique par excellence du Romantisme, est citée très fréquemment dans ce poème, comme le montrent les termes « coteau vert » (v.8), « couchant jaunit » (v.8), « grands parcs » (v.11), « rivière » (v.11) et « fleurs » (v.12). Cette nature, symbole de pérennité et de paix, contribue à la valorisation du rêve, de l’exotisme.

En dernier lieu, on peut remarquer une certaine hésitation, des frontières indéfinies entre le rêve (le passé) et la réalité (le présent). Cela se traduit avec « charmes secrets » (v.4), qui renforce le verbe, l’usage des verbes « je crois voir » (v.7) et « je me souviens » (v.16), et le terme « peut-être » (v.15). Cette hésitation renforce l’aspect de rêve exotique, aux frontières du réel.

 

 

 

 

En définitive, les deux axes majeurs qui parcourent le texte sont l’utilisation d’un lyrisme élégiaque et la valorisation du rêve, de l’exotisme. A l’instar de Nerval, d’autres auteurs du XIXème siècle ont utilisé cette idée d’exotisme et d’épanchement dans leurs œuvres, ce qui en font des œuvres universelles.

 

 

 

Léa R.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaire de Philippine D. :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              Le Romantisme est le mouvement littéraire qui a marqué le XIXème siècle. Gérard de Nerval est l’un des plus grands auteurs du Romantisme à cette époque, notamment avec son recueil « Odelettes »  écrit entre 1832 et 1835. « Fantaisie », qui émane de ce recueil, fait penser à un lyrisme heureux car l’auteur se laisse emporter par sa rêverie et bercer par un air de sa jeunesse. Nous pouvons percevoir la thématique de la musique qui est en écho avec celle de la beauté de la nature, qui sont toutes deux mêlées aux souvenirs de l’auteur.

 

 

 

            Le lyrisme du poème peut être perçu à travers la musique dont il est question au vers 1 avec le mot « air », qui exprime la douceur. Le mot « lyrisme » provient d’un instrument de l’antiquité, « la lyre », qui était vue comme un instrument très poétique et mélodique. Tout au long du poème, la musique est omniprésente, on peut le voir avec son champ lexical exprimé à  travers les mots « air » (v.1 et 3), « entendre » (v.5),  et également grâce au rythme ternaire « Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber » au vers 2. Ensuite, l’allitération en [r] que forment les mots  « air » (v.1), « Rossini » (v.2), « Mozart » (v.2), « Webe» (v.2), « charmes » (v.4), « secrets » (v.4), « entendre » (v.5), mime la rythmique de l’air.

            L’expression du Moi, caractéristique du lyrisme, est montré comme une note de musique car les pronoms personnels « je », « moi », « me » qu’on retrouve souvent au fil du texte  forment une sorte de mélodie, qui est en parallèle avec l’ode. La rythmique des décasyllabes montre en effet l’importance de la musique pour Nerval qui est d’autant plus renforcée que l’auteur nomme de grands compositeurs de l’époque. On peut donc rapporter tout cela à la musique exprimée a travers le lyrisme qu’exprime l’auteur.

 

 

 

            Le lyrisme de la musicalité est en parallèle avec le lyrisme qui est projeté sur la nature. On peut voir ce parallélisme avec la beauté de l’air et celle de la nature ; au vers 5, l’auteur nous dit qu’à chaque fois qu’il vient à entendre l’ode, il rajeunit de deux-cent ans et se retrouve dans la nature qu’il nous décrit par la suite. C’est cette image qu’il essaye de nous montrer : celle de la nature qu’il trouve magnifique et l’air qu’il croit entendre en voyant  ce tableau. En effet, la beauté de l’ode qu’il essaye de nous transmettre a le même effet sur lui que la beauté de la nature.

Le champ lexical de la nature et celui des couleurs peuvent être mêlé car tous les deux, renforcent la beauté de la nature : «  coteau vert » (v. 8), « couchant jaunit » (v.8), « château de brique » (v.9), « rougeâtres couleurs » (v.10), « grands parcs » (v.11), « une rivière » (v.11), « fleurs » (v.12). C’est comme si cette nature, il la rêvait, il se construisait un monde de souvenirs, tout ce qu’il regrette avec ce qu’il aime. Le château est un élément ancien qui s’inscrit dans la nature au fil du temps, comme le prouve la métaphore au vers 12  «  baigne ses pieds » qui montre que le château se confond avec la rivière qui est le symbole de la nature. Cela  nous entraîne vers une autre grande thématique du lyrisme : la fuite du temps.

 

 

 

L’ode et la nature sont deux éléments de grandes beauté que l’auteur décrit à travers ses souvenirs et donc du temps passé. La fuite du temps est vu grâce au champ lexical des souvenirs lointains : « très vieux » (v.3), « chaque fois » (v.5), « rajeunit » (v.6), « anciens » (v.14), « déjà vue » (v.16) et « souvenirs » (v.16). Ces termes nous prouvent bien que l’auteur essaye de se créer un rêve de tout ce qu’il a aimé et qui provient du passé. Il espère que le temps sera plus lent lors de ses rêves et qu’il puisse se souvenir de tout. La ponctuation est également importante dans ce poème car l’auteur utilise des points de suspension et d’exclamation au vers 16, qui nous ramène à l’idée qu’il veuille arrêter le temps pour laisser place à ses rêves.

 L’anaphore de « puis » au vers 9 et 13 montre que le temps est omniprésent, cette thématique est également renforcée avec les mots « deux-cent ans ». La rythmique du poème, exprimée soit par l’ode, soit par la structure du poème avec deux rythmes ternaires aux vers 2 et 3 et un rythme binaire au vers 7 renforce une certaine lenteur. L’auteur veut pouvoir prendre le temps de rêver et de pouvoir décrire les choses qui lui tiennent à cœur comme la nature et la musique.

 

 

 

On a pu retrouver dans « Fantaisies » les grandes thématiques du Romantisme : la fuite du temps, la nature  et le lyrisme qui prouve bien que Nerval est un écrivain romantique tout comme Victor Hugo, Lamartine et bien d’autres qui ont su bouleverser le XIXème siècle avec leurs œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Philippine D.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

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Commentaire de Camille F. :

 

           Le Romantisme, mouvement littéraire et culturel principal au XIXème siècle, est marqué par l’exaltation de sentiments intenses et profonds du poète et la fuite du temps. Gérard de Nerval, qui fut un des grands poètes de ce mouvement, écrivit de 1832 à 1835 un recueil s’intitulant Odelettes. Dans ce même recueil se trouve le poème Fantaisie, évoquant une ode mystérieuse pour le lecteur mais significative pour le poète. Par conséquent, les deux grandes thématiques de Fantaisie sont la fuite du temps, opposée à l’onirisme.

 

 

   

        Tout d’abord, la fuite du temps dans ce poème met en avant le contraste de deux époques, passée et actuelle. «Un air très vieux» (v.3) caractérise le poète. En effet, cette ode est le miroir de son âme, comme nous le montrent les rimes croisées du poète. Cela évoque une dualité ou encore un dédoublement de la personnalité du poète. Par ailleurs, cet air est décrit comme «très vieux, languissant et funèbre» (v.3). Cela symbolise également la mort prochaine et inévitable du poète. De plus, Gérard de Nerval considère l’ode comme un trésor, riche en souvenirs et en expériences «pour qui [il] donnerai[t] tout» (v.1), pour revivre ces instants. Donc l’air de musique symbolise le passage du temps que le poète ne peut arrêter.

        De même, le temps qui passe évoque souvenirs et bonheur perdu. Les allitérations en [t], [r] et [k] (les mots « air », « donnerais », Rossini », « charmes », « château », « vitraux, « teints », « brique », « parcs », « coule » et « avec » à la troisième strophe) correspondent à des sonorités dures, âpres, reflétant le regret d’une époque révolue. En outre, la proposition « je me souviens » au vers final représente le temps présent et le souvenir d’une époque passée et terminée. En dernier lieu, « le couchant » au vers 8 symbolise la fin de la vie, et par conséquent, le temps qu’on ne peut arrêter.

         Enfin, deux époques sont comparées dans ce poème. Premièrement, l’époque antérieure est caractérisée par les termes « anciens » (v.14) et « rajeunit » (v.6). Les rimes croisées évoquent également le dédoublement des deux époques. En second lieu, le présent est décrit à travers les mots « deux cents ans » (v.6), « vieux » (v.3), « le couchant » (v.8) et « je me souviens » (v.16). L’allitération en [s]  à la dernière strophe évoque le temps qui passe, comme la rivière qui « coule entre les fleurs » (v.12). L’antithèse de « rajeunit » et « deux cents ans » au vers 6 et de « blonde » et « noirs » (v.14) montrent bel et bien le contraste du passé et du présent. La ponctuation forte comme les points de suspension et le tiret au dernier vers illustre aussi la séparation  de ces deux périodes en marquant une pause.

 

 

          Pourtant, la fuite du temps n’empêche pas le poète de rêver et de faire référence à un autre lieu. Le titre lui-même, « Fantaisie », évoque un désir d’ailleurs et de rêverie. Le poète, à l’aide d’une allitération en [r] dans le premier quatrain (avec « air », « donnerais » au vers 1 ; « Rossini », « Mozart » au vers 2 ; « charmes secrets » v.4), montre la mélodie et la rythmique de l’air. De plus, l’assonance en [ã] exprimée à travers les mots « cents ans » (v.6), « entendre » (v.5) et « couchant » (v.8) souligne la lenteur du temps lorsque Gérard de Nerval rêve. La forme du poème, composé de décasyllabes, crée un rythme long, de même qu'elle évoque l’air languissant. En effet, les nombreux enjambements  aux vers 2, 8 et 13 interprètent l’air mélancolique dont Gérard de Nerval nous fait part grâce à l’absence de ponctuation et à la longueur de la phrase et contribuent à l’onirisme du poème.

           Par ailleurs, la phrase « Il est un air pour qui je donnerais tout », située au premier vers montre que le poète est prêt à tout pour échapper au temps. Il y a également des références culturelles au vers 2, telles que « Rossini », « Mozart » et « Weber » et une anaphore qui symbolisent l’importance que prend l’air pour l’auteur. Et les couleurs « vert », « jaunit », « brique », « rougeâtres », « pierre » attestent d’un rêve heureux, gai. Enfin, la nature est pérenne, ne souffre pas de la fuite du temps car elle évoque la paix et la tranquillité d’âme dans lequel se trouve Gérard de Nerval lorsqu’il rêve. Cela contribue donc au désir d’exotisme , thématique présente dans le Romantisme.

 

 

 

         Pour conclure, la fuite du temps, l’onirisme ou encore l’exotisme sont bien connus au XIXème siècle. D' autres auteurs, comme Victor Hugo et Charles Baudelaire utiliseront ces procédés afin de faire partager au lecteur leur regret d’une époque révolue ainsi que de profonds sentiments se référant à l’évasion et au dépaysement.

 

 

 

Camille F.,  2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaire de Matthew S. :

 

 

 

 

          Les thèmes majeurs du mouvement romantique  sont la fuite du temps, l’amour, la nature, et la projection des sentiments de l’auteur sur la nature. Gérard de Nerval, l’auteur, écrit ce poème au XIXème siècle, entre 1832 et 1835 parmi d’autres poèmes qu’il classe dans le recueil Odelettes. Ce poème à pour thèmes principaux le vieillissement du poète et sa nostalgie.



         En ce qui concerne le thème du vieillissement, on remarque d’abord que comme dans beaucoup de poèmes romantiques, les sentiments du poète son tellement intenses qu’ils sont projetés sur la nature. En effet, au vers 8, « Un coteau vert, que le couchant jaunit », Nerval se compare à la colline qui, au début de la journée (métaphoriquement le début de la vie) est verte, c'est-à-dire jeune, fraîche, et pleine de vie, mais, qui, à la fin de la journée (métaphoriquement la fin de la vie), jaunit, perdant sa jeunesse et sa fraîcheur. Il parle aussi d’une rivière, qui, tel le temps qui s’écoule, emporte sa jeunesse. Mais la différence entre la nature et le poète est que la rivière coulera éternellement, la colline sera de nouveau verte le matin, et le château en pierre résistera aux âges. Cet aspect éphémère de l’homme face à la nature est un thème repris par plusieurs grands poètes romantiques telle que Victor Hugo, qui, dans son poème Soleil couchant, affirme que l’homme est éphémère et insignifiant face à la nature : « Je m’en irai bientôt au milieu de la fête, sans que rien manque au monde, immense et radieux ».
          Ce vieillissement ne se lie pas seulement à la nature, mais aussi à la musique dont parle le poète. Dès la première strophe, Nerval parle du lien entre lui et la musique, prouvé au vers 4 par « Qui pour moi seul a des charmes secrets ». Une allitération en [s] est omniprésente dans le poème : « Rossini » (v.2) ; « languissant » (v.3); « seul […] secrets » (v.4) ; « Cents  » (v.6) ; « sous » et « s’étendre » (v.7).  Cette allitération, quand on l’ajoute aux rythmes ternaires des vers 2 et 3 : « Un air très vieux, languissant, et funèbre »,  « Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber », ainsi que les décasyllabes, créent une atmosphère lourde et lente, qui caractérise non seulement l’air de musique, mais la mort future du poète. La relation entre le vieillissement du poète et la musique, ainsi que la nature, est très prononcée dans le texte. En effet, la projection des sentiments du poète sur la nature est un des grands thèmes du mouvement  romantique duquel il fait partie.



          Cette mort que le poète voit approcher fait apparaître en lui des sentiments de nostalgie très puissants. Il y a en effet dans ce poème de nombreux effets de contrastes violents entre la représentation du passé et celle du présent.  Le premier grand contraste est l’antithèse entre l’allitération en [t] et en [s]. Le premier est un son violent et tonique : « tout […] tout […] tout » (v.2) ; « très » (v.3) ; « treize » (v.7) ; « coteau » (v.8) ; « château » (v.9) ; « vitraux teints » (v.10) ;  « entre » (v.12). Ce son tonique s’oppose à la lenteur de l’allitération en [s], un son plutôt traînant. Il y a aussi une antithèse entre la perception du poète du passé et du présent. Tout le champ lexical de la perception est dans la description idyllique du château et de ses terres, les couleurs « rougeâtre », « brique »,  « jaune », « vert » placées successivement aux vers 10, 9, et 8, sont des couleurs vives qui s’opposent brutalement a l’obscurité de la première strophe, et aux manques de termes appartenant au champ lexical de la perception. Ces contrastes dépeignent effectivement les sentiments nostalgiques de Nerval.
          De même, on remarque que Nerval se sent déplacé dans cet univers qui n’est pas le sien, il essaye de se réfugier dans le passé. C’est surtout dans la dernière strophe qu’on rencontre ce phénomène : « Qui, dans une autre existence peut-être, j’ai déjà vu… et dont je me souviens ». On sent bien la volonté du poète de s’accrocher au passé, qui ne se manifeste pas seulement dans ce poème mais aussi dans un autre de ses poèmes, « El Desdichado », où il déclare être « le ténébreux, le veuf, l’inconsolé, le prince d’aquitaine à la tour abolie ». Nerval se croit en effet de descendance noble. Mais cette volonté de revenir dans le passé est impossible, le contraste entre les deux époques le prouvent, et le titre du poème le confirme.



          Ces thèmes du viellisement et de nostalgie poussent Nerval à vouloir retourner dans le passé, mais ces espoirs sont purement fantastiques. Le tragique écoulement du temps sur lequel on a aucun contrôle qui est bien l’un des thèmes principaux du romantisme.

 

 

 

Matthew S., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2008.

 


Date de création : 15/03/2008 @ 18:07
Dernière modification : 11/03/2010 @ 10:27
Catégorie : Copies d'élèves (2007/2008)
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