Texte à méditer :  

LE SITE DE LETTRES DU CIV

 

    c


Enseignement à distance

Fermer Cours à distance

Fermer Lectures conseillées

Fermer Petite bibliothèque personnelle (hors grands classiques)

Fermer Ressources numériques

Productions d'élèves

Fermer Aventures fabuleuses de la Méditerranée

Fermer Chevaliers dans la bataille

Fermer Chevaliers et dragons

Fermer Contes de la rue Mistral

Fermer Contes à dormir debout

Fermer Copies d'élèves (2005/2006)

Fermer Copies d'élèves (2006/2007)

Fermer Copies d'élèves (2007/2008)

Fermer Copies d'élèves 2008/2009

Fermer Copies d'élèves 2009/2010

Fermer Copies d'élèves 2010/2011

Fermer Copies d'élèves 2011/2012

Fermer Copies d'élèves 2012/2013

Fermer Copies d'élèves 2013/2014

Fermer Copies d'élèves 2014/2015

Fermer Copies d'élèves 2015/2016

Fermer Copies d'élèves 2016/2017

Fermer Copies d'élèves 2017/2018

Fermer Copies d'élèves 2018/2019

Fermer Copies d'élèves 2019/2020

Fermer Histoires d'Ulysse

Fermer Préparation (2006/2007)

Fermer Préparations (2007/2008)

Fermer Préparations 2008/2009

Fermer Préparations 2009/2010.

Fermer Préparations 2010/2011

Fermer Préparations 2011/2012

Fermer Préparations 2012/2013

Webmaster - Infos
Recherche



Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Connexion

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre mot de passe :


 Nombre de membres 2 membres


Connectés :

( personne )

Webmaster - Infos
Retour

retour.gif

Téléchargements
Si le lien ne fonctionne pas, contactez le webmestre pour l'en informer.

Fermer Enregistrements sonores 1ère FLS

Affres, détonation, silence (in Fureur et mystère, 1947), de René CHAR, dit par Valentin S. (Russie), 1ère FLS, mai 2010.

russie.jpg

 

 

 

 

 

          Le Moulin du Calavon. Deux années durant, une ferme de cigales, un château de martinets. Ici tout parlait torrent, tantôt par le rire, tantôt par les poings de la jeunesse. Aujourd’hui, le vieux réfractaire faiblit au milieu de ses pierres, la plupart mortes de gel, de solitude et de chaleur. A leur tour les présages se sont assoupis dans le silence des fleurs.

          Roger Bernard : l’horizon des monstres était trop proche de sa terre.

          Ne cherchez pas dans la montagne ; mais si, à quelques kilomètres de là, dans les gorges d’Oppedette, vous rencontrez la foudre au visage d’écolier, allez à elle, oh, allez à elle et souriez-lui car elle doit avoir faim, faim d’amitié.

 


valentin_char.mp3(??? ko)Téléchargé 425 foisTéléchargerHyperlien

C, de Louis aragon, dit par Alexandre M. (France/Iran), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mai 2010.

france.jpg


iran.jpg

J’ai traversé les ponts de Cé
C’est là que tout a commencé

Une chanson des temps passés
Parle d’un chevalier blessé


D’une rose sur la chaussée
Et d’un corsage délacé


Du château d’un duc insensé
Et des cygnes dans les fossés


De la prairie où vient danser
Une éternelle fiancée


Et j’ai bu comme un lait glacé
Le long lai des gloires faussées


La Loire emporte mes pensées
Avec les voitures versées


Et les armes désamorcées
Et les larmes mal effacées


Ô ma France ô ma délaissée
J’ai traversé les ponts de Cé


C, Louis ARAGON, Les Yeux d'Elsa, (1942)


alexandre_m_c.mp3(??? ko)Téléchargé 273 foisTéléchargerHyperlien

VOLTAIRE, Candide (1759), chapitre III, extrait, par Sophia R. (Allemagne/Serbie), 1ère FLS, mai 2010.

drapeau allemand.gif

 

serbie.jpg

Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.

Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là, des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.

Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et les héros abares les avaient traités de même.

 

 


sophia_candide.mp3(??? ko)Téléchargé 484 foisTéléchargerHyperlien

VOLTAIRE, Candide (1759), chapitre III, extrait, dit par Anthony K. (Angleterre), 1ère FLS, lycée international de Valbonne Sophia-Antipolis, mai 2010.

angleterre.jpg

 

Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.

Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là, des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.

Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et les héros abares les avaient traités de même.

 

 


anthony_k_candide.mp3(??? ko)Téléchargé 60 foisTéléchargerHyperlien

Les deux coqs, La Fontaine, par Beatrice L. (Lettonie), 1ère FLS, mai 2010.

lettonie.jpg

 


Les Deux coqs

 
   
1



5




10




15




20




25





30
  Deux coqs vivaient en paix: une poule survint,
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint
Cette querelle envenimée
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage,
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage
Fut le prix du vainqueur. Le vaincu disparut:
Il alla se cacher au fond de sa retraite,
Pleura sa gloire et ses amours,
Ses amours qu'un rival, tout fier de sa défaite
Possédait à ses yeux. Il voyait tous les jours
Cet objet rallumer sa haine et son courage;
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs,
Et, s'exerçant contre les vents,
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin. Son vainqueur sur les toits
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un vautour entendit sa voix :
Adieu les amours et la gloire;
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du vautour
Enfin, par un fatal retour
Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet :
Je laisse à penser quel caquet;
Car il eut des femmes en foule.

La fortune se plaît à faire de ces coups;
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du Sort, et prenons garde à nous
Après le gain d'une bataille.

Jean de la Fontaine - Les Fables


beatrice_l_lesdeuxcoqs.mp3(??? ko)Téléchargé 455 foisTéléchargerHyperlien

Napoléon III, in Châtiments, de Victor Hugo, par Berthold A. (France/Russie), 1ère FLS, mai 2010.

russie.jpg

france.jpg


Donc c'est fait. Dût rugir de honte le canon,
Te voilà, nain immonde, accroupi sur ce nom !
Cette gloire est ton trou, ta bauge, ta demeure !
Toi qui n'as jamais pris la fortune qu'à l'heure,
Te voilà presque assis sur ce hautain sommet !
Sur le chapeau d'Essling tu plantes ton plumet ;
Tu mets, petit Poucet, ces bottes de sept lieues ;
Tu prends Napoléon dans les régions bleues ;
Tu fais travailler l'oncle, et, perroquet ravi,
Grimper à ton perchoir l'aigle de Mondovi !
Thersite est le neveu d'Achille Péliade !
C'est pour toi qu'on a fait toute cette Iliade !
C'est pour toi qu'on livra ces combats inouïs !
C'est pour toi que Murat, aux russes éblouis,
Terrible, apparaissait, cravachant leur armée !
C'est pour toi qu'à travers la flamme et la fumée
Les grenadiers pensifs s'avançaient à pas lents !
C'est pour toi que mon père et mes oncles vaillants
Ont répandu leur sang dans ces guerres épiques !
Pour toi qu'ont fourmillé les sabres et les piques,
Que tout le continent trembla sous Attila,
Et que Londres frémit, et que Moscou brûla !
C'est pour toi, pour tes Deutz et pour tes Mascarilles,
Pour que tu puisses boire avec de belles filles,
Et, la nuit, t'attabler dans le Louvre à l'écart,
C'est pour monsieur Fialin et pour monsieur Mocquart,
Que Lannes d'un boulet eut la cuisse coupée,
Que le front des soldats, entrouvert par l'épée,
Saigna sous le shako, le casque et le colback,
Que Lasalle à Wagram, Duroc à Reichenbach,
Expirèrent frappés au milieu de leur route,
Que Caulaincourt tomba dans la grande redoute,
Et que la vieille garde est morte à Waterloo !
C'est pour toi qu'agitant le pin et le bouleau,
Le vent fait aujourd'hui, sous ses âpres haleines,
Blanchir tant d'ossements, hélas ! dans tant de plaines !
Faquin ! - Tu t'es soudé, chargé d'un vil butin,
Toi, l'homme du hasard, à l'homme du destin !
Tu fourres, impudent, ton front dans ses couronnes !
Nous entendons claquer dans tes mains fanfaronnes
Ce fouet prodigieux qui conduisait les rois
Et tranquille, attelant à ton numéro trois
Austerlitz, Marengo, Rivoli, Saint-Jean-d'Acre,
Aux chevaux du soleil tu fais traîner ton fiacre !

                                    Jersey, 31 mai 1853.


berthold_hugo.mp3(??? ko)Téléchargé 455 foisTéléchargerHyperlien

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée, de Victor Hugo, dit par Vera R. (Israël), 1ère FLS, mai 2010.

israel.jpg


Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
Sonnait de la trompette autour de la cité,
Au premier tour qu'il fit, le roi se mit à rire ;
Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
" Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ? "
À la troisième fois l'arche allait en avant,
Puis les trompettes, puis toute l'armée en marche,
Et les petits enfants venaient cracher sur l'arche,
Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;
Au quatrième tour, bravant les fils d'Aaron,
Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,
Les femmes s'asseyaient en filant leur quenouille,
Et se moquaient, jetant des pierres aux Hébreux ;
À la cinquième fois, sur ces murs ténébreux,
Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées
Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées ;
À la sixième fois, sur sa tour de granit
Si haute qu'au sommet l'aigle faisait son nid,
Si dure que l'éclair l'eût en vain foudroyée,
Le roi revint, riant à gorge déployée,
Et cria : " Ces Hébreux sont bons musiciens ! "
Autour du roi Joyeux riaient tous les anciens
Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

À la septième fois, les murailles tombèrent.


vera_sonnez.mp3(??? ko)Téléchargé 416 foisTéléchargerHyperlien

Fermer Enregistrements sonores 2nde 3



Poème dit par Giulia C., 2nde section internationale, mai 2010.

A Jeanne (Victor Hugo), recueil Les chansons des rues et des bois, 1866.

Ces lieux sont purs ; tu les complètes.
Ce bois, loin des sentiers battus,
Semble avoir fait des violettes,
Jeanne, avec toutes tes vertus.

L'aurore ressemble à ton âge ;
Jeanne, il existe sous les cieux
On ne sait quel doux voisinage
Des bons coeurs avec les beaux lieux.

Tout ce vallon est une fête
Qui t'offre son humble bonheur ;
C'est un nimbe autour de ta tête ;
C'est un éden en ton honneur.

Tout ce qui t'approche désire
Se faire regarder par toi,
Sachant que ta chanson, ton rire,
Et ton front, sont de bonne foi.

Ô Jeanne, ta douceur est telle
Qu'en errant dans ces bois bénis,
Elle fait dresser devant elle
Les petites têtes des nids.

 

a_jeanne_hugo_giulia_c.mp3(??? ko)Téléchargé 71 foisTéléchargerHyperlien

Poème dit par Justine L., 2nde section internationale, mai 2010.



Elle était déchaussée, elle était décoiffée,

Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;

Moi qui passais par là, je crus voir une fée,

Et je lui dis : Veux-tu t’en venir dans les champs ?


 

Elle me regarda de ce regard suprême

Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,

Et je lui dis : Veux-tu, c’est le mois où l’on aime,

Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?


 

Elle essuya ses pieds à l’herbe de la rive ;

Elle me regarda pour la seconde fois,

Et la belle folâtre devint alors pensive.

Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !


 

Comme l’eau caressait doucement le rivage !

Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,

La belle fille heureuse, effarée et sauvage,

Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.


 


 

 

V.Hugo, Les contemplations (1855).


 


elle_etait_dechaussee_hugo_justine_l.mp3(??? ko)Téléchargé 514 foisTéléchargerHyperlien

Poème dit par Jeanne D., 2nde section internationale, mai 2010 : Le lac (extrait), de Lamartine.



Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :



"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

"Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"


le_lac_lamartine_jeanne_d.mp3(??? ko)Téléchargé 499 foisTéléchargerHyperlien

DébutPrécédent [ 1 2 3 4 5 6 ] SuivantFin

^ Haut ^