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Copies d'élèves 2020/2021 - Commentaire 2nde 10

 

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?

Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?

Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !

Comme l'eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

 

Victor HUGO, Les Contemplations (1855).

 

NB : en raison des contraintes liées à l'enseignement hybride, les élèves sont dispensé.e.s de rédiger l'introduction et la conclusion (temps limité). 

 

Devoir de Jeanne L. : 

     Tout d’abord, nous allons évoquer la présence de la nature dans ce poème. La nature peut à la fois être un thème dévastateur et destructeur (comme par exemple avec des tsunamis ou des ouragans) tout comme un thème paisible et régulier ; ce qui sera le cas dans ce poème, qui est une œuvre joyeuse et agréable à lire. Nous pouvons constater que ce poème a un rythme très stable, paisible et régulier (ce qui peut nous renvoyer à cette image d’une nature tranquille); car il est composé de quatre quatrains, et leurs quatre vers sont tous des alexandrins. Nous pouvons aussi voir la présence de ce rythme constant et serein au niveau des rimes, qui sont des rimes croisées tout le long du poème. Ce rythme tranquille est aussi très bien représenté au vers 13, où le poète fait référence au va-et-vient de l’eau sur le rivage quand il dit “l’eau caressait doucement le rivage”. Une autre manifestation de ce rythme harmonieux sont les césures à l’hémistiche ; il y en a au total sept tout au long du poème : au vers 1, vers 2, vers 3, vers 7, vers 14, vers 15 et au vers 16. Nous pouvons voir que cela ajoute à la tranquillité et au caractère agréable de ce poème car cela amène un rythme binaire et crée une harmonie et un équilibre qui s'ajoute à tous les éléments que j’ai précédemment cités. Toutes ces références au rythme paisible et régulier sur toute la longueur du poème sont un bon moyen de faire transparaître la présence de la nature dans ce poème.
     Ensuite, comme dans le roman Une vie de Guy de Maupassant, nous pouvons voir que ce poème contient un paysage état d’âme. C’est un poème où le narrateur (poète) est heureux et en quête d’amour et cela se reflète bien sur le paysage dans lequel se déroule le poème. Nous pouvons constater que c’est un paysage joli et paisible par l’emploi du champ lexical de la nature : “les champs” (v.4), “les arbres profonds” (v.8), “l’herbe de la rive” (v.9), “les oiseaux chantaient” (v.12), “l’eau caressait doucement le rivage” (v.13), “les grands roseaux verts” (v.14) ; mais nous pouvons aussi observer qu’il évoque le printemps (v.7), qui est une saison agréable et propice aux amours. Ce paysage état d’âme reflète donc vraiment bien la présence de la nature dans ce poème.
     Pour finir, le poème décrit une jeune femme. Nous pouvons donc noter que par la description de ce personnage féminin, elle est vraiment une fille naturelle. Cela peut aussi être une référence à la nature, à travers le caractère et le comportement d’un des personnages. Nous pouvons alors voir le côté très naturel de cette fille dans le parallélisme au vers 1 : “elle était déchaussée ; elle était décoiffée”, car, elle n’était plus apprêtée comme la société de l’époque le demandait : à savoir que les filles soient toujours bien habillées et coiffées devant les hommes, alors que là, la fille est au naturel et sans filtre devant le poète. Ce portrait et cette description nous en disent encore plus sur la présence de la nature dans ce poème ; car, nous pouvons constater que, même si la Nature est quelque chose de très pérenne, la fille a quelque chose qui nous laisse une impression qu’elle est éphémère, comme un papillon très beau, frivole, “riant” (v.16), qui s'éteint au bout de quelques jours.

 

 

     Comme nous avons pu le voir, la nature est très présente dans ce poème, surtout à travers la description d’une jeune fille. Ce personnage féminin représente à la fois un côté naturel dans le poème, mais aussi l’amour et la joie du poète, qui va être le deuxième thème présent dans ce poème. Premièrement, cette fille est comme une allégorie : une vraie représentation de la joie, de la liberté et de l’amour en une seule personne. Nous pouvons encore une fois le voir dans le parallélisme au vers 1 : “elle était déchaussée ; elle était décoiffée”, qui représente la liberté ; mais aussi au vers 6 et 7 "triomphons" et “on aime”. Une autre manifestation de l’amour dans ce poème sont les rimes masculines et féminines qui sont alternées tout le long de l'œuvre, cela nous montre bien que ce poème est centré autour de l’amour entre le poète et la jeune fille. Encore une fois, nous pouvons vraiment voir un lyrisme heureux et la présence de l’amour à travers le portrait de cette jeune fille.
     Ensuite, dans ce poème, l’auteur nous donne l’impression que le poète et la jeune fille viennent seulement de se rencontrer, alors nous pouvons suivre le développement de leur relation. En premier lieu, la jeune fille arrive tranquillement, à l’écart de la société de l'époque ; “dans les champs” (v.4). Le poète croit à une illusion quand il l’aperçoit pour la première fois : “je crus voir une fée” (v.3) et la regarde avant de l'interpeller, ce qui pourrait faire référence au titre du recueil dont ce poème est tiré : Les Contemplations. C’est généralement un thème positif qui décrit le fait d’admirer quelqu’un. Nous pouvons constater que le poète renforce cette idée d’admiration qu’il a pour elle quand il emploie l’interjection “Oh !” (v.2) ; qui est souvent employée par les poètes dans des œuvres lyriques pour ensuite déclamer sur l’adoration que l’on a pour une personne ou un objet. Le poète utilise aussi des hyperboles pour la qualifier, preuve qu’il veut exagérer le côté mélioratif de ce personnage : “folâtre” (v.11) et “effarée et sauvage” (v.15). Il emploie aussi une métaphore pour la comparer à une “fée” (v.3), ce qui accentue notre perception de l’adoration qu’il peut avoir pour elle, car une fée est une créature divine, pratiquement comme une Déesse. L’auteur fait même une référence à la saison des amours chez les animaux comme par exemple les oiseaux au vers 7 où il mentionne “c’est le mois où l’on aime” en faisant référence au printemps. Tout cela prouve donc bien que l’amour et la joie du poète sont très présents dans ce texte.

 

Jeanne L., section internationale, mars 2021.

***

Devoir d'Inès D. : 

     Premièrement, la nature est l’élément principal du poème, elle est omniprésente. Tout d’abord, elle reflète un lyrisme heureux : les mots «joncs penchants» (v.2), «champs» (v.4), « herbe », « rive » (v.9), « bois » (v.12), « rivage » (v.13) et « grands roseaux verts » (v.14), nous montrent qu’en effet, la nature est omniprésente. De plus, elle est également joyeuse. L’auteur utilise la personnification pour faire exprimer à la nature, sa joie : « l’eau caressait doucement le rivage » (v.13). L’utilisation des adjectifs « heureuse » (v.15), « belle » (v.11-15) et « suprême » (v.5), qui est d’ailleurs une hyperbole, nous montrent également ce côté mélioratif de la nature. Après cette première approche du poème, nous constatons que Victor HUGO utilise un lyrisme très appréciatif
     Ensuite, la fée est face divinisée de la nature. En effet, au troisième vers, il y a l’apparition d’une fée qui va devenir ensuite l’un des principaux thèmes de ce poème. L’auteur qualifie cette fée de « belle fille heureuse » (v.15), de « belle folâtre » (v.11) et il dit qu’elle a un « regard suprême » (v.5) et la « beauté » (v.6). En outre, l’auteur utilise plusieurs procédés stylistiques. Il emploie le champ lexical de la beauté formé par « belle », « beauté » et il emploie également le discours direct pour parler à cette fée (v.4 et 4) avec une anaphore « Veux-tu ». La fée représente la nature ; c’est l’incarnation de la nature, c’est une divinité, comme dans un enchantement. Le lyrisme heureux et la figure divinisée de la nature montrent que la nature est omniprésente dans ce poème.

 

     La nature est omniprésente dans l’écriture ce poème et nous allons voir dans cette seconde partie que l’auteur en est émerveillé. Premièrement, le temps joyeux est pérenne : on peut voir qu’il y a beaucoup de passé simple comme « elle me regarda » (v.5) ou « elle essuya » (v.9). Cela prouve que ce n’est pas une époque passée et que cela se passe maintenant car le passé simple est un temps qui évoque quelque chose de bref et ressemble donc plus à un temps du présent. C’est un peu comme si l’auteur décrivait les actions en un temps réel de ce poème. Par ailleurs, l’auteur utilise des répétitions comme « elle me regarda » (v.5 et 10) et il insiste même sur le fait que la fée le regarde « pour la seconde fois ». De même, le poème n’est constitué que de quatrains et cela évoque le cycle des quatre saisons, quelque chose qui revient, qui se répète, comme si le temps pérenne revenait sans cesse. Aussi, l’auteur utilise des interjections et des ponctuations interrogatives (v.4-8-12-13) « Oh ! », ce qui exprime son enthousiasme. Nous observons, grâce à cette analyse, que le registre d’écriture du poète reflète son émerveillement.
     Par ailleurs, la nature est belle mais aussi imparfaite. En effet, dès le premier vers, l’auteur nous décris la fée comme étant « déchaussée » et « décoiffée » ou bien encore « effarée et sauvage » (v.15). De plus, certains vers ont un certain parallélisme, avec des césures à l’hémistiche et un rythme binaire (perfection de la nature), et d’autres ont un rythme ternaire, ne sont pas parallèles et sont, pour certains, déstructurés, avec des césures mais pas à l’hémistiche par exemple (imperfection de la nature). Cela nous montre que la nature est certes, parfaite et belle mais elle a aussi un côté, une face sauvage et imparfaite. L’auteur écrit ce texte avec un regard émerveillé, voire même amoureux : au vers 8, il dit à la fée « Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ? », ce qui montre une certaine intimité (ou encore « au fond des bois » v.12).

 

Inès D., section internationale, mars 2021.

***

Devoir de Luce F. : 

       Premièrement, ce poème est marqué par l’omniprésence d’un lyrisme heureux. Il se traduira par la description de « elle » ( v.1) on en déduit un être féminin, sera présenté par les adjectifs « déchaussée » (v.1) « décoiffé » (v.1) secondant l’anaphore « elle était » qui met en évidence le personnage féminin, « pied nu » (v.2) et enfin «  folâtre » (v.11) et « sauvage »(v.15) hyperboles originellement péjoratif mais placer à la suite d’adjectif tel que « belle » et « heureuse » prenne ici une tournure sublimatoire, laissant transparaitre une beauté au-delà des critère de la société , lui accordant un aspect de jeune fille insouciante. S’en suive les termes mélioratifs « la beauté » (v.6) « belle » (v.11) offrant une deuxième vision, d’être aimé, ouvertement dis au vers 7 « c’est le mois où l’on aime » s’en suit l’anaphore « veux-tu » (v.7) accentuant la volonté de l’auteur et, du rejet vers 7 ,8 rallongeant le dialogue attendu avec l’être aimé de tel sorte à mettre en avant l’importance de cet échange. Cet être est à nouveau décrit par le biais d’une hyperbole méliorative « une féé » (v.3), elle est ainsi vue comme une créature mythique, presque irréelle. Il s’en suit la forte présence de son regard « suprême » (v.5) qui nous accompagne tout le poème : « elle me regarda » (v.10) « ses yeux » accordant une connotation charnelle au texte, l’Amour dans le regard.  Cet être aimé d’écrit a travers ses vers sera ainsi vu de manière extrêmement méliorative.
      Ensuite, ce corps méliorativement décrit laissera transparaitre un fort aspect naturel. Dès les débuts « elle » est décrit comme « déchaussée » (v .1), « décoiffée » (v.1), une beauté « effarée » (v.15) et « sauvage » (v.15) plusieurs fois même « pies nus » comme au vers 2 et 9. Également « riant au travers » (v.16) en insinuant ses cheveux détachés, se rire traverserait, transcenderait son cœur. Il y a donc le champ lexical du corps, du physique, la beauté décrite à son état brut. Un amour ne reposant pas sur une plastique « trop parfaite », un amour qui vient du fond du cœur comme chante les oiseaux « au fond des bois » (v.12). L’interjection « OH ! » (v.12) montrerai l’impact de cet amour sur le poète, qui l’exprime de façon prononcer notamment stylistiquement car il compose uniquement se poème d’alexandrin, un vers fort, tels les sentiments qu’il laisse transparaitre.  Cet amour naturel est décrit en passant au-delà de la frontière de l’éthique, en décrivant un corps et une personne tels qu’ils sont dans leurs état le plus authentique qu’’il soit.

 

       Cet amour omniprésent dans ces quatre quatrains est sublimé par la nature qui est présenté tout le long du poème. Pour commencer, le lieu n’est décrit que par la faune environnante : « joncs »(v.2) « champs » (v.4) « sous les arbres » (v.8) « l’herbe » (V.9) « la rive »(v.9) «  fond des bois » (v.12) « l’eau » (v.13 ) « le rivage » (v.13) . Cette omniprésence de la nature se traduira également stylistiquement avec des rimes suivies imitant le cycle des saisons et les quatre quatrains représentant a son tour ce même cycles. Les « oiseaux chantent » (v.12) et « l’eau caressant doucement le rivage » (v.13) nous sommes ainsi directement projeté aux printemps saisons des amours, l’alternances des rimes féminines et masculine nous maintient cette idée. De plus l’être aimé est décrit comme une « fée » (v.3), étant lui-même un esprit des bois. L’amour sublimé par la nature, elle a son tour omniprésente de par son sens que son style d’écriture.
          L’amour sublimé par la nature se trouvant elle-même en saison printanière, on peut par la suite voir dans c texte un paysage états d’âmes. En effet dès le début du poème, leur rencontre n’a pas encore eu lieu, les joncs sont alors penchés comme l’indique « joncs penchants » (v.2), puis elle vient à lui, « grands roseaux vert » (v.14) les roseaux étant un synonyme de joncs. Il désire l’emmener « sous les arbres profonds » (v.8), puis « les oiseaux chantent au fond des bois » (v.12, on peut y voir une litote pour parler d’un amour florissant, les oiseaux, représentation récurrente dans le lyrisme, principalement lors de moment d’amour. La faune ici représente son lui intérieur, et les oiseaux sont sentiment amoureux, l’amour prospère donc au fond de son cœur. Le propre fait que le poème soit au printemps connote le poème de manière extrêmement joyeuse, tel que le sentiment qui transcende le poète. On voit également la forte ponctuation, d’abord des interrogations, un amour incertain, est-ce réciproque, est-ce réel ? Puis une certitude, cette forte ponctuation traduit la des sentiments internes qui mène à un lyrisme.

 

Luce F., section internationale, avril 2021.

***

Devoir d'Amaïa : 

 

Tout d’abord, on peut voir que la nature est très présente dans le texte avec le lexique de la nature : « arbres » (v8), « champs » (v4), et bien d’autres… Ce thème arrive petit à petit dans le poème avec une croissance du nombre de mots présents au fur et à mesure que l’on lit. On peut en recenser un seul mot dans la deuxième strophe contre trois dans les deux dernières strophes. Les quatre quatrains restent dans cette optique en représentant les quatre saisons. On peut donc qualifier ce champ lexical de très abondant.
Ensuite, on peut observer que ce champ lexical est accompagné d’adjectifs qui donnent une connotation claire et joyeuse au paysage décrit. On peut prendre pour exemple « grands roseaux verts » (v14) ou l’on peut voir que « grands » et « verts » sont des adjectifs mélioratifs pour les roseaux. On peut encore lire « arbres profonds » ce qui nous laisse penser à de beaux arbres touffus. Tous ces adjectifs nous font donc imaginer une jolie prairie verdoyante.
En dernier lieu, on observe que l’auteur n’a pas que voulu nous montrer un beau paysage, mais a voulu aussi nous le faire entendre. Il a donc, par le biais de mot comme « oiseaux chantaient » (v12) ou encore « l’eau caressait doucement le rivage » (v13), on peut alors entendre l’oiseau chanter ou encore le doux ruissèlement de l’eau. L’eau est personnifiée car elle fait l’action de « caresser » le rivage. Ces sons sont agréables ce qui apporte une notion de trois dimensions à ce « beau paysage ». Ils apportent de la sensualité à cette nature et contribue à sa réalité.


Dans ce paysage on peut trouver un personnage féminin, définie avec le pronom « elle » (v1) et étoffée avec des adjectifs féminins. Tout au long du poème elle est décrite d’une façon méliorative particulière, en utilisant des adjectifs comme « belle folâtre » ce qui rajoute une note de folie à sa beauté. Victor Hugo décrit son visage et son apparence avec de nombreux groupes nominaux tel que « effarée et sauvage », qui font paraître une femme sensuelle et naturelle.
En effet, en regardant de plus près, on peut voir qu’il ne s’est pas limité à de simples groupes nominaux, il utilise donc pour marquer fortement sa beauté à ses yeux, une hyperbole « ce regard suprême » (v5). Et juste avant aussi une comparaison qui dépasse même le réel et plonge dans l’imaginaire en écrivant « je crus voir une fée » (v3). Il appuie donc sur l’aspect surnaturel que prend cette femme à ses yeux.
Ensuite, on peut identifier que la beauté de cette femme devient une forme d’amour pour lui. Il lui propose dans le texte « veux-tu venir dans les champs » (v4) et lui précise « c’est le mois ou l’on aime » (v7). Pour insister sur ce fait on peut même distinguer des rimes croisées avec une alternance masculine et féminine qui représente l’amour. On voit donc ici que la beauté de cette femme est devenue si grande qu’il ne peut pas y résister.
Au final, on peut en déduire que cette femme est le miroir de ce paysage. Adjectifs mélioratifs, comparaison, hyperbole, tout ceci nous laisse penser à un paysage état-d ’âme. Cette femme « riant au travers » (v16) reflète intégralement le paysage qui se tient derrière elle. L’auteur a voulu harmoniser la nature et l’équilibre d’une relation amoureuse avec des césures à l’hémistiche par exemple et des rythmes binaires qui donne un certain tempo a tout cela. Victor Hugo a donc voulu exprimer un registre lyrique dans toute sa poésie en la plongeant dans un décor aussi beau et pur que cette femme qu’il décrit comme belle et sauvage.

Amaïa, section internationale, avril 2021.

***

 

 

Soleils couchants (in Les feuilles d'automne, 1831) de Victor HUGO.

Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.

Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Devoir de Louisa M. : 

     En premier lieu, ce poème contient quatre quatrains, eux-mêmes composés d'alexandrins. L’architecture des deuxième et troisième quatrains est relativement identique, de par la longueur du dernier vers et les césures à l'hémistiche qui ponctuent les deuxième et troisième vers. La nature est l'un des thèmes centraux de ce poème : "le soleil", "les nuées" (v.1), "l'orage" (v.2), "l'aube", "ses clartés de vapeurs obstruées" (v.3), "les nuits", "les jours" (v.4). La répétition du terme "soir" aux vers 1 et 2 montre le cycle pérenne de la nature. L'anaphore "puis les nuits, puis les jours" renforce ce sentiment de symétrie. L'alternance de rimes croisées masculines et féminines avec les termes "jour" et "nuit" s'ajoute à cette impression d'harmonie, montrant l'éternel équilibre de la nature.
     Cette harmonie se poursuivra ainsi tout au long du poème , avec les anaphores “passeront ; ils passeront” (v.5), suivi de “face des (...) face des” (v.6). Vient à cela s'ajouter la répétition du terme “sur” aux vers 5 et 6. Sur ceux-ci sont également présents des césures à l'hémistiche, intensifiant de cette façon cette permanente harmonie. La présence des termes “face” (v.6) et “hymne” (v.8) amène à une personnification de la nature, tel un visage chantant un requiem de par l'expression "hymne confus" (v.8). Tout cela démontre la pérennité de la nature et fait écho au second thème du poème : la fuite du temps.
      En outre, ces césures à l’hémistiche précédemment relevées se poursuivront aux vers 9, 10, et 11. Au vers 9 se trouve également l’anaphore “et (...) et”. Le poète évoque aux vers 11 et 12 le cycle de l’eau de par son champ lexical : “fleuve”, “flot”, “mers”. Cette harmonie permanente est renforcée par les verbes conjugués au futur “s’iront” (v.11) et “prendra” (v.12). Cet ensemble illustre la longévité de la nature.

 

     De cette façon, l’éternelle cyclicité de la nature, de même que sa longévité décrivent l’écoulement du temps. La répétition des termes temporels : “ce soir” (v1), “Demain”, “le soir” (v.2) “les nuits”, “les jours”,(v.4) ainsi que l’anaphore “puis les nuits, puis les jours” viennent renforcer ce sentiment de peur de la part du poète quant au départ du soleil et à l’arrivée de la nuit. Cela illustre parfaitement l’élégie et l’insaisissable écoulement temporel.
     Cette impression cyclique se poursuit notamment dans le deuxième quatrain, avec l’anaphore “passeront ; ils passeront” vers 5. La personnification de la nature de par les termes “face” au vers 6 et “hymne” au vers 8 décrit parfaitement la fuite du temps de par la mort qui rythme nos vies à tous, amplifié par la fin du quatrième vers : “pas du temps qui s’enfuit”. Cet aspect mortifère du temps caractérise le poète et les êtres humains, éphémères, au contraire de la nature, pérenne.
     De plus, des paradoxes et oxymores ponctuent le troisième quatrain : “Ridés et non vieillis (...) toujours verts” vers 10, “rajeunissant” vers 11. Cela dénonce le contraste entre le vieillissement humain et la régénération de la nature. L’oxymore : “refroidi sous ce soleil joyeux” exprime l’amertume du poète face à ce contraste. Ces différents procédés stylistiques présentent cette injustice face à la courte vie humaine et l’éternelle nature.

 

Louisa M., section internationale, mars 2021.

***

Devoir d'Emile T. : 

     Tout d’abord, la nature occupe une place centrale. En effet, on retrouve le champ lexical de la nature sous la forme de l’élément liquide : “mers”, “fleuves”, “eaux”, mais également à travers l’air et le ciel : “nuées” (v.1), “vapeurs” (v.3). Enfin, la nature est représentée par l’évocation de la végétation et de la terre tout au long de l’œuvre : “forets”, “montagnes”, “bois”, “monts” ainsi que dans le titre du recueil “Les feuilles d’automne” ce qui met en évidence son omniprésence.
     De même, la nature a un aspect éternel. Elle est qualifiée de “non vieillis” (v.10) et “rajeunissante” (v.11), elle ne trouve pas de fin : “toujours” (v.11), “sans cesse” (v.12) et reste inchangée face au passage du temps. Cette pérennité est accentuée par la forme du poème composé de quatre strophes en quatrains : cela rappelle le cycle des quatre saisons et ainsi le renouvellement de la nature qui occupe une place importante.
Par ailleurs, la nature est personnifiée : elle a une “face”, un “front” “ridés” et est glorifier par un ton mélioratif : “immense et radieux !” (v.16), “joyeux” (v.14), “argent” (v.7). Ici, la présence d’une diérèse à “radieux” et d’une ponctuation forte « ! » insiste sur le caractère “joyeux” et rayonnant de bonheur de la nature. Les césures à l’hémistiche qui coupe les vers en deux parties égales indiquent l’équilibre et l’harmonie tandis que les anaphores de “sur” (v.6 et 7) amplifient la grandeur et la beauté presque divine de la nature. Celle-ci offre un spectacle visuel : “fleuves d’argent”, “soleil”, “vert”, “clarté”, et auditif avec les expressions “hymne” et “fête”. Cela signale encore une fois la magnificence de la nature dont l’auteur fait continuellement l’éloge.

 

     La nature occupe une place centrale ce qui est évoqué par le cycle des saisons qui lui-même est un signe de la fuite du temps, un thème également important dans ce texte. Tout d’abord, on remarque le champ lexical du temps : « ce soir », « demain », « jours », « temps » ainsi que celui de la liquidité : “mers”, “eaux”, “fleuves”, “orage”, “flot” qui suggère le temps qui passe et qui, comme l’eau, nous glisse entre les doigts sans qu’on puisse l’arrêter. Les verbes “ s’est couché” (v.1), “s’enfuit”, “passeront” qui sont tour à tour au passé, au présent puis au futur sont signe du passage du temps.
     En outre, l’anaphore de “puis” (v. 3 et 4) accentue l’impossibilité de retenir le temps et évoque une accélération que le rythme ternaire amplifie : “Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s’enfuit !” (v.4). Ce point d’exclamation renforce l’impression de mouvement et de vitesse. S’inscrit aussi dans cette perspective, la personnification du temps, avec sa marche “pas”. La fuite du temps est donc un thème qui occupe une place principale.
     De plus, le poète évoque l’insignifiance de la vie humaine dans le cours du temps avec l’expression “sans que rien manque” (v.16). Victor Hugo partage un sentiment d’intimité avec les pronoms personnels “moi” (v.13), “je” (v.14), rappelant le lyrisme romantique et “nous” (v.8) qui rapproche le lecteur de l’auteur, tous les deux humains et impuissant face au temps.  Hugo emploie des expressions rappelant la mort et la vieillesse : “mort”, “m’en irait”, “courbant plus bas la tête” signe de l’être humain qui vieillit et se courbe, donnant ainsi un caractère mortifère au temps. Mais malgré tout, le poète n’est pas inquiet et des césures à l’hémistiche (v.15 et 16) montre la sérénité et tranquillité de l’auteur face au passage du temps qui n’est que naturel.

Emilie T., section internationale, avril 2021.

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Devoir d'Alicia M. : 

       Premièrement, l’auteur décrit la nature : « soleil » « nuées » (V1), « l’orage » (V2) « mers » (V6), « fleuves », « forêts » (V7) « montagnes » (V9). En effet, dans le poème est présent une étendue de mots appartenant au champ lexical de la nature. De plus la description est faite de manière progressive est croissante. De ce fait une relation est présente entre le deuxième et le troisième quatrain de la poésie. Dans le deuxième quatrain son écrit « mers » et « monts » et dans le vers neuf sont repris la même idée mais écrit de manière plus précise car « mers » est précisé par « eau » et « monts » est remplacé par « montagne ». Ce parallélisme est également présent entre le vers 7,10 et 11. Le poète dit « les fleuves d’argent » (V7) et l’évoque de nouveau au vers 11 avec « le fleuve de campagnes ». De nouveau, le poète évoque la « forêt(s) » (V7) et apporte des précisions au vers 10 évoquant « les bois toujours verts ». À travers la description méliorative de la nature et sa répétition faite pour apporter des précisions, Victor Hugo exprime l’immensité et la beauté de la nature.
         De surcroît, le poète utilise pour qualifier les mots se rapportant à la nature des expressions appréciatives. D’ailleurs, la description de la nature est faite de sorte que le lecteur puisse apprécier sa beauté. Un effet de lumière est créé et passe à travers les « nuées » (V1) malgré un effet de flou créé par les « vapeurs ». Ensuite la beauté du paysage est soulignée par des expressions mélioratives tel que « c’est clarté […] » (V3) pour enrichir « l’aube » (V3), le groupe nominal « toujours verts » montre la jeunesse et le pétillant de la nature. Le contraste entre la lumière et l’obscurité « clartés de vapeurs obstruées » (V3) renforce l’effet de lumière présent dans la description. Par ailleurs les contrastes de lumière sont renforcés par la liquidité avec par exemple « fleuves d’argent » qui associe l’eau « fleuves » et les reflets que peut avoir l’argent. L’auteur va même jusqu’à qualifier la nature et l’environnement de la terre comme une « fête » (V15). De surcroît dans le deuxième vers de la dernière strophe, le soleil se voit attribuer un sentiment de bonheur : « soleil joyeux ». Cette personnification accentue les vertus et la joie présente dans la nature.  Au vers 16 le poète qualifie le « monde » comme un endroit « immense et radieux ». C’est pourquoi certains mots comme « montagne » (V9) et, « mers » (V6) ne sont pas accompagnés d’un complément qui montrerai leur grandeur car à eux tous se suffisent. L’auteur fait de nouveau et de manière très explicite la description de l’immensité de la beauté de la nature.

 

      En second lieu, le poète évoque en plus de la description de la magnificence et de la grandeur de la nature le cycle de celle-ci, entrainé par le temps qui passe. Dès la première strophe le cycle d’une journée est évoqué avec la répétition des mots : « soir », « nuit » (V2) et des mots : « demain » (V2) et bien sûr du « temps » (V4). S’ajoute à cela les rimes croisées, ce qui crée à la fois une routine ainsi qu’une dynamique. De sorte qu’une alternance soit faite entre le « jour » et « nuits » (V4) avec l’emploi des mots « l’aube » (V3) puis « le soleil s’est couché » (V1), et « le soir » (V2). Le cycle du temps est le même partout, ainsi les rimes sont croisées à toutes les strophes. D’une part le poème est composé de quatre quatrains qui font allusion aux quatre saisons de l’année. D’autre part les vers de chaque strophe possèdent douze syllabes, les alexandrins pourraient donc être un parallèle avec les douze mois de l’année. Effectivement la structure poétique n’est pas laissée au hasard et fait entièrement référence au temps qui passe. Bien que le temps passe, la nature ne se voit pas « vieilli[r] » (V10), le poète dit que les « montagnes [sont] ridés et non vieillis ». C’est ainsi que le cycle du temps continue comme dans la métaphore vers 12, trouvé par « prendra » et « donne » qui dans le texte évoquent « le fleuve des campagnes [qui prend] aux monts le flot qu’il donne aux mers » mais qui peut être interprété de sorte que les deux verbes expriment de manière sous-entendu le rôle du temps. En réalité le temps « prend » et « donne » à la nature sur son passage, ce qui explique que les changements ne sont pas très importants.
       Par ailleurs la nature ne subit pas de changements conséquents, contrairement aux hommes qui eux subissent lourdement le passage du temps. Victor Hugo le dit et en parle de manière personnelle : « moi » (V13). Après avoir longuement décrit le temps qui n’altère pas la nature durant trois quatrains, il termine par les conséquences du passage du temps sur lui. Un homme chaque « jour [il] courb[e] […] [sa] tête » (V13), il « passe », et « refroidi », en d’autres termes il subit la vieillesse. Le temps apporte aussi de la maturité, sans cela Victor Hugo n’aurait pas eu la même façon d’interpréter les effets du temps sur l’homme. En effet, dans le vers 15 il va même jusqu’à se raisonner en disant qu’il s’en « ir[a] bientôt », il a conscience que la vie humaine est éphémère et que le temps qui lui est donné sur cette Terre ne le laissera pas indifférent. A contrario de la nature qui lors de sa mort, sera toujours sous la forme d’une « fête » (V15). Le temps apporte donc des changements que la nature et les hommes ne subissent pas de la même façon. Le cycle et le passage du temps ne reste pas sans conséquences.

 

Alicia M., avril 2021.

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Date de création : 28/03/2021 @ 15:57
Dernière modification : 04/04/2021 @ 16:42
Catégorie : Copies d'élèves 2020/2021
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