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Copies d'élèves 2020/2021 - Commentaire 1ère FLS

Commentaire : Zone (in Alcools, 1913) de Guillaume APOLLINAIRE

Extrait : vers 1 à 41.

Devoir de Ksneniia S. : 

 

       Est-ce que les œuvres qui annoncent le surréalisme et la transgression peuvent coexister avec la tradition dans la poésie et le lyrisme ? Le surréalisme est un mouvement littéraire du XXeme siècle qui démontre la faillite de la société et la raison logique qui vise à libérer la création de toute contrainte avec l’irrationnel et l’absurdité. Le recueil Alcools est écrit par Guillaume Apollinaire et devient me preuve de la possibilité de fusionner les mouvements littéraires comme le surréalisme, le futurisme , le poésie romantique et le symbolisme dans le poème « Zone » ou auteur décrit la rue , la vie et les habitudes des habitants. C’est une œuvre qui premièrement met en évidence la présence de la tradition et deuxièmement, l’importance de la modernité.


        D’abord, le poème aborde des thèmes traditionnels comme la religion, la nature et le sentiment élégiaques qui sont présents tout au long du texte. Pour commencer,  le thème de la religion est important pour le poète. Le champ lexical abondant « église », « religion », « dieu », « Christ », « chapelle », « prières » crée un effet d’omniprésence de la religion dans le cadre de vie. L’invocation lyrique « Ô Christianisme » montre le respect vers la religion. De plus, l’antithèse « leur le vendredi et ressuscite le dimanche » (v.26) évoque la résurrection du Christ. Le symbolisme des couleurs « bleu et blanc » (v.26) démontre l’importance des codes et des symboles qui suivent des règles strictes. Les pronoms personnels « tu » et « vous » écart l’auteur de la scène et donne un effet de spectateur, un jugement subjectif. Donc, la religion, qui est un thème très traditionnel, joue un grand rôle dans le poème.
        Ensuite, le nature « transforme » la rue industrielle et ajoute la douceur. Au vers deux , l’auteur utilise la comparaison de la Tour Eiffel au berger et la personnification « bêle » des ponts. Cela produit un effet s’imaginer la nature dans le cadre urbain pour le rendre plus romantique et traditionnel. De plus, « le vent » et « l’arbre » sont présentes comme la force puissante de la société et la religion qui s’opposent souvent dans la littérature mais ne peuvent pas exister séparément. Ainsi, le thème de la nature , une des thématiques traditionnelles , est présente dans le cadre urbain aussi que la religion.
        Par la suite , l’élégie aide à ressentir la mélancolie et le passage du temps. La construction de la poêle crée un cycle , montre la journée et la boucle répétitive: « ce matin » (v.10), « la nuit » (v.30) aussi que le passage des jours et semaines entiers: « Du lundi matin au samedi soir » (v.18) « meurt vendredi et ressuscite le dimanche. » Cela à un effet assez pesant sur le lecteur, création d’une boucle éternelle. La poésie utilise également un rappel de son enfance: « qu’un petit enfant » (v.25) pour montrer la fuite du temps l’impossibilité de revenir en arrière. L’auteur utilise des adjectifs descriptifs « pâle » et « doucereuse » pour montrer la douleur et la souffrance et ses sentiments possiblement forts par rapport à la religion. Sûrement, les éléments classiques et traditionnels jouent un grand rôle dans ce poème, mais ce qui est pertinent et nouveau dans ce poème, c’est l’aspect moderne qui attire notre attention directement.

 

     En effet , la construction du poème , la présente des innovations technologiques et le cadre urbain créent un contraste efficacement et s’opposent à la tradition. Le poète décrit son entourage sans mettre le focus sur quelque chose précisément donc les rimes plates expriment son discours non préparé. De même, la construction des strophes est très moderne, elle ne suit aucun règle. On peut constater une évolution de nombre des vers dans les strophes: des vers libres, isolés ensuite un tercet, 8 vers, 10 vers, 17 vers. Cette organisation peut signifier la construction en forme de triangle comme la Tour Eiffel qui est considérée comme nouveauté à l’époque, évoquée dans vers 2. Par conséquent, même du premier regard on voit l’importance de la construction moderne.
        Semblablement, il est très facile de repérer le champ lexical de l’innovation: «les automobiles »(v.4), “Port-aviation”(v.6), “rue”(v.15) aussi que l’énumération dans le vers 11: “les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut”. L’absence de la punctuation crée un rythme spécifique qui accentue sur l’abondance des objets nouveaux pour l’époque et la société. Le thème de l’argent est aussi une nouveauté car avant ce thème était considéré comme grossier: “25 centimes”(v.13), puis les champs de l’usine: “sirène”(v.19), “cloche”(v.20), “criaillent”(v.22) crée u rythme de l’usine qui contraste les poèmes habituellement parlants de la nature. Le champ lexical est un très bon moyen pour montrer l’importance de la modernité.
          Enfin, le cadre urbain est révolutionnaire pour la poésie. La première phrase “A la fin tu es l’as de ce monde ancien” est une ouverture sur la thème novateur et urbain. Les bâtiments, les ponts et particulièrement la Tour Eiffel, qui n’es pas encore accepté par tout le monde créent un cadre unique à Apollinaire et à son époque. Les pronoms “je” et “j’aime” montrent ces vrais émotions et sentiments chaleureux vers la ville où il prend son inspiration. L’antithèse “grâce de cette rue industrielle” est une transgression des règles habituelles en poésie ou la base de l’inspiration est la nature. Finalement, on peut déduire que le poète trouve la ville plus vivante que la nature, ce qui est un paradoxe. Par conséquent, le cadre urbain si aimé par le poète apporte de la modernité dans cette œuvre.


  
           En conclusion, le poème “Zone” crée un lien fort entre la tradition et la modernité, ce qui est nouveau et surprenant. L’auteur enrichit ces sources d'inspiration et les transmet dans le recueil Alcools. Ce poème est stratégiquement placé au début du livre et nous annonce le but de ce recueil: mêler les mouvements ensemble comme l’eau et le feu, “Eau de vie” - le recueil qui aborde les thèmes spécifiques à plusieurs époques et nationalités. 

 

Ksneniia S. (Russie), mars 2021.

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Devoir de Yeva K. : 

     Au XXème siècle le mouvement du Surréalisme commence à apparaître avec les grands principes qui sont le refus de toute considération logique, esthétique ou morale et des oppositions traditionnelles entre réel et imaginaire. Guillaume Apollinaire devient le précurseur du Surréalisme, puisqu’il tend à remettre en cause les mécanismes psychiques dans son recueil Alcools où il rassemble ses poèmes de 1898 à 1913. L’extrait du poème “Zone” se trouve au début du recueil, même si ce poème a été écrit en 1912. Le poète s’appuie sur la tradition poétique, mais rajoute des traces de modernité dans ses œuvres et donc fait un mélange des deux. 

 

     Tout d’abord, le poème peut sembler traditionnel, car la description de la nature vivante est présente et elle forme une sorte d’élan lyrique. Au deuxième vers une “Bergère” apparaît avec “le troupeau” des moutons qui “bêle”, ce qui forme le champ lexical des animaux. Dans le vers trente-trois un “lys” est considéré comme le symbole de pureté et d’innocence et cette idée renvoie à l’Antiquité, où la nature paraît traditionnelle.
     Ensuite, dans la description de la ville le lecteur peut remarquer une évocation lyrique, notamment grâce à la personnification aux vers dix-neuf et vingt. Apollinaire compare les bruits de la ville avec ceux des animaux comme le montre le double sens formant la polysémie de “la sirène y gémit”, parce que cela est un personnage mythologique, mais aussi cela peut être le son qui en forme les employés qui doivent reprendre le travail. L’auteur introduit une autre comparaison des “perroquets criaillent” avec les affiches dans la ville, ce qui rappelle ici les poèmes romantiques avec un certain exotisme qui amènent aux sentiments lyriques grâce aux bruits de la nature, ce qui forme encore l’aspect traditionnel. 
     Par ailleurs, Guillaume Apollinaire utilise le champ lexical de la religion éternelle comparé à la nature immortelle. Au vers trente-trois il développe un thème traditionnel, dont est la religion chrétienne comparée à la fleur grâce au verbe “cultivons” et au nom avec l’adjectif qualificatif “le beau lys” pour montrer l’obéissance du peuple, ce qui fait penser aux phénomènes naturels importants dans la vie de chaque personne. Mais bizarrement la religion est qualifiée de “neuve” au vers cinq et le terme “améthyste” au vers trente-deux est associé à la gloire du Christ, puisque la couleur bleue est le symbole de la religion. Pourtant, de façon plus moderne, bleu est la couleur du gaz d’éclairage de l’époque au vers vingt-neuf, ce qui fait penser à la modernisation de la vie religieuse.   

 

     En second lieu, Apollinaire commence son recueil avec l’indice de lieu “À la fin”, ce qui est extrêmement moderne et il continue cette idée de modernité industrielle avec les adjectifs dépréciatifs à propos du “monde ancien” comme dans le premier vers l’indique l’adjectif “las”, puis dans le troisième vers avec l’affirmation “Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine”. “Tu” est le pronom personnel renvoyant à un personnage dont l’identité n’est pas donnée au début, mais qui est sans doute le poète lui-même comme aux vers 9 et 11 par la suite. Le monde “ancien” renvoie à la fois à la vie quotidienne d’autrefois qui est en train de changer et à l’univers artistique qu’Apollinaire souhaite voir évoluer. Le poète décrit la ville industrialisée, donc la “rue” qui est qualifiée de “jolie” dans le vers quinze et de “jeune” dans le vers vingt-cinq. Le champ lexical d’industrialisation avec les énumérations des noms au vers onze “les prospectus les catalogues les affiches”, la métaphore et la personnification “chantent tout haut” au même vers affichent l’insistance sur la modernité de la ville.
     En outre, la structure inégale des vers et des strophes semble étrange dès le premier regard. “Zone” commence par trois vers séparés comportant un nombre différent de syllabes, donc ce sont les vers libres. Le poème se poursuivi avec un tercet et des vers longs et puis des strophes de huit, dix et dix-sept vers avec l’anaphore de “C’est” de vers trente-trois au vers quarante, qui peuvent signifier la fuite du temps. L’auteur fait remarquer l’absence de la ponctuation, ce qui donne la possibilité au lecteur de lire l’extrait de plusieurs façons différentes et ce qui forme la polysémie, puisque les diverses façons de lire créent des sens qui varient. Bien sûr, il est possible d’affirmer qu’Apollinaire insiste sur la modernité poétique, mais il ne faut pas oublier les descriptions détaillées de la religion traditionnelle et le vouloir du poète de la rendre neuve grâce aux comparaisons du monde moderne et industriel.

 

     Et troisièmement, le poème “Zone” représente le mélange précieux de la tradition et de la modernité avec le passage de l’enfance à un âge sérieux et la fuite du temps prouvés par l’utilisation des pronoms personnels “tu” (v. 1, 3, 11, 26, 27), “j’” (v. 15 et v. 23) et “vous” (v. 28, 30), qui ramènent le poète dans ses souvenirs avec la négation restrictive au vers vingt-cinq “tu n’es encore qu’un petit enfant”, l’influence de la famille et notamment de la “mère” qui symbolise la vierge Marie, ce qui montre l’utilisation des noms des couleurs-symboles de la religion “bleu...blanc” au vers vingt-six. L’auteur transmet l’idée du temps qui passe, le monde qui change et se modernise, mais la religion reste toujours et elle est impérissable, ce qui unit les coutumes et la contemporanéité dans ce poème.   
     En effet, Apollinaire insiste sur l’importance et l’éternité de la religion chrétienne. Au début et à la fin du vers cinq le poète fait remarquer “La religion”, ce qui prouve l’insistance sur ses connaissances précises en matière de religion et une sorte d’élan lyrique. Néanmoins, la comparaison implicite de la religion avec les automobiles forme l’antithèse avec les antonymes “anciennes” au quatrième vers et “neuve” au cinquième. L’invocation lyrique “Ô Christianisme” au septième vers soutient encore le concept de la religion, ce qui va être souligné par le champ lexical de la religion moderne et immortelle présent au vers vingt-sept “pieux”, au vers vingt-huit “pompes de l’Église”, au vers trente “priez” et “la chapelle” pour énumérer certains. La dernière image, celle de l’aviateur, a pu surprendre ou choquer mais ne se veut pas provocatrice ni irrespectueuse ; c’est un trait d’humour qui présente le Christ comme un recordman d’altitude dans une métaphore qui s’appuie résolument sur le monde moderne, cher à Apollinaire dans ce poème. L’évocation de la religion est en rapport avec l’enfance du poète, et donc avec le passé. Néanmoins, la poésie d’Apollinaire sait faire preuve de modernité : celle-ci s’inscrit aussi bien dans le contenu du poème que dans le style de l’auteur.


     Le poème “Zone” de Guillaume Apollinaire peut étonner le lecteur, car il ne s’attend pas à voir les différentes époques ensemble, donc le fameux mélange de la tradition avec la nature et les souvenirs de l’enfance, puis de la modernité avec le monde moderne la ville, l’industrie. Les vers libres de différentes longueurs, groupés ou non et plus ou moins longuement sans ponctuation se mêlent avec les thèmes habituels en poésie. Ce poème amène le lecteur à la réflexion sur le cubisme en peinture, car le texte donne la possibilité de voir les images visuelles qui apparaissent au cours des déambulations du lecteur à Paris, associations d’idées liées au hasard de la promenade.
 

Yeva K. (Ukraine), mars 2021.

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Devoir de Kseniya U. : 

     Le mouvement artistique et littéraire du Surréalisme apparaît après la Première Guerre Mondiale et vise à libérer la création de toute contrainte et de toute logique. Défini par André Breton, le Surréalisme libère la force créatrice et valorise l’irrationnel, le désir, la modernité, le refus au règles. Guillaume Apollinaire, mort en 1918 juste avant le fin de la Première Guerre Mondiale, est considéré comme le précurseur du Surréalisme dans la littérature. Son recueil «Alcools» (1913) regroupe les poèmes de l’auteur, que balancent entre la tradition et la modernité. Dans le poème «Zone» Guillaume Apollinaire admire la nouvelle époque moderne ainsi que la tradition, représentée par la religion.

 

     Tout d’abord, l’auteur nous présente la modernité en évoquant d’entrée dans une nouvelle époque et en décrivant la quotidienneté d’une rue industrielle.
Paradoxalement, Guillaume Apollinaire commence son poème par le mot «fin» : «À la fin tu es las de ce monde ancien» (v. 1). Il repère sa fatigue de monde ancien, qui annonce les changements et l’entrée dans une nouvelle époque, toute neuve : «Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine» (v. 3). Par le pronom personnel «tu», l’auteur se représente lui-même au moment quand il écrit le poème, donc nous entendons la voix d’Apollinaire. Nous voyons son désir de la modernité, et il la soutient en écrivant son poème dans la forme des vers libres avec la structure non-traditionnelle : les trois premières vers sont isolés, ensuite un tercet et les trois strophes consistantes le différent nombre de vers. En plus, l’absence totale de la ponctuation. Les traces de la modernité sont bien présentes au début du poème, ainsi que dans sa structure et sa forme.
     Par la suite, l’auteur décrit tout ce qui est moderne et la beauté d’une rue industrielle - la Zone. Le champ lexical de la modernité est très large : «tour Eiffel» (un symbole de la modernité à l’époque), «les automobiles», «les hangars de Port-Aviation», «les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières», «les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylographes» etc. Apollinaire dissout, comme l’alcool, la modernité avec la tradition en les comparant : «... les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut/ Voilà la poésie ce matin et pour la prose il a des journaux». Ce mélange est représenté aussi dans les antithèses : «les automobiles ont l'air d’être anciennes», «La religion seule à restée toute neuve». Pour décrire la Zone, Apollinaire ne précise pas son nom pour montrer que c’est une rue industrielle typique, mais il précise qu’elle est «Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes». L’auteur emploie pour lui-même le pronom personnel «je» au lieu de «tu»  seulement quand il parle de la Zone, et il exprime explicitement son admiration : «J’aime la grâce de cette rue industrielle». Les descriptions des ville et des industries ne sont pas représentées dans la poésie traditionnelle : Guillaume Apollinaire souleve dans son poème les thèmes modernes. L’énonciation troublé est aussi un signe de modernité.

 

     Ce n’est pas seulement la modernité qui inspire le poète : dans la dernière strophe de l’extrait il tourne vers la tradition. Apollinaire revient donc aussi en arrière et raconte sa propre enfance pieuse, en adorant la religion et le Christ.
     L’auteur utilise le pronom personnel «tu» pour se décrire lui-même dans son enfance : «...tu n’es encore qu’un petit enfant». Il a fait une inversion : d’abord, il se place en présent, et à la fin du poème il se place dans son passé. Les éléments biographiques y sont présentés : «Ta mère», «le plus ancien de tes camarades René Dalize», «la chapelle du collège». En lisant la dernière strophe de l’extrait, nous apprenons qu’Apollinaire a reçu une éducation très religieuse : «Ta mère ne t’habille que de bleu et de blanc» (les couleurs de Vierge Mari), et lui-même il était adoré par la religion et avait l’amour au Dieu : «Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège».
     Ainsi, il exprime son admiration par les thématiques traditionnelles. Les huit vers, situés à la fin du poème, commencent par l’anaphore «c’est» et décrivent les images du Christ et de la tradition par les procédés stylistiques très riches. Apollinaire dessine la gloire du Christ et sa résurrection par la périphrase : «la torche aux cheveux roux qui n’éteint pas le vent», et pour la croix du Christ il utilise aussi une paraphrase : «La double potence de l’honneur et de l’éternité». Apollinaire nous montre les images très appréciatives et très élevées de Dieu en employant les hyperboles : «Tandis qu’éternelle et adorable profondeur améthyste / Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ». Comme dans les autres poèmes du recueil, le poète compare les images religieuses avec les images modernes : «Le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs / Il détient le record du monde pour la hauteur». Cela peut sembler audacieux, mais ce n’est pas une provocation — c’est la façon dont l'auteur montre sa profonde admiration par Dieu. Nous pouvons trouver des explications dans sa biographie : il a fait ses études au collège catholique. Alors, pour exprimer la tradition, Apollinaire a choisi le thème de la religion.

 

     En conclusion, nous pouvons dire qu’Apollinaire dissout la modernité avec la tradition dans le poème «Zone» en décrivant une rue industrielle, toute neuve, et en racontant son enfance au collège religieux. Apollinaire mélange la modernité et la tradition, représentés dans le poème par son propre présent et son propre passé : il s’exprime en utilisant le pronom personnel «tu», qui représente le poète à l’âge adulte ainsi que dans son enfance. Cette fusion du temps nous rappelle le tableau de Salvador Dali «La persistance de la mémoire», qui est un grand peintre du mouvement de Surréalisme.


Kseniya U. (Russie), avril 2021.

 

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Devoir d'Eva V. : 

       La première moitié du XXemme siècle est une époque de grandes progrès techniques et d’innovations scientifiques, mais en plus de cela c’est le temps de la première guerre mondiale (1914-1918) avec un massacre humaines qui remet en cause les pensées et la raison. Donc les horreurs de cette guerre ont inspiré les artistes pour changer la vie et créer le mouvement littéraire du surréalisme, dont la définition a été déclarée par André Breton dans son « Manifeste du surréalisme » (1924). Guillaume Apollinaire de Kostrovitski est un grand auteur français qui est le précurseur du ce mouvement littéraire. «Alcools» publié en 1913 est son plus grand œuvre. La poème « Zone » qui ouvre cet recueil a un aspect autobiographique car son expérience personnel de la vie à Paris lui aide de l’écrire. Comme un précurseur du surréalisme, Apollinaire change la modèle classique et habituelle du poème. Donc dans un premier temps on peut observer ce qu’il reste du côté traditionnel et dans un second temps on peut analyser des traces de la modernité.

 

       Tout d’abord, il faut dire que même si Apollinaire est un précurseur du surréalisme, il n’as pas quand même totalement modifié ces poèmes, et donc ses poèmes sont basés sur des formes et thèmes traditionnelles. La nature est une des thèmes classiques. Le champ lexical lié aux animaux: « bergère » avec « le troupeau … bêle » au vers 2, le verbe « aboie » v.20 qu’on associe aux chiens et « les perroquets criaillent », avec le mention d’une cristal précieuse d’améthyste nous montre le portraits la nature présente, qui est une thématique traditionnelle en poésie. Il se complète par le sens métaphorique d’un arbre au ver 36 qui désigne tous les hommes et femmes prièrent et d’une « étoile à six branches » (v.38) qui est une symbole de la religion juive, ce que nous amène à l’autre thème traditionnelle telle que la religion.
       En effet, dans ce poème, Apollinaire consacre à la religion une place très importante. En passant par la nature et les autres figures stylistiques comme métaphores « torche aux cheveux roux » qui désigne le Christ, le champ lexical des bâtiments religieuses « une église », « la chapelle » et des actes religieuses comme « confesser », « prier », « lys », « cultivons », « les prières », « meurt » et la notion de  ?sacrifice? pour la renaissance avec « le double potence » et « la douloureuse mère » et enfin « la ressuscite » (v.39). De plus l’auteur mentionne les différents religions comme « Christianisme »et « juif » et les personnages religieux comme « Pape Pie X », la vierge Marie en passant par le symbolisme de ses habits bleus et blancs (v.26), le Christ et le Dieu. L’image de la gloire de Jésus comparé à un aviateur qui monte au ciel pour des hauteurs très grandes est souligné par une anaphore qui est une forme de style très souvent employée en poésie, donc qui est une héritage dès la tradition, de « C’est » aux vers 33 à 40. Donc on voit bien qu’une thématique traditionnelle de la religion a une place très importante dans sa vie ainsi que dans son poème.
       De plus, on peut parler de l’aspect lyrique du poème. À part des rimes suivies du première strophe on a l’impression d’entendre tout les bruits de la ville avec le portrait d’une sirène mythologique qui gémit pour que les autres meurent en entendant sa voix. Il y a également des rimes ternaire « les prospectus les catalogues les affiches » aux vers 11 « qui chantent tout haut » et « les directeurs les ouvriers belles sténo-dactylographes » au vers 17. Donc on voit bien la sonorité du  texte qui nous rappelle lyrisme traditionnelle du poème.

 

       Toutefois, tout en conservant les bases classiques et traditionnelles du poème, Apollinaire, précurseur du surréalisme, cherche des nouvelles formes et modifie la conception habituelle du poème en le modernisant. Premièrement, il introduit de nouveaux objets d'inspiration : il décrit la Ville de Paris « ô Tour Eiffel » (v.2) avec un lieu concret au vers 24. Il décrit le quotidien de ses habitants : les métiers sont évoqués avec un rythme ternaire  (v.17). Il parle aussi de la Publicité « les prospectus les catalogues les affiches » qui est aussi en rythme ternaire au vers 11. Cela donne une impression de multiplicité. L’argent  : l'évocation de l'argent : « 25 centimes » (v.13) constitue également une nouveauté. Il enrichit la description par le champ lexical d’une ville comme « les ponts » (v.2), « une rue » (v.15,25) et une comparaison paradoxale des automobiles (v.4) anciennes et la religion neuve. Il précise également l’emploi du temps « du lundi matin au samedi soir… » (v.18), « vers midi » (v.20), « il est neuf heures… » (v.29), ce qui donne une image réelle de la vie dans une ville. Ainsi, l'auteur dévoile le quotidien de la vie urbaine aux lecteurs, ce qui est un phénomène tout à fait extraordinaire pour une société habituée à voir des paysages naturels dans des œuvres littéraires. Donc, en décrivant la ville, Apollinaire modernise le poème.
       De plus l’auteur modifié la construction du poème.  Dès le début on voit les traces de la modernité, car dire “à la fin” en début de texte est un paradoxe. De plus, les vers sont libres : il n’y a pas de rimes, ni de strophes. On remarque également l’absence de ponctuation et le vocabulaire familier “tu en as assez” (v.3). C'est en opposition avec une tradition très rigoureuse dans la forme à donner aux textes. Le jeu de l’énonciation des différents pronoms comme “tu”(v.3;9-11;28) et “je” (v.15,23) qui décrivent tous deux Apollinaire souligne l’aspect moderne. Le poète s'adresse à lui même de deux différentes manière. Ainsi on peut comprendre que l'auteur ne renouvelle pas que le sujet, mais aussi la construction du poème.
       En outre, on peut parler du renouvellement de l’art. Il consiste également à créer des liens entre les sens qui sont sont d'habitude dissociés, comme par exemple les couleurs et les sons. Des rythmes ternaires “les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut”(v.) et “Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent” (v.22) nous montrent qu’Apollinaire s’intéresse à chercher des nouveautés culturelles à décrire dans ces poèmes.

 


       Pour conclure, on peut dire qu’Apollinaire a transformé son œuvre traditionnelle avec les thèmes classiques de la nature, la religion et le lyrisme en complétant sa poésie avec des inspirations, des formes et des procédés modernes,  avec une description détaillée de Paris et une nouvelle composition du texte. Pour aller plus loin on peut étudier comment cette tendance surréaliste évolue dans l’ensemble du recueil «Alcools» d’Apollinaire.

 

Eva V. (Russie), mai 2021.

 

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Date de création : 28/03/2021 @ 15:28
Dernière modification : 09/05/2021 @ 16:42
Catégorie : Copies d'élèves 2020/2021
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