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Copies d'élèves 2020/2021 - Commentaire 2nde 2

Chant d'automne, in Les fleurs du Mal (1857) de Charles BAUDELAIRE.

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon cœur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

II me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

 

En raison des contraintes liées à l'hybridité, les élèves sont dispensé.e.s de rédiger l'introduction et la conclusion (temps limité).

 

Devoir de Pauline C. : 

     Tout d’abord, la douleur occupe une place centrale. En effet, le champ lexical de la souffrance avec les hyperboles à connotation péjorative de « succombe » (v.11), « ténèbres »(v.1), « Haine » (v.6) et « horreur »(v.6) ainsi que le vocabulaire dépréciatif de « glacé »(v.8), « lourd » (v.12), « choc »(v.13), « froides »(v.1) mais aussi l’énumération de « Haine, frissons, horreur[…] »(v.6) permet d’insister sur la lourdeur et la noirceur de l’hiver. De plus, l’antithèse de « soleil dans son enfer polaire » (v.7) et ses mots contradictoires « soleil » et « polaire » accompagné de « enfer » illustrent l’omniprésence du froid et l’absence infernale de la chaleur pendant l’hiver. Ces éléments montrent bien le registre pathétique et donc, la douleur lyrique du poète.
     De plus, le poète associe son état d’esprit aux effets de l’hiver. La métaphore comparant son cœur à « un bloc rouge et glacé » (v.8) ainsi que celle de « l’hiver » (v.5) qui « va rentrer dans [son] être » (v.5) attribue au froid de l’hiver le pouvoir d’ancrer son caractère négatif et de s’emparer de la bonne humeur que pouvait apporter l’été au poète. En outre, celui-ci compare son esprit à « la tour qui succombe »(v.11), par le truchement du verbe « succombe[r] » pour souligner l’impact destructeur des « coups »(v.12) des attributs de l’hiver représentés par le « bélier infatigable et lourd »(v.12). En effet, l’énumération des mots à connotation péjorative « Haine, frissons, horreur, labeur » (v.6) permet d’exprimer les sentiments de souffrance qu’offre l’hiver au poète. L’annonce de l’ « Adieu » du poète à l’été en début de vers de la première strophe exprime déjà un signe de souffrance mentale face au retour de l’hiver et de tous les malheurs et douleurs que celui-ci peut apporter. Ainsi, ces éléments permettent de révéler le lyrisme douloureux du poète.
     Enfin, la souffrance du retour de l’hiver sollicite les sens. En effet, les verbes « j’entends »(v.3), « j’écoute »(v.9), « sonne »(v.14) ainsi que « retentissant »(v.4) mais aussi l’adjectif « monotone »(v.13) du « choc »(v.13) permet la mise en place de l’écoute chez le lecteur afin que le poète puisse faire ressentir tout ce qu’il éprouve par l’ouïe. De plus, « l’écho […] sourd » (v.10) insiste sur la douleur du son et sa lourdeur interminable qui s’ajoute donc à celle de la température par le sens du toucher dans les « frissons » (v.6) ou encore « froides » (v.1). Tout cela illustre donc par plusieurs moyens la douleur et le lyrisme du poète face au retour des mauvais jours.

 

     Cependant, le lyrisme douloureux du poète est aussi accompagné d’une fuite du temps destructive et d’une importance majeure et ce, par plusieurs aspects. Tout d’abord, le temps est représenté comme mortifère. En effet, le vocabulaire dépréciatif de « ténèbres » (v.1) et d’« enfer » (v.7) ainsi que « cercueil » (v.14) et « funèbres » (v.3) renvoi au champ lexical de la mort. L’  « Adieu » (v.2) du poète démontre d’autant plus cette perte des jours heureux. Ces éléments permettent donc de montrer la fuite du temps et les bouleversements qu’elle peut procurer.
     De plus, le poète révèle la cyclicité du temps. Dans le vers 2, le poète décrit ses « étés » étant « trop courts » et l’utilisation d’ « étés » au pluriel accentue leur nombre et leur réapparition éternelle. Cela est illustré de manière encore plus forte par la structuration du texte, en quatre quatrains représentant les quatre saisons et les vers en alexandrins, les douze mois de l’année. Cela révèle bien la fuite incontournable du temps.
     Enfin, l’utilisation des différents temps verbaux par le poète illustre cette disparition de l’été. Le futur aux premières strophes avec « plongerons » signale l’arrivée des mauvais jours tandis que vers la fin du poème, le poète raconte que « c’était hier l’été » utilisant l’imparfait pour montrer les beaux jours d’été malheureusement terminés. Tous ces éléments permettent donc d’insister sur la fuite du temps destructrice. 

Pauline C., section internationale, mars 2021.

***

Devoir d'Ambre C. : 

     Tout d’abord, Charles Baudelaire dépeint la valeur mortifère du temps qui passe. En effet, à travers le vaste champ lexical de la mort, comme « funèbres », « enfer », « l’échafaud », « succombe » et « cercueil », le poète illustre son malaise ce qui est révélateur du spleen Baudelairien. Baudelaire décrit le passage de l’été vers l’hiver étant représenté comme sinistre avec une atmosphère macabre évoquant les enfers. De plus, tout au long du poème, l’hiver représente la mort, car l’hiver devient pour le poète vecteur d’angoisse, où la nature devient morte, le texte fait donc référence une fois de plus à la valeur mortifère du temps. L’anxiété du poète face à la fuite du temps est accentuée par la personnification de la mort et de l’hiver, « Tout l’hiver va rentrer dans mon être », au vers 5. Par le truchement du changement de temps visible entre le second et troisième quatrain, passant du futur au présent de l’indicatif, comme « écoute », « tombe », « succombe », Baudelaire illustre le passage de l’été vers l’hiver qui s’effectue très rapidement, le passage du temps revêt un caractère très angoissant, lugubre ainsi que mortel pour le poète. L’arrivée de l’hiver devient synonyme de mort. On constate que les beaux jours ont pris fin, que le temps a fait son œuvre, laissant le poète dans un lieu qui lui ait austère ; cela reflétant son mal-être ainsi que sa mélancolie. Tout cela met en évidence que la fuite du temps prend dorénavant une valeur mortelle et inévitable.
     De surcroit, la fuite inévitable du temps mène à l’illustre spleen Baudelairien, où le poète cherche à exprimer sa souffrance, marquant la présence du lyrisme. Tout d’abord, a travers l’emploi du « je », « mon », et « me », le poète s’exprime en son nom propre, en utilisant la première personne, il se met en scène pour démontrer qu’il est bien en train de dépeindre sa souffrance personnelle. Il cherche à exprimer l’expression poétique de ses sentiments sur des thèmes généraux tels que la nature, la mort, la nostalgie et la fuite du temps, étant caractéristique de la poésie lyrique. En outre, la forte ponctuation utilisée au vers 2 et 15, « ? » et « ! », implique que Charles Baudelaire est misérable, cette ponctuation souligne la tonalité du texte, ici funeste. Par l’énumération de termes péjoratifs employé des vers cinq à six, « colère, haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé », le poète créé un rythme saccadé, ce texte est également principalement constitué d’hyperbole, ce qui permet de scander le poème. On peut constater que Baudelaire est tourmenté et communique ses angoisses ainsi que la nostalgie qu’il ressent avec la fin de l’été qui approche. Le poète projette ses propres émotions sur les autres, la souffrance individuelle du poète a une portée universelle qui permet aux lecteurs de s’identifier à lui. Comme l’a dit Victor Hugo, dans la préface de son recueil des Contemplations : « Hélas ! quand je vous parle de moi, je vous parle de vous ». Ils expriment alors ses sentiments de spleen. Toute cette abondance de caractéristiques du lyrisme, permet d’en déduire les propres émotions de Baudelaire par rapport à la fuite du temps par le mémorable Spleen qui le définit.

 

     Tandis que le poète dépeint la valeur destructrice du temps qui passe, il recourt également à la nature qui occupe une place centrale dans ce poème.
     En premier lieu, la nature prend une valeur éternelle. Avec la présence des quatre quatrains, ce texte évoque les quatre saisons, le temps qui s’écoule ainsi que le cycle des saisons et donc de leur retour. Les vers composant ce poème sont des alexandrins qui pourrait illustrer les douze mois de l’année avec ses douze syllabes ainsi que le temps qui ne se découlerai pas suffisamment vite. La cyclicité du temps impliqué à travers la structure du poème, Chant d’Automne, sert de vecteur pour souligner cette fuite du temps, qui ne cesse de durer. Qui plus est, cette notion de passage du temps est renforcée, à travers l’allitération en [r] dans les vers 5 à 6, « colère », « hiver », « rentrer », « être », « frissons », « horreur », « labeur », et « dur et forcé », qui donne un sentiment de dureté et de constance. Par l’usage de la comparaison, au vers 16, « Ce bruit mystérieux sonne comme un départ. », le poète cherche à impliquer que la cyclicité du temps est le seul élément à ne pas avoir de caractère éphémère, c’est le seul élément fiable qui se revient à chaque fois, de façon pérenne. Néanmoins, le lecteur peut s’interroger si ce nouveau « départ » ne correspondrait pas à la mort. Outre cela, avec l’adresse employé au second vers, « Adieu », renforcée par la virgule qui suit, le poète démontre qu’au contraire de la nature environnante, sa vie est périssable et qu’il se pourrait qu’il ne voie plus les beaux jours. Tout cela met en évidence la face intemporelle de la nature.
     En second lieu, les émotions de Baudelaire sont reflétées sur la nature à travers les sens. Dès le début du poème, le titre introduit le thème du son. En effet, à travers l’ouïe, comme « J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres », « Le bois retentissant » et « J’écoute en frémissant chaque buche qui tombe », on peut constater qu’il y a une gradation car juste après avoir entendu, il s’entreprend à essayer de percevoir les moindres nuances du son. Avec l’usage de la métaphore du vers 9, « J’écoute en frémissant chaque buche qui tombe » et met en relief le caractère obsessionnel de Baudelaire vis-à-vis de la mort. De plus, avec l’utilisation de la sensation tactile, avec l’allitération en [f] ainsi qu’en [s], avec « froides », « funèbres », « frémissant », « frissons », « sourd » et « sonne », on peut déduire que le poète cherche à rappeler ce sentiment de froid. La présence de l’oxymore se trouvant au vers 7, « le soleil dans son enfer polaire », démontre que malgré le fait que le soleil est présent, la chaleur et la lumière sont enfermés par le froid, ce qui renforce la connotation
de la mort. Tout cela illustre que les émotions de Baudelaire, sont projetées sur la nature.

 

Ambre C., section internationale, mars 2021.

 

Heureux qui comme Ulysse, in Les regrets (1558), de Joachim DU BELLAY (1522 – 1560).


Heureux qui (1), comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison (2),
Et puis est retourné, plein d'usage (3) et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos (4) de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,

Plus mon Loir (5) gaulois, que le Tibre (6) latin,
Plus mon petit Liré (7), que le mont Palatin (8),
Et plus que l'air marin la douceur angevine (9).

Notes :
1 - Celui qui.
2 - La mythologie raconte que Jason, accompagné des Argonautes, était parti chercher la toison d’or, la peau d’un bélier.
3 - D’expérience.
4 - Le mot désigne un terrain clos (fermé, clôturé) de haies ou de murs. En ce cas, c’est un nom.
5 - Fleuve français. Ici, au masculin et sans « e », c’est en fait la Loire.
6 - Fleuve d’Italie passant, notamment, à Rome.
7 - Village d’Anjou dans lequel est né le poète.
8 - L’une des sept collines de Rome.
9 - La douceur d’Angers, chef-lieu du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire. Ses habitants s'appellent les Angevins.

NB : les élèves ne disposaient que d'une heure : seule la rédaction d'un axe de lecture leur était demandée.

 

Devoir de Mehdi P. : 

     Tout d'abord, les regrets du poète sont clairement exprimés dans l'œuvre. En effet, le poète marque plusieurs césures à l’hémistiche lorsqu'il compare ses préférences : « Loire gaulois, que le Tibre latin » (vers 12), « […] petit Liré, que le Mont Palatin » (v.13), « marbre dur, me plait l’ardoise fine ». Ces césures sont là pour insister sur les regrets de l'auteur, et font parvenir au lecteur une image claire et précise de ses sentiments. De plus les comparaisons et oppositions des césures indique qu'il préfère l’époque passée ; signe que les regrets du poète sont exprimés.
     Ensuite, la ponctuation forte utilisée dans le poème indique le manque du village natal du poète et le fait qu'il préfère son époque passée à son époque actuelle : « hélas ! » (v.5), « d’avantage ? » (v.8), « Age ! » (v.4). Ces exclamations nous indiquent que le poète est presque en colère et qu'il regrette absolument son passé. En plus de cela, l'interrogation « davantage ? » nous indique une remise en question de la part de l'auteur, se traduisant par une interrogation au sujet de cette décision de faire ce voyage à Rome, indiquant à son tour le regret de son époque passée.
     Enfin, les éléments contrastés cités dans le premier paragraphe, notamment « le marbre dur » et « l'ardoise fine », insistant sur le contraste entre « dur et fine », indique qu'il préfère le fin de son modeste chez soi plutôt que le « dur » et la sécurité de Rome, ce qui montre la modestie du poète. De plus, le fait qu'il donne plusieurs exemples, ce qui comptabilise près la moitié du poème « Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais romains le front audacieux, Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine, Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin, Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine. »  (du vers, 9 au vers 15) indique une connaissance des deux endroits présentés et donc le fait qu'il se soit lassé de Rome, indiquant son regret encore plus prononcé. 

Mehdi P., section internationale, mars 2021.

***

Devoir de Romain R. : 

       Les mythologies grecques et romaines ainsi que l'antiquité sont des piliers essentiels du poème "heureux qui comme Ulysse" de Joachim du Bellay

      Tout d'abord le champ lexical de la mythologie est omniprésent dans le texte avec les citations hyperboliques "Heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage" et "ou comme celui-là qui conquit la toison" qui évoquent le voyage l'aventure et la gloire "la toison" au travers de la mythologie, et embellissent le voyage de du Bellay. Peut-être pour exprimer les espoirs de du Bellay sur ce qu'il va trouver "la toison" à Rome au début de son voyage. Donc on voit bien le rôle central de la mythologie dans ce poème car elle permet d'exprimer certaines sensations du poète, en gardant ses caractéristiques surnaturelles qui sont complètement coupées de la réalité de du Bellay. En revanche, l'antiquité qui n'intervient qu'après dans le texte vient bouleverser l'image idyllique diffusée par la mythologie, et nous ramène brusquement face à la réalité de du Bellay avec la proposition "qui m'est une province" qui parle de sa maison et exprime son importance pour lui grâce au mot "province" qui se réfère à la façon dont était administré l'empire Romain : en plusieurs provinces. Ensuite la dernière strophe qui est une grande comparaison vient appuyer sur l'importance de l'antiquité : "le Tibre latin" "le mont Palatin" "l'air marin" ainsi que l'opposition "latin" "gaulois" ici une grande partie du poème est dédiée à l'antiquité. L'opposition entre "gaulois" et "Latin" fait référence au passé et à l'antiquité, mais évoque aussi le désir actuel de Du Bellay et de la pléiade qui aspire à se débarrasser du latin au profit du Français. Donc, la mythologie et l'antiquité sont au cœur du poème, car elles sont omniprésentes, et portent des symboles et idées fortes et chères à Du Bellay.
       De plus, la mythologie et l'antiquité permettent au poète d'ironiser sur sa situation, et sont opposées à ce qu'il aime. La comparaison hyperbolique "qui conquit la toison" est une ironie car au lieu d'être émerveillé par Rome et les merveilles qu'il rêvait trouver "la toison" Du Bellay est déçu et frustré et nostalgique de son village. La comparaison "heureux qui comme Ulysse" exprime elle aussi l'ironie car le voyage du poète n’est pas heureux ni agréable. Ici on a même une mise en abîme de l'ironie car si le voyage d'Ulysse fini bien et est épique, celui-là aussi est long difficile et éprouvant. La strophe quatre vient opposer ce que Du Bellay aime à l'antiquité grâce à des comparaisons comme "Plus mon Loir gaulois que le Tibre latin" ici comme dans le reste de la strophe, l'antiquité est disqualifiée est entre en opposition avec le poète lui-même.
Donc l'antiquité et la mythologie sont essentielles car elles permettent à l'auteur de disqualifier Rome et d'ironiser sur sa situation. 
       Pour finir l'antiquité et la mythologie expriment les sentiments du poète. L'hyperbole "qui m'est une province et beaucoup d'avantage" exprime les regrets du poète qui considère plus sa maison qu'une province entière. De plus la strophe quatre exprime le dégoût avec par exemple la comparaison "Plus mon petit Liré que le mont Palatin" qui vient mêler un lexique appréciatif en faveur de sa région à un lexique dépréciatif qui incarne ce qu'il déteste. Ainsi ici l'antiquité exprime le dégoût et les regrets du poète dans le texte. Ici, on sent la détresse du poète au travers de ces deux citations qui sont accentuées par "hélas" qui vient accentuer sur la tristesse et le désespoir du poète. Donc, ici, l'antiquité et la mythologie sont absolument essentielles au poème car elles reflètent les sentiments du poète, ainsi que sa pensée et ainsi portent le lyrisme dans le texte.

Romain R., section internationale, avril 2021.

***

Devoir de Juliette P. : 

     Tout d’abord, la fuite du temps revêt une valeur destructrice dans le poème. Un changement de temps verbal est utilisé entre les première et deuxième strophes : le passé, avec des verbes comme “a fait”, “est retourné”, “conquit”, est remplaçé par le futur, notamment dans la répétition de “reverrai-je”. Ce changement évoque le passage du temps, connoté de façon dépréciative. En effet, le poète rappelle dans la première strophe une époque paisible et gaie à l’aide d’adjectifs mélioratifs tels que “heureux” et “beaux” ; en revanche il associe la deuxième strophe au désespoir, accentué par l’exclamation “hélas !”. Les points d’exclamations sont également employés de manières opposées dans les deux strophes: dans la première, il exprime une joie intense, contrairement à la deuxième où il insiste sur la tristesse déjà reflétée par l’interjection “hélas”. De surcroît, l’accélération de la fuite du temps entre en écho avec la structure du poème : les deux premières strophes contiennent quatre vers, et les deux dernières seulement trois. Cette fuite du temps est destructrice, elle ne peut être arrêtée et transforme le bonheur initial du poète en chagrin profond.
     D’autre part, le poète exprime ses regrets face au temps qui passe. Cette nostalgie est exprimée à l’aide de comparaisons ; ainsi le “marbre dur” évoque le présent tandis que “l’ardoise fine” représente le passé. Elle est accentuée par l’utilisation des consonnes dures [r] et [d], symbolisant la dureté ambiante et celle des personnes rencontrées, en opposition aux sonorités douces de [s] et [f] évoquant “la douceur angevine”. La césure à l’hémistiche est également utilisée au vers treize pour montrer cette opposition. La personnification des “palais romains” affichant un “front audacieux” montre son mépris pour la ville de Rome, il leur octroie des caractéristiques humaines négatives :  “audacieux” prend ici le sens de “prétentieux”. Le poète insiste sur ce défaut en plaçant l’adjectif à la rime, place stratégique. Enfin, l’anaphore “Plus que” dans les deux dernières strophes prouve son inclinaison pour le passé ; il en vient à préférer son petit logis, certes modeste mais choyé, aux merveilles italiennes, grandes mais détestées. Le temps qui a passé est donc bien destructeur, il est source de tristesse pour le poète.

Juliette P., section internationale, avril 2021.


Date de création : 28/03/2021 @ 16:44
Dernière modification : 04/04/2021 @ 16:06
Catégorie : Copies d'élèves 2020/2021
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