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Ecrire pour la planète - Productions d'élèves de 3ème de La Chênaie et rôle de 1ers lecteurs des élèves joué par les élèves de 2nde du LIV.

Récit de Bastien

 

Les indications en rouge émanent des élèves du LIV.

Titre : Corail en danger (proposé par Ambre et Sophia).

Genres : roman et autobiographie

Chapitre 1


Je m'appelle Nicolas Hublot. J’ai aujourd’hui 65 ans. J’ai des yeux marrons, qui étaient avant assortis à mes cheveux bruns devenus gris. Les gens voient en moi un homme réfléchi. J’ai travaillé plusieurs années comme conseiller en écologie au service de l’O.N.U. J’ai pris ma retraite il y a 2 ans et depuis quelques mois, j’écris cette autobiographie . Durant ma carrière qui a duré plus de 30 ans, j’ai visité de nombreux sites, cependant, après en avoir vu plus d’une trentaine mon favori reste celui de la Grande Barrière de corail. Au cours de mes voyages, j'ai renforcé mes valeurs : volonté et solidarité.


Enfant, je vivais dans un petit village du nom de Ceduna, dans le sud australien. J’y ai vécu avec mes parents, Paul et Marie, et avec mon frère adoptif Mike. Nous étions une petite famille vivant des visites touristiques proposées par mon père sur la barrière. Cependant, même si à cette époque je ne comprenais pas pourquoi ils travaillaient comme cela, mes parents régulaient le nombre de visites pour ne pas mettre en péril les coraux.

Tout allait bien jusqu'au jour où des pétroliers commencèrent à passer dans les environs des coraux. La température monta, ce qui fit blanchir les coraux : les tuant peu à peu. Le commerce de ma famille s'effondra car plus personne ne voulait visiter, ni faire des plongées dans un endroit sans vie. Nous fûmes donc obligés d'émigrer en France.

Avant de partir, je me rappelle avoir fait une dernière plongée avec mon père. Ce souvenir est resté gravé dans ma mémoire tant il y avait de contraste entre les coraux morts, blanchis, que je voyais et ceux que je connaissais de mes précédentes visites. Auparavant, les coraux, aux couleurs éclatantes, dissimulaient de nombreux poissons colorés. Bien que la raison de ce désastre m'ait échappé à cette époque là, je me disais que je devrais consacrer ma vie à empêcher de tels massacres de se renouveler.


Depuis 15 ans ma volonté n'a jamais faibli.





Chapitre 2


A mon habitude, je m’étais levé de bonne heure pour avoir le temps de me rendre dans la forêt proche de chez moi. Lorsque je ne le faisais pas, j’arrivais à mon bureau encore endormi. J'aime ce lieu où seuls les oiseaux et le vent dans les branches troublaient le silence. Après un quart d’heure de calme absolu je me résignais à partir. Comme chaque jour, j’achetais mon journal “Nouvelle Nature”. Alors que je regardais distraitement la Une en marchant en direction de l'ambassade de l’ONU, un titre me frappa. Je m’installe sur un banc proche, du travail, l’ONU oublié, j’ouvrais le journal à la page de l’article :


ÇA CHAUFFE À LA GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL

Une épidémie liée à la chaleur frappe actuellement la grande barrière de corail, la compagnie pétrolière Ush serait en cause.

Va-t-on pouvoir stopper le premier génocide corallien?

Il y a deux mois, l’entreprise pétrolière Ush obtenait le droit de passer dans les environs de la grande barrière. Aujourd’hui déjà, les effets du réchauffement de l'eau par le passage des bateaux se fait ressentir. En effet, les coraux vivent en symbiose avec une plante microscopique qui ne supporte pas les variations de température. Or, à la mort de ces minuscules plantes, les coraux perdent leur couleur puis meurent. Une partie de la célèbre barrière serait déjà à un stade critique.

Interrogé, B.Ush, le directeur de l’entreprise, qui serait responsable tente de défendre son point de vue : “Si je dois choisir entre le développement des Hommes et la sauvegarde de quelques poissons et de plantes aquatiques, je choisirai toujours l‘Humanité, déclare-t-il, de plus j’ai une autorisation et rien de ce que je fais n’est illégal.”

Maintenant deux questions se posent : L’ONU en partenariat avec l’Australie à qui appartient les eaux concernées, réagira-t-elle ? Qui de l’argent ou de la nature aura le dernier mot ?


Girett Lasa, le 21 avril 2009


Fou de rage, je me rendis, presque en courant, à mon bureau; d’où je commençais une communication avec le siège de l’ONU à New York, avec mon frère Mike, qui était le représentant de Greenpeace auprès du président. En effet, je le savais influent et à coup sûr de mon avis.

Bonjour Mike, j’ai besoin de toi.

- Bonjour Nico, comment vas tu ?

- Bien mais je voulais te parler d’un article de journal que je viens de lire, il parle du problème de la grande barrière de corail, tu es au courant ?

- L’affaire du réchauffement dangereux des eaux près de la grande barrière de corail ?

- Oui, le conseil est informé ?

- Il cherche quelqu’un pour enquêter là bas, me répondit-il

- Dis leur que je me porte volontaire ! Ce Bab Ush si imbus de sa personne, notre vieil ennemi ! Je suis certain que c’est encore lui : ses bateaux passent toujours dans les environs ! Seul quelqu’un qui fait passer l’argent avant tout, peut oser prendre le risque de détruire un lieu pareil ! Il se croit protégé par sa fortune, mais je suis sûr qu’il a commis des erreurs !

- Je te sens déjà très déterminé ! Je vais faire mon possible pour que tu sois chargé de l’affaire. A bientôt Nico.

  • A bientôt, merci”

Une semaine plus tard je reçus un Email de mon frère m’informant que j’étais sur l'enquête, un billet d'avion pour le lendemain était joint. Je fis mes valises et partis.


Chapitre 3


Pour mon enquête le conseil avait décidé de m'envoyer à Canonval, une ville australienne située à proximité de la barrière de corail. Au bout d’un semaine très chargée, je trouvais ce que j'étais venu constater : une preuve des agissements de l’entreprise Ush.

J’écrivis une lettre au ministre de l’écologie, un dénommé Peter Garette pour rendre compte de l'état de la barrière de corail et suggérer des mesures à prendre pour défendre le site. Je reçus une réponse une dizaine de jours plus tard qui me disait que des mesures contre une grande entreprise comme l’entreprise Uh ne pouvait être prisent à la légère.

Je savais que le gouvernent serait forcé d'intervenir mais dans quel délai ? Car les coraux eux, n’attendraient pas pour mourir. Malgré moi, l’angoisse me gagnait, j’avais beau me dire que je n’y pouvais plus rien, l’angoisse était là, même si j’avais fait tout ce que je pouvais. Durant une semaine la grande barrière, que je voyais depuis ma fenêtre comme pour me faire culpabiliser d'avantage, était restée dans mes pensées. Durant cette semaine, j'appris ce que c’était que s'ennuyer : chaque activité commencée me lassait dans les minutes suivantes. Même les choses qui me plaisaient auparavant étaient devenues des corvées.


Puis le mardi suivant, M. Garette me téléphona sur mon portable de service :

Allô, ici M Garette.

- Bonjour monsieur le ministre, dis-je sans savoir si je devais être heureux ou encore plus stressé

- Je vous appelle pour vous informer que je sors d’un conseil des ministres où, grâce à vos preuves et à des relevés alarmants faits par mon équipe, j’ai réussi à convaincre le gouvernement de ne pas laisser passer les bateaux à proximité de la grande barrière jusqu'à la décision de l’ONU.

- Quel genre de relevé alarmant ?

- Nous avons constaté que la température des eaux concernées est de 91°F soit seulement 2° inférieur à la température de mort des coraux, c’est pour cela que je vous demande d’intervenir rapidement. Si vous voulez bien, je vous charge d'arrêter les bateaux circulant à proximité ou en direction de la barrière, de plus un groupe composé d’une dizaine de pétroliers serait déjà dans les environs.

- Je veux bien mais où puis-je trouver un bateau à Canonval ?

- Allez à la capitainerie, le capitaine Jean Shène vous attend sur son bateau.

- Merci monsieur le ministre, dis-je en raccrochant”

Conscient de l’urgence de la situation, je me précipitais en prenant à peine le temps de fermer la porte de ma chambre d'hôtel. Arrivé à la capitainerie en un temps record, je sautais dans le bateau déjà prêt à larguer les amarres. En chemin, je fis un rapide calcul entre le nombre de gros bateaux en approche (les petits bateaux touristiques ne pouvant pas réchauffer l’eau) la température de l’eau et son augmentation, tout en tenant compte de la distance, ceci me permit de savoir qu’il fallait que je les trouve en moins de 3 heures. Malheureusement, le bateau du capitaine Shène ne possédait pas de radar. De plus comme si la nature n’avait pas conscience que nous l'aidions, le brouillard se leva. Pendant plus de 2 heures, nous avons vécu comme dans une bulle de brume car aucun de nos sens ne nous apprenait quelque chose de nouveau : nous ne voyons que le même ciel nuageux, le même faisceau lumineux produit par la lampe du bateau, la même mer autour de nous. Nous ne sentions que l’odeur d’iode et les clapotis de l’eau, nous semblions seuls. Enfin, je repérai le bateau de tête, je réagis sans perdre une seconde tant j’avais préparé ce que je ferai le moment venu : j’activais les sirènes et prenais le haut-parleur posé à coté de moi, grâce auquel je sommais au convoi de faire demi-tour. Malgré le ton plutôt mécontent du chef du transport, les bateaux se dirigèrent vers le port le plus proche. Sur le chemin du retour je ne me sentais pas encore rassuré car je voulais vérifier l’état des lieux. Je demandais donc à M Shène de me ramener au port pour prendre du matériel de plongé. La réponse me soulagea un peu plus car les bateaux de service de la police possédait toujours ce type de matériel. Une fois équipé, je plongeais pour relever la température, pour observer la faune et la flore. Tout était aussi coloré que dans mon enfance, ceci me rassura à moitié car même si dans l'immédiat la barrière était sauvée, la température était très élevée et la vie des espèces les plus fragiles ne tenait qu’à un fils.

Je rentrais dans ma chambre d’hôtel ou je passais, pour la première fois depuis longtemps, une bonne nuit. Je fus réveillé par une personne tapant à la porte. J’enfilais rapidement une tenue convenable et j’allais ouvrir. Un membre du personnel de l’hôtel se trouvait devant moi, il me tendait une lettre. Je pris l’enveloppe, le remerciant et je refermais la porte.


Chapitre 4


Lorsque je vis l’expéditeur, mon frère Mike, une foule de sentiments me revinrent en mémoire. Assailli par les souvenirs je ne pu regarder le sujet de cette lettre car à peine assis sur mon lit, devant la fenêtre, je repensais à mon passé. Déjà mes pensées n'emmenaient 30 ans plus tôt, à plus de 200 kilomètres de là.


Je me revoyais, âgé de 15 ans, avec Mike, ce cher frère adoptif. Après une plongée, nous nous étions retrouvés dans cette forêt qui semblerait impénétrable à n’importe qui d’autre, mais qui pouvait nous accepter. Dans une clairière bordée d’eucalyptus centenaires, nous nous étions étendus, pour nous reposer après cette longue nage. Les quelques nuages qui passaient de temps en temps, semblaient être les seuls à troubler le calme de notre bois par leurs mouvements, mais à l’inverse ils ne le troublaient pas, ils l’accentuaient encore. L’odeur fraîche des fleurs des nombreux petits buissons contrastait avec l’odeur forte, presque écrasante de l'eucalyptus.

Mike était un émigré européen, écossais pour être plus précis. Orphelin de la famille Mac Hette à l’âge de 3 ans, il avait été adopté par ma famille depuis longtemps. Cependant je me demandais encore comment le considérer : un ami proche? Un frère? Il était brun, les épaules carrées, les muscles développés par nos courses aquatiques. Dans son caractère, il était mon opposé,il était indépendant, ingénieux, il était audacieux mais il arrivait quand même à mesurer le danger ce qui lui avait évité de nombreux problèmes dans ces aventures solitaires. Cependant, nous avions un point commun : nous aimions la nature par dessus tout, encore plus l’océan. C’était d'ailleurs durant l’une de ces expéditions qu’il avait découvert cette île accessible seulement à la nage à cause des récifs. Secrètement, je lui vouais une admiration qui me poussait toujours au bout de mes limites en sa présence afin de le battre à la course ou de l’aider à résoudre des situations complexes.

Avec le temps il était devenu un confident, un compagnon, un frère et aussi un témoin qui me liait à la nature. C’était dans cette clairière que nous nous étions jurés de protéger toute notre vie durant, les récifs coralliens et si possible le reste du monde naturel.

C’est dans ce but que je suis devenu écologiste au service de l’ONU. Lui, il avait choisi une voie différente : une voie plus indépendante, plus audacieuse, celle d’une organisation à moitié clandestine : Greenpeace.


Chapitre 5


Après un long moment de rêverie , voyant cette lettre qui me rappelait tant de souvenirs, je me dis que je n’aurais pas la force de lire une mauvaise nouvelle ici, et que si c’en était une bonne, elle pouvait attendre un peu. Je sortis donc de ma chambre dans l’idée de me rendre sur la plage. Cependant, au fil de mes détours pour passer par des rues qui me paraissaient jolies, je me retrouvai sur une colline surplombant la mer. Même si ce n’était pas mon projet premier je décidai de rester ici. Je me trouvai une pierre confortable, je contemplai encore la mer pour me donner du courage. La grande barrière était visible par transparence comme une tâche de ciel dans une mer couleur lapis-lazuli. Au bout d’un certain temps qui me parut à la fois long et court, j’ouvris la lettre. Je dépliai l'unique feuille et je commençai ma lecture :


Roma, Il 23 Maggio 2009


Nicolas

Scusa si ti scrivo questa lettera in italiano pero sono in Italia e che so che tu parli italiano bene, è più facile cosi.

Durante la riunione, ho deto al consiglio questo : Dopo una domande fatto da te per andare indagnare sul ricaldamento della granda barriera di corralo, accetato dal servizio ambientale, sei andato nellacittà di Canonval. Laggiù, hai preso contatto ocn il ministro australiano il signore Garett. Con il risoltato della tua indegna, il ministro ha otenuto dal governo, il diritto di oimedire alla società Ush di passare vicio alla barriera fino queta riunione. Dopo avere informato la società; hai fatto dei rialzati che mostrano che l’àqua èra caldissima e che questo metteva in pericolo il corralo.

Dopo il dibattito, il consiglio ha deciso di vietare l’acesso alla grande barriera fino al primo settembre. Questa data puo essere respinta fino all’aqua avrà una temperatura che non mettera in peroclo il corallo. Sei imputato di fare dei rialzati per dire quando si potrerà passare vicino all corallo.

Non so se devo essere contento o no. In effetto tu partirà molto per fare questi rialzati pero questo ti piace molto. Di piu la barriera andrà bene.


Mike




Même si je comprenais très bien l’italien, un peu de temps pour assimiler et traduire m’était nécessaire. Dans la première partie de sa lettre il récapitulait ce qu’il avait dit au conseil, puis il disait que le conseil me donnait le droit d’interdire ou d’autoriser les bateaux à passer quand il n’y aurait plus de danger. Enfin, il se demandait s’il devait être heureux ou triste car je devrais le quitter souvent mais il était heureux pour moi.

Un peu étourdi par ce flot de nouvelles inattendues, je mis pas mal de temps à revenir à la réalité. En redescendant de la colline presque en courant tout me parut parfait. Arrivé sur la plage, je ne pris que le tend de passer mon maillot de bain avant de me jeter à l’eau azur. Je me laissais porter par les vagues pendant longtemps. Au bout d’un long moment l’idée me vient de rentrer à l’hôtel pour dîner mais après toutes ces aventures je pouvais bien profiter de la mer encore un peu. Je me disais qu’il y avait finalement une justice dans ce monde. J’étais aussi très reconnaissant à mon frère car sans son charisme et son appui, le conseil n’aurait jamais pris de telles mesures contre une multi-nationale comme celle-ci.


N'ayant personne d'assez proche sur qui déverser toutes mes émotions , je rentrai et reprenai mon confident le plus patient : mon journal !


Chapitre 6


13 septembre 2010

Aujourd’hui j’ai reçu une lettre du ministre de l’écologie australien qui me confirme qu’aucun bateau plus grand qu’un bateau de pêche artisanale ne passera près de ce lieu formidable. Je trouve aussi génial que ce soit une interdiction qui a comme amende un licenciement obligatoire du PDG de l’entreprise car une amende financière même très élevée ne vaut rien contre une multi nationale riche.

Quand je pense à ce site où l’on a juste besoin d’ouvrir les yeux pour voir des poissons, toutes les couleurs de coraux, toutes les types d’anémone et d’étoile de mer. Je ne comprend pas comment une personne ayant déjà vu ce spectacle peut penser à le détériorer. Heureusement ce n’est pas le cas, personne ne touchera plus à ce lieu qui est quasiment sacré.

Au début de cette affaire je pensais que c’était une cause perdue, même l’abnégation et la persévérance ne pourrait vaincre les multi-nationales. Pour une fois je suis heureux de m’être trompé. Grâce à cette affaire la barrière est sauvée et de plus le pouvoir des défenseurs de la biodiversité est réaffirmé car Greenpeace a été écouté. D'ailleurs Mike est devenu le porte parole officiel du groupement. De mon côté, je suis devenu le responsable de la gestion des passages dans la grande barrière ce qui me permet d’agir comme je l'entend pour la protéger. Même si je suis, à cause de cela, plus éloigné en distance de mon frère, mon coeur est encore plus proche du sien, car nous avons su travailler parfaitement ensemble pour réussir.

Cette aventure m’a appris une chose primordiale : persévérance et solidarité peuvent venir à bout de tout les problèmes.


Aujourd’hui je sais que si quelqu’un prendra ma relève, alors la grande barrière sera sauvée pour toujours.

 

 


 

Récit d'Oriane

 

Titre :  Le procès de l'Erika (proposé par Hicham et Léo).

Genres : autobiographie et roman

Registre : pathétique.

     

Chapitre1


Paoletta Crevetta était une jeune fille de seize ans , impulsive, active et heureuse issue d’une famille modeste . Elle était de petite taille, un peu potelée, elle s’habillait tout le temps en rose. Paoletta était italienne mais parlait couramment français.

Enfant, elle habitait avec ses parents à Naples, en Italie. Au mois de décembre 1999, alors qu’elle n’avait que 6 ans, elle et ses parents s’étaient rendus chez leurs cousins dans le golf de Gascogne sur une île au large de la Bretagne

C’est alors que le 12 décembre, le pétrolier ERIKA, affrété par la Société TALTO, sous pavillon maltais échoua et provoqua une marée noire sans précédent. Elle se rappelait encore la plage recouverte de pétrole. Le nettoyage avait été confié à des bénévoles mal informés et mal protégés plutôt qu’à des spécialistes. Paoletta et ses parents en faisaient partie Ils ramassaient le pétrole à mains nues mais ce que les bénévoles ne savaient pas était que le pétrole est une substance extrèmement toxique.

Sa mére décéda quelques années plus tard ( pas de reconnaissance officielle de ce genre de ces cas).

Paoletta avait gardé une rancoeur car les autorités ne voulait pas admettre que le cancer de sa mère était du aux déchets toxiques de l’ERIKA. Depuis Paoletta se battait pour protéger l’environnement en souvenir de sa maman.





Chapitre 2


Aujourd’hui en rentrant à mon domicile après une réunion de l’association , je m’arrétais devant un kiosque à journaux et je vis qu’ un journal avait un grand article sur le naufrage de l’ERIKA.

Je l’achetai et le lus en rentrant chez moi.


CATASTROPHE DE L’ERIKA :

LA COMPAGNIE N’ADMET TOUJOURS PAS SES ERREURS.


Une pétition a été signée dans plusieurs villes de Bretagne contre la société TALTO affrétant le pétrolier ERIKA. Le manque d’information sur les dangers des déchets toxiques aux bénévoles ont causé la mort de plusieurs d’entre eux. La Société ne veut pas reconnaitre ses torts.





Rappelons-nous un peu l’histoire. Tout le monde se souvient du naufrage de l’ERIKA ayant causé une marée noire surprenante dans le golf de Gascogne au large de la Bretagne. Des bénévoles se sont mobilisés pour aider à nettoyer la plage recouverte d’un « tapis » de pétrole noir. Mal informés sur les protections utiles pour le nettoyage, leurs erreurs ont causé chez certains d’entre eux, des maladies ou même la mort. Ces personnes atteintes de maladies, leurs proches ainsi que des proches des personnes décédées ont tenu à faire signer une pétition et l’ont remise au directeur de l’entreprise TALTO.

Une réaction pas très digne d’un directeur d’une grande entreprise. Cette personne indifférente aux malheurs des individus présents s’est défendu en précisant que « ce n’était de la faute de personne ». Il rajoute : «  personne est à l’origine de ce soit disant manque d’informations. Rien ne peut prouver que la marée noire est à l’origine de la maladie ou la mort de certaines personnes qui ont participé au nettoyage de nos côtes. Tout ceci est bien regrettable mais l’entreprise TALTO ne peut engager sa responsabilité dans la maladie ou bien le décès de certains bénévoles.

 


En lisant cet article, je fus totalement exaspérée par ce directeur d’entreprise qui restait totalement indifférent aux personnes tombées malades ou décédées comme ma mère.




Chapitre 3


Après être entrée dans l’association créée par les auteurs de la pétition ( qui n’avait d’ailleurs rien fait évoluée) nous avons demandé un autre entretien avec le directeur de l’entreprise TALTO qui refusa tout simplement de s’entretenir avec nous. Le sous directeur de l’entreprise voulu bien nous recevoir mais sous ses apparences d’homme sérieux et honnête ne voulait toujours pas admettre les responsabilités de son entreprise. Alors une autre pétition commença à circuler. Cette fois le nombre de signatures était largement plus importante que la fois précédente ce qui provoqua chez cet homme un intérêt un peu plus important que chez le directeur. Il nous promit qu’il en parlerait le soir même lors d’une réunion entre administrateurs de la société et qu’il nous tiendrait au courant dés le lendemain. Deux jours passèrent et nous n’avons reçu aucun appel. Nous décidâmes donc de changer de méthode et de passer à l’action. L’après-midi suivant nous avions prévu une manifestation devant les portes de la société TALTO qui réunissait des centaines de personnes. Le président de la société nous a accordé enfin l’entretien que nous attendions tous en promettant qu’il allait longuement réfléchir à ce problème.

Après plusieurs jours d’attente et sans aucune nouvelles des responsables de la société TALTO l ’association décida de déposer plainte contre la société TALTO motif : mise en danger de la santé d’autrui suite au naufrage du pétrolier ERIKA avec l’aide précieuse de ma meilleure amie le commissaire Coralie Poule qui nous aida et conseilla tout au long de la procédure.

Apres dix longues années de procédure , la justice aura finalement jugé coupable,, le groupe pétrolier TALTO pour le naufrage de l'Erika en 1999, à l’origine d’une marée noire très importante. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné TALTO mais aussi, l'armateur, le gestionnaire et la société de classification Rina à verser 192 millions d'euros aux victimes de la marée noire.


Ce qui résulte de ce procès est qui est vraiment le plus important est qu’une loi a été votée pour l’usage obligatoire de protections pour les professionnels mais aussi pour tous les bénévoles qui participeront aux nettoyages des plages et des cotes suite à des naufrages de pétroliers .

 

Chapitre4


Aujourd’hui j’ai reçu une lettre de mon amie Coralie Pouleme disant qu’elle m’avait retrouvé et qu’elle aimerait me revoir après tout le temps qui nous avait séparé .Cela me rappelait mon enfance , car à l’époque j’avais reçu une lettre de sa part assise dans le jardin d’un château je lisais cette lettre, les yeux remplis de larmes, qui m’annoncait que malgré que nous soyons très amies elle partait vivre en Bretagne.

A cette époque , nous avions onze ans et nous étions très tristes de devoir nous quitter, nous nous étions promis de nous revoir coute que coute.

Je me souviens très bien de ce jardin ou nous allions Coralie et moi , avec un grand bassin rempli de beaux poissons et un canard qui venait réclamer du pain a chaque fois que nous allions nous asseoir. Souvent nous allions nous allonger dans l’herbe, douce et fraiche rempli de petites fleurs rose bordant le chemin de terre qui entourait le bassin. Nous aimions tellement ce joli coin paisible quand Coralie avait déménagé je n’y étais plus retournée.

Coralie était très grande et maigre, elle avait des taches de rousseur sur le visage et des cheveux ondulés. Elle portait des lunettes et un appareil dentaire. Elle n’avait pas beaucoup de succés après des garcons et ne travaillait pas très bien a l’école. Mais elle était si gentille et surtout dotée d’un sens de la solidarité inné.

Dans cette lettre mon amie me disait qu’elle était mariée et avait deux adorables jumelles qui s’appelaient Manon et Lola, elle était commissaire. Elle précisait dans sa lettre qu’elle serait prête a faire le nécessaire pour mener a bien tout ce que nous avions entrepris et grâce à toutes ses relations elle pourrait nous présenter des personnes pour nous aider dans toutes nos démarches

La vie de ma meilleure amie avait beaucoup changée maintenant ainsi que son physique mais sa gentillesse et sa solidarité étaient restées les mêmes



Chapitre 5



Hier soir, quand je suis rentrée chez moi j’ai reçu une lettre, mais j’étais trop fatiguée pour la lire. Donc ce matin, dès que je me suis réveillé, j’ai attrapé l’enveloppe blanche, sur le devant, il y avait écrit le nom de Coralie Poule, ma meilleure amie. J’ouvrais l’enveloppe délicatement, les yeux à moitié ouverts, je lis la lettre qui été en italien :




Napoli, Il 14 dicembre 2003


Cara Paoletta,


Considerando l'ultimo naufragio di una petroliera del compagnia Total, ed i numerosi lamenti depositati contro questa compagnia, il mio capo a decidere di fare passare il responsabile di Talto ha l'interrogatorio, questo ha confessato finalmente che la compagnia aveva malinformata i volontari venuti pulire la spiaggia.


Il processo avrà luogo il 11 gennaio2004. Potrai manifestare allora, così come i membri della tua associazione per spiegare al giudice le conseguenze e parlare di tua madre. Tuttavia, l'avvocato che ha preso il responsabile della compagnia ed un avvocato reputato per non lasciarsisi camminare sui piedi, bisognerà essere ad altissimo rendimento dunque. Spiega bene tutto ciò ai membri dell'associazione che saranno presenti quello giorno affinché preparano loro discorso.


Sono felice che questo processo abbia luogo infine e suppongo che tu anche. Ho faccio apposta che il giorno del processo sia lo stesso giorno che il decesso di tua mamma, sarà un tipo di vendetta della sua parte. I tuoi mamma strava veramente una donna formidabile.

Ti faccio dei bacci.

Coralie Poule.

P .S. Se hai bisogno di qualcosa, mi telefoni !


A la fin de cette lettre, j’étais heureuse et soulagée bien que le combat n’était pas terminé, on avait fait le plus gros. Coralie Poule avait raison quand elle disait que ça serait comme une vengeance de ma mère. Je suis sûre que de là-haut, elle est fière de moi. J’ai en suite appelé Coralie Poule pour la remercier de tout ce qu’elle avait fait car elle m’a beaucoup aidée dans ma lutte contre la compagnie Talto.




Chapitre 6



Cher journal intime :

Aujourd’hui le procès est enfin terminé, la compagnie pétrolière a été reconnue coupable de la maladie et de la mort de ma mère qui me manque beaucoup ainsi que toutes les personnes qui ont eu le même sort qu’elle. L’état a reconnu sa négligence sur le manque d’informations aux bénévoles qui ont aidé aux nettoyages des cotes après le naufrage de l’Erika. Aujourd’hui je suis soulagée et tellement fière de moi.

J’ai enfin retrouvé mon amie d’enfance Coralie Poule qui nous a énormément aidée dans cette affaire car sans elle nous n’aurions jamais pu porter plainte.

Si j’ai réussi dans cette affaire c’est aussi grâce à mon père, à son soutien et à son aide pour la création de notre association : pétroliers si vous voulez, pollution hors de question. Cette association va aider, conseiller et surtout informer tous les bénévoles qui s’exposeront aux dangers dans toutes les prochaines catastrophes. Notre association dont je suis la présidente depuis peu, s’engage aussi à aider les personnes qui comme moi et mon père ont perdu des êtres chers .

Nous comptons maintenant une centaine de membres, nous faisons des réunions tous les mois et voyageons à travers de nombreux pays pour aider tous ceux qui n’ont pas les moyens de se battre contre les destructeurs de notre planète.

Voila cher journal intime, mon histoire est à présent terminée mais je continuerais à me battre pour un environnement meilleur mais surtout en mémoire de ma mère qui aurait était fière si elle était auprès de moi.


 


 

Récit de Max

 

Titre : L'argent ou la planète (proposé par Pierre-Damien et Mélissa).

Registre comique.

Genres : autobiographie et roman

 

 

Première apparition de Lucien Kritiek alias Carlo Rovelli


Dans la salle du meeting pour la biodiversité, un individu se leva et prit la parole. C'était Lucien Kritiek. Cet homme célibataire endurci de 49 ans n'était pas la plus belle personne qui soit : Il arborait un ventre de bon vivant, ses cheveux gris, peu présents sur son crâne, montraient cependant qu'il s'était fait beaucoup de souci dans sa vie. Critique, l'œil cynique, il irradiait l'ironie à des kilomètres à la ronde. Chacun craignait que ses grosses lunettes ne se tournent vers soi pour lancer une remarque cinglante.

Ce chercheur botaniste Franco-Italien n'est pourtant ni méchant, ni mauvais ! Il faut dire que son passé justifiait largement son ironie permanente. Son frère, né malformé du fait de la crise de Seveso en Lombardie, vivait une vie très difficile. En effet, quand il était jeune, Kritiek vivait en Italie. Un jour, le 10 Juillet 1976 pour être précis, un nuage toxique s'est échappé de l'usine chimique Icmesa. Ses parents vivaient non loin, et sa mère était à l'époque enceinte de son petit frère. Un veritable désastre... Son frère était rejeté de tous à cause de sa malformation, et ce depuis l'âge de 6 ans. Ce fut un coup dur pour Lucien qui aimait son frère de manière inconsidérée.

Cependant, et malgrè le visage sérieux qu'il arborait ce jour-là, ses traits souriants montraient qu'il n'était pas habituel pour lui d'être aussi peu joyeux. On ne savait jamais s'il riait avec nous ou de nous. La modestie n'était pas non plus son point fort, celui-ci se vantant en permanence de sa jeunesse néerlandaise (il y partit pour ses études à la mort de ses parents, et ce durant 19 ans) : il disait connaître le froid mieux que personne, que les néerlandais ci, les néerlandais ça... Bref, cet ironique quinquagénaire était un sacré numéro !


Devoir n°2 : L’élément perturbateur


Lucien et Yoan rentrèrent dans le petit appartement du jeune homme. Lucien posa son gros manteau sur le crochet et alla à la cuisine. Yoan attrapa un journal et s’assit dans un fauteuil confortable. Il observa d’abord la ville quelques minutes de sa fenêtre, plongé dans ses pensées.

« Yoooaaaan ? Appela Lucien.

- Oui ?

- C’est où, le café ?

- Deuxième meuble, en haut à droite du robinet. »

Lucien le remercia et Yoan se replongea dans son journal. Quand soudain, interloqué par un titre, il tomba sur cet article :


« L’ESSENCE DE DEMAIN

Une énergie quasi-inépuisable


Et quel sera le prix de cette essence ? A cela, Mr Latot, le « grand patron » répond : « Oh, ce sera cher, et l’environnement n’app-

réciera pas forcément mais le bien et le confort de tous doit passer avant tout ! »

Des paroles venant d’un homme, qui, rappellons-le, a beaucoup d’obligations. Alors, utopie futile ou réalité merveilleuse ? L’avenir nous le dira.

 

L’énergie des 500 prochaines années vient d’arriver ! Hier, le géant du pétrole Latot a annoncé que son équipe de scientifiques a mis au point l’essence qui ne s’use presque pas. Ou plutôt un additif qui permet de presque quintupler la durée d’utilisation d’un litre d’essence. Là, des questions se posent :

Est-ce polluant ? Si oui, comment vont réagir les écologistes ? Que vont choisir les politiciens ?

 

 

 »



























Abasourdi, le jeune homme s’empressa de faire lire l’article à son ami, qui devint rouge de colère.

Ah, le sale… Grmpf ! « Le bien de tout le monde », le bien de son auguste popotin oui ! Aux dernières nouvelles, ce gorille abruti ne pense qu’à l’argent, et ça n’a pas changé depuis ses 20 ans de direction ! C’est à se demander comment il en est arrivé là. S’il peut gagner quelques centimes, il détruira un écosystème entier, et tant pis pour les habitants du milieu ! Ses idéaux ne sont qu’argent, argent et argent ! Son but ? Avoir plus d’argent ! Quand ce colosse au cerveau ramolli ne se prélasse pas au soleil, il détruit la nature, et inversement. Et le comble, le pire de tout, il tue des animaux pour le plaisir, laissant les cadavres dans la forêt ! On ne sait jamais, ça pourrait aider un charognard qui passe par là… Si celui-ci ne se fait pas fusiller d’abord par ce gros abruti !
Ah oui, l’amour de la société l’étouffe ! Surtout quand il ne respecte aucune de ses lois ! C’est sûr, il prend son prochain sous son aile protectrice et le mène au bonheur ! C’est sûr, il ne ruine pas des pays entiers par son égoïsme. C’est sûr, ce n’est pas un pseudo-dictateur que la police craint à cause d’une chose : son pognon !
Incapable de retenir sa colère, Lucien commençai à crier, effrayant presque son ami Yoan :

« Ah, ce sale gorille imbécile ! Ce jeune inconscient ! Cet abruti des finances ! Ce sans-cervelle ! Cet égoiste ! Cet homme cupide ! Cet avare ! Ce TUEUR ! »

Quelques vociférations plus tard, Lucien parvint à se calmer. A bout de souffle, il s’assit dans un fauteuil, las, et demanda un autre café à son ami ; car il n’en aurait pas assez d’un seul.

« Nous ne sommes pas au bout de nos peines, soupira Lucien

- Comment ? cria Yoan depuis la cuisine

J’ai dit : Bien serré le café ! »






















Devoir n°3 : Action


Lucien ne parvenait pas à dormir. Il se tournait, se retournait dans son lit. Cet évènement le hantait… Dès qu’il fermait les yeux, il revoyait ces images… Ca revenait en permanence…

Il pleuvait. Il se trouvait sur la piste d’atterrissage de l’hélicoptère, ça allait arriver. Les murs de protection n’était pas suffisamment hauts. La Vague Mortelle les menaçait… Tous ces gens… Le mur allait-t-il tenir ? Tous angoissaient… Le silence. Le calme. Lucien n’entendait plus rien, angoissé. Ses amis étaient déjà dans l’hélicoptère pour partir, regardant la grande muraille, au loin. Le cœur de Lucien battait à tout rompre, tellement qu’il eût l’impression que les autres pouvaient l’entendre. Son angoisse était telle qu’il se demandait s’il n’allait pas défaillir… Et soudain, le désastre commença.

Un bruit gigantesque se fit entendre. Le sol trembla. Un second suivit, et un bruit de craquement se fit entendre. Puis, d’un coup, la façade craqua et s’effondra sur les gens trop proches, affolés. Tout se passa trop vite.

Les vagues déstructrices détruisaient tous les gratte-ciels sur sa route, emportant dans sa colère les gens courants dans tous les sens, hurlants. Leurs cris. Leurs pleurs. Tout ça était tellement horrible. La vague approchait de leur gratte-ciel à grande vitesse. Les bâtiments explosaient littéralement au choc de la vague. Mère Nature était venue se venger du mal qu’on lui avait fait, se dit Lucien… Puis Lucien entendit un cri lointain…

« Lucien ! Hurlait Yoan affolé. Lucien ! Monte vite ou on va tous mourir ici ! Lucien pour l’amour de Dieu, réagit ! »

Mais le gros bonhomme était trop choqué pour ça…

Ces morts, tous ces morts. Mon Dieu, pourquoi ? Soudain, une forte poigne le tira en arrière, et sans comprendre, il se retrouva dans l’hélicoptère, juste à temps.

Lucien resta silencieux longtemps, puis vit que son ami Yoan était bien plus choqué que lui. Le pauvre jeune homme avait du mal à encaisser. Il avait les yeux vitreux, le regard vide.

« Au moins, ils n’auront pas besoin de prendre une douche ce soir, tenta Lucien avec son éternelle ironie, qui virait ici à l’humour noir »

Yoan esquissa ce qui ressemblait à un sourire, sans joie, mais ne bougea pas d’un poil. Le gros bonhomme regarda alors par la fenêtre.

« Tout est détruit, pensa-t-il. L’eau est passée partout. Les rues sont devenues impraticables, il doit y’avoir 2 voire 3 bons mètres d’eau, et il en arrive encore… Regardez-moi ça, tous les bâtiments sont détruits. Et ces pauvres gens… Ces pauvres gens… »

Il voyait les cadavres de certains flotter à la surface, d’autres hurler des choses inaudibles (certainement pour qu’on les aide).

Tout ça, c’était trop. C’est quelque chose qui ne sort jamais de la mémoire de quelqu’un… Il pleuvait encore, comme pour souligner la tristesse du moment.

« Comme dans les films, pensa-t-ill ». Puis il ricana, mais ce fut sans joie.

Ils s’éloignaient peu à peu du désastre, et pourtant celui-ci resterait à jamais profondément ancré en eux…




Devoir n°5 : Elément de résolution

Lettre en italien d’un adjuvant


[Ce paragraphe ne collera pas avec le devoir précédent, car il narre la même chose que le dernier du devoir n°4. De plus, il est à la 1ere personne pour un récit essentiellement à la 3e]


Je rentrais dans ma chambre et m’aperçus qu’une lettre était posée sur ma table de chevet. Epuisé par ma journée, j’hésitais à en « rajouter une couche », comme on dit. Je pris un petit verre de Whisky, grimaçai un peu car il était fort, et m’asseyai quelques instants dans mon sofa. Puis, m’ennuyant, je finis par prendre la dite lettre. On pouvait lire mon nom dessus, et celui de Yoan. Mon cœur se mit alors à battre la chamade. Cette lettre était la lettre tant attendue… L’issue de cette bataille. Prenant mon courage à deux mains, je déchirai le haut et dépliai la lettre…


«  Parrigi, il 22 Dicembre 2109,


Mio caro amico Lucien,

Questi giorni erano molti stancando per noi, e penso che era la stessa cosa per te. Abbiamo molto parlato col signore Latot, e non è un’uomo facile nei negoziati : Ho dovuto venire per parlare con lui tutta la settimana scorsa, e non era veramente proficui. Durante la settimana di negoziazione, lui ha provato più volte di rubare la nostra « reddito segreto », senza riuscire.

Ma basta col suspense : abbiamo vinto ! Lui ha finalmente segnato un contratto dicendo che compererà la nostra energia fino al suo

esaurimento ! Lui non era molto contento, e penso che dobbiamo ancora

proteggere la nostra reddita, ma è una bella vittoria !

Personalmente, sono molto contento ma anche un po ansioso per il

futuro. Non è sicuro che lui rispetterà il contratto ma se no è un grosso rischio per la sua società. E tu, che pensi ?

Sono impaziente di vederti, amicalmente,

Yoan.

>>


J’en eus d’abord le souffle coupé. Cela semblait irréel. Et pourtant… Puis la joie s’empara de moi si soudainement que je me jetai sur mon lit et rigolai comme un enfant, hurlant des « ouais ouais ouais !» et autres « yes ! ». Quand je réussis à me calmer, je pensai tout de suite Yoan. Ce p’tit gars… Il avait réussi à piéger le gorille avec des bananes bien alléchantes. Je ris alors de ma métaphore. Je ressentais également une grande fierté envers ce jeune homme qui était presque mon fils. Presque élevé moi-même, ce petit gars avait réussi de grandes choses. J’en avais la larme à l’œil…











Projet “Ecrire pour la planète”


Devoir n°6 : Le journal intime


Julien ouvrit son éternel carnet de bord, où il écrirait la fin d’un long chapitre :

«   Sicile, le 17 Juin 2129 

Aujourd’hui, une page se tourne. J’ai reçu une lettre de Yannick, en Italien (il en aura fait des efforts, pour une fois, le bougre !). Et celle-ci annonçait notre victoire ! Notre produit miracle intéresse fortement Mr Latot, qui en tirerait un très bon rapport quantité/prix. La pollution par l’essence va cesser ! Je crois qu’aujourd’hui, c’est une belle victoire que nous gagnons »

Lucien s’arrêta un moment, une lueur brillant dans ses yeux. Il ressentait beaucoup de choses : de la fierté, de l’excitation, et une grande lassitude. Tout cela était bien trop fatiguant pour lui ! Puis, attrapant un verre de whisky et rigolant seul face à leur exploit, il avala le liquide d’un trait. Puis il reprit :

« Bien sûr, tout n’a pas été simple. Il aura fallu du courage, par exemple, pour s’infiltrer un si grand nombre de fois dans les entrepôts Latot. »

Lucien frissonna en se rappelant les peurs qu’il eut ces soirs-là.

« Le 2 Mai fut une date importante, également. Oui, ce fut la découverte de notre PROMI, le produit miracle »

Il se moqua alors lui-même de leur manque d’imagination pour le nom du produit (Produit Miracle).

« Et évidemment il y eut toutes les nuits blanches à imaginer un plan. Entre les bombes, les sabotages, en passant par les vols et les essences du futur, les idées furent nombreuses mais pas forcément fructueuses»

Une tristesse presque imperceptible brillait cependant dans le regard de Lucien. Il posa son carnet de bord sur sa table de chevet, enleva ses lunettes et les nettoya. Tout n’était pas fini, il le savait. Beaucoup de gens innocents ont perdu leurs maisons ou ont péri. Beaucoup ont souffert de la pseudo-dictature de Latot. De plus, ce gros gorille sans cervelle ne pense qu’à l’argent, et lorsque leur produit sera épuisé (même si cela ne devrait pas arriver avant quelques siècles), les problèmes recommenceront avec ses descendants. Et puis la pollution éxistait encore. Il reprit son carnet de bord en main, et continua :

« Aussi géniaux que nous ayons pu être, l’histoire se termine en queue de poisson. Latot ne pense qu’à l’argent, et notre produit épuisé, son entreprise reprendra le commerce d’essences polluantes. Et puis l’essence n’est pas la seule pollution existante. Je songe également avec tristesse aux morts et aux sans-abris qu’ont fait la pollution, écosystèmes compris. Nous devons sauver la biodiversité. Nous devons sauver la nature. Ce n’était qu’une bataille sur la grande guerre de la pollution ! »

Satisfait de son petit discours de conclusion, Lucien reposa le carnet, éteignit la lampe de chevet, et s’endormit. Une longue journée l’attendait, le lendemain !

 


 

Récit de Clément

Titre : Le combat d'un écolo (proposé par Luna et Grégoire).

Registre tragique.

Genres : autobiographie.

 

Chapitre 1

Le 27 juin 2039

Joyeux anniversaire, j'ai 83 ans, mon seul cadeau, c'est ce carnet, le carnet dans lequel je suis en train d'écrire. Je suis fatigué, je ne veux plus me battre alors j'écris. J'écris ce que j'ai fait ou plutôt ce que j'ai tenté de faire. Tant d'années de combats, d'engagement, de sacrifices... De bons et de mauvais moments, toujours partagés à plusieurs, plus maintenant.

Je me souviens de la première lettre de Giovani, c'était la première personne à me faire confiance, c'était en 2008 on n'en n'était encore qu' au début mais sa lettre m'avait donné éspoir et m'avait permis de réellement commencer mon travail. Je la relis souvent, pour faire comme si rien ne s'était passé et que tout restait encore à faire.

***

''Vous venez de recevoir un message de carlo_ambientimo@live.it''

Ma boite mail venait de me tirer de mon sommeil, Carlo Ambientimo ? Qui cela pouvait être – boite de réception – encore une publicité ? – server not found – connexion à la c... !- try again – try again – ah enfin.... Je dois avouer que je mis un certain temps à déchiffrer la lettre mais au bout de quelques heures de travail je réussis à la comprendre.

Venezia, il 3 gennaio 2008

Signore Kritiek,

Le scrivo dopo il suo passaggio in TV che mi è molto piaciuto: ho infine trovato una persona capace di aiutarmi in Francia. In efetti, mi piacerebbe fondare un'associazione per difendere l'ambiente che, certo, esiste in Italia ma vorrei creare un legame tra questi due paesi.

Penso che siamo d'accordo e vorrei vederla rapidamente.

Cordiali saluti.

Giovani Ambientimo.


Je n'en demandais pas tant ! C'était un grand saut pour moi, je ne le connaissais même pas cet Ambientimo mais j'avais une certaine confiance en lui : nous étions sur la même ''longueur d'onde''. Je lui préparais aussitôt un mail (que je ferai traduire par un ami italien) dans lequel je lui expliquais mes attentes et différentes dates où je pourrais le rencontrer, la machine était lancée !

Chapitre 2

Un bout de temps c'était écoulé depuis le première lettre de Giovanni, je n'avais que 28 ans, je finissais mes études de botaniste et je venais de m'installer dans un laboratoire de recherche à Nice. Avec Giovanni, nous avions monté notre association. D'année en année je me faisais connaître du monde des médias. Toute cette période fut la plus monotone et la plus longue de ma vie. Je travaillais, notre association ne fonctionnait quasiment plus. En fait, c'est dix ans plus tard que j'ai réellement commencé mon travail: la rencontre avec Marie, jeune journaliste écolo m'a permis de repartir dans ma lutte pour la défense de la planète. Marie, c'est un peu comme ma fille, je n'ai pas d'enfant...

C'est fou comme le monde est petit, il se trouvait aussi que Marie était l'amie de Carla, Carla Ambientimo, la sœur de Giovani qui, inutile de le préciser est une fervente défencière de la planète. Notre petit groupe d'écolos franco-italien se formait. Nous étions très rarement tous réunis en même temps au même endroit, mais je me souviens d'une de ces fois ou nous étions tous ensemble chez Marie, à Nice, c'était en août 2013. Je me souviens de cet article dans le journal local le ''Nice matin'' lu par Giovani qui dressait un constat effrayant de l'état de la planète et qui incriminait un certains Édouard Charniâtre PDG d'une grande entreprise pétrolière.




CA DEBORDE !


Sortira-t-on de l'ère nucléaire ?



«- Ma che stupido, come puo dire una cosa assurda cosi ! s'exclama Giovani

-Oui, je suis d'accord avec toi, ce Charniâtre est complètement stupide et en dehors de son hypocrisie, il est méprisant et sans aucune préoccupation environnementale.

- De là à dire que la radioactivité est bonne pour la santé, il en tient une sacré dose ! rajouta Carla

- Ce genre de personne est dangereuse, à cause d'elles notre combat est complètement anéanti, dit Marie

- Tu as raison mais que faut-il faire ? On ne peut pas lutter contre eux, ils ont un pouvoir immense, même le gouvernement est impuissant! dit Giovani

- Impuissant pas tant que ça, il ferme les yeux par ce qu'il ne veut pas s'occuper des choses qui fâchent et le pouvoir d'argent...»

La conversation dura longtemps, on fit le procès d'Edouard Charniâtre et l'inventaire de toute les solutions possibles et imaginables pour lutter contre ces grandes puissances.


Chapitre 3

J'avais bien cru que nous réussirions, nous sommes passés tout prêt. J'avais 50 ans, la population semblait enfin prête, enfin consciente, je me souviens de cette biographie qu'un journaliste avait fait sur moi dans un grand hebdomadaire.

Lucien Kritiek n'avait pas eut une enfance facile. A Strasbourg en 1956, novembre 56, au milieu du froid glacial de ce fameux hiver, l'hiver où l'abbé Pierre avait commencé son engagement, Lucien était né. Une succession de petits malheurs avait faillit stopper sa jeune vie: mauvaise coupe du cordon ombilical, panne de chauffage dans son immeuble, carreau cassé dans sa chambre en pleine nuit par moins six et enfin, ce qui provoqua certainement son aversion pour le domaine religieux, sa chute dans le bénitier lors de son baptême.

Il faut dire quand même que Lucien avait été chanceux, il était toujours sorti indemne de ces accidents ce qui lui avait donné une certaine confiance en lui et en la vie. Plus tard, les événements de mai 68 avaient fait naitre en lui un instinct révolutionnaire, il n'avait que douze ans mais déjà une envie de changer le monde l'avait envahi.

A vingt ans, Lucien était descendu à Paris pour faire ses études de lettres à la Sorbonne, sa vie suivait son cour, bon élève, docile, suivant l'avis du groupe, Lucien ne faisait pas de vague.

Sa vie changea brusquement en 1978, le 16 mars 1978, lors du naufrage de ''l'Amoco Cadiz'', 230 millions de tonnes de pétrole déversées au large d'Ouessant. Les images de ces oiseaux marins englués dans cette mer noire, ce raz de marée tueur dévastant toute forme de vie sur son passage avaient touché l'opinion publique. Douze jours pour nettoyer l'océan de ces nappes de pétrole, douze jours pour redonner aux côtes bretonnes leur pureté d'origine! Durant cette période, Lucien réalisa la fragilité du monde qui l'entourait, le manque de respect qu'avait l' Homme envers leur petite planète et le besoin de protection que demandait la Terre. Un sentiment de compassion envers la nature, victime de la soif de richesse de certains hommes était né en lui. Une profonde envie de révolte le tenait, une envie de ''rerégler'' tous ces cerveaux anciennement humains transformés en machine à produire dans un monde où la nature n'existe plus. L'engagement de Lucien commençait.

Il réoriente ces études et devient botaniste. A trente ans, il finit son doctorat et devient chercheur à Nice, ville de son enfance où habitaient ses grands-parents maternels. Petit à petit, Lucien développe un regard critique sur le monde et une certaine notoriété due à ses engagements. Les grands entrepreneurs redoutent de le rencontrer sur les plateaux de télévision ou à la radio: Lucien dit ce qu'il pense et fait ce qu'il dit, et ne mâche pas ses mots.

Jean Durantet, Télérama, 19/02/2019

Chapitre 4

Puis, petit à petit: la chute, tout allait mal, la lueur d'espoir était en train de disparaître. Cela avait commencé avec une rencontre sur un plateau télé avec Édouard Charniâtre. C'était en 2025 le 8 septembre

  1. « Bonjour, asseyez-vous sur le fauteuil au bout du couloir, on viendra vous chercher pour le maquillage.

  2. Merci mademoiselle »



Il faut dire que j'étais un peu anxieux, malgré que c'était mon neuvième passage à la télé, j'avais tout de même un débat avec un adversaire de taille: Édouard Charniâtre.

  1. « Suivez-moi monsieur, on va vous maquiller.

  2. Je vous suis. »



Le débat allait porter sur ''Les géants pétroliers face aux écologiste: un combat équilibré ?''. Rien qu'au sujet de l'émission, on voyait la grande objectivité dont faisait part le journaliste. Une fois de plus, j'allais passer pour un guignol aux lubies écolo.

  1. « Vous voyez le monsieur là-bas ? Il installera votre micro-cravate et vous placera sur le plateau, il vous attend.

  2. D'accord, merci. »

Ça y est, j'y suis, Édouard Charniâtre est en face de moi, il m'a dit bonjour du bout des lèvres. Le présentateur n'est toujours pas arrivés.

  1. « Bonjour, bienvenue à tous pour ce nouveaux numéro de ''il faut le savoir''. Ce soir nos invités sont Édouard Charniâtre, PDG de l'entreprise Nucléos et Lucien Kritiek, co-directeur de l'association franco-italienne ''Insieme per la natura''. Ce soir le débat sera ''Les géants pétroliers face aux écologiste: un combat équilibré ?''. Le débat sera brûlant et c'est tout de suite dans 'il faut le savoir''.

C'est la troisième fois qu'on vient me poudrer le nez en deux minutes, je dois ressembler à un tas de sable. Quatre, trois, deux, un, on est à l'antenne.

  1. « Bonsoir à tous, bonsoir M. Charniâtre, Bonsoir M. Kritiek. Alors, je voudrais commencer cette émission par une question: M. Kritiek, depuis que vous défendez la cause de la nature, avez-vous observé des changement dans le pays, et dans la monde peut-être ?

  2. Vous savez, cela fait 17 ans que je suis investi dans l'écologie et nous sentons que l'opinion public évolue et que la population se rend compte du travail qu'il y a à fournir...

  3. Votre bilan s'arrête donc à des impressions ?

  4. Ecoutez, dans le milieu qu'est l'écologie il est difficile de donner des chiffres précis surtout que la politique que nous menons ne passe pas par les urnes.

  5. D'accord, maintenant le reformule ma question pour M. Charniâtre : M. Charniâtre, depuis que vous travaillez dans le secteur pétroliers, constatez-vous des évolutions ?

  6. Moi des chiffres, je peux vous en donner...

  7. Quant il s'agit d'argent... répondis-je

  8. Malgré la soit disant ''prise de conscience de la population'', la consommation de notre pétrole ne fait qu'augmenter. Augmentant de 10% l'an dernier se vanta Charniâtre.

  9. Qu'en pensait vous M. Kritiek ? me demanda le présentateur.

  10. Je suis très content pour M. Charniâtre mais il faut comparer ce qui est comparable. En l'occurrence, une entreprise dont le seul but est le profit et une association don le seul but et de marquer les esprits sont deux choses incomparable.

  11. D'accords, d'accords... Mais vous n'avez pas l'impression de vous battre contre des moulins à vent M. Kritiek ? Rajouta le présentateur

  12. Des moulins à vents, non, des moulins à fric, à mépris et à égoïsme plutôt, par ce que je suis désolé mais à part l'argent, M. Charniâtre, je me demande bien quelles sont vos motivations.

  13. Mais le confort des gens M. Kritiek, le confort des gens. Car en plus du chauffage et de la voiture, mon entreprise emploie un grand nombre de salariés et …

  14. En les payant au SMIC qui, nous la savons bien, est insuffisant pour vivre aujourd'hui.

  15. Vous prétendez donc que je laisse mes salariés dans le besoin ? Je ne vous permet pas monsieur Kritiek.

  16. Il a raison, dit le présentateur, comment pouvez vous insinuer une chose pareille M. Kritiek, vos accusation ne sont pas fondées. Et vous, vous faite quelque chose pour les gens qui sont dans le besoins ? Non, vous vous occupez de l'âne du Sri Lanka et de la mouette du Gabon alors s'il vous plait M. Kritiek, revenez à la réalité.

  17. J'en ai vu des c.. mais là je suis désolé monsieur mais vous atteignez des sommet, si c'est pour faire mon procès que vous m'avez invités, vous le ferez sans moi, au revoir.

Quand j'y repense aujourd'hui, je me dis que je n'aurait pas dû partir, je me placait en perdant, ce débat était une défaite. Décidement, la télé était une source inépuisable de malheur, ici il me concernait directement mais plus d'une fois il m'a rapporté celui des autres.

Chapitre 5

Madame, monsieur bonsoir. Voici les titres qui seront développés dans ce journal. Aujourd'hui malgré les efforts des ONG et des gouvernements la catastrophe humaine semble inévitable, certaines des plus grandes villes du monde comme New York ou Sydney sont victimes de la montée des eaux...'' La télé déversait son flot de catastrophes dans le salon, j'étais à la fenêtre, j'entendais une nouvelle émeute se préparer sur la place Masséna. La situation s'aggravait de plus en plus, l'inflation inévitable des prix ne faisait qu'augmenter, la population était mécontente et le faisait savoir. Pénurie de blé, pénurie d'eau, pénurie de viande, pénurie de tout.

A cela s'ajoutait, ou plutôt s'enlevait Giovanni. Je venais de le perdre, il était parti sans dire un mot, terrassé par un cancer qui le rongeait de l'intérieur, il nous avait quitté la veille dans son petit village natal d'Italie. Mon ami de toujours, mon fidèle ami, il me manquait déjà, une partie de moi même était morte avec lui.

Je décidais de sortir sur la promenade des anglais. Je descendis de mon immeuble, je marchais dans l'avenue Jean médecin j'arrivais sur la place Masséna, la manifestation c'était, à ma grande surprise, dissipée, la place était vide, les rues étaient vide, Nice était vide. J'arrivais sur le bord de mer, le vent soufflait, soufflait de plus en plus fort, ici, quelques personnes marchaient. Je ne sais pas pourquoi mais je restais là, avec une envie profonde que ça commence, je ne savais pas vraiment ce qu'il allait se passer mais je sentais qu'il se préparait quelque chose, quelque chose de grand, quelque chose de fort.

Et ce que j'attendais ce produisit. Le vent se mit à hurler entre les palmiers. Des trombes d'eau nous tombèrent dessus: pluie et eau de mer arrachée par le vent au sommet des immenses vagues. Quelqu'un m'appelait, je ne le connaissais pas, je restais planté là à regarder la mer qui se déchainait au milieu des cris, des hurlements de terreur. Quand je me décidais à répondre à l'appel de cet inconnu, j'avais de l'eau jusqu'aux genoux, il n'était plus là. Je vis une voiture à la portière grande ouverte, je me mis à courir tant bien que mal pour m'y abriter. J'étais tout près de mon but quand la même voix qui m'avait appelée il y a peu de temps m'appela à nouveau « Au secours! Aidez-moi ! ». Il était en train de se noyer dans les soixante centimètres d'eau qui recouvraient l'avenue, je le hissais dans la voiture et je fermais la porte derrière nous. Nous étions trempés jusqu'aux os. Malgré le bruit insupportable de l'eau sur la carrosserie de la voiture et un sentiment de terreur qui me tenait, épuisé, je réussis à m'endormir.

Au petit matin, quand je me réveillais, un soleil timide traversait les nuages. Au bout d'un moment, je réalisais que la voiture dans laquelle je me trouvais était au beau milieu de la promenade des Anglais, à moitié retournée sur un banc, le niveau de l'eau n'était pas descendu. Des toitures éventrées et des troncs de palmiers gisaient dans l'eau. Un silence de mort reignait sur l'avenue. Les chaises et les tables des café étaient éparpillées un peu partout. Le niveau de la mer était maintenant au niveau de la promenade, la plage avait disparu, engloutie par la mer déchainée. Une atmosphère macabre reignait sur ce lieu, les corps inertes des promeneurs qui flottaient dans l'eau effectuaient leur dernière promenade, poussés par la brise.

Chapitre 6

Aujourd'hui l'humanité court à sa perte, les eaux montent, la population migre vers le nord, il n'y a plus d'eau douce, il n'y a plus à manger. Le combat de toute ma vie n'aura servi à rien. Pourquoi tant de gâchis ? Pourquoi n'est il pas possible que l'Homme ne puisse pas vivre en paix avec la nature ? Mais si notre disparition est nécessaire pour que la nature retrouve ces droits, alors je suis pour. On nous a toujours dit que l'Homme était l'espèce la plus évoluée, tellement évoluée qu'il arrive à s'auto-détruire. Imaginez tout ce qu'on aurait pu construire, créer, inventer grâce à notre intelligence. Maintenant il est trop tard nous ne pouvons rien, je n'ai plus qu'à m'en aller, loin, loin...



 


Date de création : 21/06/2009 @ 10:03
Dernière modification : 22/06/2009 @ 09:27
Catégorie : Ecrire pour la planète
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