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Copies d'élèves 2020/2021 - Dissertation 1ère FLS.

DISSERTATION composée le 10 février 2021

Sujet : L’héritage de la tradition est-il frein à la création poétique ? Vous vous appuierez sur Alcools d’Apollinaire. Vous pouvez également avoir recours au poème C d’Aragon.

 

Devoir de Jaiying Z. : 

      Le début du XXème siècle est marqué par la Première Guerre Mondiale. Les jeunes Français qui ont vécu cette guerre, ont vu la violence et les destructions causées par la guerre, et les artistes instaurent le surréalisme, dans lequel le but est souvent de quitter la réalité. Ce nom est créé par Apollinaire dans Les Mamelles de Thirésias. Il est souvent considéré comme le poète moderne rompant avec des siècles passés, mais il s’agit de l’héritage de la tradition, « le cadavre de son père » d’après Apollinaire. La question qu’on peut se poser est la suivante : « l’héritage de la tradition est-il frein à la création poétique ? » En d’autres termes, est-ce que les traditions empêchent les créations nouvelles ? Dans un premier temps, il semble que l’héritage de la tradition pourrait être un frein à la création poétique. Dans un deuxième temps, il peut aussi s’agir d’une nouveauté : la modernité est libérée par la tradition. Enfin, cela permet de créer une innovation, un nouveau lyrisme.

 

      Certes, la tradition peut être un frein à la création poétique. On retrouve d’ailleurs plusieurs indices en ce sens dans le recueil. Tout d’abord, plusieurs thèmes traditionnels y sont représentés. Il s’agit de l’élégie, des amours disparues et de la fuite du temps dans certains poèmes, comme Mai écrit en honneur d’Anny Playden, qui décrit l’amour perdu entre elle et Apollinaire, comme le montre « vous êtes si jolie // mais la barque s’éloigne », « barque » et « eau » sont le signe du temps qui passe comme l’eau qui coule, et aussi Le Pont Mirabeau pour Marie Laurencin, comme le montre « les jours s’en vont », qui signifie aussi le temps qui passe. Le thème de la fuite du temps est déjà apparu au XVIe siècle chez Ronsard et au XIXe siècle chez Lamartine. Cela est donc un héritage des anciens. Nous pouvons citer en outre le rôle du poète dans Crépuscule, considéré comme l’intermédiaire entre la Terre et le ciel, la réalité et imagination. Il s’agit ici de donner un rôle au poète, c’est aussi un thème traditionnel. Ainsi, divers thèmes traditionnels signent l’héritage de ce recueil, et pourrait être un frein car les nouveaux thèmes et les façons d’écrire sont peut-être limités.
      En outre, les formes poétiques sont aussi traditionnelles. Les quatrains sont souvent présentés, dans Mai et Crépuscule. Les vers utilisés sont des vers classiques : l’octosyllabe dans La Chanson du mal-aimé, les décasyllabes, les rimes embrassées, accentuées par l’alternance de rime féminines et masculines dans Crépuscule. Quarante-trois poèmes dans le recueil sont composés de vers traditionnels. De fait, on a aussi des anaphores traditionnelles comme dans Le Pont Mirabeau : « Vienne la nuit sonne l’heure / Les jours s’en vont je demeure » et les allitérations et assonances de « cé » dans C d’Aragon, [s] et [u] dans la première strophe du Pont Mirabeau. Ces répétitions sont comme les chansons, et montrent de la part des poètes une héritage musical qui est une forme de tradition. Ainsi, les formes traditions se présentent dans tous les poèmes du recueil Alcools, qui nous donne l’impression que les indices de traditions semblent empêcher la création poétique.

 

      Certes, l’héritage de la tradition peut paraître un frein à la création poétique, néanmoins, les indices de la modernité sont souvent aussi très présents dans le texte, ce sont les preuves des créations poétiques. Tout d’abord, les thèmes novateurs éclairent le chemin de la création poétique. Le premier thème est le thème de la ville industrielle. Déjà, la ville de Paris est très nouvelle dans les poèmes, comme dans Zone et Le Pont Mirabeau. De plus, dans Zone, il s’agit d'une ville industrielle, comme le montre « une rue industrielle ». Les métiers sont aussi très innovants : « les ouvriers », « directeurs », « les belles sténo-dactylographes », là encore une fois la signe de modernité car les femmes qui travaillent est une reforme très récente à l’époque et les métiers du quotidien n’avaient pas leur place en poésie. D’autres thèmes novateurs sont par exemple l’argent et la guerre. L’argent partait comme un thème un peu grossier dans la poésie. Dans Zone, Apollinaire parle de « livraison à 25 centimes » et dans L’émigrant de Landor Road, il parle de « bousier » et « commerçant » aussi. Le thème de la guerre se montre surtout dans C de Louis Aragon, qui est en fait un produit de son engagement politique et de la guerre, ce qui est rarement présent avant le XXe siècle dans la poésie. Et enfin, le thème du « pont » dans C et Le Pont Mirabeau est aussi une innovation, car dans la fuite du temps, normalement tout a disparu, mais le pont est une notion de permanence. Ainsi, ces thèmes novateurs s’affranchissent des contraintes de la tradition, en montrant les indices de modernité qui ne sont jamais présentés chez les anciens. L’héritage n’est donc pas frein à cette création.
      De plus, non seulement les thèmes sont nouveaux, mais les formes le sont aussi. La grande différence est le manque de ponctuation dans le recueil  Alcools, et aussi dans C. Cette absence de ponctuation peut créer des opacités de sens, comme dans la première strophe de Mai. Le manque de ponctuation permet de comprendre dans deux sens : les belles femmes sont sur le haut de la montagne ou sur la barque. Il crée aussi l’ambiguïté et la superposition du sens, ce qui est très moderne. Les vers libres paraissent aussi dans Zone : « à la fin tu es las de ce monde ancien », et aussi dans Cornet à dés, Max Jacob décide de faire un poème de vers en prose. Ce sont des grandes modernités et nouveautés dans la poésie. Les langages familiers nous montrent aussi la modernité, par exemple dans Zone : « tu en a assez », « tu es las ». Et enfin, le jeu de l’énonciation poursuit dans ce sens : normalement, une personne grammaticale désigne une personne fixe. Alors que dans Zone, « je » et « tu » désignent tous deux l’auteur. Dans C, le « duc insensé » désigne Adolf Hitler et le « chevalier blessé » désigne la France. Ainsi, plusieurs indices modernes se présentent dans le recueil, qui sont des créations poétiques que la tradition n’a pas empêchées.

 

      Non seulement les indices modernes ne sont pas empêchés par l’héritage de la tradition, mais une nouvelle création poétique est créée, fondée sur ces modernités et l’héritage : il s’agit d’un lyrisme nouveau. Tout d’abord, les indices de la modernité et de la tradition sont tous présents dans un même recueil, ce qui forme la coexistence de la modernité et la tradition. Par exemple dans Zone, il s’agit d’« automobile […] ancienne », « la religion est […] neuve », et le « Pape pie X » bénit le vainqueur de la course « Paris - Rome ». Les « automobiles », « neuve » et les courses d’aviation sont du côté de ma nouveauté et de la modernité, mais « ancienne », « religion » et « pape pie X » sont traditionnels. Il s’agit une combinaison de la modernité et de la tradition. De plus, la notion de permanence « le pont », « la joie [qui] vient toujours après la peine » sont inscrits dans le thème de temps qui passe comme l’eau qui coule. Comme Apollinaire le dit dans sa lettre à Billy : « je ne me suis jamais présenté comme destructeur mais comme bâtisseur. » Ainsi, diverses coexistences de tradition et modernité produisent un nouveau lyrisme, et cette coexistence se fait jour grâce à l’héritage de la tradition et les créations poétiques, les modernités, il est donc basé sur ce mélange.
      En outre, Apollinaire a mis en scène un lyrisme visuel. Il n’est pas l’inventeur des calligrammes, mais il a composé un calligramme sur la Tour Eiffel, qui montre sa volonté de chercher toutes les formes possibles de poésie. Le choix de la Tour Eiffel comme sujet est aussi un choix très intéressant et moderne, car c’était un nouveau bâtiment mais elle était considérée comme laide et peu artistique à l’époque. Il a aussi commencé à utiliser les chiffres : « Pie X » et « livraison de 25 centimes ». On le remarque aussi chez Cendrars, même directement dans le titre « 35˚37’ latitude Nord 15˚16’ longitude Ouest ». Les calligrammes et les chiffres visuels nous permettent donc de visualiser le poème et de créer un lyrisme visuel. Ce lyrisme visuel est créé grâce à ce qui a existé, et surtout les créations poétiques qui sont libérées par ce qui existe.
      Et enfin, Apollinaire nous montre son « esprit nouveau » et un élan lyrique. Il s’agit d’un « je » lyrique dans Zone, quand il s’agit de sa part de déambulation dans la ville ; et aussi dans Cortège quand il dit : « je me disais Guillaume, il est temps que tu viennes. » Le « je » lyrique est une recherche de soi même dans le poème. Et en effet, il s’agit aussi de calembour dans C d’Aragon, le jeu de mots et d’expression « lai » et « lait ». C’est un signe de poème médiévale qui s’inscrit aussi dans la recherche de nouveauté. Ainsi, nous pouvons dire que l’héritage de la tradition et la modernité ont créé un nouveau lyrisme, un nouvel élan. Donc, l’héritage de la tradition n’est pas un frein à la création poétique, au contraire, cela pourrait être une base de création poétique.

 

      Pour conclure, l’héritage de la tradition n’est souvent pas un frein à la création poétique, à contrario, parfois, cela peut être combiné avec la modernité, et produit la création poétique, comme un nouveau lyrisme. Comme dit Charles Baudelaire : « la modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié d’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » Cette citation montre parfaitement que ce sont la tradition et la modernité qui mènent la création poétique. Apollinaire est aussi beaucoup intéressé par le cubisme, qu’il retrouve dans l’œuvre de Picasso et de Braque. Il cherche « un art entièrement nouvelle » après sa Méditation esthétique. On remarque aussi l’influence du cubisme dans ses poèmes.

 

Jaiying Z. (Chine), mars 2021.

 

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Devoir de A. N. smilyer : 

 
          
      La poésie a de tout temps été associée à la création. Son étymologie (poème, du grec
« poiein » ) en est la preuve. Déjà, nous pouvons nous demander ce que signifie la création, s’il s’agit simplement de faire naître une œuvre, même si les codes et les idées transmises à travers celles-ci demeurent assez traditionnels, ou s’ il y une idée d’innovation, de bouleversements des codes. En fonction de cela, nous nous demanderons si la tradition poétique, qui désigne l’ensemble des règles (versification) des topos et tonalités classiques en poésie, est compatible avec la création, autrement dit s’ il est possible de créer une œuvre qui s’affranchit des règles de la poésie traditionnelle. Nous allons proposer deux pistes de réponse à cette question. Dans un premier temps, nous montrerons que l’héritage de la tradition poétique ne constitue pas un frein à la création en tant que mise au jour d’une œuvre, que le poète peut s’inspirer de formes ou de thèmes traditionnels pour écrire son recueil. Par la suite nous noterons que les traditions sont très normatives, et nous verrons que pour réellement innover, le poète doit s’en affranchir.


             Dans un premier temps, loin d’être en opposition avec le processus de création, les mythes et thèmes ancestraux fournissent un socle, une base sur laquelle le poète s’appuie pour créer. Celui-ci s’inspire de la littérature pré-existante qui lui fournit des idées. Il met celle-ci au goût du jour et peut se servir d’anciens récits comme des métaphores, pour faire s’élever la parole poétique. Dans Le brasier par exemple, Apollinaire revisite le mythe du Phénix, et s’en sert pour illustrer le renouveau poétique et une renaissance personnelle. On voit bien que l’héritage traditionnel est présent dans ce poème et est un facteur de la création en tant que mise au jour d’une œuvre.
              De plus, la tradition peut transparaître dans la forme du poème. Dans ce cas elle s’exprime à travers la présence des règles de versification, la longueur des strophes... Le poème Mai d’Apollinaire est écrit en alexandrins et reprend les codes de la poésie classique. En utilisant une structure traditionnelle, le poète peut se permettre de prendre des libertés au niveau du thème, comme lorsque Baudelaire parle de la mort comme « une délivrance » dans « La mort des pauvres », qui est un sonnet. Ce poème est novateur dans la mesure où il évoque un sujet grave, la mort, comme s’ il s’agissait d’une issue très plaisante, ce qui ne se fait pas à l’époque. La création comme innovation peut être compatible avec une certaine forme de classicisme. Il apparaît donc que, aussi bien par l’apparence que par le contenu, la tradition peut s’accorder avec la création.


             La deuxième approche que nous proposons envisage la nécessité de dépasser l’héritage traditionnel pour parvenir à une réelle originalité. En effet, les traditions sont normatives et imposent des structures et des thèmes contraignants. Si le poète veut s’y tenir, il ne pourra pas véritablement innover, et donc ces contraintes deviennent un frein et sont contradictoires avec la démarche du poète.
      Sur l’exemple du mouvement surréaliste, auquel Apollinaire appartient, on voit, qu’on s’éloigne de la tradition. En effet, Le surréalisme est un mouvement artistique du XXème siècle, comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression, comme la peinture, le dessin, la musique, la photographie, le cinéma, la littérature, utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues. C ‘est un nouveau mouvement, qui lutte contre l’héritage et la tradition. Forcément on s’éloigne de la tradition car c’est une perspective récente à l’époque d’Apollinaire, le mouvement du surréalisme étant construit autour de pensées et inconscient ce qui est incompatible avec démarche traditionnelle. Donc dans le mouvement du surréalisme on peut considérer que la tradition est en frein dans la création poétique, car il est basé sur l’inconscient. Les auteurs peuvent créer sans se référer à quelque chose d’ancien, comme dans le poème Mai. Au contraire dans le poème Zone on voit des traces de modernité dès le début avec le titre, qui nous envoie à l’espace urbain moderne.
     Par ailleurs, l’ami de Guillaume Apollinaire, Pablo Picasso, a un des moments de sa vie appartient au mouvement du cubisme. On peut voir le lien entre le cubisme et la création de Guillaume Apollinaire. Dans certains poèmes d’Apollinaire, on peut remarquer l’absence de ponctuation comme, par exemple dans le poème Mai, Le pont Mirabeau aussi comme dans le poème C de Louis Aragon, ce qui dans le sens poétique ressemble au cubisme. L’idée principale du cubisme est de montrer des côtés différents en même temps, et de souligner les particularités qu’on ne peut pas voir avec la représentation classique de l'objet. Avec l’absence de ponctuation on peut différemment interpréter la poésie, ce qui ressemble au cubisme. On peut parler aussi d’écriture mentale, ce qui est très important dans le mouvement du surréalisme et qui est contradictoire avec la tradition. Sur l’exemple des calligrammes comme « Tour Eiffel », on voit que Apollinaire dépasse les traditions, il écrit son poème en forme de Tour Eiffel. On retrouve souvent l’image de Tour Eiffel dans les œuvres d’Apollinaire, il faut bien dire que dans son époque ça n’était pas encore le symbole de Paris, mais c’était quelque chose de très moderne et nouveau, de plus la Tour Eiffel a mécontenté beaucoup des Parisiens. Le poème Tour Eiffel est donc moderne par sa forme est par son contenu. La tradition est dans ce cas un frein à la création et le poète doit s'en affranchir pour innover.

 

 

      Finalement, on voit que l’héritage de la tradition peut être un frein à la création poétique car il la limite, mais en même temps ça n’empêche pas les auteurs de créer des nouvelles œuvres dont certains poèmes s'inspirent. On peut se baser sur l’héritage de la tradition, prendre les normes et les bases mais aussi créer quelque chose nouveau. On peut aussi créer sans avoir pensé aux normes, comme dans le surréalisme. À l'échelle d'un poème, il est donc possible de s'affranchir de la tradition pour créer, mais nous voyons bien que dans le recueil, l'héritage traditionnel est encore présent. La présence de la tradition et le renouveau total se mêlent dans le recueils d'Apollinaire.

    

A. N. smilyer (Russie), mars 2021.

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Devoir de A. B. : 

     Guillaume Apollinaire est un poète français de la fin du XIXe siècle et du début du XXème siècle, il est précurseur du mouvement du Surréalisme. Le mouvement du surréalisme est un mouvement littéraire et artistique du XXème siècle qui tend vers la modernité et à une aspiration au renouvellement dans l'art, l’architecture et dans la littérature. La poésie “Zone” fait partie du recueil écrit par Guillaume Apollinaire Alcools en 1913. Ce poème écrit en dernier, d'un point de vue diagnostique, mais il occupe sa place au début du recule, c’est un signe de modernité. Dans les poèmes d’Apollinaire on a toujours une transition de la tradition a la modernite, ses poèmes sont devenus un intermédiaire entre la tradition et la modernité. Pour voir cette transition, dans une première partie on va s'intéresser aux éléments du côté de la tradition et puis, dans une deuxième partie, on va voir les éléments modernes du poème “Zone”.

 

     Premièrement, la poésie contient les éléments traditionnels, en effet le champ lexical de la religion est omniprésent, car “Zone”est saturée avec les mots “la religion” (vers 5), “Christianisme”(vers 7), “Pape Pie X” (vers 8), “une église”et “confesseur” (vers 1), “pieux”(vers 27), “les pompes de l'Église" (vers 28), “prier”et “la chapelle”(vers 30), aussi bien la mention de Jésus Christ dans vers 32 “Christ”, "Dieu" (vers 39) et “le Christ” (vers 40). De plus, Apollinaire raconte son histoire de son enfance, d'une époque passée quand il était très religieux “tu es très pieux” (vers 27). Il compare la jeune rue a lui même enfant “la jeune rue et tu n’es encore qu'un petit enfant”, parce que plus tard la rue va devenir “industrielle”, donc moderne (vers 23). Il renforce encore plus l'idée qu’il était religieux avec l’anaphore qui répète la tournure présentative “c’est” au début des vers 33 à 40, en donnant la valeur d’insistance à ces mots, on peut imaginer que c’est une prière. Tout cela nous montre que la religion occupe une place très importante dans la poésie, c’est le signe de tradition grâce à la religion.
       Deuxièmement, l’auteur utilise les rimes traditionnelles - les rimes suivies, “romaine/ anciennes/ religion/ Port-Aviation” vers 3 à 6 et "retient/ matin/ haut/ journaux” vers 9 à 12. Mais aussi le paysage naturel "Bergère … le troupeau bêle" (vers 1) qui est mélangé avec le paysage urbain “tour Eiffel”(vers 1). On voit clairement dans ce vers la transition lente de tradition à modernité.
     Troisièmement, Guillaume Apollinaire fait une réflexion au mouvement de Classicisme qui s'inspire beaucoup de l’antiquité “ce monde ancien” (vers 1), “l’antiquité grecque et romaine”(vers 3), mais l'auteur a le désir de renouveler la littérature, il est “las de ce monde ancien” (vers 1). Ainsi, il va introduire dans son poème les éléments de la modernité.

 


     Tout d’abord, le désir des changements est visible avec l’utilisation de langage familier, qui est très moderne “tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine” (vers 3). Tout cela est très important pour Apollinaire et son envie de changer le monde artistique et littéraire, en remplaçant la tradition par la modernité.
     En outre, le poème possède un champ lexical du passage urbain riche, qui contient les mots “les ponts”(vers 1), “les automobiles” (vers 4), “une jolie rue” (vers 15, “rue industrielle” (vers 23), “Paris”(vers 24 et “la rue Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes” (vers 24). Mais aussi, les éléments d’architecture moderne comme, par exemple, la “Tour Eiffel” (vers 2) qui évoque la nouveauté à l'époque, qui a été utilisé dans les peintures des peintres surréalistes comme Chagall et Delaunay, et “les hangars de Port-Aviation” (vers 6). Tout cela donne une image moderne de la ville de Paris qui est la source d'inspiration pour Apollinaire et sa modernité.
     De plus, l’absence de ponctuation est aussi un élément très moderne qui est utilisé dans tout le poème ensemble avec les vers libres et les assonances a la place des rimes.. Tout cela nous montre que même la structure du poème est extrêmement moderne.
Ainsi que l’auteur utilise les métiers modernes comme “les directeurs”, “les ouvriers” (vers 5), “les belles sténo-dactylographes" (vers 17) et aussi la notion de l’argent extrêmement moderne est utilisé dans le vers 13 avec “les livraisons à 25 centimes”. Tout cela est totalement moderne et nous donne une image encore plus profonde de la ville de Paris moderne.
     Finalement, les sons provoqués par “les prospectus les catalogues les articles”qui “chantent tout haut” (vers 11) et “la sirène" (vers 19), “une cloche rageuse y aboie” (vers 20) et, bien sur, “les plaque les avis à la façon des perroquets criaillent” sont très moderne, car ils indiqué la ville et ses éléments comme les “prospectus”, ce comment on entend la vie dans la ville de Paris. Tout cela constitue les éléments modernes qui nous aident à comprendre la ville, comme, par exemple, dans la Chanson “City Life” (1995) de Steve Reich.

 

     Les renouvellements grâce aux changements et innovations dans la littérature de Guillaume Apollinaire sont aussi bien importants que les aspects de tradition, parce qu’ils enrichissent les poèmes ensemble. Cette transition de la tradition vers la modernité et le Surréalisme.

 

A. B. (Russie), mars 2021.

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Date de création : 21/03/2021 @ 17:03
Dernière modification : 30/03/2021 @ 18:25
Catégorie : Copies d'élèves 2020/2021
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