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Copies d'élèves 2008/2009 - Commentaires 2nde 7


Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires rédigés par des élèves de seconde de section internationale du lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis (Centre International de Valbonne) au cours de l'année scolaire 2008/2009 (professeur de Lettres : M. JF Bouché.)

 

 

civ.jpg 

 

        Ce devoir a été réalisé en trois heures, dans des conditions d'examen (le sujet ne comportait pas de question préalable), le lundi 09 mars 2009. Il concluait une séquence consacrée au Romantisme (objet d'étude : Un mouvement littéraire et culturel du XIXème siècle) et à la méthodologie du commentaire et de la lecture analytique. Il s'agissait, pour ces élèves, de leur premier devoir de commentaire, en temps limité.

        Ces quelques exemples de devoir peuvent aider les élèves qui sont en cours d'acquisition de la méthodologie du commentaire, et peuvent aussi servir de support à une éventuelle remédiation.

Écrit sur le tombeau d'un petit enfant au bord de la mer


Vieux lierre, frais gazon, herbe, roseaux, corolles ;
Église où l'esprit voit le Dieu qu'il rêve ailleurs ;
Mouches qui murmurez d'ineffables paroles
À l'oreille du pâtre assoupi dans les fleurs ;

Vents, flots, hymne orageux, choeur sans fin, voix sans nombre ;
Bois qui faites songer le passant sérieux ;
Fruits qui tombez de l'arbre impénétrable et sombre,
Étoiles qui tombez du ciel mystérieux ;

Oiseaux aux cris joyeux, vague aux plaintes profondes ;
Froid lézard des vieux murs dans les pierres tapi ;
Plaines qui répandez vos souffles sur les ondes ;
Mer où la perle éclôt, terre où germe l'épi ;

Nature d'où tout sort, nature où tout retombe,
Feuilles, nids, doux rameaux que l'air n'ose effleurer,
Ne faites pas de bruit autour de cette tombe ;
Laissez l'enfant dormir et la mère pleurer !



 

 

Victor HUGO (1802-1885), recueil Les rayons et les ombres (1840).

 

 

 hugo 2.jpg

 

 

 

Code des couleurs :


- 1ère étape de l'introduction : présentation de l'époque et du mouvement littéraire.

- 2ème étape de l'introduction : présentation de l' auteur et de l' oeuvre dont émane le texte à commenter.

- 3ème étape de l'introduction : présentation de l'extrait

- 4étape de l'introduction : annonce des axes de lecture.

- Connecteurs logiques

- Amorce de l'axe de lecture

- Rappel de l'axe de lecture en cours

- Transition

- 1ère étape de la conclusion : rappel des axes de lecture du devoir

- 2ème étape de la conclusion : ouverture


 

Code des couleurs : ce guidage méthodologique ajouté aux copies elles-mêmes est destiné à faire de ces productions d'élèves un potentiel outil d'élaboration de futurs devoirs, ou encore de remédiation ou de correction.

 

Devoir de Lauriane S. :

 


          Au XIXème siècle s’imposa un mouvement littéraire et culturel : le Romantisme. Celui-ci s’opposait aux idées très cadrées du Classicisme et prônait l’expression des sentiments, notamment grâce à l’emploi du lyrisme.  Victor Hugo fut l’un des fondateurs de ce mouvement, comme Alphonse de Lamartine ou encore Chateaubriand. Apprécié comme étant le plus illustre auteur de la langue française, il est l’auteur du recueil de poésies Les Rayons et Les Ombres, dont est extrait le texte « Ecrit Sur Le Tombeau D’Un Petit Enfant Au Bord De La Mer » que nous allons commenter. Dans ce texte, la Nature est omniprésente et Victor Hugo met en parallèle la pérennité de la Nature et la mortalité de l’Homme.

 


         
             Lors de la lecture d’« Ecrit Sur Le Tombeau », il apparaît clairement que Victor Hugo s’adresse à la Nature et plus précisément à la multitude d’éléments qui la composent. En effet, le poème met en valeur la grandeur de la Nature. On peut observer notamment des énumérations de substantifs au vers 1 : « lierre », « gazon », « herbe », « roseaux », « corolles » ; au vers 5 : « vents, flots, [...] orageux » ainsi qu’au vers 14 : « feuilles, nids », « rameaux », « air », tous en rapport avec la Nature. Hugo emploie ainsi des noms tout au long du texte, comme « mouches » (v. 3), « Bois » (v. 6), « oiseaux » et « vague » (v. 9) ou encore l’anaphore de « nature » au vers 13, qui prouve une indéniable insistance sur l’importance de celle-ci tout au long du poème. Trois des quatre éléments sont également cités, comme le « ven[t] » (air) au vers 5, la « mer » (eau) au vers 12 ainsi que la « terre » au même vers. La présence de la Nature est donc indéniablement une grande thématique de ce poème.
           De plus, la Nature ici évoquée est heureuse, paisible, calme. Les mots « corolles » (v. 1), « assoupi » (v. 4), « songer » (v. 6), « cris joyeux » (v. 9) ainsi que « doux rameaux » et « effleurer » au vers 14 font en sorte que le poème dégage un sentiment général de paix et de quiétude. Cela est renforcé par l’allitération en [l] présente dans les strophes une, deux et trois comme l’attestent les mots « Eglise », « l’ », « le », « il » (v. 2), « l’ », « impénétrable » (v. 7), « la perle éclot » et « l’ » (v. 12).  Cette sonorité évoque un ruisseau, une mer calme et se fait l’analogie d’une Nature sereine. On remarque aussi l’assonance du son « er » ou « air » aux strophes deux, trois et quatre, prouvée par les termes « mystérieux » (v. 8), « mer », « perle », « terre », « germe » (v. 12) et « air » au vers 14. Cette assonance donne une caractéristique aérienne et légère au texte, comme le serait un souffle d’air sur une Nature apaisée.
          Enfin, Victor Hugo montre que de même que tout naît de la Nature, de même tout y meurt. Au vers 12 on remarque un parallélisme de construction constitué d’un élément (« mer » puis « terre ») et d’un verbe synonyme de naissance (« éclot » puis « germe »). Ce parallélisme, renforcé par une césure à l’hémistiche met en valeur l’apparition de la vie au sein de la Nature. On retrouve la même structure au vers 13 avec, de part et d’autre de la césure à l’hémistiche, « nature », « tout » ainsi qu’une antithèse formée par les verbes « sort » qui évoque la naissance puis « retombe » qui représente la mort. Hugo montre alors la cyclicité de la Nature, qui n’est constituée que de naissances et de morts successives.

 


          Cette cyclicité évoquée pour la Nature n’est autre que celle du temps. Ce poème fait l’objet d’une très forte opposition entre une Nature pérenne, éternelle, face à l’Homme, mortel et éphémère. Tout d’abord, Victor Hugo personnifie la Nature afin de mieux pouvoir la comparer à l’Homme, selon l’exemple du vers 3 : « mouches qui murmurez », du vers 11 : « plaines qui répandez vos souffles » ainsi que du vers 14 : « que l’air n’ose effleurer ». La Nature est ainsi ramenée à l’échelle humaine, grâce aussi à la métaphore du vers 5 : les vents et les flots sont comparés à un hymne, un chœur, une voix. Les alexandrins permettent au poète d’appliquer à la Nature la caractéristique lente du temps, car ce sont des vers amples et traînants. La thématique de la pérennité de la Nature est présente jusque dans la structure même du poème.
          Enfin, des oppositions sont présentes tout au long du poème, démontrées par les antithèses du vers 1, « vieux » et « frais », et du vers 6 « songer et sérieux » (accentué par une diérèse), du vers 9 « cris joyeux » et « plaintes profondes » (accentué par une césure à l’hémistiche) et du vers 13 où « tout sort » et « retombe », ainsi que du vers 12, « mer » et « terre ». Cela est renforcé par l’oxymore « ineffables paroles » du vers 3 et l’opposition entre « tombeau d’un petit enfant », qui est mort dans sa jeunesse, et la « mer », qui ne "mourra" jamais, puisqu’elle est éternelle. Le dernier vers concentre aussi les principales oppositions du poème avec l’enfant mort, et la mère vivante.

 


          Ce poème oppose la Nature avec la mortalité de l’Homme et l’éternité du temps. Il reflète la personnalité de Victor Hugo, un des pionniers du Romantisme, en opposition avec le Classicisme. De plus, cette personnalité contradictoire, dans le sens où Hugo se défait des conventions  pour créer un genre nouveau, est présente dans ses œuvres puisque le recueil lui-même évoque une forte antithèse : Les Rayons et Les Ombres, comme la confrontation de la lumière et de l’obscurité, les mille facettes et paradoxes du monde dans lequel nous vivons.

 

Lauriane S., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

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Devoir de Julie T. :

 

             Le romantisme est un mouvement culturel et littéraire largement répandu au XIX ème siècle. . Les auteurs romantiques essayaient d’échapper au « mal du siècle », caractérisé par les attentes déçues de la révolution française et l’effondrement de l’Empire napoléonien, au travers du rêve, de l’imaginaire, de l’expression de sentiments intenses et intimes. Victor Hugo s’est particulièrement distingué dans ce mouvement,  notamment avec son recueil  Les rayons et les ombres (1840)  dont est « Ecrit sur le tombeau », poème rédigé alors que l’auteur était encore âgé de 38 ans. Dans ce poème, la nature et la projection des sentiments sur celle-ci sont deux thèmes récurrents.

 

             Dans un premier temps, on est frappé par l’omniprésence de la nature tout au long du texte. Le champ lexical de la nature est d’ailleurs réparti de manière uniforme tout au long du texte : aussi bien au vers 1 : « vieux lierre » ; « frais gazon » ; « roseau », qu’au vers 7 : « arbres » ; « fruits », ou encore au vers 15 : « feuilles » ; »nids » ; « rameaux ». On peut donc penser dès la première lecture que le poète a voulu  montrer à quel point la nature est essentielle à la Vie, étant donné qu’elle en est l’essence même. Autrement dit  tout est issu de la nature, d’où ce retour incessant à la même notion.
            D’autre part, on remarque également une évolution des sens diffusés par la nature au fur et à mesure des strophes. Ainsi, dans la première strophe, le paysage et les êtres vivants restent relativement figés. Par exemple, l’énumération au vers 1 : « vieux lierre », […] corolles » est relative à la flore ; il y a donc une immobilité incontestable. De même, au vers 4, on parle du « pâtre assoupi dans les fleurs ». En bref, le seul élément témoignant d’un  mouvement, si imperceptible soit-il est le bourdonnement des mouches qui « murmur[ent] d’ineffables paroles » (v.3). En revanche, dès la deuxième strophe, la nature commence à s’animer : « les bois » (v.6) sont traversés par « le passant sérieux » (v.6) ; les « fruits » (v.7) et les « étoiles » (v.8) « tomb[ent] (v.7 et 8). Néanmoins, la nature est loin de se dévoiler entièrement, en témoigne l’usage des adjectifs « impénétrable » et « mystérieux », respectivement situés aux vers 7 et 8. Enfin, l’apogée de ce mouvement est atteint à la troisième strophe, où la nature dégage également d’autres sens, comme en témoignent les « cris joyeux » des « oiseaux » (v.9) ou les « vagues aux plaintes profondes » (v.9). Pour revenir sur la thématique du mouvement, on trouve les « plaines qui répand[ent] » (v.11) et « l’épi qui germe » (v.12). Pour résumer, on peut donc dire que la nature décrite dans le poème reste omniprésente mais qu’elle peut être perçue à divers niveaux d’intensité, notamment quand à son mouvement.
              Enfin, le début de la dernière strophe commence à laisser entrevoir la chute du poème (la mort de l’enfant). Plus précisément en ce qui concerne la nature, on observe une chute brutale du volume sonore et de la mobilité, mise en évidence par la proposition « sue l’air n’ose effleurer »(v.14) et par l’allitération en [f] : « feuilles » (v.14) ; « effleurer » (v.14) ; »faites » (v.15) ; « enfant » (v.16), évoquant le sifflement léger du vent. De plus, on notera la relation  d’inclusion de tous les éléments du champ lexical de la  nature, accentuée d’autant plus par le vers 13 : « Nature d’où tout sort, nature où tout retombe », lequel vers est à la fois un parallélisme et une antithèse. On peut par ailleurs  relier ces figures de styles avec l’assonance en [?] présente dans la troisième strophe et particulièrement pertinente au vers 12 : « Mer où la perle éclot, terre où germe l’épi », évoquant l’éternel renouvellement de la nature qui évolue de manière cyclique et infinie. On rejoint ainsi le premier paragraphe : la nature est à l’origine de tout ce qui est, tout ce qui est est nature.

 


             La nature est certes omniprésente dans tout le texte mais bien plus que figurative, elle transporte également un message. Le poète ne se sert d’elle en fait qu’à titre d’écran, afin d’y projeter ses sentiments. Tout d’abord, l’analyse du titre de l’œuvre et de l’extrait permet déjà de se faire une idée du registre exprimé. Ainsi, les rayons et les ombres peuvent amener à penser à une métaphore de la vie (symbolisée par les « rayons »), laquelle serait opposée à la mort (symbolisée par « les ombres »). On retrouve d’ailleurs cette allusion néfaste dans le titre de l’extrait : « Ecrit sur le tombeau », « tombeau » possédant une connotation ramenant immédiatement à la mort. Le poète a donc bel et bien utilisé la nature pour exprimer des idées tristes et funèbres.
          Cependant, Hugo a utilisé bien d’autres procédés pour exprimer des sentiments, comme le démontrent les nombreuses personnifications de la nature disséminées dans tout le texte, lesquelles renvoient à des caractéristiques humaines, telles que les émotions : « Mouches qui murmurent d’ineffables paroles » (v.3) ; « Vents, flots […], chœur sans fin, voix sans nombre » (v.5) ; « cris joyeux » et « vagues aux plaintes profondes » (v.9). On peut également citer les parallélismes « Fruits qui tombez de l’arbre » (v.7) ; « Etoiles qui tombez du ciel » (v.8) ou encore : « Nature d’où tout sort, nature où tout retombe » (v.13) (le d’où étant d’autant plus intéressant qu’il fait l’objet d’un paronomase avec le mot « doux » au vers 14), qui permettent au poète d’expliciter le message qu’il cherche à exprimer. Il y a donc bien des sentiments dans ce poème et le cadre de la nature set de relais à leur expression.
          Pour finir, l’ensemble de l’extrait est rédigé en alexandrins, avec une division en deux hémistiches dans chaque premier vers de chaque quatrain (la virgule jouant le rôle de césure à l’hémistiche). L’usage de vers longs et amples permet à Hugo d’insister sur le caractère malheureux du poème, comme si il reportait la douleur que laisse traîner la mère de l’enfant (vers 16 : « pleurer»). La rythmique coupée par le césure à l’hémistiche renforce encore cet effet : elle donne l’impression que la mère hoquette, balbutie ; il n’existe pas de mot assez fort pour décrire sa douleur. Toujours à propos de la forme du poème, on relève l’allitération en [p] dans la troisième strophe : « plaintes » (v.9) ; « profondes » (v.9) ; « pierre » (v.10) ; « tapi » (v.10) ; « plaine » (v.11) ;  « épi » (v.12), une sonorité dure qui ramène à la dure réalité et à la condition mortelle de l’humain. Cette idée de mort est d’ailleurs introduite au dernier vers par l’euphémisme « laissez l’enfant dormir ». Le lecteur est capable d’interpréter cet euphémisme grâce au nom « tombe » qui le précède au vers 15. Il est également possible de le raccorder avec le vers 2, « Eglise où l’esprit voit le Dieu qui rêve d’ailleurs » qui, dans la religion chrétienne, décrit la croyance d’une vie après la mort. Le dernier élément à noter serait l’usage de l’injonction « Laissez » (v.16) et d’une ponctuation forte : le poème se termine en effet par un point d’exclamation. Ces deux derniers points laissent entrevoir un certain lyrisme dans l’expression des sentiments du poète au travers de la forme. La nature et les termes qui la décrivent servent donc de support à la diffusion d’un sentiment de tristesse infinie face à la mort.

 

            En conclusion, « Ecrit sur le tombeau » parle de la nature, de son omniprésence et de son renouvellement incessant. Hugo s’est servi de cette thématique pour décrire et exprimer la tristesse de la mort d’un enfant, renforçant ainsi la fragilité de la condition humaine.D’autres poèmes reprennent cette comparaison de l’immortalité de la nature, face à la condition mortifère de l’Homme, comme « Soleils Couchants » ou « Demain dès l’aube » écrits tous les deux par Victor Hugo encore une fois, ou « Le dormeur du val » d’Arthur Rimbaud.

 

Julie T., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

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Devoir de Loïs V. :

           Le Romantisme est un des principaux mouvements littéraires du XIXème siècle qui succède au Classicisme, mouvement littéraire du XVIIème siècle. Victor Hugo, l'un des maîtres incontestés de ce mouvement qui vise à exalter les sentiments, est l'auteur du poème "Ecrit sur le tombeau" extrait du recueil "Les rayons et les ombres" publié en 1840. Ce commentaire sera tout d'abord axé sur la nature puis sur le désarroi, la tristesse du poète, sur son lyrisme douloureux. 


 
 
         Dans un premier temps, Victor Hugo invoque une nature aux aspects multiples. En effet, l'auteur décrit soit une nature en plein essor et épanouissement, remplie de mouvements, soit à 'inverse, une nature vieillie. Cela se traduit stylistiquement par une série d'anthithèses comme l'illustre ces termes contraires :"vieux lierre", "frais gazon", "cris joyeux", "plaintes profondes" (v9) et "nature d'où tout sort, nature où tout retombe" (v13). Par ce procédé, Victor Hugo décrit le cycle permanent de la vie et le constant renouveau de la nature. La nature décrite est pleine de mouvements comme le montre les expressions "fruits qui tombez" (v7), "mouches qui murmurez" (v3) ce qui traduit une certaine gaieté tels que "oiseaux aux cris joyeux". Cette gaieté de l'environnement est constamment contrasté par des termes plus sombres. Par conséquent, un champ lexical d'une nature sombre crée ce contraste. Le champ lexical est formé par les mots "vieux" (v1), "orageux" (v5), "sérieux" (v6), "impénétrable", "sombre" (v7), "mystérieux". Le lecteur fait face à une nature à la fois épanouie et gaie, et à une nature plus "mystérieu[se]" et "impénétrable".
        De plus, l'auteur demande à cette nature mystérieuse de garder le silence afin de laisser l'enfant se reposer. Dans le dernier quatrain, l'allitération en [f] formée par les noms "feuilles" "éffleurer" "faites" "enfant" peut être interprétée comme une sonorité calme qui peut imiter le souffle du vent, unique perception de bruit, sur une nature devenue calme, sereine voire muette devant le chagrin de la mère.

 
 


          Comme l'illustre l'antithèse du titre du recueil : "Les rayons et les ombres", à même que la nature s'épanouit et est rayonnante, l'ombre peut représentrer la tristesse de la mère, la mort de l'enfant et la déchéance de l'humanité. Victor Hugo exprime son désarroi et sa tristesse face à la mort de l'enfant, il laisse donc émaner des vers un lyrisme douloureux. En commémorationde sa fille noyée, Victor Hugo entreprit un pélerinage annuel entre Harfleur et Villequier. La mort de sa fille, Léopoldine, influença Hugo lorsqu'il écrivit ce poème. L'antithèse dévelopée dans le premier axe met en relief une nature en pleine épanouissement face à une humanité triste et endormie. "Le pâtre assoupi" (v5) ainsi que "l'enfant dormir" montre qu' il n'y a aucun signe d'activité et de vie humaine. La mort de l'enfant représente une déchéance pour Hugo et tout signe d'activité humaine semble éteint dans ce poème. Seul les pleurs et les lamentations de la mère de l'enfant sont présents dans le poème comme l'illustre la citation : "la mère pleurer" (v17). L'euphémisme "laissez l'enfant dormir" qui vise à atténuer la mort tragique de l'enfant montre clairement le désarroi et la tristesse de Victor Hugo.
         De même, l'invocation, le supplice de Victor Hugo de laisser reposer l'enfant en paix, formé par les impératifs "Ne faites", "laissez" montre un présent désormais devenu difficile face auquel il ne peut rien faire. En effet, Victor Hugo tente d' oublier le passé meurtrier en exaltant son lyrisme douloureux.

 


                      Pour conclure, Victor Hugo laisse exprimer dans ce poème ses sentiments les plus profonds et les plus douloureux. L'expression de son lyrisme douloureux peut ici être comparé au poème "le lac" de Lamartine. Victor Hugo a beaucoup influencé le mouvement littéraire romantique, comme d'autres auteurs tels que Gérard de Nerval ou Alphonse de Lamartine.

Loïs V., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

hugo 2.jpg

Devoir de Charlene V. :

 

          Le romantisme est un mouvement prééminent du 19eme siècle. Il prône l’exaltation des sentiments, appelle au rêve en éveillant l’imagination. Le poète s’exprime en nous dévoilant ses sentiments les plus intimes. Victor Hugo, l’un des plus grands poètes de cette époque, a écrit un recueil nommé «  les rayons et les ombres » qui comprend deux grands thèmes romantiques qui sont la nature et un lyrisme douloureux.


           Dans un premier temps, nous remarquons que la nature est omniprésente. En effet, le champ lexical de la nature formée par les mots « gazon » (v1), « herbe » (v1),  « roseaux »(v1),  « corolles »(v1),  « fleurs »(v4),  « plaines »(v11) et «terre »(v12) existe ainsi que le champ lexical de la météorologie comme nous le montrent les mots « orageux »(v5), « ciel »(v8), « étoiles »(v8) et « air » (v14). Cette nature peut être porteuse de vie comme «  la mère où la perle éclot » (v12) ou comme «  la terre où germe l’épi » (v 12) ou encore comme «  la nature d’où tout sort » (v 13). Elle est présentée avec un ton appréciatif comme l’attestent les « oiseaux aux cris joyeux » (v9), les « doux rameaux » (v14) et le « frais gazon » (v1) ce qui embelli la nature et donc la rend enviable.
           Cependant, cette nature n’a pas que des bons cotes. En effet, elle est aussi présentée avec un ton dépréciatif comme le montre les vagues « aux plaintes profondes » (v9), « le froid lézard » (v 10), « l’hymne orageux » et « l’arbre impénétrable » (v7). L’allitération en [f] formée par les mots «  ineffables »(v3), « fleurs »(v4),  « faites »(v6), « fruits »(v7), « froid »(v10) et « souffles »(v11) montre le vent qui souffle comme « les plaines qui rependez vos souffles sur les ondes ». Ce souffle en est un mortifère de même pour la nature comme l’atteste l’expression « nature ou tout retombe » (v13) et l’anaphore de l’adverbe privatif « sans » au vers 5 dans « chœurs sans fin, voix sans nombres » amplifie le faite que la nature est sans vie.
          C’est ainsi que la nature a vécu mais est en train de mourir en d’autres termes elle a été jeune et est désormais en train de vieillir. En effet, le champ lexical de la vieillesse existe comme les montrent les expressions « vieux lierre » (v1), « vieux murs » (v10) contrasté par le champ lexical de la jeunesse comme l’illustrent les expressions « frais gazon » (v1), «  corolles » (v1) et les verbes « [éclore] » (v12) et « [germer] » (v12). Ainsi la distinction de ces deux contraires est bien définie. En conséquence, le thème de la nature est récurent tout au long du poème. Elle a permis à Victor Hugo d’exprimer ses sentiments personnels par ce biais.



          Néanmoins, la nature n’est pas le seul thème de ce poème car en le lisant nous pouvons également ressentir le lyrisme. En effet on est tout d’abord marqué par l’allitération en [r] crée par les mots «  lierre » (v1), « roseaux » (v1), « corolles » (v1), « esprit » (v2), « paroles » (v2), «  sérieux » (v6) et « pleurer » (v15). Celle-ci montre la douleur et la souffrance que la mort de l’enfant a engendrée. Des le début, on peut ressentir le lyrisme douloureux par le titre « écrit sur le tombeau » qui est un titre assez sinistre. Ensuite, ce poème est formé d’alexandrins ce qui est propice à l’expression des sentiments. L’anaphore de « tombez » au vers 7 et 8 met l’accent sur le faite que l’enfant est mort. Il est tombé comme les fruits tombent de l’arbre et les étoiles tombent du ciel. De plus les mots « tombeau » (v 0), « sombre » (v7), « tombe » (v 15), « dormir » (v10) et « pleurer » (v16) créent un champ lexical plutôt morbide, ce qui une fois de plus renforce la douleur de ce lyrisme.
          Finalement, il y a un contexte religieux comme le montrent les mots « église », « esprit » et « dieu » du vers 2. En effet, l’auteur veut que l’enfant repose en paix. Ce désire est caractérisée par le point d’exclamation et l’emploi de l’impératif au vers 16. « Laissez dormir l’enfant » est un autre moyen pour dire « laissez-le reposer en paix ». Il s’agit donc d’une litote car il parait atténuer mais en fin de compte a une dimension hyperbolique. Nous pouvons aussi voir le champ lexical de la fleur crée par les mots « corolles » (v1), « fleurs » (v4), « germe » (v12) et « épi » (v12) qui représente les fleurs qu’on met sur les tombes afin que la défunte personne repose en paix. En effet, cette tombe est si précieuse et mystérieuse comme l’attestent la diérèse « mystérieux » au vers 8 que l’auteur ne veut «  pas de bruit autour de cette tombe » (v15) ce qui une fois de plus montre le désire ardent de la paix et l’importance qu’accorde l’auteur a cette enfant. Il veut que l’enfant soit « ailleurs » (v2) en paix. Ce poème montre donc un amour malheureux, une perte désolante, en cela un lyrisme douloureux tout en désirant ardemment le repos en paix pour ainsi dire « l’enfant [qui dort] » (v15) et conséquemment la mère [qui pleure] » (v15).



          Pour conclure, il est possible de dire que Victor Hugo, maitre incontesté du romantisme, a montré par le biais de l’écriture donc de son poème, l’exaltation de ses sentiments douloureux tout en exploitant la nature qui sont deux grands thèmes du romantisme. Victor Hugo n’était pas le seul à exceller dans ce mouvement, il y avait aussi de Nerval, chateaubriand ou bien Lamartine qui disait a ce propos «  les poètes sont les voix de ce qui n’ont pas de voix ».


Charlene V., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

 

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Devoir de Kimberley W. :

 

                         Le romantisme est un mouvement littéraire prédominant du XIX ème siècle. Le poète confie ses sentiments les plus intimes par le biais de l’écriture. Victor Hugo fait partie des poètes phares de son époque. « Ecrit sur le tombeau, l’œuvre du recueil Les rayons et les ombres révéle ainsi l’opposition entre la nature et sa projection dans le lyrisme.
 

 


                          Tout d’abord on constate que la nature est un thème clé du poéme, elle est présentée comme fertile comme l’illustrent les termes « fruits qui tombez de l’arbre »(v.1),"mer qui éclot"(v.12),"terreoù germe l'épi"(v.12),"nature d'où tout sort"(v.13),et plus principalement l'épi qui représente la fertilité,l'agriculture et la croissance;"nature d'où tout sort"(v.13).Ellle paraît resplendissante comme le montrent les expressions "doux rameaux"(v.14),"oiseaux aux cris joyeux" mais semble cacher un environment ravagé,abîmé comme l'attestent les adjectifs"vieux"(v.1 et 10),"orageux","sérieux","impénétrable et sombre","mystérieux"(v.8),"froid"(v.10).Ces adjectifs laissent place à une atmosphére froide et mystérieuse rappelant les pompes funébres.Le poéme fait donc apparaître des éléments de la nature, importants pour valoriser ce registre ténébreux.Les alexandrins,vers nobles,lents et amples sont propices à la nature vivante,sans contrainte.Ils représentent sa pérennnité.Elle dévoile ses vertus par son cycle nature l comme l'illustrent les expressions"oiseaux aux cris joyeux"(v.9)et "plaines" rappelant les beautés de la nature.
                            Ensuite, les expressions "vents,flots,hymne"(v.5) atteste,nt un enchaînement de sonorités douces comme le souffle du vent imité par l'allitérationen[f] comme le montrent les mots " frais" v.1,ineffaçables"(v.3),"fleurs"v.4,"flots"v.5."l'hymne"(v.5),"le choeur"(v.5),"voix" et "souffles", "paroles"v.3,"cris" (v.9) qui peuvent être interprétés comme un chant de la nature.La personification"des mouches qui murmurent d'ineffaçables paroles"(v.3) peut montrer un certain langage entre la nature et l'humanité,ici,elles murmurent "à l'oreille du pâtre" propice à l'enchantement de la nature. Par la suite, cette extrait illustre le sentiment de l'homme dans la nature comme le montre le vers 6"Bois qui faites songer le passant sérieux".
                           Il y a toutefois une contradiction vue dans le vers 8 " Etoiles qui tombez du ciel mystérieux" qui tout allusion au dysfonctionnement de la nature apportant la confusion. L'expression "froid lézard" laisse apparaître l'opposition sur la nature tout comme "vieux" utilisé pour décrire " le lierre" et " les murs".La nature semble pérenne par le rythme qu'utilise le poéte mais toute à la fois distante, vue par le lyrisme douloureux qu'il essaye de transcrire.
 


 
                        Par la suite, derriére cette nature resplendissante et péraine se cache un lyrisme douloureux,ressenti par le rythme lent et noble des alexandrins, propices à l'expression des sentiments intimes de Victor Hugo.Le titre"Ecrit sur le tombeau d'un petit enfant au bord de la mer" extrait de Les rayons et les ombres,fait tout de suite ressentir au lecteur une ambiance froide,lourde,toutefois opposée par la gaieté des "rayons"(recueil) comme il fait apparaître cette opposition entre la nature vivante et la mort dans ce poéme.Cette ambiance morbide est créée dans le contexte de la mort, le deuil comme le montrent les expressions:"vieux"(v.1 et 16),"église"(v.2),"esprit"(v.2)"rêve"(v.2),"orageux"(v.5),"impénétrable et sombre"(v.7),"tombe" et "pleurer"(v.15).La forêt,les bois,les arbres "impénétrable et sombre" peuvent nous introduire dans un décor rappelant un cimetière,"L'Eglise" et" l'esprit"(v.2) évoquant une mort soudaine illustrée par le titre du poéme"Ecrit sur le tombeau d'un petit enfant au bord de la mer".La derniére strophe s'inspire de la mort d'un enfant vue dans l'expression du vers 16 "Laissez l'enfant dormir et la mére pleurer!" d'autant plus accuentuée par l'exclamation exprimant la peine que procure la mort d'un être qui nous est cher.Le vers 13,"Nature d'où tout sort, nature où tout retombe" est un parallélisme de construction insistant sur le fait que tout peut être beau mais partir du jour au lendemain: par le cycle de la vie et de la mort.


 
                      Pour conclure,il est possible de dire que Victor Hugo utilise le lyrisme douloureux de la mort grâce à la nature,en jouant de ses atouts en les transformant en éléments de peur. Il fait donc ressortir la nature et la projection des sentiments sur la nature environnante afin d'exprimer ses sentiments et s'évader.

 

Kimberley W., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

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Devoir d'Emilie P. :

                       Le romantisme est un mouvement littéraire important datant du 19ème siècle qui marque un véritable tournant dans la littérature en cela qu'il succéde et qu'il s'oppose au classisisme. Il invite au reve en susitant l'imagination et il prone l'exaltation des sentiments profonds humains. Victor Hugo est l'un des auteurs phares de ce mouvement. Il a entre autres écrit le receuil "Les rayons et les ombres " en 1840 dont est extrait le poème "Ecrit sur le tableau" que nous étudions. Dans cet extrait, deux axes de lecture s'offrent à nous. Dans un premier temps la nature et dans un deuxième temps le lyrisme douloureux et mystérieux qui se projète sur celle-ci et sur l'homme.
 


 
                       Pour commencer, le thème de la nature est très présent. Notament les éléments de celle-ci, que l'on peut toucher. Nous voyons cela avec un très vaste champ lexical tout au long du poème qui se présente généralement sous forme de liste: "lierre" ( v1 ), "gazon" ( v1 ) , "herbe" ( v 1 ), "roseaux" ( v1 ) , "corolles" ( v1 ). Il y a aussi les sonorités de l'assonance en [ eu ] qui se trouvent dans la plupart des termes de ce champ lexical ce qu le fait d'autant plus ressortir. Ces éléments illustrent la présence d'une nature que l'on peut toucher dans ce poème.
                        En second lieu, et pour finir, à l'inverse de ces élements concrets de la nature, nous avons aussi la présence des petites phénomènes de la nature que l'on ne peut pas toucher. Son champr lexical illustre sa présence: "vents" ( v5),"flots" ( v5 ),"orageux" ( v5 ),"étoiles" ( v8 ),"ciel" ( v8 ),"vague" ( v9 ),"souffles" ( v11 ),"ondes" ( v11 ),"air" ( v14 ).Il y a également l'allitétation en [ f ] qui fait penser au souffle du vent, ce qui est en rapport avec la nature et ses phénomènes: "frais" ( v1 ), "ineffables" ( v3 ),"fleurs" ( v5 ), "profondes" ( v9 ),"feuilles" ( v14 ),"effleurer" ( v 14 ). Tout cela montre la présence de la nature et ses phénomènes dans le poème "Ecrit sur le tombeau".
 


 
                       Le poète n'évoque pas que la nature, mais aussi la projection du lyrisme douloureux et mystérieux sur celle-ci et sur l'homme. Il aborde tout d'abord la projection du lyrisme douloureux et mystérieux sur la nature. Celle-ci est à la fois belle et vieille comme l'illustre l'antithèse "vieux lierre, frais gazon" ( v1 ). Elle est aussi joyeuse mais se plaint comme l'illustre l'antithèse formée par "joyeux" et "plaintes". Le lyrisme douloureux et mystérieux décrit la nature comme le montre le champ lexical de la tristesse et du sombre : "impénétrable" ( v7 ), "sombre" ( v7 ), "tombez" ( v8 ),"mystérieux" ( v8 ),"profondes" ( v9 ),"froid' ( v10),"vieux" ( v10 ),"retombe" ( v13 ). La nature semble mystérieuse comme l'illustre la métaphore "étoiles qui tombez du ciel mystérieux" ( v8 ) qui renforce le fait que ce poème soit difficile a comprendre et a interpréter lors de la première lecture. Dans tout le poème, un seul élément de la nature semble ne pas etre frappé par cette tristesse : l'oiseau,"oiseaux aux cris joyeux"  ( v9 ). L'oiseau est un symbole de liberté, de hauteur, de légérté, ce qui s'oppose à la "profondeur"  et à la "retomb[ée]" du reste de la nature. Tout cela montre les fortes conséquences du lyrisme douloureux et mystérieux sur la nature.
                   Enfin, nous pouvons remarquer que le lyrisme douloureux ne se projette pas seulement sur la nature, mais aussi sur l'homme. Nous voyons ceci notement avec les termes "tombeau" ( titre ),"dormir" ( v17 ) et "pleurer" ( v17 ) qui sont en lien direct avec ce qui semble etre la mort du petit enfant. Les euphémismes "assoupi" ( v4 ) et "dormir" ( v17 ) tentent d'alléger la souffrance de ce décés alors que "pleurer" ( v 17 ) qui est en rapport avec la mère de l'enfant montre que cette tentative d'atténuation de cette souffrance n'est pas très concluante. A ces euphémismes s'ajoutent le symbole de "l'oiseau" ( v9 ) qui est celui de la liberté, de la montée au ciel heureuse, qui montre que cette douleure qu'éprouve la mère n'est pas partagés de tous: cela donne un ton d'éspoir au poème. Les alexandrins apportent une certaine lenteur et longeure au poème, ce qui renforce fortement le lyrisme douloureux. Vient s'ajouter à cela l'allitération en [ R ] qui ralentit également le rythme du poème et donne un ton d'agréssivitée : "frais" ( v1 ),"carolles' ( v1 ),"fleurs" ( v4 ),"fruits ( v7 ), "profondes" ( v9 ),"froid" ( v10 ). Tous  ces élements montrent que le lyrisme se projète sur l'homme.
 
 


                     Pour conclure, il y a dans le poème "Ecrit sur le tombeau", extrait du recueil "Les rayons et les ombres" écrit par Victor Hugo, deux principaux axes de lecture. La nature sous la forme de ses éléments et de ses phénomènes et le lyrisme douloureux et mystérieux qui se projète à la fois sur la nature et sur l'homme. Ces thèmes font partie des thémtiques principales du romantisme, tout comme l'est l'éxotisme et la fuite du temps.


Emilie P., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

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Devoir de Justin C. :

 

          Au XIXème siècle, on voit apparaître le Romantisme, mouvement littéraire qui se veut servir a exprimer les sentiments (le Moi), pour s’opposer au mouvement qui lui précède : le classicisme. Un des plus grands auteurs de se mouvement est Victor Hugo, l’auteur de ce texte. Même si Hugo excella dans le théâtre et le roman, l’œuvre aujourd’hui étudiée émane du recueil de poésie « Les rayons et les ombres » et s’intitule « Écrit sur le tombeau ». Ce célèbre poème porte notamment sur deux des grandes thématique du romantisme : la nature et un lyrisme fort douloureux.


 


             L’une des thématiques du romantisme et la nature. En effet sa beauté et tous ses aspects mystérieux et impénétrables symbolisent parfaitement le Romantisme qui vise à exprimer des sentiments si forts. La thématique de la nature est dans ce texte extrêmement présente. Dans un premier temps, Victor Hugo exprime et en décrit l’aspect magnifique, contemplatif et éternel. Nous pouvons le voir avec le rythme ternaire des noms « herbe, roseaux, corolles » (v.1) qui insiste ici sur l’aspect hyperbolique de leur beauté. La personnification des « mouches » (v.3) qui « murmurent » (v.3) nous montre également le ton appréciatif de l’auteur quant à la nature. On peut également constater que le parallélisme a l’hémistiche du vers 12 : « Mer où la perle éclot, terre ou germe l’épi » insiste sur la beauté, l’équilibre, l’harmonie du cycle de la vie dans la nature. On peut aussi voir que le champ lexical de la nature est fortement représenté tout au long du texte : « lierre », « gazon », « herbe », « roseaux », « corolles » (v. 1), « fleurs » (v. 4), « vents », « flots », « orageux » (v. 5), ce qui assure l’expression de la thématique de la nature dans ce texte.
          Dans un second temps, l’auteur continue dans l’expression de sa thématique de la nature mais montre un tout autre aspect de cette dernière puisqu’il développe le contraste entre son aspect éternel et ses aspects et donc fatalement éphémères. Ce contraste est montré par exemple par différents parallélismes relevant de l’antithèse tels que : « vieux lierres, frais gazon » (v. 1), « oiseaux aux cris joyeux, vague aux plaintes profondes » (v. 9), « Nature d’où tout sort, nature où tout retombe » (v. 13). De plus, ce contraste entre l’aspect éternel de la nature et son aspect éphémère est exprimé par le contraste entre le parallélisme du vers 12 : « Mer où la perle éclot, terre où germe l’épi » qui exprime la beauté du cycle éternel de la nature et celui du vers 5 : « chœur sans fin, voix sans nombre » qui en plus personnifie la nature avec le nom « voix » et fait donc le rapprochement entre son aspect éphémère et celui de la condition humaine ce qui conclue parfaitement la thématique de la nature dans ce texte.



           Les notions de fin (dans la nature notamment), de vieillissement et de mort sont développées dans ce poème et nous amènent à également constater que l’auteur a exprimé une autre thématique du romantisme, le lyrisme, c’est-à-dire l’expression des sentiments forts et intimes. Ici c’est un lyrisme douloureux et surtout lié à la mort qui est exprimé.
           Pour exprimer le lyrisme douloureux et lié à la mort, le poète a tout d’abord développé la fuite du temps à travers la nature et notamment son vieillissement, comme nous le montre par exemple le parallélisme : « mer où la perle éclot, terre où germe l’épi » qui symbolise le cycle de la nature qui s’écoule au fil du temps et passe toujours par la mort. L’allitération en (f) de même formée par : « frais » (v. 1), « ineffables » (v. 3), « fleurs » (v. 4), « flots » (v.5), « faites » (v. 6), « fruits » (v. 7) « profondes » (v. 9) « froid » (v. 10) nous montre la présence du thème de la fuite du temps dans ce poème, fuite du temps qui a un ton dépréciatif évident puisqu’il est synonyme de mort, ce qui est tout à fait approprié dans ce poème où le lyrisme douloureux est tant exprimé.
           Après la fuite du temps, l’auteur a développé un sentiment douloureux et triste autour de la mort avec cette image de « garçon » qui est mort comme nous l’indique le titre du poème « le tombeau d’un petit enfant ». Pour cela on voit par exemple le champ lexical du désespoir formé par les mots : « vieux » (v. 1), « orageux » (v. 5), « tombez de l’arbre impénétrable et sourd » (v. 7), « plaintes profondes » (v. 9), « froid lézard » (v. 10), « pleurer » (v. 16), « tombeau » (titre). On voit aussi la ponctuation du dernier vers qui finit sur un point d’exclamation après cette phrase si dure, dureté en relation évidente avec la thématique de la mort, dureté qui est aussi symbolisée par l’allitération en (R), notamment dans les termes : « lierre », « frais », « corolles » (v.1), « esprit », « ailleurs », « rêve » (v. 2), « murmurez », « paroles » (v. 3), « oreilles », « prêtre », « fleurs » (v. 4). Toutes ces figures de style sont en effet liées étroitement à un lyrisme douloureux.



             On voit dans ce poème que les deux grandes thématiques qui sont la nature, et notamment son côté éternel, et le lyrisme douloureux contrastent, et c’est sûrement ce contraste entre la nature et l’Homme éphémère qui est le sens même de ce poème, et de bien d’autres, à l’époque romantique.

Justin C., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

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Devoir de Daniel O. :

Le Romantisme est un des principaux mouvements du XIXème siècle où les auteurs expriment leurs sentiments personnels. Alphonse de Lamartine est né en 1790 et mort en 1869, durant le XIXème siècle. Il devient un des plus grands auteurs du mouvement Romantique grâce en partie à un de ses recueils Troisièmes méditations, d’où est tiré l’extrait à étudier. En 1820, Lamartine écrit Adieu à Graziella, un de ses poèmes les plus connus qui est donc l’extrait à commenter. Dans ce poème, l’auteur va exprimer des sentiments intimes et intenses par un texte lyrique et douloureux. Il parle aussi de la fuite du temps et de ses conséquences.

 

 

 

En premier lieu, l’auteur nous montre un lyrisme douloureux. Il exprime la peine qu’il ressent envers une femme nommée « Graziella » dans le titre. Cette peine est due à cette femme qui semble partir dont il est amoureux. Nous pouvons observer un champ lexical de l’amour et du désespoir dans le texte : « amour » (v1) ; « tristesse » (v7) : « abime » (v12) ; « cœur » (v14) ; « hélas » (v17). Les pronoms personnels montrent bien que la douleur est celle de l’auteur avec « Je » (v5) ; « j’ » (v6) ; « ma » (v5, 10), « mon » (v14), illustrant donc un lyrisme douloureux.

De plus, l’auteur utilise une allitération en [s] que nous pouvons observer : « délices » (v3), « prononcé » (v5), « tristesse » (v7), « sens » (v10), « silence » (v13), « hélas » (v17). Cette allitération représente l’essoufflement de l’auteur à force d’être triste, elle sera présente dans le texte de la même manière que ces allitérations sont présentes, c'est-à-dire de partout. Une allitération en [t] est aussi présente : « éternité » (v4), « Retour »(8), « tu » et « tristesse » (v7), « contient » (v11), « eternel » (v13), « nature » (v16). Elle renforce la tristesse de l’auteur en étant présente partout dans le texte et représente le tapement constant qui rappelle l’auteur de sa situation. Sa tristesse est donc liée au lyrisme douloureux exprimant ses sentiments intenses.

Nous pouvons aussi observer aux vers 1, 2, 3 et 4 une anaphore du mot « Mot ». Cette anaphore renforce l’importance de l’ « Adieu » (v1) à Graziella. Il est marqué, et exprimé cela par son adieu, qui est renforcé encore par une ponctuation forte et nombreuse présente aux vers 1, 4, 8, 9, 13, 17, le point d’exclamation. La douleur ressentie par l’auteur est exprimé en partie par ces adieux.   

 

 

 

            Le lyrisme douloureux est un des principaux axes de lecture du poème, mais est exprimé aussi par la fuite du temps que ressent l’auteur. En outre, Lamartine utilise le champ lexical du temps par montrer d’abord que le temps a été un important aspect du poème ; « départ » (v3), « éternité » (v4), « jour » (v4), « Jamais » (v9), « aujourd’hui » (v10), « chaque » (v14). Quand l’auteur écrit « aujourd’hui » (v6) il indique donc que le temps s’écoule mais aussi un changement de pensée due a Graziella qui part. L’auteur dira « adieu » a Graziella ce jour, montant sa tristesse du a cet écoulement du temps, la fuite du temps.

De même, une allitération en [l] est présente dans le poème aux vers « lèvre » (v1), « lie » (v7), « l’homme » (v8), « il » (v11), « silence » (v13), « milieu » (v15) et « sanglots » (v15). Cette allitération en [p] représente la liquidité du temps qui fait penser que le temps est passe trop vite pour Lamartine car il doit dire ses adieux a Graziella sans aucun choix. La tristesse de l’auteur (voir le premier axe) et la fuite du temps sont bien lies, car l’auteur ressent bien les effets que peut avoir le temps sur une personne.

Nous pouvons effectivement voir une deuxième allitération en rapport avec la fuite du temps dans le texte. Une allitération en [r] ; « amour » (v2), « départ » (v3), « prononce » (v5), « êtres » (v6), « prononce » (v10), « grand » (v17) qui évoquent les regrets de l’auteur. Le temps est passe sans qu’il ne puisse exprimer ses sentiments a Graziella. La fuite du temps a donc entraine les regrets de l’auteur.

Ces regrets sont, de plus exprimés, par le mot « Retour » au vers 8. C’est en sorte une invocation à Dieu pour que l’auteur puisse retourner dans le passe pour pouvoir revivre sa vie avec Graziella. Lamartine démontre alors ses regrets du a fuite du temps.

 

 

 

Ce texte comporte donc deux axes de lecture principaux : le lyrisme douloureux et la fuite du temps. Lamartine exprime sa tristesse, sa douleur du en partie au temps écoule et aussi a Graziella, qui va partir. Lamartine est un des grands auteurs du XIXème siècle, mais il en existe aussi d’autres comme Victor Hugo et Gérard de Nerval qui vont a leur tour utiliser de nombreux procèdes stylistiques et leur expériences personnels afin que changer le monde de la littérature.

 

 

Daniel O., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

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Devoir de Lucas A. :

           Le romantisme est le principal mouvement littéraire du XIXème siècle. Il est caractérisé par l’utilisation de certains thèmes comme la fuite du temps, l’expression de sentiments intimes et intenses, leur projection sur la nature, abordés dans les textes ou des poésies romantiques. Victor Hugo, considéré comme le plus grand auteur romantique, a écrit, en 1840, le recueil Les rayons et les Ombres duquel est tiré le texte à commenter. Ce poème met en relation la nature ainsi que le lyrisme douloureux qu’exprime le poète face à la différence de la fuite du temps sur les êtres humains et la nature.

 

 

         En premier lieu, nous pouvons aisément retrouver dans ce texte le thème de la nature exprimé par un champ lexical omniprésent et complexe dès le premier vers comme l’atteste les mots suivants, « lierre » (V1), « gazon » (V1), « herbe »(V1), « roseaux »(V1), « corolles »(V1), ainsi que tout au long du poème, « Mouches »(V3), « Vents, flots »(V5), « Feuilles, nids » (V14). Ce qui témoigne l’importance de la nature dans le poème. Premièrement, Victor Hugo, comme dans nombreux de ses poèmes, a écrit ces vers et ses vers sous la forme d’alexandrins. Ceux–ci étant longs, amples et propres à illustrer la longévité  de la nature.

         De plus, le poète personnifie la nature et plus particulièrement le mots « Mouches » comme le démontre la phrase suivante « Mouches qui murmurez d’ineffables paroles » ce qui a pour effet d’amplifier l’importance de la nature.

         Enfin, l’antithèse opposant, par leur sens, les mots « cris joyeux » et «  plaintes profondes » (V9) est amplifiée par une césure à l’hémistiche qui divise un alexandrin en deux. Cet hémistiche renforce cette idée de deux situations différentes qui sont la situation de la nature face au temps et la situation de la vie humaine face, elle aussi, au temps.

 

 

 

         En second lieu, face à cette nature si intouchable par le temps, le poète, Victor Hugo, exprime ses sentiments les plus intimes et intenses. Tout d’abord l’emploi des alexandrins qui exprime l’expression de la mélancolie dans l’existence humaine. L’allitération en [r] formée par les mots « lierre » (V1), « frais » (V1), « herbe, roseaux, corolles » (V1),« murmurez » (V3),« orageux » (V5),« Mer » (V12),« pleurer » (V16), amplifie, tout comme les alexandrins, la douleur du protagoniste face à la perte de son enfant que le poète transmet aux lecteurs à travers ce poème.

         Par ailleurs, l’antithèse « nature d’où tout sort, nature où tout retombe » (V13), dans laquelle « tout » représente la vie humaine, ainsi que où le mot « sort » est synonyme de naissance et le mot « retombe » est synonyme de décès. Ici « retombe » a été euphémisé volontairement par le poète. Cette antithèse caractérisé par un alexandrin ainsi que par une césure à l’hémistiche, divisant cet alexandrin en deux parties composant de 6 syllabes chacun. Cet hémistiche amplifie le sentiment du lecteur qui n’est autre que la douleur face à la dure réalité étant que la

         De même, l’utilisation de l’impératif, « faites » (V15), « Laissez » (V16), accentue la douleur du poète, Victor Hugo.

 

 

         Le thème de la nature et du lyrisme douloureux exprimés très habilementpar le poète. Victor Hugo est contemporain de bien d’autres auteurs romantiques. Nous pouvons par exemple citer Gérard de Nerval, ou bien Alphonse de Lamartine, ainsi que F.R. de Chateaubriand, qui expriment leurs sentiments dans des poèmes comparables à celui-ci. D’ailleurs Victor Hugo dans son plus jeune âge disait: « je serais Chateaubriand ou rien ».

 

Lucas A., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.


Date de création : 02/04/2009 @ 10:10
Dernière modification : 25/09/2009 @ 23:08
Catégorie : Copies d'élèves 2008/2009
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