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Copies d'élèves 2008/2009 - Commentaires 2nde 3
Vous trouverez ci-dessous quelques commentaires rédigés par des élèves de seconde de section internationale du lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis (Centre International de Valbonne) au cours de l'année scolaire 2008/2009 (professeur de Lettres : M. JF Bouché.)

 

 

civ.jpg 

 

        Ce devoir a été réalisé en trois heures, dans des conditions d'examen (le sujet ne comportait pas de question préalable), le lundi 09 mars 2009. Il concluait une séquence consacrée au Romantisme (objet d'étude : Un mouvement littéraire et culturel du XIXème siècle) et à la méthodologie du commentaire et de la lecture analytique. Il s'agissait, pour ces élèves, de leur premier devoir de commentaire, en temps limité.

        Ces quelques exemples de devoir peuvent aider les élèves qui sont en cours d'acquisition de la méthodologie du commentaire, et peuvent aussi servir de support à une éventuelle remédiation.


 


hugo 2.jpg

 


En marchant le matin

Puisque là-bas s'entr'ouvre une porte vermeille,
Puisque l'aube blanchit le bord de l'horizon,
Pareille au serviteur qui le premier s'éveille
Et, sa lampe à la main, marche dans la maison,

Puisqu'un blême rayon argente la fontaine,
Puisqu'à travers les bois l'immense firmament
Jette une lueur pâle et calme que la plaine
Regarde vaguement,

Puisque le point du jour sur les monts vient d'éclore,
Je m'en vais dans les champs tristes, vivants et doux ;
Je voudrais bien savoir où l'on trouve une aurore
Pour cette sombre nuit que nous avons en nous !

Que fait l'homme ? La vie est-elle une aventure ?
Que verra-t-on après et de l'autre côté ?
Tout frissonne. Est-ce à moi que tu parles, nature,
Dans cette obscurité ?


 


Victor HUGO, recueil Les quatre vent de l'esprit, 17 mars 1854.




Devoir d' Hicham D. :




            Le Romantisme, mouvement ayant marqué la première moitié du XIXème siècle, prone pour l’exaltation du Moi et des sentiments forts. Victor Hugo, auteur du recueil Les quatres vents de l’esprit, est un auteur phare de ce mouvement. ‘‘En marchant le matin’’, poème appartenant à ce recueil et écrit vers la fin de la vie de l’auteur, exprime deux grandes thématiques romantiques : le lyrisme douloureux et le passage du temps.

 

 

 

            Principalement axé sur la vieillese de l’auteur, le lyrisme évoquant la douleur est caractérisé par une certaine amertume du poète. Son mal de vivre est, dans un premier temps, exprimé par une allitération en [m] dans les deux première strophes. Les mots ‘‘vermeille’’ (v.1), ‘‘premier’’ (v.3), ‘‘main’’ (v.4), ‘‘marche’’ (v.4), ‘‘maison’’ (v.4), ‘‘blême’’ (v.5) ou encore ‘‘immense’’ (v.6)  le prouvent. Ils imitient ainsi un certain mal de vivre du poète. De même, l’assonance en [] reprend cette même lourdeur comme l’illustre les mots ‘‘horizon’’ (v.2), ‘‘maison’’ (v.4), ‘‘rayon’’ (v.5), ‘‘monts’’ (v.9), ‘‘on’’ (v.11), ‘‘sombre’’ (v.12), ‘‘avons’’ (v.12) ou bien également ‘‘on’’ (v.14). Par ailleurs, l’auteur utilise un champ lexical fondé sur des couleurs pâles, permettant ainsi de renforcer sa tristesse comment l’attestent les mots ‘‘blême’’ (v.5) et ‘‘pâle’’ (v.7). Enfin, l’utilisation d’alexandrins, vers longs et amples, permet de faire ressentir l’amertume du poète, et par extension le lyrisme douloureux qu’il cherche à prouver.
            Parallèlement à cette lourdeur se dégage une exaltation de sentiments forts. En effet, le poète éprouve des sensations intenses, comme une grande frayeur de la mort. Victor Hugo, arrivé vers la fin de sa vie, relate ces frissons par le biais d’allitérations en [f] et [v] : ‘‘s’entr’ouvre’’ (v.1), ‘‘vermeille’’ (v.1), ‘‘serviteur’’ (v.3), ‘‘s’éveille’’ (v.3),  ‘‘fontaine’’ (v.5), ‘‘travers’’ (v.6), ‘‘firmament’’ (v.6), ‘‘vaguement’’ (v.8). Ces sonorités miment l’effroi qu’expérimente l’auteur, et contribuent à l’expression de sentiments forts. On retrouve également la présence de ponctuation forte, tels que des points d’exclamation au vers 13 ou des points d’interrogation aux vers 13. 14 ou 16,  et d’allitérations fortes en [p] et [b] qui illustrent la souffrance du poète. Les termes ‘‘puisque’’ (v.1), ‘‘là-bas’’ (v.1), ‘‘porte’’ (v.1), ‘‘blanchit’’ (v.2), ‘‘bord’’ (v.2), ‘‘premier’’ (v.3), ‘‘lampe’’ (v.4), ‘‘blême’’ (v.5) ou bien encore ‘‘bois’’ (v.6) marquent par leur intensité, et illustrent ainsi les sentiments intenses du poète.
              Outre cela, le poète projette cette sensation sur la nature. Il en fait dans un premier temps mention, comme le montrent les termes ‘‘fontaine’’ (v.5), ‘‘bois’’ (v.6), ‘‘monts’’ (v.9) ou encore ‘‘champs’’ (v.10) avant de partager ses sentiments avec elle comme le montrent les expressions ‘‘la plaine/regarde vaguement’’ (v.7-8), ‘‘les champs tristes’’ (v.10), ‘‘Est-ce à moi que tu parles, nature ?’’ (v.15). Le poète personnifie ainsi la nature en lui attribuant ses propres sensations, lui fait partager sa douleur, et même va jusqu’à lui demander conseil. Sa peine étant tellement grande, il sollicite l’aide de la nature, et contribue ainsi à l’expression de sa souffrance.

 

 

 

Cette souffrance provient bien de l’âge du poète. Pour lui, le temps a passé beaucoup trop vite. La fuite du temps est en fait la raison principale de sa peine. En effet, il regrette que ce temps lui soit passé entre les doigts tellement il a été rapide. Il exprime le passage de sa vie, et même de la vie en général grâce à de nombreuses expressions. Le mot ‘‘éclore’’ (v.9) représente la naissance tandis que ‘‘je m’en vais’’ (v.10) représente la mort. L’auteur insiste sur ces différentes étapes en allant jusqu’à personnifier la nature et créer un rythme ternaire : ‘‘les champs tristes, vivants et doux’’ (v.10). La tristesse représente en réalité la vieillesse, voire la mort, tandis que la douceur représente la naissance et l’enfance alors que ‘‘vivants’’ représente l’âge adulte, qui se trouve bel et bien au milieu de la vie. La succession du jour et de la nuit, représentée par les mots ‘‘aube’’ (v.2), ‘‘jour’’(v.9), ‘‘aurore’’ (v.11), ‘‘nuit’’ (v.12) ou bien encore ‘‘matin’’ (dans le titre) exprime également le déroulement de la vie. Cette succession est elle-même mimée par la structure du poème, à savoir les rimes croisées qui imitent tantôt le jour, tantôt la nuit. De plus, la présence d’héxasyllabes aux vers huit et seize provoque une accélération du rythme par rapport aux alexandrins, et représente ainsi la fuite du temps qui passe trop vite. Ce déroulement de la vie reprend lui même de manière globale cette thématique.
                Ainsi, face à un passage beaucoup trop rapide dans ce monde, l’Homme se retrouve impuissant face au temps. Il essaye tant bien que mal de l’arrêter, de l’affronter, en vain. Il devient alors fataliste, et s’interroge alors sur la vie comme l’exprime l’anaphore de ‘‘Puisque’’ (v.1,2,5,7 et 9), elle-même complétée par l’omniprésence d’interrogations dans la dernière strophe. Elles sont en réalité issues de la peur de l’auteur par rapport à la mort. Il s’interroge sur celle-ci au vers quatorze : ‘‘Que verra-t-on après et de l’autre côté ?’’ et en éprouve même des frissons, comme il le mentionne au vers quinze : ‘‘Tout frissonne’’. Impuissant face à l’écoulement du temps, il exprime la peur qu’il éprouve face à la fuite de ce dernier.
                Par ailleurs, le poète cherche à représenter continuellement la mort, pensée qui l’obsède. Il la dépeint comme la nuit, et la vie, le jour. Tout au long du poème, il imite le déclin du jour en parlant de ‘‘l’aube’’ (v.2) et de ‘‘l’aurore’’ (v.11) dans un premier temps, suivi d’un ‘‘blême rayon’’ (v.5), puis d’une ‘‘lueur pâle’’ (v.7) pour enfin laisser place à la nuit, à la mort : ‘‘sombre nuit’’ (v.12) suivi d’‘‘obscurité’’ (v.16). La disparition progressive du jour et l’apparition de la nuit représente en fait la vie qui s’éteint progressivement suivie de l’arrivée de la mort, incontournable. Il y a bel et bien opposition entre le début du poème, rempli de couleurs et de joie comme l’illustrent les termes ‘‘vermeille’’ (v.1), ‘‘blanchit’’ (v.2) et ‘‘argente’’ (v.5) et la fin du poème où l’anaphore de ‘‘je’’ (v.10 et 11) et de ‘‘que’’ (v.13 et 14) ainsi que des questions répétées du poète qui miment alors une certaine inquiètude, voire une suffocation précédant la mort. L’opposition entre les deux est alors frappante, mais ne fait qu’imiter la vie et la mort, deux extrêmes distincts, séparés uniquement par le fil du temps, qui passe beaucoup trop vite et relie dangereusement l’un à l’autre.

 

 

 

Finalement, la fuite du temps, qui effraie beaucoup l’auteur, le pousse bien vers un lyrisme douloureux et intense, ce qui caractérise ainsi de manière importante ces deux grandes thématiques appartenant au Romantisme. De nombreux auteurs reprennent également ces thèmes tels que Lamartine par exemple, mais, à force d’être répétées dans les écrits, elles laisseront place au Réalisme, mouvement qui cherchera à aller à l’encontre d’elles. Les descriptions seront alors moins lyriques et intenses, mais plus semblables à la vérité.


Hicham D., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.




hugo 2.jpg




Devoir de Claire J. :


 



               Le Romantisme est le mouvement littéraire du XIXème siècle. Ses principales thématiques sont l’exotisme, le lyrisme, la fuite du temps ainsi que la nature. Victor Hugo est l’un des maîtres de ce mouvement littéraire, notamment grâce à de nombreux recueils tels que Les Quatre Vents de l’Esprit, dont est issu le texte à commenter. « En marchant le matin » est écrit par l’auteur dans l’une des dernières années de sa vie. Ce poème est axé sur le lyrisme douloureux exprimé par l’auteur ainsi que la nature, qui sert de cadre aux multiples pensées de Victor Hugo.

 

 

              En premier lieu, nous retrouvons tout au long de ce poème un lyrisme omniprésent, caractérisé par les interrogations intimes de Victor Hugo sur le sens de la vie et de la mort. Tout d’abord, on peut remarquer à la strophe 4 la présence de questions existentielles et métaphysiques. L’auteur n’attend pas de réponses à ces interrogations intimes, ce qui renforce la présence du lyrisme douloureux dans ce poème. La conjonction de subordination « puisque » mise en anaphore aux vers 1, 2, 5,6 et 9 nous montre la présence d’une question implicite à laquelle l’auteur essaie de répondre. Celui-ci s’interroge sur l’utilité de l’Homme et donc, par conséquent, de son rôle personnel ainsi que de son avenir dans ce monde. Le balancement binaire au vers 14 « après et de l’autre côté » ainsi que l’anaphore de « que » aux vers 13 et 14, renforcent l’insistance du poète sur sa double interrogation de la vie et de la mort. Le poème est axé sur les pensées intimes et le Moi personnel de Victor Hugo que l’on retrouve tout au long du texte, comme l’attestent l’anaphore de « je » aux vers 11 et 12 : « je voudrais bien savoir où l’on trouve une aurore pour cette sombre nuit que nous avons en nous », ce qui prouve que le poète cherche en vain une réponse à ses supplications désespérées. La présence des mots interrogatifs « où » (v11) et « que » (v 13, 14) renforce la double interrogation de l’auteur, grande thématique du lyrisme douloureux.
                De plus, le lyrisme douloureux exprimé par le poète est renforcé grâce à un parallélisme flagrant entre la vieillesse et la mort de l’auteur, que celui-ci sent ou espère proche. On peut par ailleurs remarquer que le texte à commenter a été publié en 1881, soit quatre ans avant la mort de Victor Hugo. Ce parallélisme est mis en évidence par la parisyllabité des alexandrins. On peut aussi retrouver aux vers 8 et 16 des hexasyllabes, alors que le reste du poème est composé d’alexandrins, ce qui montre une accélération du rythme du poème, illustrant la pensée intime de l’auteur, c’est-à-dire que sa jeunesse (ainsi que sa vie) est passée trop vite par rapport à sa vieillesse qui s’éternise. On peut également noter de nombreuses antithèses, formées des mots « sombre nuit » (v12), « obscurité » (v16) qui s’opposent aux mots « aube » (v2), « lampe » (v4), « argente » (v5) et « aurore » (v11). On peut en déduire que sa vieillesse actuelle est morne et sans espoir par rapport à une jeunesse flamboyante et emplies de succès divers. L’envie de quitter le monde humain renforce l’omniprésence du lyrisme douloureux dans ce texte.
                Le lyrisme douloureux du poète est en outre mise en évidence par une intensité remarquable du désespoir du poète, comme l’atteste la très forte ponctuation à la strophe 4 « ? » et « ! » au vers 12 du texte. On peut également remarquer une allitération en [r] tout au long du poème avec « entr’ouvre » (v1), « marche » (v4), « rayon » et « argente » au vers 5, « regarde » (v8), « éclore » (v9), ce qui est la figure de style pour exprimer le râle douloureux et continu du poète. On peut par ailleurs noter deux assonances en [З] : « fait » (v13), « est » (v13), « après » (v14), que l’on interprète comme une répétition assourdissante du désespoir de l’auteur qui n’en finit jamais. Les nombreuses anaphores citées précédemment insistent encore plus sur le caractère intense du désespoir du poète, ce qui rentre dans la thématique du lyrisme douloureux.

 

 

                   Le lyrisme est un des facteurs dominant de ce texte, tout comme la nature qui apporte elle aussi une dimension romantique à ce poème. En second lieu, nous allons étudier l’importance du cadre naturel dont le poète se sert pour exprimer ses pensées. En effet, la nature a une très grande place dans ce texte. On le sait notamment grâce à un champ lexical de la nature, constitué des mots suivants, « bois » (v6), « firmament » (v6), « plaine «  (v7), « monts » (v9), « champs » (v10), « nature «  (v15), qui prouve l’omniprésence de la nature dans ce poème. Victor Hugo s’adresse même directement à elle aux vers 15 et 16 : « est-ce à moi que tu parles, nature, dans cette obscurité ? ». Il lui donne des pouvoirs humains et donc la personnifie. Il lui pose des questions, dont il n’a jamais parlé à personne, comme citée précédemment. Il la place donc au-dessus de la condition humaine. Il utilise également des formes valorisantes pour désigner des éléments qui appartiennent à celles-ci, notamment grâce à l’hyperbole : »immense firmament » au vers 6. On retrouve aussi une allitération en [v] récurrente dans ce texte de Victor Hugo, comme l’attestent les mots : «vient » (v9), « vais » (v10), « vivants » (v10), « voudrais » (v11), « trouve » (v11), « avons » (v12). On peut l’interpréter comme le souffle du vent au-dessus de la tête de Victor Hugo, ou bien de la verdure qui l’entoure. Une deuxième allitération en [p] vient alimenter la thématique de la nature dans le poème : « porte » (v1), « puisque » mise en anaphore de nombreuses fois, « pareille » (v3), « premier » (v3), « lampe » (V4), « pâle » (v7), « plaine » (v7), qui nous fait penser aux plaines et aux plantes. Ces deux allitérations rentrent parfaitement dans le cadre de la nature, mais sont encore renforcées par un champ lexical de la lumière et de la couleur : « vermeille » (v1), « aube » (v2), « lampe » (v4), « blême » (v5), « argente » (v5), « firmament » (v6), qui font également partie du contexte de la nature, accordé par Victor Hugo dans ce texte. L’importance de la nature est ici un facteur dominant de ce poème, qui s’inscrit dans la perspective d’un cadre naturel important pour la réflexion de l’auteur.
                      Pour finir, la thématique de la nature est renforcée par la projection des sentiments de Victor Hugo sur la nature environnante. En effet, l’auteur de ce texte dit qu’il est dans une impasse et qu’il veut en sortir, tout cela explicitement bien sûr. On peut alors remarquer que Victor Hugo dit se trouver dans l’obscurité, comme le montrent les mots : « cette sombre nuit » (v12) et « obscurité » (v16) et recherche le moyen d’en sortir : « vermeille » (v1), « aube » (v2), « s’éveille » (v3), « blême » (v5), « lueur pâle » (v7), mais ce ne sont que des couleurs pâles et dérisoires qui proviennent de la nature, incapables de le sortir de la monotonie de son existence et de sa morosité. On comprend donc que Victor Hugo fait transparaître ses sentiments sur la nature, qu’il trouve à ce moment de la fin de sa vie, pâle et sans éclat. Il ne trouve aucun attrait à sa vie. On peut également relever l’antithèse formée des mots « aurore » (v17) et « sombre nuit » (v18), ce qui renforce le contraste entre la nature parfois belle mais devant laquelle il ne sera jamais en admiration à cause de ses états d’âme et de sa tristesse. La projection des sentiments de Victor Hugo sur la nature s’inscrit dans une thématique de la nature récurrente, qui sert de cadre aux pensées de l’auteur de ce texte.

 

 

                  « En marchant le matin », écrit par Victor Hugo et publié en 1881, soit 4 ans avant la mort de celui-ci, est un poème romantique axé sur le lyrisme douloureux et la nature environnante. Les Quatre Vents De L’Esprit ainsi que d’autres recueils poétiques placent Victor Hugo à la hauteur de poètes tels Chateaubriand, Lamartine et de Vigny, poètes phares de ce mouvement littéraire monumental du XIXème siècle.


 

Claire J., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

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Devoir de Julie A. :

 

          Le romantisme est un mouvement artistique de la première moitié du XIXème siècle. Il prône l’expression du Moi de l’artiste  ainsi que les thèmes de la nature et de l’amour. Victor Hugo est considéré comme le plus grand auteur de ce mouvement, notamment grâce à ses recueils de poèmes tels que Les quatre vents de l’esprit. « En marchant le matin », poème qu’il écrivit peu avant sa mort, est axé sur un lyrisme douloureux et mélancolique ainsi que la projection de ce lyrisme sur la nature environnante.

 

 

        En premier lieu, les sentiments douloureux du poète occupent une place importante dans le texte. En effet, les pronoms personnels « je » aux vers 10 et 11 prouvent l’expression du « Moi » (v.15) du poète. Le pronom personnel nous au vers 13permet çà l’auteur d’élargir son point de vue à l’ensemble de la condition humaine. Les sentiments du poète sont intensifiés avec le point d’exclamation au vers 12 et les points d’interrogation aux vers 13, 14 et 15. L’anaphore de « Puisque » aux vers 1, 2, 5, 6 et 9 contribuent aussi à l’intensification des sentiments du poète. L’anaphore de « Puisque » et la ponctuation forte expriment le doute et l’intensité des sentiments du poète.

      En outre, ce lyrisme dont souffre le poète  est douloureux comme le montre l’allitération en [r] (« vermeille » (v.1), « pareille » (v.2), « premier » (v.2), « rayon » (v.5), « travers » (v.6), « jour » (v.9) ,et « frissonne » (v.15)) présente tout au long du texte qui peut évoquer la douleur, le mal-être du poète peut-être même la mort et son rôle. La présence des alexandrins (vers longs et amples) est d’autant plus pertinente, car elle permet l’expression du lyrisme et du mal-être du poète. Ces procédés stylistiques illustrent bien la souffrance de l’auteur.

         De plus, tout au long du texte, une métaphore filée de la mort est présente : « la porte vermeille » aux vers 1 évoque le passage vers la mort et vers « l’après » (v.14). Peu à peu, la lumière se ternit comme l’attestent les expressions « l’aube blanchit » (v.2), « blême rayon » (v.5), « l’immense firmament jette une lueur pâle » (v.6-7), « je voudrais bien savoir où se trouve une aurore » (v.11), « sombre nuit » (v.12) et « obscurité » (v.16). On remarque d’ailleurs que le dernier mot du poème est « obscurité » (.16 ». La comparaison de la mort aux vers 3 et 4 (« pareille au serviteur qui le premier s’éveille / Et, sa lampe à la main marche dans la maison ») contribue aussi à cette même perspective. Cette métaphore filée de la mort témoigne ainsi des sentiments intenses et mélancoliques du poète.

 

 

        Cependant, les sentiments intenses et douloureux du poète sont partagés et projetés sur la nature environnante. En effet, le champ lexical de la nature est omniprésent comme l’illustrent les termes «aube » (v.2), « fontaine » (v.5), « les bois » (v.6), « la plaine » (.7), « les monts (v.9), « les champs » (v.10), et « nature » (v.5). L’allitération en [l] avec « l’aube » (v.2), «blanchit » (v.2), « lampe » (v.4), « blême » (v.5), « calme » (v.7) et « éclore » (v.9) ainsi que l’allitération en [s] avec l’anaphore de « puisque » (v. 1, 2, 5, 6, 9), « s’éveille » (v.3), « tristes » (v.10), « frissonne » (v.13), « obscurité » (v.16).peuvent évoquer les bruits de la nature, le ruissèlement d’une rivière ou d ‘une « fontaine » (v.5). L’allitération en [s] peut aussi évoquer une mort douce et lente. Cette nature est à l’image du poète : morne et triste.                                                 

        De plus, la nature est personnifiée comme le montre aux vers 6, 7 et 8 : »l’immense firmament/jette une lueur pâle que la plaine regarde vaguement ». Cette personnification forme aussi une antithèse avec « immense firmament » (qui est aussi une hyperbole) et « lueur pâle ». Cette antithèse accentue fortement la morosité ambiante du poème. La personnification au vers 10(« les champs tristes, vivants et doux ») complète aussi la projection de la mélancolie du poète sur la nature.                                 

        De même la dernière phrase du poème témoigne parfaitement de la projection des sentiments du poète sur la nature car il s’adresse directement à la « nature » (v.15) avec « Est-ce à moi que tu parles, nature / dans cette obscurité ? » ainsi que la présence du pronom personnel « tu » et de « Moi » du poète. Finalement, le rapprochement des termes « nature et « obscurité » donne l’impression que la mort est naturelle. On remarque donc que la mort proche du poète et le lyrisme douloureux qui l’habite sont non seulement projetés mais aussi ancrés dans la nature environnante.

 

 

        Ce poème axé sur un lyrisme douloureux et intense ainsi que la projection de ce lyrisme sur la nature environnante est un exemple flagrant de la poésie romantique et font de Victor Hugo le plus grand auteur romantique. Ces thématiques ont été reprises par bien d’autres poètes tels qu’Alphonse de Lamartine et ses Méditations poétiques et par bien d’autres artistes : peintres, compositeurs

 

 

Julie A., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

hugo 2.jpg

 

 

 

Devoir d'Antoine T. :

 

 

Le Romantisme est un mouvement littéraire du XIXème siècle visant à exprimer l’expression du Moi. Victor Hugo est d’ailleurs considéré comme le plus grand auteur et poète romantique par un grand nombre de personnes. C’est en fin de vie qu’il écrit le recueil « Les quatre vents de l’esprit », en 1881, c’est-à-dire quatre ans avant sa mort. Dans le poème « En marchant le matin », on retrouve une projection du lyrisme douloureux sur la Nature ainsi qu’un certain exotisme.

 

 

Dans son poème, Victor Hugo exprime un lyrisme douloureux qui est réfléchi sur la Nature. En effet, les sentiments du poète sont omniprésents. Le fait que le texte soit écrit en alexandrins donne un rythme lent, calme, en rapport avec la souffrance. Plusieurs fois, Hugo utilise la première personne du singulier, cherchant à vraiment montrer ses sentiments les plus intimes au vers 10, 11 et 15 avec les mots «je» et «moi». Dans la dernière strophe, il pose au lecteur et se pose à lui même des question existentielles, philosophiques, telles que« Que fait l’homme? La vie est-elle une aventure? » Ces interrogations  montrent bien que l’auteur demande des choses personnelles qui ne seraient en aucun cas évoquées dans un texte qui ne serait pas lyrique. Cela prouve bien évidemment que ce texte est lyrique.
                De plus, la Nature est elle aussi omniprésente comme on peut le constater avec son champ lexical: « aube »(v2), « horizon »(v2), « rayon »(v5), « fontaine »(v5), « bois »(v6), « plaine »(v7),                   « monts   »(v9), « champs »(v10). Au vers 7, la personnification de « la plaine [qui] regarde vaguement » montre l’importance de la Nature. De la même façon le vers 7, « Puisque l’aube blanchit le bord de l’horizon, pareille au serviteur qui [...] marche dans la maison », prouve l’omniprésence de la Nature puisque, dès la première, Hugo l’évoque et dans la dernière, il s’adresse à elle.
                D’ailleurs, les deux thèmes sont reliés entre eux vu que la Nature reflète le lyrisme douloureux qu’exprime Hugo. Les couleurs « blême » au vers 5, « pâle » au vers 7 ainsi que « sombre » au vers 8 sont en outre assez tristes. Dans la dernière strophe, il y a une allégorie puisque le poète s’adresse très clairement à la Nature lui demandant : « Que fait l’homme ?[...]Est-ce à moi que tu parles dans cette obscurité ? »Hugo pose des questions à la connotation douloureuse. Par exemple, « Que verra-t-on après et de l’autre côté ? » peut avoir une connotation de mort puisqu’il demande surement ce qu’on verra après la mort. L’allitération en [f] et [v] formée par les termes « vermeille »(v1), « serviteur »(v3), « firmament »(v6), « vaguement »(v8), « vivants »(v10) et « frissonne »(v15) évoque le souffle du vent. Au  contraire, l’allitération en [p] et en [b], qui sont des sonorités dures, formée par les mots « puisque »(v1), « bord »(v2), « pâle »(v7), « sombre »(v12) et « obscurité »(v16) est un contraste avec la précédente, faite de sonorités douces. Ce contraste évoque une nature très belle et présentée sous différentes formes ainsi qu’un lyrisme douloureux qui font que la Nature réfléchit parfaitement les sentiments de l’auteur.

 

 

 

Dans ce poème, la Nature réfléchit très bien le lyrisme douloureux du poète mais, bien que ses sentiments ne soient pas joyeux, Hugo fait part d’un exotisme.En effet, ce texte contient une connotation exotique. L’auteur a envie d’un ailleurs mais est maintenant trop vieux comme pourraient le montrer les alexandrins en antithèse avec les hexasyllabes au vers 8 et 16 qui eux, au contraire, seraient un symbole de sa jeunesse passée. Les termes connotant l’exotisme sont : « là-bas »(v1), « horizon »(v2), « où »(v11), « aurore »(v11). Certaines couleurs sont parfaitement en rapport avec ce vocabulaire exotique : « vermeille »(v1), « blanchit »(v2), « rayon »(v5), « argente »(v5). Le poète aimerait beaucoup découvrir des choses exotiques pour changer de sa nature morne et triste.
                   En parallèle, il fait contraster cet exotisme et la Nature au lyrisme douloureux. Cette antithèse est prouvée par l’anaphore du connecteur logique de cause « puisque » aux vers 1,2,5,6 et9. De plus, le rythme ternaire « tristes, vivants et doux »au vers 10 est totalement opposé aux « bois [à travers lesquels] l’immense firmament jette une lueur pâle ». Les rythmes binaires formés par l’anaphore de « puisque » des vers 1,2 et 5,6 mettent en relief le contraste évoqué précédemment. Cela prouve que le texte contient une dimension exotique qui, comme la Nature et le Lyrisme est omniprésente.

 

 

 

Pour conclure, la Nature qui reflète le lyrisme douloureux du poète et l’exotisme sont parfaitement mis en relation sous forme d’antithèse. C’est d’ailleurs le fait que le poème entier est une antithèse qui fait que c’est une œuvre d’art.  

 

Antoine T., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.




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Devoir d'Aurore B. :


 

                   Le Romantisme, principal mouvement littéraire du XIXème siècle, voit ses poètes exprimer leurs sentiments les plus profonds à travers l’expression du Moi, ses principaux thèmes étant l’envie d’ailleurs, la projection sur la Nature, ou encore la fuite du temps. Victor Hugo est l’un des auteurs phares de ce mouvement. Les Quatre Vents De L’Esprit, dont est extrait « En marchant le matin », est un recueil écrit en 1881, soit quelques années avant la mort de Victor Hugo. Ce poème est axé sur une Nature pérenne et éternelle se conjuguant à l’envie d’un ailleurs plus calme et lumineux, probablement après la mort.

 

 

 

                   Tout d’abord, Victor Hugo présente ici une Nature naissante caractérisée par le lever du soleil. Le champ lexical de cette même Nature, se trouvant tout au long du poème, avec les noms « aube » (v.2), « rayon » (v.5), « bois » (v.6), « plaine » (v.7), « monts » (v.9), « champs » (v.10), est même explicitement cité au vers 15 avec la question : « Est-ce à moi que tu parles, nature, […] ? ». Les destinataire de l’adresse n’étant donc pas humain, l’auteur emploie ici une personnification de la Nature, accompagnée du pronom personnel « tu » (v.15). La Nature est donc omniprésente, vu son statut de destinataire.
                     De plus, le lever de soleil où « l’aube blanchit le bord de l’horizon » (v.2), symbolise le nouveau début de vie souhaité par l’auteur qui arrive de plus en plus vite vers la mort, elle-même caractérisée par l’« obscurité » (v.16), que l’on retrouve également au vers 12 avec « cette sombre nuit ». Le poète sait qu’il va mourir : « je m’en vais dans les champs tristes » (v.10). L’utilisation du présent de l’indicatif est un signe de certitude. C’est donc une antithèse, entre la fragilité humaine et la pérennité de la Nature.
                     Enfin, la présentation d’un paysage « calme » (v.7) et tranquille est omniprésente dans ce poème. Cet endroit di doux est également cité : « là-bas » (v.1), « de l’autre côté » (v.14). Ce dernier pouvant être interprété comme l’au-delà ou bien la mort, plus lumineuse et apaisante que la vie, obscure. Ce paysage est donc naturel et immortel, contrairement à l’auteur, fragilisé par le temps qui passe.

 

 

 

                   Cependant, malgré la présentation de ce paysage naturel, l’envie d’ailleurs est également très présente. Premièrement, la morosité de la vie humaine est symbolisée par un champ lexical plutôt triste : « blême » (v.5), « pale » (v.7), « tristes » (v.10), « sombre nuit » (v.12) ou encore « obscurité » (v.16). Comme le montre les vers 11 et 12, « Je voudrais bien […] nous avons en nous ! », le poète cherche à tout prix une vie meilleure, signe que la sienne ne lui convient plus et le rend malheureux. Le point d’exclamation se trouvant à la fin de ce vers symbolise la morosité de l’auteur, comme l’atteste également l’allitération en [r] avec les expressions « entr’ouvre » (v.1), « bord » (v.2), « horizon » (v 2), « marche » (v.4), « rayon » et « argente » (v.5), « trouve » et « aurore » (v.11). L’auteur rêve donc d’une autre vie, meilleure et plus agréable, c’est l’envie d’ailleurs.
                    En second lieu, le titre « En marchant le matin » donne une idée de voyage, de changement de paysage et donc de vie. L’’idée d’un ailleurs possible, très lumineux où le soleil aurait une place importante contrairement à la vie actuelle de l’auteur. L’anaphore de « puisque » (v.1,2,5,6 et 9) accentue la préférence de l’auteur pour cet ailleurs apaisant. Cela marque donc le contraste existant avec sa vie. La forte ponctuation dans le dernier quatrain accélère le rythme du poème. Les points d’interrogation illustrant les questions que se pose le poète sur sa vie, sur sa mort dont l’échéance s’approche rapidement elle aussi. L’envie d’ailleurs est donc importante pour Victor Hugo, qui mourut en 1885, soit quatre ans après l’écriture de ce poème.

 

 

 

                   Victor Hugo, avec « En marchant le matin », respecte bien les codes romantiques. L’utilisation de la Nature et de l’envie d’ailleurs sont parfaitement présente dans son œuvre. Victor Hugo est donc manifestement un grand auteur romantique tel que le sont Chateaubriand ou Alfred de Musset.



Aurore B., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.




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Devoir de Lucie D. :


                Le romantisme est le principal mouvement littéraire de la première moitié du XIXème siècle, il voit ses auteurs exprimer leur envie d’ailleurs et leurs sentiments les plus intimes. Victor HUGO est considéré comme l’un des auteurs phares de ce mouvement. « En marchant le matin » tiré du recueil Les quatre vents de l’esprit (1881) narre la rencontre entre la nature et l’homme au cours du texte. Il est axé sur cette Nature omniprésente et un lyrisme douloureux.



                Tout d’abord, la nature est un des principaux thèmes du Romantisme. Victor HUGO lui accorde beaucoup d’importance et en vient même à la citer au vers 15 lorsqu’il lui adresse la parole : « Est-ce à moi que tu parles, nature, », il la personnifie ici. Dans le texte, on retrouve son champ lexical : « le bord de l’horizon » (v.2) ; « les bois » (v.6) ; « firmament » (v.6) ; « la plaine » (v.7) ; « les monts » (v.9) ; « les champs » (v.10) ; « une aurore » (v.11). L’hyperbole « l’immense firmament » (v.6) vient renforce cette idée d’omniprésence de la Nature dans l’esprit de l’auteur et donc dans le texte.
                De plus, Victor HUGO en vient à la projection de ses sentiments sur la Nature qui l’entoure : « sur les monts vient d’éclore »
(v.9) illustre ici un décor lumineux, joyeux ; mais en revanche « les champs tristes » (v.10) reflètent un lieu beaucoup plus sombre et morne : HUGO est presque à la fin de sa vie lorsqu’il écrit ce poème ce qui explique qu’il projette ici ses sentiments si tristes sur la Nature et à laquelle il accorde une grande importance dans le texte.      
                 De même, il compare et personnifie la Nature au vers 3 avec « Pareille au serviteur qui le premier s’éveille » (la nature est celle qui en premier voit le jour). Au vers 9, il fait une allusion métaphorique à la naissance d’un être : « Puisque le point du jour sur les monts vient d’éclore ». Au vers 1, il fait aussi une métaphore du soleil avec « une porte vermeille ». Le poème est construit avec des rimes croisée (a, b, a, b) qui pourraient être perçues comme le cycle de la vie et de la mort. Le sifflement du vent dans les bois peut se retrouver avec l’allitération en [s] au vers 1 « s’entrouvre » ; « serviteur »
(v.3) ; « s’éveille » (v.3) ; « sa » (v.4) ; « savoir » (v.11) ; « sombre » (v.12) et « cette » (v.16). Le sifflement plane alors sur le poème tout comme la présence de la Nature.




                  Cependant, la Nature cyclique se régénère et perdure dans le temps alors que la vie d’un être humain ne dure qu’un certain temps (lui, limité), se qui créer chez Victor HUGO ce lyrisme douloureux. Dans un premier temps, il est possible de remarquer que le poème est constitué de quatre quatrains formés principalement d’alexandrins (douze syllabes) qui sont des vers longs et amples, ils marquent ainsi le passage du temps. Néanmoins aux vers 8 et 16 on peut relever des hexasyllabes (six syllabes), cela réitère la notion de fuite du temps (grande thématique caractéristique du mouvement romantique), ces deux vers marquent l’accélération du temps et donc du rapprochement de plus en plus intense vers la mort. Une césure à l’hémistiche est présente au vers 7 : « Jette une lueur pâle et calme que la plaine », elle crée ainsi un rythme binaire qui comme son nom l’indique (deux) mettrait en opposition la vie et la mort. Un déplacement dan le temps est perceptible au vers 2 « l’aube » puis au vers 9 « jour » et au vers 12 « nuit » ; il interprète cette fuite inexorable qui même lors d’un poème s’écoule à une vitesse fulgurante. Le poète est alors triste que le temps passe si rapidement, il ferait ainsi ressentir que sa fin est proche, ce qui crée chez lui ce lyrisme douloureux.
               De ce fait, il est possible de retrouver plusieurs contrastes entre vie et mort. Une allitération en [l] au vers 1 « là-bas » ; « l’horizon »
(v.2) ; « lampe » (v.4) ; « la » (v.5) ; «  lueur » (v.7) ; l’homme » (v.13) ; « l’autre » (v.14) exprime la lassitude du poète qui voudrait peut être faire allusion à sa mort. Cette lassitude, cette monotonie reviennent sous forme d’anaphore avec « Puisque »  aux vers 1, 2, 5, 6 et 9 qui reflèteraient le cycle des années identiques. La notion de contraste alors notifiée précédemment se fait ressentir tout au long du poème, le début est clair, lumineux puis il se finit dans l’obscurité : « vermeille » (v.1) ; « blanchit » (v.2) ; « blême » (v.5) ; « argente » (v.5) ; « pâle » (v.7) ; « aurore » (v.11) ; « sombre » (v.12) ; « nuit » (v.12) ; « obscurité » (v.16). Ce contraste montre alors dans un premier lieu la naissance symbolisée par la lumière du jour puis la mort elle, symbolisée par l’obscurité de la nuit. L’allitération en [m] avec « vermeille » (v.1) ; « main » (v.4) ; « maison » (v.4) ; « immense » (v.6) ; « m’en » (v.10) ; « homme » (v.13) ; « moi » (v.15) exprime la morosité du poète. Toutes ces expression vues, du lyrisme douloureux de Victor HUGO sont spécifiées et renforcées au vers 10 avec « tristes ».



               « En marchant le matin » est imprégné de la Nature qui entoure Victor HUGO ainsi que le lyrisme douloureux qui le touche. HUGO voit sa fin arriver en 1885 et lui qui voulait être « un Chateaubriand » réussit avec grandeur et il se glissa avec perfection dans le Romantisme tout comme Gérard de Nerval, Lamartine …



Lucie D., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.





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Devoir de Côme F. :

                Le Romantisme, principal mouvement littéraire du XIXeme siècle, voit ses poètes exprimer leur sentiments. Victor Hugo, étant l'un des plus accomplis, le fait parfaitement dans le recueil "Les quatre vents de l'esprit", écrit peu avant sa mort. Le poème proposé est extrait de ce recueil: il s'agit du texte "En marchant le matin" qui montre comment l'auteur voit sa mort venir. Le poème est caractérisé par la projection des sentiments du poète sur la nature, d'une part, et son appréhension de la mort d'autres parts.




             Tout d'abord, Hugo exprime son envie de fuite à travers le champ lexical des grands espaces: "l'horizon"(v.2); "bois", "firmament"(v.6); "plaine"(v.7); "monts"(v.9); "champs"(v.10); "nature"(v.15). Quatre ans avant sa mort, le poète recherche la paix intérieure. Cette requête s'exprime par une allitération en {s}: "s'entr'ouve"(v.1); "serviteur", "s'éveille"(v.3); "tristes"(v.10); "sombre"(v.12); "frissonne"(v.15). Cette allitération exprime la solitude que le poète désire. Une allitération en {l} vient compléter cette idée: "vermeille"(v.1); "l'aube blanchit le {…} l'horizon"(v.2); "blême"(v.5); "lueur pâle et calme"(v.7); "elle"(v.13). Cela exprime la liberté et la légèreté d'esprit voulues.

             De plus, Hugo confère à la nature des qualités humaine. Selon lui, elle "parl{e}" et aurait encore d'autres sens humains, comme l'attestent les termes: "jette"(v.7); "regarde"(v.8); "vient d'éclore"(v.9); "tristes, vivants et doux"(v.10). Cette personnification permet quand même à l'auteur de trouver du réconfort. Cette sensation de solitude réconfortante se retrouve avec l'allitération en {v}: "travers"(v.6); "vaguement"(v.8); "vient"(v.9); "vie"(v.13); "verra"(v.14), qui exprime le bruit du vent des grandes plaines. Cette tranquillité fait partie de la quête du poète.




            Victor Hugo bien que trouvant cette nature douce, sereine et apaisante, ne peut s'empêcher de penser à la mort et à la médiocrité humaine. En premier lieu, on observe que la mort est omniprésente dans la tête du poète. Cette idée fatidique est ici représentée par l'allitération en {m}: "premier"(v.3); "main", "marche", "maison"(v.4); "l'immense firmament"(v.6); "l'homme"(v.13); "En marchant le matin"(titre). Cette allitération exprime la mort, de plus le titre du poème peut symboliser la marche intérieur qu'effectue Hugo et au premier vers la "porte vermeille" serait celle du paradis. Cela insiste bien sur le fait que Hugo pense constamment à la mort.

            Par la suite, on observe une antithèse, la lumière représente en effet la vie et la mort comme le montrent les termes suivants: "vermeille"(v.1); "blanchit"(v.2); "blême rayon argente"(v.5); "lueur pâle"(v.7); "aurore"(v.11); "sombre"(v.12); "obscurité"(v.16). De plus, les rimes sont croisées, "vermeille"(v.1) rime avec "s'éveille"(v.3) et "horizon"(v.2) rime avec "maison"(v.4), ce qui reflète parfaitement cette opposition entre la vie et la mort.

           Enfin, il est possible de retrouver la hâte du poète de mourir à cause de la lassitude qu'il éprouve sur terre, dans la structure des strophes. Le poème est composé  de quatre quatrains formés d'alexandrins. Cependant, les vers 8 et 16 sont des six syllabes. Le choix des alexandrins, qui sont longs et amples, montrent la lenteur à laquelle la vie du poète s'est écoulée, et les vers 8 et 16, qui sont plus courts et donc plus rapides, montrent le désir de l'auteur de voir sa fin venir. Cette sensation lassante dont la poète est imprégné, est aussi représentée par l'assonance en ("en")***: "blanchit"(v.2); "lampe"(v.4); "l'immense firmament"(v.6); "vivants"(v.10); "aventure"(v.13) qui exprime l'ennui ressentit par Hugo, qui mène à une pressante envie de mourir.




           A la fin de sa vie, Victor Hugo reprend solennellement deux grandes thématiques romantique pour projeter ses sentiments: la nature, la recherche d'évasion et la mort. A ce moment-là, Hugo n'a plus rien à prouver, mais montre simplement qu'il est toujours le maître Romantique parmi les autres poètes du XIXème siècle, tel que Baudelaire où encore Chateaubriand.

 

 

 

Côme F., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Devoir de Marc R. :

 

                    Au XIXème siècle, Victor Hugo, chef de la file du mouvement romantique, écrit en 1881, quatre ans avant sa mort le recueil Les Quatre vents de l’esprit, dont est extrait le poème « en marchant le matin ». Ce poème raconte le lever du soleil quand l’homme marche dans la nature, un matin. Il d’écrit son environnement et parvient même à poser des questions à la nature qui l’entoure. Nous verrons que ce poème présente, d’une part, la projection du lyrisme, d’autre part, la fuite du temps qui est très fortement présente dans ce poème.



                 Tout d’abord, il est possible de remarquer que le thème de la nature est très présent. Le jeu des différents lumières comme « vermeilles » (v1), « l’aube blanchit » (v2), « un blême rayon », « une lueur pâle » renforce ce thème de la nature, quand le soleil se lève. On remarque que ces couleurs, dans les deux premières strophes, sont des couleurs claires, joyeuses, par exemple « vermeille » (v1), qui exprime la couleur orangée, une couleur vive. Mais à travers ce poème, les couleurs deviennent de plus en plus obscures à partir du vers 9. Car au vers 12, « sombre nuit », on voit que ces couleurs deviennent plus sombre à première vu et cela sera renforcée au vers 16 par l’ « obscurité ». Tout cela montre bien les couleurs du matin dans la nature.

                   Nous avons, de même, énormément d’éléments qui se reportent à la nature. « L’aube » (v2), « l’horizon » (v2), « les bois » (v6), « les champs », « l’aurore » sont tous, en outre des éléments représentant la nature. De plus nous avons une allitération en [s], « s’entr’ouvre » (v1), « puisque » (v2), « serviteur »(v3), « s’éveille »(v3), « l’immense »(v6), « triste »(v10), « frissonne »(v15), nous donne l’impression d’entendre le sifflement du vent à travers ce poème.

                 Ensuite, dans les deux premières strophes la nature semble belle : « une porte vermeille » (v1), « un blême rayon argente la fontaine » (v3) sont des éléments positifs avec une hyperbole « l’immense firmament » qui représente une exagération dans ce poème. Mais dans les deux dernières strophes on remarque une nature plus obscure, « les champs tristes » (v10), « cette sombre nuit » (v12), « cette obscurité » (v16). Il y a aussi une allitération en [r] qui montre la dureté : « s’entr’ouvre » (v1), « porte » (v1), « rayon » (v5), « travers » (v6), « regarde » (v8), « jour » (v9).

                     On voit aussi que le personnage pose des questions à la nature, « la vie est-elle une aventure ? »(v13), « Est-ce à moi que tu parles, nature, dans cette obscurité ? » (v15, 16), a cause des son s qu’il entend autour de lui. Tout ces renseignement nous on fait prouver que le thème de la nature y est bien présent.

                      De plus, il y a la projection du lyrisme sur la nature. Les sentiments des personnages sont présents et sont fortement évoqué. « Je m’en vais dans les champs tristes, vivants et doux. »(v10), « cette sombre nuit que nous avons en nous ! »(v12), « jette une lueur pâle et calme » (v7), on voit que Hugo s’associe à la nature, et puisqu’il utilise pour décrire la nature des personnifications « une lueur pâle et calme » (v7), « les champs tristes » (v10). Ces adjectifs correspondent mieux à des êtres humains que à la nature, donc ces sentiments se référent aux personnages lui-même. Alors on voit bien la projection du lyrisme sur la nature.





                   Cependant, outre la projection du lyrisme sur la nature, la thématique de la fuite du temps, caractéristique elle aussi du mouvement romantique, est présente dans le poème.

                  Tout d’abord nous avons un rythme ternaire présent dans ce poème : « tristes, vivants et doux », en plus de deux rythmes binaires, « pâle et calme », « que verra-t-on après et de l’autres côté » qui renforcent la thématique du rythme et du temps. Il y a deux vers qui ne sont pas des alexandrins au vers 8 et 16 mais qui sont des hexasyllabes, qui nous font pensé que le temps accélère à ce moment là au lieu des alexandrins qui font ralentir le temps.

                 De même l’enjambement au vers 7 : « que la plaine regarde vaguement, » qui renforce la thématique du temps, on a l’impression d’avoir ici le début d’une accélération.

                    Par ailleurs, les éléments comme « l’aube » (v11), « sombre nuit » (v12), « obscurité » (v16) montre le passage du temps car au début du texte le soleil se lève, tout est éclairé mais après tout est sombre, obscur, triste. « Les monts vient d’éclore » signifie que le soleil vient de se levé et cela montre un autre exemple de la fuite du temps. On pourrait même dire que dans la dernière strophe le personnage pense à la mort et à l’au-delà du vers 14 : « que verra-t-on après de l’autre côté », montre qu’il se demande s’il y a une vie éternelle. Cette question lui fait peur. On le voit au vers 13 car « tout frisonne ». Il pose des questions à la nature (la dernière strophe compte quatre points d’interrogation) mais personne ne répond et le poème finit par une question « est-ce à moi que tu parles, nature, dans cette obscurité ? » (v15, 16). On voit donc sa tristesse, c’est pour lui un moment tragique. Ce qui ramène à dire que la fuite du temps est bien présente dans ce poème.





                      Finalement, on voit donc bien que, ce poème présente un lyrisme projeté sur la nature d’une part, et d’autre part la fuite du temps. On pourrait même ajouter que le thème de la mort est présent, comme souvent chez Victor Hugo qui est un des plus grands auteurs romantiques. D’autres auteurs tels que Lamartine et Nerval, proposent des thèmes romantiques, comme le lyrisme, la fuite du temps ou encore la nature qui caractéristiques de ce mouvement, qui marqua le XIXème siècle.


 

Marc R., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

 

 

 

 

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Devoir de Luc H. :

 

 

 

 



            Baudelaire n’étant pas à proprement parler un romantique décrivit ce mouvement du XIX siècle comme « n’ [étant] précisément pas dans le choix des sujets, ni dans la vérité exacte, mais dans la manière de sentir », la Duchesse de Duras le rejoignit en disant «  la définition du romantisme c’est d’être indéfinissable ». Ainsi on perçoit que le romantisme de vit, se sent au plus profond de chacun, faisant partie du domaine de l’esprit. Victor Hugo est l’un des plus fameux représentant de cette pensé, ce maître incontesté dans le domaine de l’évocation des sentiments livre un recueil, Les quatre vents de l’esprit, qui comme tout au long de son œuvre explore les thèmes romantiques avec génie. « En marchant ce matin » en est un extrait qui se penche sur la tristesse, la mélancolie que l’auteur peut ressentir en se sentant seul et bientôt abandonné. La nature et le temps jouent aussi des rôles primordiaux puisqu’ils sont ce qui le rattache à la vie mais aussi l’en éloigne.



            Premièrement, la mélancolie du poète est presque palpable, il est seul et se morfond. Victor Hugo dira « la mélancolie c’est le bonheur d’être triste ». Il tourne donc à son avantage une situation accablante. Pour commencer l’anaphore de « puisque » au début des trois premières strophes (v1, 5,9) instaure un climat de certitude, plus surement de fatalité, démenti lors de la dernière strophe par une succession d’interrogation restant sans réponses. Le poète est donc plongé dans un état de méditation s’apparentant à la mélancolie, et la teneur de ses questions « Que fait l’homme ? La vie est-elle une aventure ? » (v13) nous renseigne sur la pensée de l’auteur, de son caractère existentiel ou ésotérique. Cette incertitude du poète est soulignée par un balancement binaire au vers 13. Il songe à la condition humaine et cela mène souvent à la mélancolie, un mal inconnu, le Mal du siècle.
            La mélancolie peut aussi provenir de la peur de l’inconnu, la mort reste un sujet qui n’est pas explicité mais qui est néanmoins présent. D’autant plus que ce poème a été rédigé au crépuscule de la vie d’Hugo. Celui-ci plus que la peur de partir insiste sur la peur de l’inconnu. La structure du poème peut aider à voir cela, il ne comporte presque que des alexandrins, vers amples et longs reflétant une longue vie passée en ce monde puis apparaît presque soudainement quelques hexasyllabes, brefs, comme la mort, à la fin des strophes deux et quatre. L’auteur utilise aussi deux euphémismes pour désigner le trépas qu’il sent proche, il dit «  je m’en vais » et « cette sombre nuit » (v10, 11) par opposition il cherche de l’espoir, métaphoriquement  « l’aurore » (v11).Ces sombres pensées sont l’image même d’une âme mélancolique.
            On peut noter l’allitération en « [m] » qui évoque deux choses : le Moi comme être à part entière et la Mort implacable sur le point de prendre le poète, la sensation de longueur  qu’apporte cette allitération contraste avec la mort qui va raccourcir cette vie, on peut la relever grâce à « vermeille » (v1), « premier » (v3), « main » (v4), « marche » (v4), « maison » (v4), « immense » (v6), « firmament » (v6), « monts » (v9), « comme » (v13), « moi » (v15). Le poète évoque une nouvelle fois la mort qu’il définit métaphoriquement comme « l’autre coté » (v14) et une ultime fois quand il parle de cette « obscurité » (v16), sous forme d’interrogation, ne cessant jamais sa méditation. Ce mal-être transparaît jusqu'à la fin.



           
           

            La Mélancolie, comme mal du siècle ne surgit pas en l’esprit sans un déclencheur, la nature par sa magnificence ou sa fragilité en est souvent un. En effet c’est une thématique très largement exploré par les romantique, le lieu favori de leurs rêveries, autant pour son aspect infini car cyclique, parfaite et à la fois imparfaite car reflétant l’homme. De nombreux lieux sont ainsi évoqués comme « la fontaine » (v5), « les bois » (v6), « la plaine » (v7), « les monts » (v9), « les champs » (v10). Tant de paysages lui inspirent le sentiment n’est en fait qu’une « aventure » (v13) où longuement  il demeure, pensant éternellement être à l’aulne de son existence comme en attestent les termes « l’aube » (v2), « blême rayon » (v5), « lueur pâle et calme » (v7), « le point du jour » (v 9), « vient d’éclore » (v9), « aurore » (v11). Il se berce d’illusions et se sentant toujours jeune, voit la nature renaissante chaque jour au lever du soleil, mais c’est là ce qu’il décide de voir, il projette ses envies, ses humeurs sur la nature environnante. L’allitération en « [l] » présente à « là-bas » (v1), « l’aube » (v2), « blanchit » (v2), « le » (v2), « lampe » (v3), « la » (v4), « lueur » (v7), « calme » (v7), « plaine » (v7), « éclore » (v9), « l’homme » (v13), « elle » (v13), rappelle la liquidité que l’on peut trouver dans la fontaine par exemple. La fontaine étant un flot constant, tel la pensée du poète, qui se reflète dans la nature.
            Ensuite, la nature sert à projeter les sentiments du poète, et après avoir remarqué le continuel sentiment de jeunesse de l’auteur, nous pouvons maintenant voir que de nombreux indices laissent présager de son véridique état d’esprit ou de celui de son corps. Ainsi, à plusieurs reprises on peut voir apparaître des adjectifs souvent utilisés pour parler de la lividité de la peau, des mots comme « blanchit » (v2), « blême » (v5) et « pâle » (v7) laissent présager de la souffrance que pourrait ressentir l’auteur et qui se figurant sur la nature soit en réalité sur son corps. L’allitération en [ã] présente dans les expressions « s’entr’ouvre » (v1), « blanchit » (v2), « immense » (v6), « firmament » (v6), « m’en » (v10), « champs » (v10), « vaguement » (v8), « aventure » (v13) et « dans » (v16) pourrait ainsi imiter les gémissements d’un malade, ou d’un vieillard. La désolation de la nature est donc montré à l’aide des mots suivants « blanchit » (v2), « blême » (v5), « pâle » (v7), « sombre », « frissonne » et « obscurité » (v16).



            Nature et temps sont intimement liés, ils caractérisent ce que l’homme ne peut contrôler et qui est pourtant essentiel car le temps reste, en filigrane, intimement lié à a mort. Un rythme ternaire « tristes, vivants et doux » (v10) illustre assez bien les étapes de la vie, l’homme à sa naissance, « le matin », « l’aube » (v2) très largement explorée, sa vie, une « aventure » (v13), finalement brièvement abordé, de moindre importance par rapports aux deux événements capitaux que sont le début et la fin. La mort cette « nuit » (v12) qu’apporte invariablement le temps. Une allitération en « [v] » demeure dans « s’entr’ouvre » (v1), « vermeille » (v1), « serviteur » (v3), « s’éveille » (v3), « travers »(v6), « vient » (v9), « vais » (v10), « vivant » (v10), « voudrais » (v11), « trouve » (v11), « avons » (v12), « vie » (v13), « aventure » (v13), « verra » (v 14), elle donne une très nette impression les mots « vie », « vœu » ou « éveil » à chaque retour. Tout rappelle donc la fuite du temps qui rapproche le poète de sa fin.
            Une nouvelle fois la structure du poème prend tout son sens. L’inclusion d’hexasyllabes, symboles de mort, car arrivant à la fin, inexorablement. De même que les rimes embrassés aidant à mêler vie et mort au mieux dans la nature qui se renouvelle toujours, mais irrévocable pour l’homme et ce, invariablement à cause du temps. « Les champs » (v10) sont l’exemple parfait pour montrer l’influence qu’a l’homme sur la nature et son désire immuable de vaincre le temps. La thématique du temps est de nouveau utilisée dans la question « que verra-t-on après ? », le poète s’interroge encore et toujours sur le temps et son application après la mort.



            Mort, Nature et Temps sont donc des éléments fondamentaux du mouvement romantique, explorés très en profondeur par Hugo, il n’est néanmoins pas le seul romantique, il entretiendra des fortes relations d’amitié avec Balzac, Nerval et Dumas ainsi qu’une certaine rivalité avec Lamartine.





Luc H., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

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Devoir de Maëlle Q. :


 

                        Le Romantisme, mouvement littéraire prédominant du XIXème siècle qui s’oppose aux codes traditionnels et stricts du Classicisme, privilégie les thèmes de l’exploration du Moi, de l’extériorisation des sentiments intenses et personnels ainsi que le désir d’ailleurs. Victor Hugo est un auteur romantique illustre de cette époque avec en l’occurrence le recueil Les quatre vents de l’esprit, publié en 1881. « En marchant le matin » est un poème tiré de ce dernier qui évoque l’expression des sentiments du poète lorsque le jour se lève. Il est axé sur un lyrisme douloureux projeté sur la nature et sur la quête d’un ailleurs.

 

 

 

                      Tout d’abord, on assiste à l’émergence d’un Moi redondant qui exprime avec finesse un lyrisme douloureux. Les pronoms personnels « je » (v.10 et v.11) et l’utilisation du ‘ « moi » (v.15) permettent d’agencer les sentiments intenses et profonds du poète qui décrit alors le cadre naturel environnant. En effet, la nature omniprésente comme l’atteste le champ lexical formé par les termes « horizon » (v.1), « rayon » (v.5), « fontaine » (v.5), « bois » (v.6), « lueur » (v.8), « plaine » (v.8), « monts » (v.9), « champs » (v.10) et « nature » (v.15) qui met en évidence le fait que Victor Hugo s’appuie sur cette dernière pour projeter ses sentiments. D’ailleurs, des termes au ton dépréciatif sont associés à la nature comme le prouvent les expressions « blanchit » (v.2), « blême » (v.5), « pâle » (v.7), « triste » (v.10) et sombre (v.12), des couleurs froides. L’effet produit n’est autre que l’assombrissement de l’état d’esprit du poète qui ressent un profond mal-être, celui-ci étant accompagné d’une allitération en [m] avec « vermeille » (v.1), « premier » (v.3 », « main » (v.4), « marche » (v.4), « maison » (v.4), « immense » (v.6) et « firmament » (v.6) afin d’accentuer ce malaise. De même, le sens visuel est amplement sollicité afin de donner une dimension poétique grâce à un jeu des couleurs. Il émane de plusieurs éléments tels que « vermeille » (v.1), « blanchit » (v.2), « lampe » (v.4), « argente » (v.5), « lueur » (v.7) et grâce au sens visuel avec les verbes « Regarde » (v.8) et « verra » (v.14). Le poète n’est alors que l’observateur et le spectateur de sa propre vie défilant devant ses yeux. Il rumine à l’idée de ne pas assez profiter de l’instant présent. Cette colère intérieure est exprimée par l’allitération en [r] comme le confirment les termes « porte » (v.1), « vermeille» (v.1), « bord » (v.2), « horizon » (v.2), « serviteur » (v.3), « premier » (v.3) et « marche » (v.4). En somme, tous ces éléments évoquent le lyrisme douloureux du poète.
                      Ainsi, une personnification de la nature vient se rattacher à la projection des sentiments du poète sur cette dernière. On lui attribue des caractéristiques humaines telles que la parole avec l’emploi du verbe « parle[r] » (v.5) ainsi que le sens visuel, d’où l’utilisation du verbe « Regarde[r] vaguement » (v.1). De plus, une dimension surnaturelle et maléfique s’installe, et ce par le biais d’un verbe d’action violent traduit pas « Jette une lueur pâle et calme» (v.7). Cela dénote de la même manière l’état d’âme morose et terne du poète qui se reflète sur le cadre naturel. Enfin, cette personnification permet de rapprocher la nature de l’homme afin de créer une complicité et un certain partage. Victor Hugo transpose alors ses sentiments troublés et lancinants sur la nature pour plus de vivacité dans ses propos.

 

 

 

                   Ce lyrisme douloureux n’est qu’une réponse fiévreuse issue du désir inexorable de fuite et de la quête d’un ailleurs moins terne. Ainsi, l’utilisation d’alexandrins, vers amples et longs à la lecture, est la traduction stylistique de cette attente vaine de trouver un lieu coloré et épris de vie qui consume le poète. L’anaphore du connecteur logique de cause « Puisque » (v.1 ; v.2 ; v.5 ; v.6 ; v.9) est de plus marquée et renforcée par son emploi en début de vers. Cette figure de style attire donc l’attention du lecteur et sous-entend le fait qu’étant donné que le lieu actuel dans lequel se trouve Victor Hugo est insipide, toutes les raisons du monde de vouloir changer d’atmosphère lui sont accordées. En effet, le vers liminaire de ce poème invite au désir d’un ailleurs vu que le lieu de « là-bas » (v.1) correspond à une « porte vermeille » entrouverte (v.1), métaphore qui conduit à la sollicitation de l’imagination. Elle donne par ailleurs, un espoir grandissant au poète qui souhaite passer de l’autre côté de cette porte qui symbolise la frontière entre son univers maussade et un monde rayonnant, d’où l’emploi de la couleur chaude « vermeille » (v.1). Cette frontière est aussi conférée par la césure à l’hémistiche au vers quatre, avec la virgule. De plus, le changement temporel passant de la nuit, propice au « calme » (v.7) et à l’endormissement serein, au matin référé dans le titre du poème « En marchant le matin », dénote que le lever du jour alimente cette envie d’ailleurs et enveloppe le mal-être du poète afin de laisser « éclore » (v.9) cette rêverie qu’est la quête d’exotisme. De ce fait, le poème montre un réel goût d’aventure, implicitement traduit par l’assonance en [a] avec les expressions « Pareille » (v.3), « sa » (v.4), « à » (v.4), « la » (v.4), « marche » (v.4), « argente » (v.5), « à travers » (v.6), « firmament » (v.6), « pâle » (v.7), « calme » (v.7), « Regarde » (v.8), « vaguement » (v.8) et « aventure » (v.13). La thématique du désir d’exotisme est donc parfaitement illustrée par ces éléments hétéroclites.
                  En accord avec cette grande thématique romantique s’ajoutent diverses questions métaphysiques que le poète se pose. Ces interrogations surgissent à la toute dernière strophe, ce qui laisse percevoir une certaine gradation dans le poème. Celui-ci devient peu à peu révélateur des intentions du poète qui utilise des phrases interrogatives brèves et saccadées telles que celle du le vers treize « Que fait l’homme ? La vie est-elle une aventure ? ». Ces interrogations s’inscrivent dans la perspective de l’intensification du propos. Bien que Victor Hugo veuille changer d’atmosphère, sa prudence se manifeste explicitement, et ce par l’emploi de ces expressions. Le goût du mystère et de l’inconnu le fait aussi « frissonne[r] » (v.15), tout comme l’accélération du temps mimée par l’association de trois alexandrins et d’un hexasyllabe aux strophes deux et quatre le pousse à fuir son lieu insipide pour un lieu exotique. D’autre part, le rythme ternaire au vers dix exprimé par l’enchaînement des termes « tristes, vivants et doux » apporte une progression régulière du temps et la conjonction de coordination d’addition « et » poursuit cette perspective d’accélération du temps afin que le désir de fuite du poète ne soit plus qu’une attente perpétuelle et un souhait imaginaire mais quelque chose de concret et réel. Ainsi, le passage du temps et les questions existentielles du poète en rapport avec la mort et l’au-delà sont l’expression même d’un exotisme proche.

 

 

 

                    Finalement, il est possible de dire que Victor Hugo mêle les diverses thématiques romantiques avec habileté, telles que celles du lyrisme douloureux et de la quête d’exotisme. Son art est parfaitement maîtrisé et rejoint les grandes qualités du précurseur romantique Chateaubriand qui fut l’un des premiers auteurs de ce mouvement à explorer avec profondeur l’utilisation du Moi et la tonalité lyrique.


Maëlle Q., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.






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Devoir de Pierre-Damien G. :



                     C’est au XIXème siècle, succédant au classicisme et aux Lumière, que se propage en France le courant littéraire du romantisme, mouvement qui permettait aux poètes d’exprimer leurs sentiments profonds, tout en laissant une place à l’imagination, leur envie d’ailleurs en prônant l’exaltation du moi et laissant une intimité s’installer entre l’auteur et le lecteur. Victor Hugo, grand auteur de ce mouvement, publie en fin de vie le recueil « les quatres  vents de l’Esprit ». Le poème « En avant le matin » traduit l’aspect romantique de cette période. Le poème est axé sur une Nature pérenne et éternelle, dans un lyrisme douloureux, et à une envie d’exotisme dut à la détresse morale de l’auteur.

 

 

               Tout d’abord, Victor Hugo présente ici une Nature naissante caractérisée par le lever du soleil. On retrouve le choix de vers en alexandrin, accentuant la perception du temps en donnant une rythmique de passion pour la journée. L’auteur donne ainsi une vision inexorable du passage du temps. On retrouve par ailleurs le rythmes binaire, présents comme l’atteste la présence de paronymes (« rayon argenté » v.5 ; « pâle et calme » v.7) qui interprètent la binarité de la vie, le passage d’un monde à l’autre et l’accélération du temps  (allitération en [B] : aube, blanchit, bord). Ce dernier rythme se retrouve dans l’emploi de plusieurs temps grammaticaux.
                De plus, l’auteur continue en exprimant ses changements se sentiments (« lueurs pâle et calme » v.7 ; « champs triste » v.10) et projette ainsi le lyrisme sur la nature tel qu’il projette l’avenir au passage du temps. Victor Hugo va jusqu’à exprimer des suppliques et des interrogations désespérés sans réponses afin que le temps passe moin vite, et ne l’emporte vers sa propre fin : « Je voudrais bien savoir où l’on trouve une aurore pour cette sombre nuit que nous avons en nous ! » (v. 11-12) ; « Que fait l’homme ? » (v.13). Il met alors en relief l’opposition entre l’homme fragile à cause du passage du temps et la régénération, en permanence, dans un temps cyclique, de la Nature.
                 En outre, le lever du soleil où « l’aube blanchit le bord de l’horizon » (v.2) , symbolise le nouveau début de vie souhaité par l’auteur qui arrive de plus en plus vite vers la mort, elle-même caractérisé par l’ « obscurité » (v.16). Le poète sait donc qu’il va bientôt mourir : « je m’en vais dans les champs tristes » (v.10). L’utilisation du présent de l’indicatif est un signe de certitude. L’aspect de la Nature se distingue aussi avec les emplois de la deuxième personne du singulier (« tu parles, Nature » v.15), de l’impératif et de caractéristiques humains : « champs tristes » (v.10) ; « sombres nuit » (v.12). Ainsi, une complicité se crée entre la Nature et l’auteur, devenant intimes. Les sentiments partagés entre l’homme et la Nature est l’une des grande caractéristique du romantisme.
Revient aussi l’écho de la Nature sur l’homme : « jette une lueur pâle et calme de la pleine ». Grâce à ces personnifications, l’homme et la Nature sont ainsi rapprochés : une autre grande thématique romantique. Néanmoins, le temps n’a pas le même effet sur l’un et l’autre. La Nature est aussi présente sous la forme de l’eau et de la liquidité : « la fontaine » (v.5), métaphore filées (« un blême rayon argente la fontaine » v.5 ; « les bois immenses » v.6 ; « une lueur pâle et calme que la pleine regarde » v.7-8). Cette présence insiste, encore une fois, sur l’écoulement du temps.           
                     Enfin, on distingue par ces exemples la doctrine du Carpe Diem, récurrente dans la poésie et le romantisme qui prône le fait de profiter de l’instant présent, lorsqu’il est agréable, face à un temps qui nous échappe et nous entraine vers un avenir inconnu. Nous découvrons ici un contraste entre le paysage alentours, immortel, et l’auteur, faible devant cette grandeur.

 

 

 

                     D’autre part, nous retrouvons dans ce poème une envie d’ailleurs de la part du poète. Cette idée de fuite s’exprime dès le titre (« En avant le matin »), qui donne déjà un aspect de voyage et de changement au poème. On découvre par la suite l’idée d’un monde recherché plus lumineux, plus proche du soleil, chassant les idées noir du poète et de la mort qui le guète. L’anaphore de « Puisque » (v. 1, 2, 5, 6 ,9) accentue la dimension presque utopique qu’à l’auteur de cet ailleurs merveilleux et exprime par la suite le contraste avec sa propre vie.
                  En second lieu, Victor Hugo décrit la morosité de la vie humaine, comme l’atteste le champ lexical présent : « blême » (v.5), « pâle » (v.7), « tristes » (v.10), « sombre nuit» (v.12) ou encore « obscurité » (v.16). Il décrit cette vie afin d’expliquer pourquoi la sienne ne lui convient plus et le rend malheureux. La ponctuation forte, présente dans ce poème, renforce cette idée de morosité chez l’auteur, et spécialement dans le dernier quatrain, ce qui accélère le rythme du poème. Les points d’exclamations illustrent les nombreuses questions que se pose sur sa vie et sur la mort.
                 L’envie d’ailleurs est donc importante pour Victor  Hugo, qui mourut en 1885, soit quatre ans après l’écriture de ce poème.

 

 

                   « En marchant le matin » est donc un poème profondément ancré dans la tradition romantique. La réflexion sur la joie apportée par l’onirisme et la quête d’un ailleurs ont fait de l’auteur un maître incontesté du XIXem siècle. Nombreux sont les hommes qu’il aura influencé  tel que Lamartine, Vigny ou Châteaubriand.

 

                                                                                            « Je serai Chateaubriand ou rien »

                                                                                                                     Victor Hugo


Pierre-Damien G.., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.







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Devoir de Gianni F. :



                 Le Romantisme est l’un des principaux mouvements littéraires XIXème siècle et marque un grand tournant pour la littérature. Ses thèmes dominants sont l’exaltation des sentiments, l’expression du moi, la nature, le passage du temps ou encore l’onirisme et l’exotisme. Victor Hugo est un auteur phare de ce mouvement, il a écrit en 1881, quatre ans avant sa mort, le recueil poétique Les quatre vents de l’esprit d’où est tiré le texte à commenter. Le poème est axé dans premier temps sur la fuite du temps, dans un second temps, sur la Nature, et pour finir sur le rêve, l’onirisme.

 

 

                Tout d’abord, on peut voir à travers ce poème que le temps est l’une des grandes thématiques de ce texte. L’allitération en [l] qui est une sonorité douce, se trouvant abondamment dans le texte, comme nous le montre les termes : « l’aube » (V2), « le » (V3), « lampe » (V4), « blême » (V5), « pâle » (V6), « parle » (V15) qui nous miment l’écoulement, le passage du temps. On peut ensuite comprendre le choix du type de vers qui est l’alexandrin, vers long, ample, majestueux, qui est vraiment propice à l’écoulement du temps. Mais, on remarque qu’au vers 8 et 16 du poème, on trouve deux hexasyllabes, ces vers courts de six syllabes à une accélération du rythme nous mimant la fin de la vie de l’auteur car plus on viellit plus on a l’impression que le temps passe vite. Cela crée un véritable contraste par rapport aux alexandrins. Ainsi, le poète à travers ces procédés nous montre bien que le temps est un grand thème du poème.
               Ensuite, on relève dans ce poème plusieurs rythmes binaires et ternaires : au vers 7 « lueur pâle et calme », ou encore au vers 10 « les champs tristes vivants et doux ». Ces rythmes binaires et ternaires donnent une véritable rythmique au poème. Mais les rythmes binaires peuvent aussi évoquer les deux côtés du monde exprimés au vers 14 : « Que verra-t-on après de l’autre côté ? ». on trouve aussi des adverbes de temps, et des moments de la journée comme l’atteste les mots : « matin » (titre), « après » (V14), « nuit » (V12), « aurore (V11) et aussi des anaphores : « puisque »(V1 et 2) et (V5 et6) qui nous montre la passage inexorable du temps ainsi que son cycle. Ainsi avec cela in peut donc bien voir que le passage du temps, grande thématique romantique, est omniprésente à l’intérieur de ce poème.

 

 

              Cependant, à travers ce passage du temps et ces rythmes binaires, deux autres thèmes apparaissent : la Nature et l’Onirisme. Etudions tout d’abord la Nature. Dans un premier temps, on peut trouver à travers ce poème un champs lexical de la Nature très abondant : « l’horizon » (V2) ; « les bois (V6), la plaine (V7). On trouve même le mot « nature » (V15).Cela nous montre bien que la Nature, elle aussi grande thématique romantique, est très présente à l’intérieure du poème.
            Dans un deuxième temps, les alexandrins, vers long et amples, nous montrent la beauté et la tranquillité de la nature. La nature est tellement belle et puissante, comme l’atteste l’allitération en [p] formée par : « puisque »(V1), « premier »(V3), « lampe »(V4) que l’auteur fait une personnification de la nature « est-ce à moi que tu parles, nature dans cette obscurité ? » et il s’adresse à elle en lui posant une question. Ainsi cela nous que la nature joue un rôle très important dans ce poème.

 

 

           Cependant, dans ce poème, on peut s’apercevoir de l’existence d’un autre monde s’opposant complètement à la nature et à la réalité. Cet autre que l’auteur évoque vers 14 est celui du rêve. Pour commencer, l’auteur fait une sorte de jeu avec les couleurs et les lumières, on en trouve énormément à l’intérieur du texte : « vermeille »(V1), « argente »(V5), « lueur « pâle »(V7) qui correspondent au rêve. On ne voit pas très bien les éléments, apparaissent seulement des lueurs comme le montre « lueur pâle et calme »(V7), ils apparaissent flous et cela constitue un véritable caractère onirique.
            Ensuite, on peut comprendre que selon l’auteur, la vie est divisée en deux parties : avant la mort ; le monde réel et après la mort la mort ; le monde du rêve, les rimes croisées peuvent nous mimer cela et exprimer le croisement entre ces deux mondes. L’antithèse (V11, 12)  « où l’on trouve une aurore pour cette sombre nuit » et la ponctuation forte » ! » (V12) peuvent nous montrer la beauté, la tranquillité, la clarté de ce monde du rêve qui s’oppose à l’obscurité et à la tristesse du monde réel. Ainsi, cela nous montre donc bien le caractère onirique du texte s’opposant au monde réel, naturel.

 

 

           Enfin, on peut donc conclure que l’on retrouve à travers ce texte trois grandes thématiques romantiques qui sont, l’écoulement du temps, la nature et l’onirisme. On retrouvera ces thématiques romantiques dans de nombreuses autres poésies écrites par les principaux auteurs romantiques tels Gérard de Nerval, Alphonse de Lamartine, ou bien encore Chateaubriand, d’où la célèbre phrase de Victor Hugo : « je serai Chateaubriand ou rien ! »

 

 Gianni F., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 


 


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Devoir d'Aïda Z. :

 

 

 


Le romantisme est un mouvement littéraire apparu dans la première moitié du XIXeme siècle. Il a pour principales thématiques la fuite du temps, le lyrisme (qu'il soit heureux ou malheureux), la nature et enfin l'exotisme. Victor Hugo, poète très reconnu de l'époque et typiquement romantique, a publié quatre ans avant sa mort le recueil de poèmes Les quatre vents de l'esprit, en 1881, d'où provient "En marchant le matin" dans lequel le poète exprime sa peur de la mort qu'il sent s'approcher. Le lyrisme mélancolique présent dans le texte ainsi que sa projection sur la nature tracent les principaux thèmes apparents.

 

 

    Dans un premier temps, le poète exprime sa tristesse dans un lyrisme mélancolique causé par la vie elle-même et la façon dont l'homme la perçoit. Nous avons au vers 13 les questions existentielles "Que fait l'homme ? La vie est-elle une aventure ?" qui mettent en évidence la mélancolie ressentie par le poète. De la même façon, l'allitération en [t] qui s'étend sur la dernière strophe avec les mots "aventure"(v.13), "verra-t-on"(v.14), "autre"(v.14), "Tout"(v.15), "tu"(v.15) soutient ce sentiment de tristesse. Dans cette même strophe, l'anaphore en "Que" renforce ce fait, cette envie de savoir et de comprendre la vie et ce qui le rend si mélancolique. Le poète utilise la métaphore "Je voudrais bien savoir où l'on trouve une aurore pour cette sombre nuit que nous avons en nous !" aux vers 11-12 pour montrer l'état d'esprit dans lequel il se trouve avec l'antithèse formée par les mots "aurore" et "nuit" accentuant ainsi le fait qu'il se sente renfermé dans une certaine obscurité créée par la solitude et la vieillesse; il voudrait donc trouver ce qu'il qualifie d'"aurore" mais qui n'est en fait qu'une lumière servant à lui montrer le chemin du savoir, de la sortie de cette tristesse qu'il recherche en vain. En effet, tout au long du poème nous retrouvons ce contraste entre ce que le poète ressent et ce qu'il voudrait ressentir avec un jeu de lumière et d'éclairage ("l'aube" (v.2), "lueur pâle" (v.7), "aurore"(v.14), "sombre nuit" (v.15), "obscurité" (v.16)) qui accentue le lyrisme mélancolique.
           De plus, le poème est structuré par une ponctuation forte caractérisée par l'utilisation répétée de points d'interrogation aux vers 13-16 qui marque son désir de savoir. Il est également composé d'alexandrins, vers lents qui font durer la mélancolie du poète. L'utilisation d'hexasyllabes, vers courts, en fin des strophes 2 et 4 renforce ce sentiment. Le poète ne pouvant même plus exprimer son mal-être se rapproche de la fin. Et l'anaphore du mot "puisque" répété aux vers 1, 2, 5, 6 et 9 met en valeur cette recherche alors effectuée par le poète vivant ses vieux jours avec tristesse et voulant trouver la clé de l'énigme de la vie comme l'atteste le vers 13: "La vie est-elle une aventure?". Sachant que sa fin est proche, il va alors remettre en question sa vie antérieure et affirme sa volonté de connaitre sa destinée. Le vers 14 soutient cette même volonté avec la question : "Que verra-t-on après et de l'autre côté ?" à laquelle il veut tant répondre pour combler la mélancolie et le sentiment d'impuissance qu'il éprouve.
             Enfin, nous remarquerons la lenteur que le poète dégage. D'une part avec l'usage d'alexandrins, ce qui ralentit de façon évidente le rythme du poème. D'autre part, avec l'allitération en [m] qui s'étend sur les trois premières strophes avec des mots comme: "vermeille" (v.1), "premier" (v.3), "marche" (v.4), "immense" (v.6), "craquement" (v.7) ou encore "monts" (v.9), et qui exprime le malaise ressenti par le poète. De plus, il est possible de relever le rythme ternaire "les champs tristes, vivants et doux" au vers 10 qui en plus d'accentuer la lenteur et la monotonie, permet d'appuyer la tristesse du poète. La métaphore "
Puisque le point du jour sur les monts vient d'éclore" (v.9) vient soutenir  ces caractéristiques du poème. Cette figure de style fait référence au soleil qui se lève derrière les monts. Il apparaît ici que le poète semble vouloir profiter d'un moment de la journée si calme pour pouvoir s'en aller paisiblement, "trouver une aurore / Pour cette sombre nuit qu'[e nous] il a[vons] en [nous] lui" (v.11-12). Ce désir de sérénité qui souligne par contraste l'état actuel du poète, se retrouve dans le champ lexical de la douceur avec des mots tels que : "calme" (v.7), "vaguement" (v.8) et "doux" (v.10).

 

 

  Dans un second temps, on peut mettre en évidence le rôle prépondérant de cet environnement si opposé aux sentiments éprouvés par le poète. En effet, tout au long du poème la nature est présente, formant ainsi un champ lexical ("aube" (v.2), "horizon" (v.2), "fontaine" (v.5), "bois" (v.6), "firmament" (v.6), "plaines" (v.7), "monts" (v.9), "champs" (v.10), "aurore" (v.11), "nuit" (v.12), "nature" (v.15)). Le poète personnifie cette nature sui compte tant pour lui à plusieurs reprises: d'abord aux vers 7-8 avec "[…] que la plaine / Regarde vaguement", ensuite au vers " les champs tristes, vivants et doux" (v.10) et enfin au vers 15 ' Est-ce à moi que tu parles, nature […] ?". Ils attribuent ainsi des sens et des sentiments humains, tels que la vision, la parole et la tristesse, à des éléments de la nature. Comme si soudain, elle pouvait lui donner les réponses tant attendues. Ne sachant plus vers qui se tourner pour les obtenir, il utilise ce milieu comme dernier espoir pour se délivrer de cette tristesse, cette obscurité qu'il nomme au vers 16("dans cette obscurité ?") et dans laquelle il se trouve enfermé avec ses questions qui le hantent et desquelles il n'arrive décidemment pas à se débarrasser. Le fait qu'elle lui "réponde" créé une certaine complicité entre l'homme et la nature dans laquelle il trouve l'apaisement dont il a besoin. Effectivement, le choix de celle-ci n'est pas anodin, mais au contraire, tout à fait voulu étant donné qu'un lien s'est créé. Le poète, se sentant ainsi seul, triste et face à une obscurité qui l'encercle et l'effraie, ne peut qu'être plus mélancolique que jamais. Ce qui est accentué par l'anaphore de "Puisque" pour marquer les raisons de son départ qu'il énumère tout au long du poème. Et il s'en va donc vers la nature avec qui il pense pouvoir trouver les réponses à ses questions ainsi que la sérénité.
            Enfin, la mise en place des vers aux rimes embrassées créé un certain équilibre comparable avec celui que la nature apporte au poète et inversement. Cet équilibre revient dans tout le poème avec des couleurs douces telles que "vermeille" (v.1), "blanchit" (v.2), "blême" (v.5), "argente" (v.5), ou encore "lueur pâle" (v.7). De même, il énonce à de nombreuses reprises des moments de la journée très doux et serins (matin, aurore…), qui visiblement, l'apaisent et qui sont ce qu'il cherche, car l'aube apporte Soleil et lumière, ce dont il aurait bien besoin de trouver dans cette obscurité qui lui paraît être interminable. Cette complicité entre l'homme et la nature créé donc un équilibre renvoyé par ce calme que la nature lui fournit.

 

 

Victor Hugo utilise dans ce poème des vers longs tels que des alexandrins qui renforcent la solitude et la mélancolie qu'il éprouve alors. Pour illustrer ce lyrisme ressentit, le poète prend la nature et créé un lien, une complicité entre eux afin de pouvoir trouver une issue à cette interminable obscurité dans laquelle il est enfermé. Tout comme Victor Hugo, d'autres auteurs utilisèrent cette thématique typique de l'époque romantique pour exprimer leurs sentiments; comme Lamartine, poète appartenant à ce mouvement littéraire, dans "Le Lac".


 


 Aïda Z., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 

 

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Devoir de Marine B. :

            Le Romantisme est un mouvement littéraire qui domine le XIXème siècle. Il voit les poètes exprimer leurs sentiments profonds ainsi projetés sur la nature. Victor Hugo est l’un des auteurs phares de ce mouvement, notamment avec son recueil Les quatres vents de l’esprit, écrit juste avant sa mort, d’où est extrait « En marchant le matin ». Dans ce poème, l’épanchement de ses sentiments les plus profonds exprimant un lyrisme plutôt douloureux sont ainsi mis en relation avec la nature.

 

 

 

            Tout d’abord, ce poème traite d’un lyrisme douloureux, de la part du poète, qui se traduit par un champs lexical de la tristesse omniprésent (« blème »(v.5), « jette »(v.7), « pâle »(v.7),  « triste »(v.10)). On peut remarquer que ce poème ne s’adresse pas seulement au poète mais à tous les êtres qui l’entourent que se soit la nature ou autre, puisque celui-ci est écrit à la troisième personne du singulier comme le montre ces citations : « s’entrouvre »(v.1), « blanchit », « s’éveille » (v.3), «marche », « sa »(v.4). Le champs lexical douloureux et triste est mis en évidence par la présence d’alexandrins, vers longs, tout au long du poème, qui accentue la langueur et la morosité du poète. De plus l’anaphore de « Puisque » au vers 1 et 2 ainsi que 5 et 6 insiste sur la douleur que ressent Victor Hugo en l’ecrivant. On constate un allitération en [l] et en [m] comme l’attestent les mots : « là-bas », « vermeille »(v.1), « l’aube », « balanchit »(v.2), « premier »(v.3), « marche », « maison »(v.4), « blème »(v.5), « lueur », « pâle », « calme »(v.7)… Elles insistent sur le fait que l’auteur perçoit de la lassitude, de la morosité, de la mélancolie face à un vie qui ne tarde à s’eteindre. Pour commencer, il se place à l’interieur d’un maison à la « porte vermeille ». Cette expression des sentiments monotones et mélancoliques réitèrent le lyrisme douloureux qui se ressent bien. De plus, le poète exprime sa mélancolie qu’il éprouve à travers le temps qui passe lentement. Il est souligné grâce à l’omniprésence d’alexandrins, vers longs de douze syllabes. Victor Hugo veut montrer la longueur inéluctable des journées qui mène à la même fin : la mort. Nous pouvons voir un champs lexical du temps et de l’espace comme l’illustre les termes :  « là-bas »(v.1), « l’aube », « premier », « s’éveille »(v.2/3), « à travers », « jour »(v.9), « après »(v.14) ainsi que « le matin » évoqué dans le titre du poème qui fait transparaître la présence du temps. L’assonance en [ã] renforce la lenteur du temps qui s’écoule comme le montre : « s’entrouvre », « blanchit »(v.2), « lampe »(v.4), « argente »(v.5), « immense firmament »(v.6),  « champs », « vivants »(v.10)… En revanche, on remarque la présence d’exosyllabes, vers de six syllabes comme aux vers 8 et 16. Cette accélération du temps atténue le doute de savoir ce qui se passera après la mort, l’ultime épreuve que subit chaque homme. La lenteur du temps qui passe accentue le lyrisme douloureux.

            Enfin, l’auteur se pose de nombreuses questions concernant « l’autre coté ». L’ensemble de sa dernière strophe comporte un ponctuation forte : le point d’interrogation en l’occurance. Victor Hugo s’interroge fortement à la suite, au futur de son existence comme l’illustre au vers 14 ; « verra ». On parle de questions existentielles, le poète se « torture » l’esprit, il se demande « Que fait l’homme », « La vie est-elle une aventure »(v.13)… La douleur et la mélancolie que ressent l’auteur face au temps et à « l’autre coté » est une grande thématique présente dans la plupart des poèmes romantiques.

 

 

 

            Cependant, bien que la douleur du poète face au temps soit explicitement citée, la nature exprime également une forme d’omniprésence dans ce poème. En effet, on constate un champs lexical abondant concernant la nature comme le montrent les citations suivantes : « horizon »(v.2), « rayon », « fontaine »(v.5), « bois », « firmament »(v.6), « plaine »(v.7), « monts », « éclore »(v.9), « champs »(v.10), « aurore »(v.11), « nuit »(v.12). De plus, l’auteur évoque la thématique principale : La nature(v.15). Les allitérations en [s]et en [v] relatent la douceur, la vie de la nature comme l’illustrent les termes : « Puisque »anaphore (v.1/2), « vermeille »,  « serviteur »(v.3), « s’éveille », « travers » (v.6)… Elles donnent au poème une douceur, tel le vent sur les champs. Ainsi dans ce poème, la nature est habilement narrée.

            En second lieu, nous pouvons remarquer que les sentiments de l’auteur sont projetés sur la nature comme l’atteste « la lueur pâle est calme »(v.7), les « champs tristes, vivants et doux », la « sombre nuit »(v.12). De plus, la nature est fortement personnifiée ce qui consiste à lui donner une âme, une douceur, des sentiments comme « les monts vient d’éclore »(v.11), « les champs tristes »(v.10), « vivants », « sombre nuit que nous avons en nous »(v.12). La ponctuation forte ( ! ) à la fin du douzième vers nous indique que la nature est en nous, elle fait partie des hommes, qu’elle dispose des mêmes sentiment. Les couleurs citées dans ce poème illustrent les sentiments du poète sur la nature comme l’atteste : « blême rayon », « lueur pâle », « sombre nuit ». Nous pouvons constater la présence d’un rythme binaire au vers 3 et 4 formé par la conjonction de coordination « et » qui oppose la lumière à l’éveil d’un homme. En plus les « champs tristes, vivants et doux » marquent le contraste entre la vie et la mort. Malgré le doute qui sommeil en lui, il a peur de la suite, de « l’autre coté ». La nature ravive chez lui un sentiment de bien être, elle eclaircit cette « sombre nuit » qui tarde à prendre le dessus. L’auteur ne fait pas que personifier la nature, il lui parle et lui confie ses sentiments les plus profonds. La projection des sentiments douloureux et mélancolique de Victor Hugo sur la Nature omniprésente est bien mise en évidence.

 

 

 

            Finalement, ce poème « En marchant le matin » traite d’un lyrisme douloureux fortement explicité de l’auteur ainsi projeté sur la nature. Victor Hugo, maître incontournable du Romantisme, est un des auteurs les plus importants au XIXème siècle comme Gérard de Nerval, ou encore Alphonse de Lamartine qui permirent à ce mouvement d’évoluer et de s’enrichir au cours du siècle.

 

 

Marine B., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

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Devoir d'Alan B. :

 

 

Le mouvement principal dominant le XIXème siècle est le romantisme. Ce mouvement permettait aux nombreux poètes de l’époque d’exprimer leurs sentiments les plus profonds et intenses. Victor Hugo, l’un des poètes romantiques les plus emblématiques du XIXème siècle, a écrit plusieurs recueils dont Les quatre vents de l’esprit. « En marchant le matin », publié en 1881, reflète un malheur et une incompréhension profonde de la part du poète. Ce poème est axe sur un lyrisme douloureux ainsi qu’une projection des sentiments du poète sur la nature.

 

 

 

Tout d’abord, Victor Hugo a introduit sous plusieurs formes, le lyrisme douloureux et malheureux dans son œuvre. Le poème est compose principalement d’alexandrins bien que les derniers vers de la deuxième et la quatrième strophe soient des vers qui ne contiennent que 6 syllabes (hexasyllabes). Les alexandrins, des vers longs et amples de douze syllabes, font en sorte que le texte est interprété de façon lente et émotive ce qui contribue à renforcer le lyrisme douloureux dans le poème.

De plus, ce même lyrisme douloureux est retrouvé dans le texte à travers d’autres figures de style telles des anaphores. Aux vers 1, 2, 5, 6, 9, on retrouve l’anaphore du mot « puisque ». Le lecteur est, à travers cela, confronté à une insistance de la part du poète sur le fait de se poser des questions existentielles sur la vie après la mort. Le poète essaye donc de comprendre son profond malheur. Il y a aussi aux vers 13, 14 et 15 une anaphore du mot «que» ce qui fait transparaitre une grande réflexion de la part du poète qui se pose un grand nombre de questions sur ce qu’il va lui arriver après la mort. Cet état d’incompréhension du poète qui a peur de l’inconnu approfondit le lyrisme douloureux de l’œuvre.

Ensuite le lyrisme douloureux est représenté dans la troisième et quatrième strophes par des références indirectes a la mort tel que « Je voudrais bien savoir ou l’on trouve une aurore/pour cette sombre nuit que nous avons en nous ! »(v.11, 12) et « Que verra-t-on après et de l’autre cote ? » (v.14). Le poète essaye donc désespérément a travers de multiple interrogations de trouver une issue a sa profonde tristesse. Ce la permet aux lecteurs de ressentir pleinement la force du lyrisme douloureux que l’on retrouve dans ce texte.

 

 

 

 Le lyrisme douloureux est donc bien présent sous plusieurs formes dans le texte. Les sentiments de douleurs et de tristesse que ressent le poète sont souvent représentés sous forme de projection de ces sentiments sur la nature. Le poète laisse transparaitre une forme d’admiration de la nature a travers le champ lexical des couleurs naturelles dans son poème: « vermeille »(v.1), « blanchit »(v.2), « lampe »(v.4), « blême »(v.5), « argente »(v.5), « pale »(v.7), « aurore »(v.11), « sombre »(v.12), « obscurité »(v.16). Les couleurs représentées contribuent grandement à l’image donnée aux lecteurs du poète. On peut donc affirmer que les intentions du poète lorsqu’il introduit de si nombreuses références aux couleurs naturelles qu’il représente un coté clair de sont état ainsi qu’un coté plus sombre. La projection des sentiments sur la nature est donc bien présente.

 Puis, Victor Hugo introduit dans son texte des références multiples au paysage. On peut donc relever ce même champ lexical : « là-bas »(v.1), « l’aube »(v.2), « l’horizon »(v.2), « la fontaine »(v.5), « les bois »(v.6), « la plaine »(v.7), « les monts »(v.9), « champs tristes »(v.10). Le poète constitue son paysage de sorte qu’il représente ses sentiments. Cela évoque donc aux lecteurs, tout comme dans l’axe précédent, une notion de passage : il y a le passage des bois et des monts qui représente le parcours de poètes vers l’inconnu, vers la mort. L’expression des sentiments du poète à travers la nature est donc très présente.

Enfin, pour faire transparaitre ses émotions sur al nature le poète entame dans son texte, un dialogue avec la nature. Il y en a la preuve dans les vers quinze et seize : « Est-ce a moi que tu parles, nature, / Dans cette obscurité ? ». Ici la nature appelle et invite le poète à venir dans l’obscurité qui représente ses interrogations par rapport a cette mort a travers la nature.

 

 

 

Les axes du lyrisme douloureux et de la projection des sentiments du poète sur la nature sont donc complémentaires. Le poète exprime sa peur de la transition entre la vie et la mort ce qui provoque un très grand désespoir. Il laisse transparaitre dans son poème les grandes caractéristiques de la poésie romantique dont il est le maitre incontesté avec d’autres poètes de l’époque tel Alphonse de Lamartine, Chateaubriand ou Vigny.

Alan B., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

 

 




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Commentaire d'Elliott B. :  

 

 

              Le Romantisme, mouvement littéraire de la première moitié du XIXe siècle, prône l’expression des sentiments, l’appréciation de la nature et l’envie d’un exotisme. Un des auteurs phares de ce mouvement est Victor Hugo, qui a écrit de nombreux recueils dont Les quatre vents de l’esprit, publié en 1881, d’où vient le poème « En marchant le matin » qui est un exemple de l’expertise de Hugo,en ce qui concerne ce mouvement. Le texte est axé sur la thématique de la nature et de la fuite du temps aux yeux de l’auteur.

 

           

 

              En premier lieu, on remarque que la nature est omniprésente dans ce texte et le lyrisme du poème est projeté sur la nature. Cela est démontré notamment par le champ lexical de la nature, présent tout au long du poème comme l’attestent les mots « aube »(v.2), « fontaine »(v.5), « bois »(v.6), « plaine »(v.7), « monts »(v.9) ou encore au vers 10, les «  champs ». L’allitération en [v], que l’on retrouve avec « s’entr’ouvre », « vermeille » (v.1), « serviteur », « s’éveille »(v.3), « travers »(v.6), « vaguement »(v.8), « vient »(v.9), « vivants »(v.10), nous rappelle le vent qui soufflerait dans les arbres ou les plaines d’herbes hautes, qui nous ramène à la thématique de la nature. De plus, nous repérons des rimes croisées en fin de vers et un changement de la nature dans la première strophe comme le montrent  « vermeille »,  « l’horizon » ; « s’éveille », « maison ». Puis, « fontaine », « firmament » ; « plaine », « vaguement » dans la deuxième strophe. Et dans la troisième avec « d’éclore », « doux » ; « aurore » , « nous » puis finalement dans la quatrième strophe avec « aventure »,  « côté » ; « nature »,  « obscurité ». Des antithèses renforcent la thématique que la nature n’est pas uniforme tels que « point du jour »(v.9) représentant le soleil et la « sombre nuit » au vers 12. La nature est amplement représentée tout au long du texte mais sous de différentes formes, ce qui consolide l’idée que la nature est variée.

             Deuxièmement, le jour qui se lève est clairement representé par le champ lexical du matin et de la naissance. Nous avons « aube »(v.2), « s’éveille »(v.3), « éclore »(v.9) puis le titre du poème « En marchant le matin. ». Le jour qui naît est présent comme le montrent les assonances en [i] et [ui], « Puisque »(v.1,2,5,6,9), « blanchit » et « l’horizon »(v.2), « serviteur », « qui »(v.3), « immense »(v.6), « tristes » et « vivants » au vers 10, puis « nuit »(v.12), « vie »(v.13), « frissonne »(v.15) et finalement « obscurité » au vers 16, peuvent nous rappeler le cri strident d’un nouveau-né. Puis le soleil qui se lève est aussi remarquable par « porte vermeille »(v.1), « l’immense firmament »(v.6) et « le point du jour »(v.9). Ici, c’est une nature qui s’éveille qui est symbolisée mais c’est la nature tout de même.      

            Le poète représente aussi la nature d’une façon triste et morne. Pour Hugo, la mort approche et il reflète ses sentiments sur la nature. Nous voyons cette nature maladive à plusieurs reprises à travers le poème. Dans les deux premières strophes nous relevons « blanchit » (v.2), « blême » (v.5), « pâle et calme » (v.7) puis plus loin dans le texte avec « tristes » (v.10), « sombre nuit » (v.12), « frissonne » (v.15) et « obscurité » (v.16). L’incertitude du poète sur son inévitable est projetée sur la personnification de « la plaine » qui « Regarde vaguement » car c’est flou et incertain. La nature est représentée de différentes manières tout au long du texte mais est toujours présente.

 

 

            La fuite du temps est une autre grande thématique du Romantisme qui est représentée dans ce poème. Le poète contraste la nature avec la fuite du temps pour démontrer que même avec le cours du temps, alors que nous serons emportés par l’âge, la nature est immuable et sera toujours présente. Dans un premier temps, nous pouvons voir dans le texte un jour qui s’écoule, représentée par des termes tels que « aube » (v.2), « s’éveille » (v.3), « l’immense firmament » (v.6) au début du poème puis nous basculons dans la « sombre nuit » (v.15) et « l’obscurité » (v.16) à la fin. Cela représente le lever du soleil, puis la journée qui passe pour se terminer avec le coucher du soleil et la nuit. Un autre exemple de cette journée qui s’écoule est la présence d’alexandrins des vers plutôt longs qui pourraient représenter des minutes ou des heures qui font passer le temps. De plus, l’assonance en [ã] que l’on trouve partout dans le poème, renforce l’idée que le temps passe lentement. Nous trouvons cette assonance avec « entr’ouvre »(v.1), « blanchit » (v.2), « lampe »(v.4), « argente »(v.5),  « l’immense firmament » (v.6), « vaguement »(v.8), « champs » et « vivants »(v.10), « aventure »(v.13) et « dans »(v.16). Le jour qui passe est une représentation de la fuite du temps mais symbolise peut-être aussi que le poète n’apprécie pas cette fuite du temps.

            Dans un second temps, nous avons l’impression que la fuite du temps panique l’auteur et il y a des traces de précipitation dans le poème. Il y a tout d’abord l’anaphore de « Puisque » aux vers 1,2,5,6 et 9 puis une allitération en [p] comme le montrent les termes « Puisque » (v.1,2,5,6,9), « porte » (v.1), « pareille » et « premier » (v.3), « lampe » (v.4), « pâle » et « plaine » (v.7), « point » (v.9) ou encore « parle » au vers 15. Cette allitération accentue la précipitation du poète mais aussi la peur de la mort. De plus, le poète s’interroge après « sombre nuit »         suivi d’un point d’exclamation. Dans la dernière strophe nous pouvons voir des points d’interrogations et des questions sur le Moi du poète. « Que fait l’homme ? […] Dans cette obscurité ? ». La fuite du temps devient sérieuse car c’est a présent un compte a rebours jusqu'à la mort du poète.

            Finalement, on sent la vieillesse du poète à travers son poème. On repère le champ lexical de la vieillesse et de la mort comme l’attestent les termes « blanchit » (v.2), « blême » (v.5), « pâle » et « calme » (v.7), « tristes » (v.10) et « frissonne » (v.15). On note aussi une allitération en [m] avec des termes tels « vermeille » au vers 1, « premier » (v.3), « lampe », « main », « marche » et « maison » (v.4), « blême » (v.5), « l’immense firmament » (v.6), « monts » (v.9), « sombre » (v.12), « l’homme » (v.13) et « moi » (v.15). Cette allitération signifie ma mort du Moi du poète. La fuite du temps se transforme en mort inévitable car le poète vit ses dernières années.

 

 

 

            La nature et la fuite du temps étaient des thèmes très présents dans les œuvres de Victor Hugo, car il était Romantique. Ces thématiques sont caractéristiques de ce mouvement et de cette période.

 

 

Elliott B., 2nde section internationale, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mars 2009.

  


Date de création : 02/04/2009 @ 12:26
Dernière modification : 25/09/2009 @ 23:07
Catégorie : Copies d'élèves 2008/2009
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