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Copies d'élèves 2008/2009 - Parcours 1ère FLS

Parcours n°1 :

Les différentes formes et fonctions du comique dans L'île des esclaves, de Marivaux.

(Maï-Linh M., Anaïs P.)

           

            Le XVIIIème siècle en France est marqué par le mouvement littéraire des Lumières, où les grands philosophes critiquent et remettent en question les idées de l’époque sur les thèmes comme la religion, la monarchie… On trouve ces critiques révolutionnaires dans de nombreux domaines, notamment dans le théâtre où les auteurs utilisent la comédie pour faire passer leurs idées. Un exemple de comédie est L’île Des Esclaves de Marivaux. On peut se demander quelles sont les différentes formes et fonctions du théâtre comique.

 

            Tout d’abord, il faut définir la comédie. Le mot vient du grec < kōmōidía>,  signifiant chant à l’honneur de Dionysos (le dieu de la fête et de tous ce qui rend fou). Au court du temps la comédie a beaucoup évolué. Au XVIIIème siècle, elle est utilisée principalement pour le rire. Il s’agit d’une pièce (à mi-chemin entre la tragédie et la farce) composée de dialogues en vers qui provoquent le rire. Elle comporte une intrigue, une peinture psychologique ou sociale, des personnages stéréotypés tirés de la vie quotidienne comme des esclaves insolents ou des valets qui font rire.

On distingue les genres de comédies tels que : la farce, la comédie grecque antique, la commedia dell'arte , la comédie-ballet, la comédie de boulevard, le vaudeville. Ces genres sont basés sur quatre formes de comiques qui contribuent au rire du spectateur. 

 

Il y a d’abord, le comique de geste qui utilise les coups, les accessoires, les costumes carnavalesques, les décors étranges qui sont décrits dans les didascalies et dans la mise en scène. 

Ex : boire du vin, ‘avec une bouteille de vin à la ceinture’ association au plaisir et à la gaieté. ‘Boire un petit coup d’eau de vie’, c'est-à-dire un alcool fort. 

L’utilisation d’un code ou d’une référence comique (l’onomastique, c''est-à-dire le procédé qui consiste à attribuer un sens au noim d'un personnage) renforce l’effet risible de la pièce. Cela provoque un soulagement des spectateurs. Par exemple, Marivaux utilise le personnage ‘Arlequin’ de la comédie Dell' Arte. Donc le lecteur attend des Arlequinades. Et le personnage Cleanthis qui vient d’une pièce comique de Molière.

Les mimiques, c'est-à-dire les mouvements du visage, sont également utilisées pour se moquer des gens.

L’emploi de costumes ridicules déclenche le rire comme par exemple dans la représentation d' Irina Brook… ( ou les valets d’Arlequin et Cleanthis portent des habits aux couleurs vives et du maquillage très clownesque.) 

 

 

Un deuxième type de comique est le comique de situation, fondé sur le travestissement, les quiproquos, les surprises, les reconnaissances.

Des techniques de ce comique sont ;

Les échanges de rôles : par le déguisement qui permet le malentendu ou le quiproquo. Les plus connus sont les échanges entre maîtres et valets qui provoquent le rire car on sait l’inversion ne va pas durer. Il est du aussi a l’inversion des costumes comme quand Iphicrate, un personnage stricte doit prendre le costume grotesque d’Arlequin. Tandis qu’Arlequin, met le déguisement sérieux de son maître.

Le stratagème farcesque repose sur la tromperie, le mensonge. Le spectateur connaît les défauts ou les détails dans le déroulement des événements sans que les personnages ne sachent.

Le rebondissement, le retournement de situation, et la reconnaissance font également partie de ce type de comique. Ces situations sont fabriquées par les dialogues.

On trouve aussi la mise en abyme (théâtre dans le théâtre), la mise en place d’un personnage en référence à d’autres personnages de la pièce, que l'on trouve notamment dans la scène 6 de L'île des esclaves.

Finalement il y a la fin heureuse, c'est-à-dire le dénouement heureux de l’intrigue : à la fin, les couers des maîtres (et des esclaves) sont adoucis.

 

 

Un troisième type de comique est le comique de caractère  avec la satire, (la moquerie à l'égard d’un individu) qui s’organise autour de l’analyse d’un être humain. Cette forme de théâtre décrit de manière plaisante les mœurs, les défauts et les comportements ridicules des hommes.

Les parallélismes et les oppositions entre les personnages  permettent l’observation des personnalités semblables ou différentes. Ex : Iphicrate-homme strict VS Arlequin-clown

Ou Euphrosine : timide vs Cleanthis : extravertie

On parle d’aparté lorsqu’un personnage s’adresse aux spectateurs pour donner son opinion sans que les autres personnages l’entendent.

Les paradoxes et les chiasmes font également partie du comique de caractère.

-portrait que donne Cléanthis de sa maîtresse dans la scène 3.

 

Finalement la quatrième forme de comique est le comique de mots.

On y trouve la rupture et le contre-pied. Ce sont des enchaînements de répliques qui permettent la surprise au moment essentiel du comique. 

Les aposiopèses sont des phrases dites par les personnages que seul spectateur arrive à comprendre autrement dit des mots déictiques.

Les sous-entendus, demi-mots correspondent à un personnage qui connaît un langage que d’autres maîtrisent pas.

Ex : Le dialogues entre Cléanthis et Arlequin qui font semblant d’être les maîtres et avoir une histoire d’amour mais qui n’arrivent pas à utiliser les mots de leurs maitres.

On parle d’obstruction quand un personnage intervient dans le dialogue d’un autre pour le détourner.

Il y a aussi l’accélération du dialogue, les répétitions de mots et les reparties (réplique/réponse bien trouvée)

Enfin on trouve les références vulgaires. Par exemple Arlequin dit

      Le comique porté par la comédie est essentiel dans la société du XVIII siècle.

Premièrement la comédie est un moyen de divertissement, car les nobles et les bourgeoises qui ne travaillaient pas n’avaient pas beaucoup à faire pour passer le temps. Aller au théâtre était donc un amusement très populaire pour se détendre et rencontrer de nouvelles personnes. Les procédés comiques, ou les formes de comiques faisaient rire un public de n'importe quel tout âge.     
             Ensuite, la comédie servait également à dénoncer, ou critiquer la société française en permettant à l’auteur d’être protégé des sanctions. Tout au long de cette époque, de nombreux metteurs en scène visaient à dédramatiser ou désacraliser la société et la religion en exagérant et en soulignant les aspects ridicules des hommes et des choses. Ils remettaient tout en cause et traitaient les problèmes de la société en faisant passer leurs idées. Marivaux utilise la comédie d’intrigue pour donner aux lecteurs un regard sur la réalité.

La comédie de caractère montre des personnages aux multiples défauts. La dénonciation des mœurs critique certains aspects du pouvoir.

Finalement, la comédie vise également à instruire et éclairer le lecteur. Elle est employée pour réformer l’esprit et les pensées des spectateurs. La comédie de caractère vise à corriger les vices, ou la morale en montrant les défauts de personnalité des acteurs. La comédie de mœurs a pour but de convaincre le lecteur de les corriger ou améliorer les situations de cette époque. La comédie d’intrigue est appliquée à atteindre une vérité humaine, et à long terme une amélioration de la situation initiale. 


CONCLUSION :

Les formes et fonctions du comique ont donc pour but d’amuser le public tout en lui faisant la morale. Indirectement, le spectateur ne se rendra compte du but de la pièce et de sa morale que après y avoir réfléchi. Il se peut aussi que, inconsciemment, le spectateur change certains aspects de son comportement ou sa manière de penser du fait de la morale de la pièce. Ainsi un spectateur rentrant chez lui après avoir assisté à la représentation de L’Ile des esclaves va être plus indulgent envers ces domestiques. Les différentes formes et fonctions du comique sont utilisées pour instruire les spectateurs tout en les faisant rire, ce qui permet au publique d’être plus ouvert d’esprit, d’accepter la vérité sur une chose qu’ils ont toujours penser comme normale et comme naturelle.

References :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_(genre_litt%C3%A9raire)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_(genre_litt%C3%A9raire)

Intellegro.fr

 

Anaïs P. (Angleterre), Maï-Linh M. (Polynésie française), lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, décembre 2008.


 


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Parcours n°2 : les personnages dans L'île des esclaves, de Marivaux.

(Antonia M., Felice P.)

 

 

 

 

Présentation des personnages :

 

  • Arlequin

Arlequin est un personnage célèbre de la « Commedia dell’arte ». C’est un bouffon paresseux, naïf et familier. On le présente souvent à travers son vêtement coloré et une bouteille à la main. Il est ici l’esclave d’Iphicrate. Il profitera de son statut de maître et se montrera peu rancunier vers son ancien maître.

  • Iphicrate

Iphicrate signifie en grec « celui qui gouverne par la force ». Triste, un peu ému, il retient sa rage, au désespoir, puis il évolue vers une franche colère.

  • Cléanthis

Cléanthis est l’esclave d’Euphrosine, elle sera beaucoup plus rancunière qu’Arlequin, et souhaite assouvir une soif de vengeance tant et si bien que Trivelin doit la calmer.

  • Euphrosine

En grec, la racine « EU » est connotée de façon positive. Elle est la maîtresse de Cleanthis ; elle apparaît comme une femme élégante et coquette.

  • Trivelin

Trivelin, est un ancien esclave qui est devenu gouverneur de l’île, et il a mis en place le système de transmission de pouvoir. Trivelin, qui normalement dans la comédie italienne est un valet insolent, est ici dans  L’île des esclaves  un meneur de jeu respectable.


 

 

Réaction des personnages :

 

 

Iphicrate essaye de maintenir l’ordre ancien et de ne pas accepter le changement car il a peur de perdre la liberté sur cette île et c’est pour cela qu’il voudrait partir. Comme il a besoin de son esclave pour retrouver les compagnons, il devient poli avec lui mais, malgré sa peur, il n’arrête pas de l’insulter comme le montre bien dans la pièce quand il dit : "esclave insolent", il le menace : « tu ne mérite pas de vivre » et il n’arrête pas de le traiter en esclave bien qu' au début de la scène deux, Iphicrate veuille punir l’insolence de son esclave mais Trivelin il dit « Votre esclave ? Vous vous trompez, et l’on vous apprendra à corriger vos termes."

 

Arlequin rie, raisonne et développe l’enjeu de la pièce, il se moque du maître, il rie de sa liberté nouvelle quand il dit « Ah, ah vous parlez la langue d’Athènes, mouvais jargon que je  n’entends plus ». Il va mettre en pratique les nouveaux rapports directement. Il en profite pour se rebeller contre l’autorité de son maître.

Il y a deux attitudes d’Arlequin : le rire, faire le bouffon et le sérieux (parce qu’il comprend très bien les nouvelles règles de l’île.

 

 Euphrosine : elle-même maîtresse au début, elle n’accepte pas les règles de l’île et, comme Iphicrate, elle maltraîte l'esclave Cléanthis quand dans la pièce elle dit : « Impertinente que vous êtes ! » d’après que Cléanthis dit les surnoms que sa maîtresse lui donnait comme : « Sotte, bête, Butorde, imbécile etc » donc Euphrosine, au début, elle veut toujours cacher ce qu’elle a fait à son esclave.

 

Cléanthis : comme elle sait qu’elle est sur l’île des esclaves, elle veut tout de suite se venger contre sa maîtresse bien qu’il soitvraiment difficile pour elle de pardonner sa maîtresse Euphrosine.


 

 

Relation entre les personnages :

 

Entre Iphicrate et Arlequin, il y une grande tension. On passe de l’insulte à la moquerie et de l’insolence et à la provocation avec des interrogations et des exclamations. Le maître il va jusqu’au désir de « tuer » son esclave : « Tu ne mérite pas de vivre ».

Le ton d’Arlequin veut menacer son maître : «  Je ne t’obéis plus, prends y garde »

Marivaux veut montrer qu’Arlequin est un esclave qui ne veut pas se venger. Le but visé par Arlequin n’est pas seulement de faire souffrir son maître, c’est de lui faire comprendre ses erreurs, bien que dans cette pièce on ne s’arrête pas à une vengeance personnelle, on va aller plus loin.

 

Entre Euphrosine et Cléanthis, il y a beaucoup de tension et Cléanthis veut se venger de sa maîtresse et elle veut aussi qu’elle comprenne ses erreurs. Elle utilise davantage  son pouvoir pour se venger.


 

Antonia M. (Italie) et Felice P. (Italie), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, décembre 2008.

 

 

 

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Parcours n°3 : l'utopie, dans L'île des esclaves, de MARIVAUX.

(Daria K., Tim E.)


Plan :

I.             Introduction

a. K

b. T

c. T

d. T

e. K

f. K

g. K

i. T

a. Définition

b. Repère Utopique Histoire

c. Types d’Utopie dans la Littérature

II.        Exemples d’Utopies

a. Exemple 1

b. Exemple 2

c. Exemple 3

III.  Conclusion

a. Recapitulatif

b. Ouverture

Introduction

a. Définition

L’utopie vient du grec. U – signifie nulle part et Topos veut dire lieux. Le lieu nul part, celui qui n’existe pas. Ce mouvement littéraire a été conçu par l’écrivain Tomas More, qui a vécu au XVIème siècle à Londres qui écrivit l’œuvre Utopia.

L’utopie a plusieurs significations. D’abord il y a le sens de connotation positive : Eutopie, ce qui veut dire « lieu du bonheur » (comme ce que décrit Thomas More.). Au contraire de dystopie qui est une version satyrique de l’Utopie (comme avec Animal Farm de Goerge Orwell). Une utopie peut désigner une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d'utopique consiste à le considérer comme irrationnel. Par exemple, Théodore Monod, de son coté, écrit «L'utopie est simplement ce qui n'a pas encore été essayé!» - Humaniste 20eme siècle.

Elle peut se présenté aussi sous forme de : image, peinture, sculpture (l’Homme Parfait chez les Grecs) et aussi sous forme de filme.

 

 

B. Repère Historique

i. En 1516, l’humaniste anglais Thomas More publie un ouvrage intitule "Du meilleur statut d’une république et d’une nouvelle ile: L’Utopie" dans lequel il critique d’une façon virulente le royaume d'Angleterre et propose un nouveau modèle de société, égale, et donc sans maux. Bien que le mot "utopie" et le genre littéraire qui en découle dérivent de ce livre, le phénomène préexiste largement avant cette œuvre.

ii. En effet, il et vrai que depuis l'Antiquité l'homme n'a cesse d'être en quête de la société idéale, recherche qui a abouti a une abondante littérature. Homère (Oddysee), Hésiode (Les Travaux et les Jours), Platon (La République et Des Lois)-> des philosophes grec proposent eux aussi utopies réalisées sans l'effort de l'homme, tel l'âge d'or d'Hésiode. Les poètes latins comme Ovide (les Métamorphoses), ou Virgile (4éme Epilogue) évoquent un avenir édénique. Mais les Grecs et les Latins ne sont pas les seuls à avoir développe ces thèmes d’un monde idyllique. Le premier livre de la Bible, la Genèse parle bien du jardin d’Eden ou paradis, lieu d’abondance, de beauté, perdu par Adam et Eve.

iii. Le Moyen Age passe pour une époque pauvre dans ce domaine, car les rêves utopiques se sont incarnes dans des mouvements considères comme hérétiques par l’Eglise catholique. Et les punitions étaient pires que la censure du XVIIIème siècle.

iv. Rapidement, à partir de la Renaissance, More eut des imitateurs. "L'Histoire du grand et admirable royaume d'Antangil" (1616) peut être considérée comme la première utopie de la langue française. On ne sait rien de son auteur qui a seulement signe avec des initiales IDMGT. Tandis que Francis Bacon (La nouvelle Atlantide, 1627), puis Fénelon (Télémaque, 1699), ils évoquent les idées d’un gouvernement idéal, le pouvoir des savants et d’une société égale.

V. Le 18eme siècle, qui met la recherche du bonheur sur Terre au premier rang de ses préoccupations, s'interroge donc sur le meilleur modèle de société permettant d’atteindre cet objectif. Parmi les auteurs utopistes de cette époque sont Diderot (Supplément au voyage de Bougainville, 1772), Voltaire (Candide, 1759), Daniel Defoe (Robinson Crusse, 1719), Swift (Les Voyages de Gulliver, 1726) –ces 2 derniers ont donné naissance a un genre qui se situe aux marges de l’utopie: les robinsonnades.

vi. Mais, la tradition littéraire utopique devait progressivement laisser la place à des expériences réelles pour changer la société a travers le monde, par exemple, le mouvement socialiste. A ces visions prometteuses et bientôt démenties par l’histoire, le 20éme siècle oppose, par le biais des romans, des contre-utopies de Aldous Huxley (Le meilleur des mondes, 1932), qui dénonce les valeurs de la société de consommation et George Orwell (1984- écrit en 1949) qui attaque le totalitarisme.

vii. De nos jours, c'est la science-fiction qui perpétue la littérature utopique.

 

      C) Utopie dans la Littérature

 

                 Thèmes Utopie

 

                 La caractérisation de l’utopie est souvent ambiguë. Pour certains elle est une réflexion (voir critique) de la société. Pour d’autres, elle est synonyme de totalitarisme car elle établit des règles qui conduisent a une idéologie stricte, et des idées qui tendent vers un type de société dites «parfaite». Voice les thèmes principaux majoritairement récurrents dans les œuvres utopiques :

 

Le lieu est souvent imaginaire et inaccessible.

Le bonheur individuel et collectif.

La justice est équitable.

La richesse est accueille à tous.   

Le travail est un plaisir.

Il ya une communauté des ressources. La souffrance est vaincue

Le pouvoir est bon.

D' âpres cette liste, on voit bien que les idées utopiques traitent de thèmes divers, comme l'organisation de l'espace, le travail, le pouvoir et la famille.

 
 
 

 

 


               L’Utopie dans Marivaux

 

 

Ile = utopie >  Le lieu est souvent imaginaire et inaccessible.

Changement des noms et des conditions sociales >  La justice est équitable.

Acceptation du portrait que lui dresse son esclave. > La souffrance est vaincue

 

II. Utopie dans Marivaux

 

        a. Exemple 1 : L’ile, symbole de l’Utopie

Scène 1 : Dans la scène d’exposition, Marivaux nous donne un scénario volontairement invraisemblable, car cela est la base de l’Utopie (un non-lieu). Ce non-lieu nous renvoie à une in temporalisation et d’une certaine façon a une imitation de la ville d'Athènes. (cf. cours Marivaux). L’ile est une sécurité pour protéger les personnages pendant leur « cure » de corruption.

Scène 2 : Un lieu d'origine mythique : la Grèce (traditionnellement considérée comme le premier modèle de démocratie en occident) est ici symbole de l'oppression des esclaves par les maîtres.

L’idée d’une amélioration au sein de la même Utopie :
-"vingt ans après". Nous pouvons noter que l’Utopie n’est pas atteinte tout de suite car Trivelin fait référence à l’amélioration qui a pris 20 ans pour être optimale. De même, il y a eu nécessité de corriger la première attitude des fugitifs, animée  par l'esprit de vengeance. C’est à dire que cette vengeance est compréhensible mais peut être modérée. Nous sommes au XVIIIème siècle et les injustices perçues parmi les différentes sociétés modérées sont plus ou moins intensives dans le temps selon les civilisations. Une certaine modération a permis à Marivaux de rendre cette satyre utopique universelle. Ultérieurement c’est aussi le signe que Marivaux ne souhaite pas une révolution extrême, mais des changements modèrent.

 

b. Exemple 2 : Changement des noms et des conditions sociales (= impossibilité)

Trivelin condamne « pour 3 ans au moins » Iphicrate à prendre le nom et la place d’Arlequin, tandis qu’Arlequin prendra ceux d’Iphicrate. L’échange des rôles parait la meilleure solution pour rendre les maitres « humains, raisonnables, généreux » (Scène 2 – Trivelin).

On voit donc bien au travers de cette scène que l’île est bien utopique car elle impose l’échange entre maîtres et valets, ce qui est totalement impossible à Athènes ou au XVIIIème siècle.

Marivaux rêve d’un monde meilleur. Contrairement à l’utopie traditionnelle, il propose une inversion de la relation de servitude. Il ne construit pas un monde idéal mais il expérimente un nouveau contrat social sans chercher à annuler un rapport de domination inégalitaire.

 

c. Exemple 3 : Acceptation du portrait que lui dresse son esclave

Plus la pièce avance, et moins le valet devient agressif envers son maître et plus le maître comprend à quel point il maltraitait son valet et à quel point sa situation était malheureuse. Et l’on se retrouve petit à petit dans une situation complètement irréaliste, que l’on finit d’ailleurs par atteindre : les maîtres et les valets s’excusent presque d’avoir été trop mauvais. 

Exemples :

- Iphicrate : « Va, mon chère enfant, oublie que tu fus mon esclave, et je […] toujours que je ne méritais pas d’être ton maitre. »

- Arlequin : « […] Quand vous n’étiez pas raisonnable c’étais ma faute. »

- Euphrosine : Ma chère Cléanthis, j’ai abuse de l’autorité que j’avais sur toi, je l’avoue. »

- Cléanthis : « …je veut bien oublier tout, faites comme vous voudrez… »

- Euphrosine : « Viens, que je t’embrasse, ma chère Cléanthis. »

III. Conclusion

a. Récapitulatif

Les traits de narration typiques et l'imaginaire de l'utopie sont présents:

- une ile, isolée de toute civilisation corruptrice du monde extérieur.

- Les lois sont différentes par rapport au lieu dont ils sont issus(Athènes).

- Système égalitaire présent: on a supprimé l'esclavage; et même a ses débuts, exécuté les maitres qui s'égarent de l'ile.

- Respect des hiérarchies: Trivelin gouverne a lui seul, et tous ceux qui l'accompagnent lui sont obéissants, muets et passifs.

- Changement des positions sociales et cure "thoracique": Les esclaves et les maitres changent de place, pour la simple et unique raison qu'ils vont découvrir leurs défauts et leur haine envers les uns et les autres. Ceci sert de leçon et de morale- autre caractéristique de l'utopie.

Mais cette utopie qui est imposée aux maîtres n'est pas complète car quand on rentre dans l’utopie on peut en ressortir. Donc on peut expliquer les rapports maître / valet au XVIIIe siècle par le biais de l’utopie qui offre une influence bénéfique à ces rapports.

De même, nous avons noté que cette utopie n'est que secondaire et partielle. Nous pouvons prouver ceci car il y a une entrée en utopie lors de la scène 2 quand Trivelin change les positions sociales. Cette utopie impossible prend fin lors de la dernière scène car nous pouvons imaginer que lorsque Iphicrate se libera de la pression de Trivelin, et se retrouvera de nouveau a Athènes. Il et fort possible qu'il redevienne comme avant: violent et sévère.

Le contexte dans lequel Marivaux a écrit IdE et de susciter des idéologies prérévolutionnaires. Surtout, l’île doit être perçue comme un lieu de transition- "l’entrée" dans l'utopie, et la "sortie". Le renversement social présenter sur scène n'inscrite pas a la révolution, mais a une éducation/réformation. Quelque part, Marivaux sait qu'il ne l'atteindra jamais l’Utopie parfaite dans la société, mais il espère faire de modestes progrès vers le bien.

B. Ouverture

L’utopie au XVIIIe siècle a été importante car les Philosophes des Lumières ont eu recours a ce procède pour: éviter la censure (comme Marivaux) et pour montrer l’absurdité de ce qui est en place (comme le clergé ou l’Etat). Marat, Danton, Robespierre ont tous trahi la révolution française. Marivaux ne voulait pas cela.

Le rêve d’un monde parfait influence les êtres humains depuis l’Antiquité, mais surement depuis la nuit des temps (car l’écriture n’existe que depuis l’Antiquité). D’innombrables philosophes et penseurs ont essayé d’examiner tous les cas de figures  pour élaborer une Eutopie, mais chaque tentative a échoué. Souvent, ces systèmes utopiques ne réussissent pas à cause de la corruption, et la soif insatiable de pouvoir des hommes. Les Communistes par exemple (qui ont essayé de mettre en place un gouvernement collectiviste [qui dérive du Marxisme]) n’ont pas réussi à cause de la soif du pouvoir et de la mafia politique.

    Grace a la littérature, pas seulement celle de Marivaux, il y eut beaucoup de mouvements de justice, comme l’égalité des Africains-Américains aux USA au milieu du XXe siècle. Des hommes comme Martin Luther King Jr et Mandela, en Afrique du Sud. Mandela, à peine sorti de prison est élu président, aujourd'hui condamné avec son épouse pour corruption.  Martin Luther King ayant été assassiné  ne nous a jamais donné connaissance de ce qui se serait passé s'il n'avait pas été tué. Que pouvons-nous penser du pouvoir lorsqu'il est entre les mains d'un être humain? L'abbé Pierre pourrait être une des exceptions représentant un vrai mouvement de justice sans aucune pollution extérieure tels la politique ou l'argent.

 

Sources :

Internet http://membres.lycos.fr/jccau/ressourc/utopie/index.htm

http://frederic.ferre.free.fr/lettres/LettresLycee/Maitres_et_valets/utopie.shtml

+ wikipedia.

Livres : Version IdE Bordas + Livres de Poche

Autres : Recherche d’exemple manuelle dans la pièce. + Encyclopédie.


Daria K. (Russie) et Tim E (Etats-Unis d'Amérique), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, décembre 2008.

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L'île des esclaves, Marivaux : parcours n°4.

La mise en abyme.

 

  Maria D., Valencia R : La mise en abyme dans L’île des esclaves


Marivaux est un auteur qui recupère la tradition baroque de la mise en abyme, que l’on pouvait rencontrer chez Shakespeare. En effet, il “aime le changement, les ruptures, le mouvement et les renversements de situation”, il va donc appliquer la mise en abyme dans de nombreuses pièces telles que “Le jeu de l’amour et l’hasard”, “La double inconstance” et “Les fausses confidences”. Dans L’île des esclaves il reutilise ce procédé: la mise en abyme va servir comme outil de base qui donne la chance au spectateur-lecteur de réflechir sur la société et ses coutûmes, à la fois qu’elle construit une histoire fondée sur le jeu d’amour; sans jamais oublier l’aspect comique démontré à travers le personnage d’Arlequin.



Présentation des personnages et leurs rôles


Dans la mise en abyme, histoire de mieux imiter une vrai pièce, les comédiens sont placés dans différents positions precises.


METTEUR en SCÈNE: TRIVELIN


Trivelin s’annonce d’emblée comme celui qui établit les réglès dans l’île -“On vous apprendra à corriger vos termes”. Trivelin est le connaisseur. Il predit le déroulement du système auquel il a confiance. Cet aspect lui permet de diriger la situation entre les naufragés: ‘profitez de cette peinture-la car elle me parait fidèle.’


Il va se révéler, à travers les trois tirades de la deuxième scène, comme celui en charge de leur ramener à la raison. Afin d’aboutir, il va distribuer des nouveaux rôles (“soyez le seigneur Iphicrate à votre tour (…), et vous, Iphicrate, appelez-vous Arlequín, ou bien Hé”). Dans un premier lieu le changement de noms, puis l’échange des habits.


Les NOMS ont une dimension symbolique, c’est le premier pas vers la supplantation de personalité. Tout au long de la pièce, Marivaux insiste sur cet aspect. On remarque dès le début avec: ´´comment vous appelez-vous” qui est la troisième intervention de Trivelin dans la pièce, à la quelle Arlequin replique: “Est-ce mon nom que vous demandez?”. Quelques lignes après il répète la question à propos d’Iphicrate: “Et lui, comment s’appelle lui?”, pour finalement donner le premier ordre: “Eh bien!, changez de nom au présent”. Presqu à la fin de la scène le concept va être encore évoqué par Arlequín: “Eh!, À propos, je m’appele Iphicrate”. Cléanthis aussi va être démandée son nom: c’est la première replique de Trivelin, dans la troisième scène: “dites-moi aussi votre nom”, commande suivie d’une énumération des apelatifs qu’ Euphrosin le dirigeait. En addition, il faut mentioner que, pour le spectateur, Trivelin est dépourvu de nom. Il reste anonyme, présent mais toujours en séparé. Il est le metteur en scène.


Noms changés, ce sont les HABITS qui prennent importance. Le travestissemet –commun dans les oeuvres de Marivaux- est, d’une part, le symbole de la révolution sociale, mais aussi la preuve que, en arrivant à l’île des esclaves, les personages “sont passés de la réalité au monde du théâtre”. Il est vite imposé par Trivelin: “Vous aurez soin de changer d’habit, c’est l’ordre” et est tellement relevant qu’au début de la scène 5 une didascalie introduisant Arlequín et Iphicrate nous rappelle “qu(e) (ils) ont changé d’habits”.


Il se contente pas seulement d’ exponer les réglès- la situation, mais il va continuer à méner le jeu. Il s’adapte néanmoins aux personnages. La troisième scène, il demande à Cléanthis de parler de sa maîtresse, de la décrire, il lui demande ensuite de se modérer et finalement de quitter la scène. Il va contrôler le tempo du déroulement: “en voilà assez pour à présent”.

En outre, il suscite des improvisations. Dans la cinquième scène il disparaît, laisse les acteurs évoluer. C’est seulement la dernière scène qu’il revient “pour constater que tout c’est déroulé comme il l’avait prévu”. Il tire ainsi les leçons, la morale de l’histoire.


Tel que metteur en scène, dans la representation d’Irina Brook, Trivelin apparaît sur la montagne, ce qui lui donne l’impression d’être le maître.


ACTEURS- TÉMOINS



Les naufragés sont alors imposés un rôle, un changement d’identité. C’est cette répartition des nouveaux rôles que donne la mise en abyme. Dans la nouvelle pièce, ce sont Arlequin- devenu Iphicrate, et Cléanthis, devenue Euphrosine, qui vont avoir les rôles principales dans la comédie.


  1. Ils jouent la comédie devant les autres personnages

  2. Sont acteurs de leur propre pièce

  3. Deviennent témoins des réaction de ceux qu’ils trompent.


  • CLÉANTHIS:langage et actions


Cléanthis essaie bien de devenir “une vraie maîtresse”. La façon dans laquelle elle assume son personnage est bien ironique: quand elle parle d’ Euphrosine ‘je vais appeler Cleanthis” et quand elle s’adresse a elle “laisse moi faire. Cleanthis!” (Scène 6).

En plus de son langage de maître elle affirme l’autorité qu’elle vient d’obtenir à travers des actions. Dans la scene 7, elle ordonne Euphrosine de se mettre avec Arlequin- qui joue le rôle d’Iphicrate- et demande au retour d’etre obeis: ‘vous vous conformerez a mes intentions, je l’espère, imaginez vous-meme que je le veux.’ Cette scene nous rappelle la relation ancienne entre maîtres et valets et les ordres que Cleanthis a dû subir ‘faites cela, je le veux, taisez-vous, sotte…’ c’est donc la vengeance qui se met en evidence.

De plus avec la vengeance, elle se mefie de sa maîtresse, elle pense que“elle (la) trompera bien si elle s’amende”, une raison de plus pour Cléanthis de traiter son ‘valet’ tel qu’on lui a traité. Mais cela se traduit dans un rôle joué très attentivement de la part de Cleanthis.

Donc, elle garde de la rancunne pour les actions passées, mais, paradoxalement, comme on va découvrir dans la scène 6, elle imite les anciennes manières d’Euphrosine, ses vices deviennent les siens.





  • ARLEQUIN


Le port du masque est toujours associé à Arlequin, personnage originaire de la commedia del’arte; dans la pièce, elle contribue à souligner la mise en abyme.

Soudain, il est devenu maìtre, ses habits changent- dans la mise en scène d’Irina Brook le maquillage le fait aussi-.

En conséquence, il devient sérieux, ses paroles prennent un poids considérable (“tu sauras mieux ce qu’il est permis de faires souffrir aux autres”-scène 1). Dans la scène 6, comme on étudira à continuation,il reproduit le language de son maître. Toutefois, il va pas tenir son coup longtemps, dans la scène 2 – avec la compagnie- il va devenir bouffon, de la même façon que pendent le jeu amoureux. Dans ce sens là, il est antithétique à Cléanthis, qui tient la farce. Justement on remarque quand il est devenu Iphicrate, qu’il n’abandonne ni ses chants ridicules (“Tirlin, tirlin, tirlantaine!”-scène 5) ni le vin (“le vin de la République est merveilleux”-scène 5-), ni la naïvetés langagières (‘mon camarade Trivelin…’) , ni sa joie de vivre (‘ …quand je suis gai’) qui sont les habitudes appartenant au personnage de la comédie italienne.

 


TÉMOINS


Le statut sociale d’Euphrosine et d’Iphicrate leur a été arraché. Lorsqu’ils ne vivaient qu’aux égards de la société, ils n’existaient qu’en réprésentation- théatre dans le théâtre aussi-. Devenus esclaves semblent avoir perdue leur personnalités. Leur rôle est d’être témoins et spectateurs des actions de leur maîtres.


L’échange de rôle incite de la colère chez Iphicrate dans la 1ere scène, il est conscient de ce qu’il va se passer et se tente de ramener son valet Arlequin a la raison de peur de subir les taches d’esclaves. ‘ … Miserable tu ne mérites pas de vivre!’


Euphrosine, elle, est desesperée et elle supplie sa ‘maîtresse’ de ne plus lui traiter de tel. Sa longue tirade dans la scene 8 le démontre.


On constate quand-même de l’évolution dans leur caractères: “cette scène-ci vous a un peu fatiguée”, dit Trivelin. À souligner mot scène, que démontre mise en abyme.




  • Scène 3


La scène 3, dans laquelle Cléanthis dresse le portrait satirique de sa maîtresse, est spécialement significative envers la mise en abyme. Elle réalise des tirades expressives, les modalités interrogatifs, exclamatifs, apelatifs, parallélismes (citer) rendent même les didascalies inécessaires. La tonalité est comique, ironique et plein des anecdotes exagérées par des hyperboles. Ce discours n’est pas seulement dirigé envers le public, mais aussi Trivelin et Euphosine, témoin et metteur en scène. D’ailleurs, le sujet dont elle parle: le thème du paraître, et des actuations- vocabulaire des appariences, politesse et coquetterie- d’ Euphrosine dans la société, nous revoient au théâtre, c’est une autre mise en abyme.


À cette scène, l’on peut trouver un équivalent dans la cinquième, c’est le tour d’Arlequin d’exposer les vices de son ancien maître.


PUBLIC OMNISCIENT


On parle de théâtre, il faut pas oublier les spectateurs, qui dans ce cas- ci, sont dans “une situation d’omniscience”, cet-à-dire, qu’ils connaissent tout: c’est Trivelin qui a proporcionné l’ informations.


Le spectateur est inclut dans la mise en abyme dans le théâtre autant que les acteurs. Les acteurs s’adressent à eux en même temps.


aussi dans Beaumarchais –Barbier de Seville- et les autres comédies théâtrales de Marivaux.


JEU DE L’AMOUR


Marivaux se vantait d’avoir “guetté dans le coeur humain toutes les niches différentes où peut se cacher l’amour”. Dans L’île des esclaves il va encore inclure une petite comédie sentimentale,- théâtre dans le théâtre-, de laquelle les personnages seront acteurs et spectateurs. Cette comédie se déroule surtout dans la scène número six, la plus longue de la pièce. Arlequin s’ennui, de façon à s’amuser, il decide de faire la tour à Cléanthis. Ainsi, ils feindent être leurs âmes dans un autre aspect, l’amour : ils vont parodier les moeurs de ce qui vivent dans “le grand monde” (main dégantée).


La didascalie “se promenant sur le théâtre”, brise l’illusion de l’île pour nous introduire dans le monde du théâtre. D’abord, toute répresentation a besoin de décors: les servants sont commandés d’apporter des sièges (l.24). Cléanthis s’établit comme metteur en scène, il va donner des directrices du jeu: “tenez, tenez, promenons-nous plutôt de cette manière-là,”, “allons, procedons noblement”. Arlequin se perçoit et lui demande “Garderons-nous nos gens?”. + vitupère Arlequin ( “vous défigurez notre conversation”)


Ensuite, c’est l’espace scénique qui va être redéfini: “qu’on se retire à dix pas”. L’éloignement se produit, Euphrosine et Iphicrate deviennent, avec gestes de douleur et d’étonnement, spectateurs, dont Cléanthis sait avoir besoin (“pouvons-nous être sans eux?”).


Le jeu à commencé. Cléanthis devient coquette parfaite - termes “Madame”, “Monsieur”. Arlequin va tenter de suivre les instructions, son language change- vouvouyement, lyrisme- évoqué dans repliques comme “Faut-il m’agenouiller, Madame, pour vous convaincre de mes flammes, et de la sincérité de mes feux?”. Malgré tout, ses interprétations sont antithétiques: si bien que Cléanthis va essayer de se “glisser” sous la peau de sa maîtresse noble, Arlequin garde ses habitudes à lui. Molière pas égal commedia dell’ arte.

 

À la fin, Cléanthis et Arlequin se rendent compte et expliquent au spectateur que les relations sociales des nobles au XVIII siècle, ne sont que de bouffonades et n’ont pas une base logique: c’est aussi du théâtre. “on est aussi bouffons que... »

RETOUR VERS SOI


Les rôles que l’on joue dans la vie- autre que le notre- sont parfois temporaires et c’est ce que démontre la mise en abyme de L’île des esclaves. Dans la scène 8, Arlequin tente de séduire Euphrosine. Il reprend sa vraie personalité puisqu’il agit comme un valet malheureux, maladroit, naïf, et amoureux: ‘quelles mains ravissantes, les jolie petits…’

De plus dans la meme scène, Arlequin reprend l’habitude de vouvoyer Euphrosine et viceversa. Les deux personnages ne jouent plus de rôle. C’est après la tirade pathétique d’Euphrosine, que Arlequin met une fin au théâtre dans le théâtre en disant ‘j’ai perdu la parole’.

À partir de ce moment les acteurs ne “versent (plus) en parole”, ni essaient de cacher leur vrai nature: ce sont les sentiments qui doivent être compris par les comédiens.

Néanmoins, la relation entre Iphicrate et Arlequin a changée, et les deux hommes se tutoient dans la scène 9. Mais cela est une inversion incomplète puisqu’ on s’attend à ce que Arlequin vouvoie son maître. Donc la mise en abyme n’a guerre pas de fin precise et le valets,en quelque sorte continuent de jouer un rôle.


Conclusion


1. Contributions: dimensions sociale, politique et morale


La notion de l’infini:


  • Marivaux nous fait refléchir sur la part de fiction des relations humaines (scenes 3, 5 et 6). D’ailleurs, les deux classes sociaux se mélangent, bien qu’au XVIII ème siècle c’était inimaginable.


  • Au XVIII ème, les maîtres abusent de leur position: la mise en abyme nous offre une solution pour changer les moeurs de la société. Un example vient de Cléanthis en parlant d’Iphicrate, ‘…qu’il m’epouse, il sortira d’un coup d’esclavage…’ scène 6. Devenir un maître semble être facile, et elle insinue que il suffit d’avoir un lien ‘amoureux’ avec un maître pour en devenir un. Néanmoins, l’esclave ou les valets ne peuvent pas devenir maîtres bien qu’ils soient suffisament ‘proches’ du maître.


  • Il se trouve qu’ils imitent et font des singeries de leurs nouveaux valets, mais aussi se contentent de les traiter comme ils ont été traité. Par exemple, dans le jeux de l’amour, Cléanthis et Arlequin se proposent de ‘tomber amoureux’ avec leur maîtres respectifs. ‘ Comment trouvez-vous mon Arlequin? – Mais que dites-vous de ma servante?’ D’une part ils en parlent comme si ils étaient des objets et d’autre part ils sont humiliés. Les valets au XVIII ème siecle ont été traité avec le moindre respect. Marivaux a voulu dénoncer le mépris évoqué par les maîtres de l’époque.







Antithèse:


Les antithèses révélées ici dans L’île des esclaves démontrent de nombreuses oppositions tels que:

  • L’opposition entre les bouffoneries d’Arlequin et le serieux de Trivelin

  • Entre une Cléanthis qui prend le jeux au serieux et un Arlequín qui ne peut le soutenir

  • Entre la déclaration d’amour d’Arlequin à Euphrosine et l’absence de tout lien entre Iphicrate et Cléanthis

  • Entre les classes sociales qui se mélangent.


Miroirs et parallélismes:

  • Le jeu de Cleanthis, devenue maîtresse, et le portrait qu’elle donne d’Euphrosine

  • Parallèle declaré entre les liens amoureux à venir d’Iphicrate et Cléanthis et d’Arlequin et Euphrosine.

  • Parallélisme entre le discours de Trivelin (scène 2 et scene 11).



2. L’illusion: La vie est un théâtre



Toute vie sociale, selon Marivaux, est un théâtre. Le port du masque c’est le laif-motif de l’oeuvre. Déjà, Arlequin-son nom constitue la première replique de la pièce, on l’associe au masque (onomastie); l’attitude d’Euphrosine et de Iphicrate, avant d’arriver sur l’île était basée sur l’apparence, sur l’île, Cléanthis la reprend.


Cette répétition constante nous transmet une idée: la vie est un théâtre, et nous les hommes sommes de comédiens. L’île peut, tout d’abord, être considérée comme une métaphore de la terre où nous habitons. L’arrivée des personnages est une allégorie sur notre arrivée dans le monde, la naissance, laquelle on ne decide jamais. Ils viennent d’Athènes. Ça nous fait penser à la conception du monde dans la Grèce antique: la vie était un théâtre puisque le destin était défini en avance. Dans L’île des esclaves, Trivelin est en sorte un dieu, il dicte l’avenir des naufragés: il établit les roles des personnages, dans la même façon que nous, dans la vie, on est imposé des rôles selon notre milieu social. Mais, au cour de la pièce, ils sont laissés à agir à leur gré. Pour obtenir ce qu’ils désirent il faut qu’ils décident le chemin à prendre. C’est cela, finalement, ce que nous devons faire aussi.


Cette vision de la vie est assez repandue. La notion, provenant de la tradition oriental, biblique et mythologique, se transmet à travers l’époque classique. C’est durant le movement du Baroque, où l’homme s’interroge sur l’existentialisme et le pourquoi vit- on, que l’association de la vie avec l’irréel- les réprésentations théâtrales et les songes- redevienne populaire. On le trouve dans la littérature française- Marivaux-, dans la littérature anglaise- Shakespeare-, et aussi dans la littérature espagnole. Pour en conclure, on a décidé de vous réciter un fragment de “La vie est songe”, de Calderón de la Barca, auteur du Siècle d’Or espagnole – XVII ème.


 

MariaD. (Espagne) et Valencia R. (Madagascar), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, décembre 2008.

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Parcours concernant l'oeuvre intégrale n°2 : les Fables de La Fontaine.

Parcours d'Andres G. et Joseph S. : la conception des Fables et son évolution entre les deux recueils.

 

 

 

 

 

 

 

 

Plan

Introduction de Jean de La Fontaine

n    La conception des Fables:

n    Les Recueils

-       Premier Recueil

-       Deuxième Recueil

Conclusion

 

 

 

Jean de La Fontaine

n      La Fontaine, trouve la majorité de ses sources dans les brefs écrits d'Esope et dans ceux plus élaborés de Phèdre. «Mon imitation n'est pas un esclavage» précise-t-il et dès les premières fables, il  crée un genre nouveau qu'il ne cessa d'améliorer au cours des trente années (1663-1693) de parution de ses fables.

 

 

La Fontaine Cont.

n      Ainsi, en choisissant d'utiliser la moquerie et la satire pour dénoncer les vices de ses contemporains, le lecteur découvre à travers au moins deux tiers des fables, des effets et des situations comiques.

 

Premier Recueil (1668)

n      La  Préface, l'Épître et la  Dédicace destinés à Monseigneur le Dauphin, donnent le ton et indiquent l'idée principale : Il faut d'abord instruire par la morale en imitant Esope : «Je me sers d'animaux pour instruire les hommes» (Épître l.6).

 

 

Premier Recueil Cont.

n      Il transforme la fable en une immense pièce de théâtre où les acteurs sont entres autres les animaux et les plantes. Il leur fait raconter ce qui se passe à cette époque, et dénonce nos vices principaux, la méchanceté et la sottise, à travers de satires faites pour amuser et moraliser.

 

n      Ainsi, la première conception est celle d'un conte destiné aux enfants, afin de leur enseigner la morale de manière amusante : “L’apologue, dit-il dans la Préface de 1668, est composée de deux parties… Le corps est la fable, l’âme la moralité”.

 

 

n           Ainsi, la première conception est celle d'un conte destiné aux enfants, afin de leur enseigner la morale de manière amusante : “L’apologue, dit-il dans la Préface de 1668, est composée de deux parties… Le corps est la fable, l’âme la moralité”.

 

 

Livres du Premier Recueil

n      Il y a 6 livres dans le premier recueil contenant 124 fables dont le Chêne et le Roseau, le Cochet, le chat et le souriceau, la Jeune Veuve.

 

n      3,838 vers

 

Deuxieme Recueil (1678-1679)

n      Il s'agit d'une conception bien différente du premier recueil, tel que nous le révèle en introduction l'Avertissement. L'évolution se fait en passant du conte pour enfants au journal intime pour adultes.

n      La nouveauté est partout, dans l'art, les sujets et dans la manière de décrire les mœurs humaines en empruntant l'apparence animale. Les sources ne sont plus seulement d'Esope ou Phèdre, mais aussi Piplay, sage indien ou les fabliaux des conteurs du moyen âge.

 

La nouveauté est partout, dans l'art, les sujets et dans la manière de décrire les mœurs humaines en empruntant l'apparence animale. Les sources ne sont plus seulement d'Esope ou Phèdre, mais aussi Piplay, sage indien ou les fabliaux des conteurs du moyen âge.

 

Deuxième Recueil Cont.

n      En regardant non plus l'aspect quantitatif de la production de La Fontaine, mais la qualité des fables, nous nous rendons compte qu'elles se sont transformées. Elles deviennent le journal intime de l'auteur.

n      Il y aborde tous les sujets philosophiques, sociaux, politiques de même que sa vie personnelle par des confidences sur ses amours. Ces fables ne s'adressent assurément plus aux enfants, mais à des lecteurs avertis. C’est-a-dire des lecteurs eclairés qui déchiffrent la morale.

 

n          Il y aborde tous les sujets philosophiques, sociaux, politiques de même que sa vie personnelle par des confidences sur ses amours. Ces fables ne s'adressent assurément plus aux enfants, mais à des lecteurs avertis. C’est-a-dire des lecteurs eclairés qui déchiffrent la morale.

 

Livres du deuxième recueil

n      Le deuxième recueil est composé de 5 livres 88 fables et 4 023 vers.

n      On trouve par exemple, les Animaux malades de la peste, Le Coche et la Mouche, la laitière et le Pot au lait. On trouve des récits à allusions politiques. Il faut d’ailleurs comprendre que La fontaine s’est servi d’animaux pour échapper à la censure du temps de Louis XIV. “Je me sers d’animaux pour instruire les hommes..” Il en vient à proposer une vision plus philosophique du monde.

 

 

Livre XII

n      Le couronnement de l'ensemble. Si la conception n'est pas nouvelle, ce livre offre des fables plus belles, d'une inspiration plus noble, qui touchent parfois, comme la dernière Le Juge arbitre, l'Hospitalier, et le Solitaire, à la symphonie poétique.

n      24 fables ayant 2453 vers

n      Dedicace à Monseigneur le Duc de Bourgogne

 

Conclusion

n      Ces fables ont traversé le temps. Nous les lisons avec le même plaisir que les générations précédentes. Elles ont gardé la même vérité parce que leur sujet, c’est la nature humaine. Elles sont universelles.

Andres G. et Joseph S. (Etats-Unis d'Amérique), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, avril 2009.

 


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Date de création : 14/01/2009 @ 12:25
Dernière modification : 03/05/2009 @ 16:17
Catégorie : Copies d'élèves 2008/2009
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